1-Menaces de l’État islamique (EI): la carte des pays où le Quai d’Orsay appelle à « la plus grande prudence »

2-Menace de l’EI contre la France : « Une permission théologique de tuer »

3-Qui sont les « soldats du califat » qui menacent de mort le Français Hervé Gourdel ?

4-Irak : premières frappes aériennes françaises contre l’Etat islamique

5-Que peuvent les frappes aériennes contre l’État islamique ?

6-Le retour de Turquie des trois djihadistes présumés vire au fiasco

7-Edwy Plenel: «C’est une chance pour la France d’être aujourd’hui le premier pays musulman d’Europe»

8-Mali, Centrafrique, Irak : un coût de plus d’un milliard d’euros ?

9-L’inexorable déclin de la note française

10-La dette publique pourrait frôler les 100% en 2015

11-La France est « extrêmement faible », selon un dirigeant de la Fed

12-Impôt : radiographie des exilés fiscaux

13-Thierry Mandon : une conférence de presse « surréaliste »

14-Présidence de l’UMP : Nicolas Sarkozy écrase ses adversaires

15-La fraude aux cotisations sociales dépasse 20 milliards par an

16-50 000 euros payés par l’employeur = 19 921 euros nets en France, 30 000 euros nets au Royaume-Uni

17-Marc Fiorentino : « Les banques risquent de s’effondrer »

18-Les Français fâchés avec l’État providence ?

19-Le gouvernement va augmenter l’impôt de certains retraités aisés

20-À la télé ce mercredi soir: Made in France, l’année où j’ai vécu 100% français

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1-Menaces de l’État islamique (EI): la carte des pays où le Quai d’Orsay appelle à « la plus grande prudence »

http://www.huffingtonpost.fr/2014/09/22/menaces-etat-islamique-carte-pays-prudence-quai-orsay_n_5862500.html?utm_hp_ref=tw

Le HuffPost/AFP Publication: 22/09/2014

Les Français résidant ou étant amenés à se déplacer dans une trentaine de pays ont été appelés à « la plus grande prudence » après les menaces du groupe Etat islamique visant les ressortissants occidentaux et notamment français, a-t-on appris lundi auprès du ministère français des Affaires étrangères.

http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/IMG/jpg/22-09-2014-bandeau-SAHEL-FCV-_web__cle85db7b.jpg

A la demande du chef de la diplomatie Laurent Fabius, le Quai d’Orsay a transmis cette consigne à ses ambassades « dans une trentaine de pays » qui l’ont répercutée auprès des Français y habitant ou en séjour, notamment au Maghreb, au Moyen-Orient et en Afrique subsaharienne, a-t-on ajouté de même source:

« Les Français installés dans les pays concernés ont été invités à se signaler au consulat de France le plus proche si ce n’est pas déjà fait. Les Français de passage sont, quant à eux, invités à se faire connaître en s’inscrivant en ligne » via le système Ariane du ministère, a indiqué le Quai d’Orsay dans un communiqué.

Au Maghreb, la consigne a notamment été diffusée au Maroc, en Algérie et en Tunisie. Les pays comme le Yémen, le Mali et les autres faisant partie de la bande sahélienne figurent aussi parmi les Etats où les Français sont concernés par la consigne, a-t-on précisé au ministère français des Affaires étrangères.

Sur le site Internet du ministère, pour le Maroc, il est ainsi écrit que « dans le contexte de l’intervention contre Daech (l’une des appellations du groupe Etat islamique) de la coalition internationale, les Français résidant ou de passage dans le pays sont invités à renforcer leur vigilance ».

En Tunisie, autre exemple, l’ambassade de France a appelé lundi ses ressortissants à « la plus grande prudence » en raison des menaces formulées par l’Etat islamique (EI). « Suite aux dernières menaces visant les Français, l’ambassade appelle à la plus grande prudence et à une vigilance renforcée », est-il indiqué dans un SMS envoyé par la représentation diplomatique. L’ambassade n’a pas fait état de menaces spécifiques contre les intérêts ou les citoyens français en Tunisie.

L’organisation Etat islamique a appelé les musulmans à tuer des citoyens, notamment américains et français, des pays formant la coalition internationale mise en place pour combattre le groupe jihadiste en Irak et en Syrie.

La liste des pays concernés par l’avertissement du ministère:

Yemen

Mauritanie

Ethiopie

Burkina Faso

Nigéria

Kenya

Sénégal

Niger

Tchad

Soudan

Qatar

Liban

Jordanie

Koweit

Emirats arabes unis

Israël

Egypte

Bahreïn

Tunisie

Algérie

Maroc

Turquie

Lire aussi :

Comment l’Etat islamique menace la France après les frappes françaises en Irak

http://www.francetvinfo.fr/monde/proche-orient/offensive-jihadiste-en-irak/l-etat-islamique-menace-la-france-quelques-jours-apres-les-frappes-de-l-armee-francaise-en-irak_700011.html#xtor=EPR-51-[l-etat-islamique-menace-la-france-quelques-jours-apres-les-frappes-de-l-armee-francaise-en-irak_700011]-20140922-[titre]

Menace terroriste: que fait la France pour ses ressortissants à l’étranger?
http://www.lexpress.fr/actualite/monde/afrique/menace-terroriste-que-fait-la-france-pour-ses-ressortissants-a-l-etranger_1578537.html#jwbMha3gk7l1Jxb1.01

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2-Menace de l’EI contre la France : « Une permission théologique de tuer »

http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20140922.OBS9914/menace-de-l-ei-contre-la-france-une-permission-theologique-de-tuer.html

22-09-2014

L’Etat islamique a lancé un appel aux musulmans à tuer des citoyens, notamment Américains et Français.

Capture d'écran d'une vidéo de propagande de l'Etat islamique, le 11 juin 2014 en Irak.
(AFP PHOTO/HO/ISIL)

Capture d’écran d’une vidéo de propagande de l’Etat islamique, le 11 juin 2014 en Irak.

« Si vous pouvez tuer un incroyant américain ou européen -en particulier les méchants et sales Français- ou un Australien ou un Canadien, ou tout (…) citoyen des pays qui sont entrés dans une coalition contre l’État islamique, alors comptez sur Allah et tuez-le de n’importe quelle manière […] Frappez sa tête avec une pierre, égorgez-le avec un couteau, écrasez-le avec votre voiture, jetez-le d’un lieu en hauteur, étranglez-le ou empoisonnez-le« .

La menace provient d’Abou Mohammed al-Adnani, membre de l’Etat islamique et qui s’en présente comme un porte-parole. Pour la première fois, elle vise la France, quelques jours après que celle-ci a effectué ses premières frappes sur les positions des djihadistes en Irak, dont l’Etat islamique contrôle de larges secteurs. Après la diffusion successive de vidéos d’exécutions par décapitation d’otages occidentaux, largement médiatisées, l’Etat islamique continue sur la voie de la communication de la terreur et de l’intimidation.

[Lundi soir, un groupe lié aux djihadistes de l’Etat islamique a revendiqué le rapt d’un Français en Algérie, et menacé de l’exécuter dans les 24 heures si la France n’arrêtait pas ses frappes contre cette organisation ultra-radicale en Irak.]

Un appel aux « loups solitaires »

« Ce n’est pas un communiqué de propagande classique des terroristes qui met en exergue leur puissance et qui est destiné à nous faire peur. C’est un message pour tout le monde, un appel au peuple, c’est vocatif », estime François-Bernard Huygues, chercheur à l’Iris, spécialiste de la communication du terrorisme. « Il s’agit de susciter partout des Mohamed Merah ou des Nemmouche, c’est un appel à ces gens qu’on appelle assez improprement des ‘loups solitaires’. Cette vidéo dit : ‘Faites votre djihad dans votre coin’. Classiquement, les terroristes visent des symboles. désormais, vous et moi sommes des cibles acceptables. On est dans une logique qu’on connaît depuis longtemps chez les djihadistes et qui se justifie en théologie : nous sommes tous coupables parce que nous sommes complices de notre gouvernement. »

Sadiques, les djihadistes ne se contentent pas d’appeler au meurtre, mais donne des indications détaillées sur la manière de mener des actions contre les ressortissants des pays engagés contre eux. Non seulement, toutes les cibles sont bonnes à prendre, mais tous les coups sont permis. « Ce sont des choses qu’on avait déjà pu trouver dans certains textes des talibans en Afghanistan », rappelle François Bernard Huygues. « Cela ouvre le champ au maximum, c’est très économique. On a pu voir le résultat de ce genre d’appel en Angleterre quand deux hommes ont tué à l’arme blanche un soldat britannique en pleine rue, à Londres. Les djihadistes espèrent des actions de ce type. »

La France, un ennemi en ligne de mire

Abou Bakr al-Baghdadi, le chef de l’Etat islamique, avait déjà mentionné la France dans son discours, après s’être auto-proclamé « calife ». Il s’adressait alors aux citoyens français qu’il appelait à rejoindre sa cause et critiquait la loi sur l’interdiction du port du voile. Cela étant, cela n’avait pas atteint le niveau d’agressivité de ce dernier communiqué.

Ce n’est pas la première fois, non plus, que la France est directement menacée par les groupes djihadistes dans le monde. Au début de l’année 2013, Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) interpellait la France : « Vous creuserez la tombe de vos propres enfants ». C’était un mois après l’engagement des soldats français au Mali pour stopper la progression des combattants islamistes vers Bamako. En Somalie, les membres de la milice des Shebabs ont aussi proféré des menaces similaires.

Dès 2005, Aqmi a désigné la France comme son ennemi principal. En juillet 2010, un chef de l’organisation terroriste, Abdelmalek Droukdel, revendiquait l’exécution de l’otage français Michel Germaneau, après une opération militaire française contre un camp djihadiste. Il disait alors que Nicolas Sarkozy avait ouvert « la porte de l’enfer » sur la France et les Français. A cette époque, pour de nombreux groupes, la France mène une chasse à l’islam en raison des lois controversées comme l’interdiction du voile intégral ou encore parce que les troupes françaises se sont engagées en Afghanistan aux côtés des Etats-Unis.

Jusqu’ici, les Etats-Unis sont restés la cible numéro 1 des djihadistes, à l’extérieur comme à l’intérieur du territoire américain. « Mais la France est en train de monter dans le ‘hit parade’, si j’ose dire, tout simplement parce qu’on intervient sur plusieurs terrains au Mali, au Sahel ou encore en Centrafrique », juge François-Bernard Huygues.

Ce qui est nouveau ici, c’est que l’Etat islamique, après avoir poursuivi pendant longtemps des objectifs régionaux, semble se tourner peu à peu vers l’extérieur, vers « l’ennemi lointain » qu’avait théorisé Oussama Ben Laden. Les djihadistes ont, à l’origine, poursuivi une logique de combat régional contre les chiites, puis les régimes arabes, et enfin seulement l’Occident.

« Les djihadistes de l’Etat islamique se sont inspirés du succès relatif des ‘loups solitaires’. Et il faut prendre au sérieux ce type de menace. Nous ne sommes plus dans un schéma classique dans laquelle l’organisation terroriste envoie des personnes entraînées dans leurs camps. Tout le monde peut être djihadistes. Ils n’avaient pas besoin d’être encouragés, mais cet appel vaut permission théologique de tuer des gens », selon le spécialiste.

Vigilance accrue en France

« La France n’a pas peur », a répondu lundi 22 septembre le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve. « Leurs menaces n’entameront en rien notre détermination à mettre fin à leurs exactions et à secourir les populations », a-t-il déclaré.

De manière générale, les responsables politiques ont intégré le paramètre des risques de représailles sur les intérêts nationaux et ne font plus leur politique étrangère en fonction. Cela n’empêche par les services de sécurité d’être particulièrement vigilants. Dans son édition de lundi, « Le Figaro », rapportait que le ministère de l’Intérieur avait envoyé un télégramme vendredi à tous les préfets, aux directeurs généraux de la police et de la gendarmerie et au patron de la Direction générale de la sécurité intérieure pour leur demander « d’élever le niveau de vigilance » des forces de sécurités, notamment concernant les « édifices sensibles » parmi lesquels les « bâtiments confessionnels, les représentations diplomatiques et consulaires, les lieux symboliques », et pour les « rassemblements religieux, sportifs ou culturels ».

Actuellement, le plan Vigipirate est en vigilance « rouge » depuis les attentats de Londres, passant régulièrement au niveau « rouge renforcé » pendant les périodes sensibles comme les fêtes de fin d’année. Pour la première fois, le plan Vigipirate était passé brièvement en alerte « écarlate », la plus élevée, en mars 2012, dans la région Midi-Pyrénées au moment des tueries perpétrées par Mohamed Merah.

En revanche, le Quai d’Orsay a demandé aux Français résidant ou étant amenés à se déplacer dans une trentaine de pays, notamment au Maghreb, au Moyen-Orient et en Afrique ont été appelés, « à la plus grande prudence ».

Lire aussi :

L’Etat islamique appelle à tuer les « sales Français de n’importe quelle manière »

http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20140922.OBS9865/l-etat-islamique-appelle-a-tuer-les-sales-francais-de-n-importe-quelle-maniere.html

L’Etat Islamique menace la France, Bernard Cazeneuve rassurant

http://www.atlantico.fr/pepites/etat-islamique-menace-france-bernard-cazeneuve-rassurant-1768170.html

Menaces des djihadistes de l’EI : les Français appelés à « la plus grande prudence »

http://www.lepoint.fr/monde/menaces-des-djihadistes-de-l-ei-les-francais-appeles-a-la-plus-grande-prudence-22-09-2014-1865576_24.php#xtor=EPR-6-[Newsletter-Matinale]-20140923

Daesh-État islamique : la guerre des noms a commencé

http://www.lepoint.fr/monde/daesh-etat-islamique-la-guerre-des-noms-a-commence-22-09-2014-1865537_24.php#xtor=EPR-6-[Newsletter-Mi-journee]-20140923

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3-Qui sont les « soldats du califat » qui menacent de mort le Français Hervé Gourdel ?

http://www.lepoint.fr/monde/qui-sont-les-soldats-du-califat-qui-menacent-de-mort-le-francais-herve-gourdel-23-09-2014-1865726_24.php#xtor=EPR-6-[Newsletter-Mi-journee]-20140923

Le Point – Publié le 23/09/2014

Les djihadistes algériens qui se réclament de l’EI donnent 24 heures à la France pour mettre fin à ses frappes en Irak sous peine d' »égorger » leur otage.

Les ravisseurs ont utilisé la même méthode de communication que l'organisation État islamique.

Les ravisseurs ont utilisé la même méthode de communication que l’organisation État islamique.

Il n’aura pas fallu longtemps aux djihadistes pour mettre leurs menaces contre la France à exécution. Quelques heures à peine après la publication de l’appel de l’organisation État islamique (EI) à tuer les « méchants et sales Français », en réponse aux bombardements contre leurs positions en Irak, on apprenait qu’un ressortissant français, Hervé Pierre Gourdel, avait été enlevé en Algérie par un groupe lié à l’EI. Dans une vidéo publiée lundi soir et authentifiée par le Quai d’Orsay, on aperçoit l’otage français, un guide de montagne de 55 ans originaire de Nice, entouré de deux hommes armés encagoulés.

L’un d’eux s’exclame : « Je laisse à Hollande, le président de l’État français criminel, le soin d’arrêter les attaques contre l’État islamique dans les 24 heures qui suivent la publication de ce communiqué ou son ressortissant Hervé Gourdel sera égorgé. » Assis à terre, l’otage, visiblement en bonne santé, prend alors la parole : « Je suis né à Nice, en France. Je suis guide de haute montagne. Je suis arrivé en Algérie le 20 septembre 2014 et je suis depuis hier aux mains d’un groupe armé, commandé par Jund-Al-Khilafa (les soldats du califat). »

Ancien membre du GIA

Et d’interpeller à son tour le président de la République : « Ce groupe armé me demande de vous faire la demande de ne pas intervenir en Irak. Il me retient en otage. Je vous conjure, Monsieur le Président, de faire tout ce qui est en votre pouvoir pour me sortir de ce mauvais pas. » Mais la réaction de Laurent Fabius ne laisse guère de place au doute : « pas question de céder aux menaces d’un groupe terroriste ». « Les menaces proférées par ce groupe sont extrêmement graves et témoignent de la cruauté extrême de Daesh et de tous ceux qui s’en réclament », a ajouté le chef de la diplomatie française.

Mais qui est donc ce groupe Jund-Al-Khilafah fi Ard al-Jazaïr (« les soldats du califat en Algérie ») qui se réclame de l’organisation État islamique, bien qu’il combatte à des milliers de kilomètres de son « califat » autoproclamé ? Né pendant la guerre civile algérienne, cette faction d’une centaine d’hommes, née sous l’appellation brigades de Thénia, a tout d’abord servi sous les ordres du Groupe islamique armé (GIA), connu en France pour son implication dans la vague d’attentats de 1995 dans le métro parisien. À sa tête, Abdelmalek Gouri, un vétéran du djihad en Afghanistan, surnommé Khaled Abou Slimane.

Cachés dans les montagnes de Kabylie

En 1998, le djihadiste rejoint le Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC), successeur du GIA, puis participe en 2006 à la création d’al-Qaida au Maghreb islamique (Aqmi), branche nord-africaine de la nébuleuse islamiste. « Khaled Abou Slimane est alors hissé au rang d' »émir » de Thénia, une ville de Kabylie, dans le nord-est de l’Algérie », explique Mathieu Guidère, professeur d’islamologie à l’université de Toulouse-Jean-Jaurès. « Il devient l’un des 12 commandants du conseil des chefs d’Aqmi. »

Cachés dans les montagnes de l’Atlas, où ils ont creusé de nombreuses grottes et de multiples tunnels, les djihadistes infligent de sévères pertes à l’armée algérienne, qui éprouve les plus grandes peines à les en déloger, après la fin de la décennie noire du terrorisme (1992-2002). Et leur destin bascule en juillet 2014,lorsque le chef de l’organisation État islamique, Abou Bakr al-Baghdadi, proclame un califat à cheval sur la Syrie et l’Irak. Le « calife » autoproclamé appelle alors les musulmans du monde entier à rejoindre son « État ».

Consolider le califat

« Des dissensions apparaissent au sein d’Aqmi, sur la nécessité ou non de rejoindre le califat, explique Mathieu Guidère. Deux tendances s’affrontent : les uns, dont le chef d’Aqmi Abdelmalek Droukdel, considèrent qu’il vaut mieux combattre localement contre le gouvernement algérien et les intérêts français, tandis que les autres estiment qu’il faut rejoindre l’organisation État islamique, jugée plus efficace. » Khaled Abou Slimane fait partie de ceux-là. Mis en minorité par le conseil des chefs d’Aqmi, qui souhaite rester en Algérie, l' »émir » de Thénia fait dissidence et annonce en juillet sa volonté de rejoindre les rangs de l’EI.

Ce fut chose faite le 16 septembre dernier, date de son allégeance à l’organisation État islamique. Dans un communiqué, Khaled Abou Slimane affirme « mettre à la disposition » du calife ses « hommes » et sa « compétence pour consolider le califat ». Si les djihadistes souhaitent à terme rejoindre l’organisation État islamique en Irak et en Syrie, ils se mettent dans un premier temps à son service en Algérie. L’appel de l’EI à tuer des citoyens français, déjà publié sur les réseaux djihadistes il y a plusieurs jours, arrive à point nommé pour les « soldats du califat ».

Situation « extrêmement critique » (Fabius)

Présent en Algérie depuis le 20 septembre pour participer à une randonnée dans le massif du Djurdjura, en Kabylie, Hervé Gourdel a été enlevé dimanche dans la région de Tizi Ouzou, à 110 km à l’est d’Alger, en compagnie d’amis algériens, tous relâchés depuis. Le mode de communication de Jund-Al-Khilafa – une vidéo semblable à celles de l’EI – ainsi que le délai infime accordé aux autorités françaises – 24 heures – laissent craindre le pire. « Cette brigade veut réaliser un coup médiatique afin de provoquer le ralliement d’autres groupes et de phagocyter Aqmi », analyse Mathieu Guidère.

Laurent Fabius ne s’en cache pas : la situation est, selon lui, « extrêmement critique ».

Lire aussi :

Otage français en Algérie : Manuel Valls affiche sa fermeté

http://www.lepoint.fr/politique/bombardement-en-irak-manuel-valls-inflexible-malgre-l-otage-francais-23-09-2014-1865662_20.php#xtor=EPR-6-[Newsletter-Mi-journee]-20140923

Le Français enlevé en Algérie, un homme féru de voyages et de photo

http://www.lepoint.fr/monde/le-francais-enleve-en-algerie-un-homme-feru-de-voyages-et-de-photos-22-09-2014-1865610_24.php#xtor=EPR-6-[Newsletter-Mi-journee]-20140923

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4-Irak : premières frappes aériennes françaises contre l’Etat islamique

http://www.francetvinfo.fr/monde/proche-orient/offensive-jihadiste-en-irak/info-france-2-l-armee-francaise-a-lance-ses-premieres-frappes-aeriennes-contre-l-etat-islamique-en-irak_697931.html#xtor=EPR-51-[info-france-2-l-armee-francaise-a-lance-ses-premieres-frappes-aeriennes-contre-l-etat-islamique-en-irak_697931]-20140919-[titre]

19/09/2014

Les avions de combat, des Rafale, étaient au nombre de deux au minimum. Ils ont frappé des cibles non mouvantes. 

Des avions de combat Rafale français en mission de reconnaissance au-dessus de l'Irak, le 15 septembre 2014.

Des avions de combat Rafale français en mission de reconnaissance au-dessus de l’Irak, le 15 septembre 2014.

Selon les informations de France 2, des avions de combat français ont mené les premières frappes aériennes de l’armée française contre des positions desjhadistes de l’Etat islamique en Irak, vendredi 19 septembre au matin.

Les avions de combat, des Rafale, étaient au nombre de deux au minimum. Ils ont frappé des cibles non mouvantes et ont repris la direction de la base aérienne française 104 Al-Dhafra, près d’Abu Dhabi, aux Emirats arabes unis.

Le Parlement informé « dès les premières opérations« 

Lundi matin, l’armée française avait lancé sa première mission aérienne de reconnaissance au-dessus de l’Irak. « Dès que nous aurons identifié des cibles, nous agirons, dans un délai court« , avait précisé François Hollande lors de sa conférence de presse, jeudi. Il avait confirmé que la France n’enverrait pas de troupes au sol.

« Notre but est de contribuer à la paix et à la sécurité en Irak, en affaiblissant les terroristes« , avait détaillé le président, qui s’était engagé à informer le Parlement, « conformément à la Constitution« , « dès les premières opérations engagées« . Le Premier ministre doit recevoir les présidents des deux Assemblées la semaine prochaine avant qu’un débat n’y soit mis à l’ordre du jour.

Lire aussi :

Armées : la préparation des militaires reste très en deçà des exigences OTAN

http://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/aeronautique-defense/20140923trib000850120/armees-la-preparation-des-militaires-reste-tres-en-deca-des-exigences-otan.html

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5-Que peuvent les frappes aériennes contre l’État islamique ?

http://www.lepoint.fr/monde/que-peuvent-les-frappes-aeriennes-contre-l-etat-islamique-19-09-2014-1864686_24.php#xtor=EPR-6-[Newsletter-Mi-journee]-20140919

Le Point – Publié le 19/09/2014

Ne pouvant contrer la puissance américaine, les djihadistes vont se replier en ville pour mener des actions de guérilla et pousser la coalition à la faute.

http://www.lepoint.fr/images/2014/09/19/2833448-jpg_2467629_652x284.JPG

Les experts remettent en cause l’efficacité de frappes aériennes contre les djihadistes.

Face à l’arsenal déployé par les États-Unis, les djihadistes du groupe État islamique (EI) vont se replier sur les zones urbaines et mener des actions de guérilla pour défendre leurs fiefs. Pour éviter d’être la cible de l’aviation américaine, cette organisation extrémiste, qui a proclamé un « califat » sur un territoire à cheval sur l’Irak et la Syrie aussi grand que le Royaume-Uni, va réduire sa mobilité dans les importantes régions désertiques où ses combattants et matériel sont facilement repérables. L’EI va « se mettre en position défensive en se dissimulant dans les zones urbaines d’où il peut combattre » en cas d’attaque, explique le général britannique à la retraite Ben Barry, expert militaire à l’Institut international d’études stratégiques (IISS).

Depuis ses succès en Irak, l’EI contrôle plusieurs villes importantes notamment Mossoul, Tikrit, Tell Afar dans le nord de l’Irak, Fallouja et partiellement Ramadi dans l’Ouest. En Syrie, il dirige d’une main de fer Raqa, son fief dans le Nord, la moitié de Deir Ezzor (Est) et de nombreuses localités de moindre importance.

« Se mêler à la population »

Autre raison de se déployer dans les villes : pousser les forces américaines ou irakiennes à la faute. « Elles infligeront des pertes parmi les civils en voulant frapper les djihadistes », note le général. « Et ces derniers utiliseront leurs outils de propagande pour monter les sunnites contre le gouvernement irakien (dirigé par les chiites, ndlr) et éroder la légitimité de la coalition internationale », prévoit-il.

Ce mouvement a déjà commencé, selon Ahmed al-Sherifi, un expert irakien en matière de sécurité. « Daesh (acronyme de l’EI) a commencé à retirer certains combattants, notamment les étrangers, pour les diriger vers la Syrie. Ils n’ont gardé que les Irakiens, car ils peuvent aisément se mêler à la population en cas d’attaque », dit-il. L’expert ajoute qu’à Mossoul, les djihadistes ont abandonné leurs centres de commandement installés après la conquête de la ville le 10 juin, pour des maisons privées dans des quartiers populeux où ils font profil bas.

Même tactique en Syrie après l’annonce du secrétaire américain à la Défense Chuck Hagel que la campagne aérienne viserait en Syrie « les sanctuaires » de l’EI. À Deir Ezzor, un militant, Abou Ossama, a constaté qu’ils avaient vidé le principal dépôt d’armes de la région situé dans l’ancien siège du gouvernorat, et fermé à Mayadine, plus à l’est, la quasi-totalité de leurs positions. Même les champs pétroliers ont été désertés et les familles des combattants étrangers, qui vivaient dans des bâtiments résidentiels, ont été évacuées. « Ils disparaissent mais laissent des espions pour les informer », assure-il. Dans la province d’Alep (Nord), le groupe s’est retiré de ses sièges d’al-Bab, un de ses principaux fiefs dans cette région.

Retour à un modèle insurrectionnel

Pour Thomas Pierret, expert de l’islam en Syrie, « le seul cas où les bombardements lourds pourraient vraiment faire la différence, c’est sur les fronts où l’EI concentre des troupes comme à Marea, au nord d’Alep, tenu par les rebelles ». « Si les Américains frappaient, l’EI n’aurait d’autre choix que de vider les lieux et de laisser avancer les rebelles », qui luttent à la fois contre l’EI et le régime de Bachar el-Assad.

Avec 35 000 hommes sur 215 000 km2, l’EI va devoir faire des choix. « L’EI possède des unités organisées, un commandement capable de diriger plusieurs opérations simultanément et la capacité d’utiliser des armes lourdes prises aux armées syrienne et irakienne », relève Christopher Harmer, un analyste de l’Institut pour l’étude de la guerre, un think-tank américain. « Comme les frappes américaines vont endommager les éléments visibles de la structure militaire de l’EI, cette organisation va revenir à un modèle insurrectionnel en se mêlant à la population civile, ce qui rendra plus difficile d’atteindre ses combattants », souligne-t-il.

« L’EI utilisera ses cellules dormantes, les tireurs embusqués, les voitures piégées ou les assassinats ciblés. Pour le moment, l’engagement américain ne représente pas une menace conséquente pour l’EI », assure Christopher Harmer. Richard Barret, spécialiste en contre-terrorisme, va dans le même sens : « L’EI ne peut pas contrer les raids américains et il va donc inverser son processus de développement. D’un mouvement clandestin terroriste, il avait progressé vers un ‘État’ et il va devoir redevenir ce qu’il était avant ».

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6-Le retour de Turquie des trois djihadistes présumés vire au fiasco

http://www.lefigaro.fr/international/2014/09/23/01003-20140923ARTFIG00442-le-retour-en-france-de-trois-djihadistes-presumes-vire-au-fiasco.php#xtor=AL-201

23/09/2014

L’opération devait illustrer la réactivité de Paris face à la menace djihadiste. Et pourtant, les trois djihadistes sont rentrés en France par leurs propres moyens, sans être inquiétés. Ils n’ont pas été arrêtés à leur arrivée à l’aéroport de Marseille.

À l'aéroport de Toulouse le 23 mai 2013. (photo d'illustration)

À l’aéroport de Toulouse le 23 mai 2013.

L’opération devait illustrer la réactivité de Paris face à la menace djihadiste. Elle a viré au fiasco par une communication hasardeuse qui met soudain en exergue les failles du bouclier antiterroriste français. Mardi midi, le ministère de l’Intérieur avait annoncé un peu vite l’arrestation de trois individus dangereux «dès qu’ils ont posé le pied en France». Ils revenaient en principe de Turquie, où ils avaient été arrêtés en août dernier, après avoir combattu, dit-on, dans les rangs des islamistes radicaux en Syrie. Parmi eux, le mari de Souad Merah, sœur de Mohamed Merah, le terroriste qui sema la mort à Montauban et Toulouse en mars 2012. Mais aussi un «très proche» du «tueur au scooter» et un troisième homme, lui-même connu des services antiterroristes. Le tableau était presque parfait. Mais voilà: le récit était partiellement faux. Les trois djihadistes sont rentrés en France par leurs propres moyens, sans être inquiétés. Ils n’ont pas été arrêtés à leur arrivée à l’aéroport de Marseille où ils se sont posés comme des fleurs, prétendant même aujourd’hui, par l’entremise de leurs avocats, se tenir à la disposition de la justice.

Mes Pierre Dunac et Apollinaire Legros-Gimbert, deux de leurs avocats, ont ainsi expliqué que les trois hommes n’avaient pu embarquer dans le vol initialement prévu au départ de la Turquie et à destination de Paris, mais qu’ils avaient pu prendre un vol suivant à destination d’un aéroport de province. Marseille, donc, selon nos informations.

Le commandant de bord a refusé de les embarquer

L’attaché de sécurité intérieure français basé en Turquie avait pourtant bien préparé leur retour avec les autorités à Paris et Ankara. Mais, au moment de monter dans l’avion d’une compagnie turque, le commandant de bord, voyant à quels passagers il avait affaire, aurait refusé de les embarquer, comme c’est son droit. Il a fallu les faire rentrer par un vol suivant, qui atterrissait à Marseille, où rien visiblement n’était prévu pour les cueillir, puisqu’ils étaient attendus à Paris. Le ministère de l’Intérieur a confirmé cette version dans un communiqué: «Les services français ont été informés par leurs homologues turcs de ce changement de vol après l’arrivée sur le sol français des trois ressortissants expulsés.»

«Le ministère de l’Intérieur a, à mon avis, dégainé un peu trop vite en annonçant leur arrestation. Ils n’ont pas du tout été arrêtés. Ils sont dans la nature, prêts à s’expliquer, à être interrogés », a déclaré mardi soir Me Legros-Gimbert. L’avocat s’est même montré très surpris que le passeport de son client et ceux des deux autres djihadistes présumés n’aient pas déclenché de signal dans l’aéroport d’arrivée. Son confrère Me Pierre Dunac savoure: «Aussi incroyable que cela puisse paraître, c’est la réalité. Ils ont voyagé avec leur passeport. Ils n’ont pas été inquiétés à leur arrivée.» Un sérieux serrage de vis s’impose dans les rangs de la police nationale, où l’amateurisme que révèle cet épisode risque d’éclabousser jusqu’au ministre.

Lire aussi :

Le terrorisme et ses métastases

http://www.valeursactuelles.com/terrorisme-m%C3%A9tastases

« J’ai commis l’erreur de collaborer avec les services de l’antiterrorisme français »

http://www.lemonde.fr/idees/article/2014/09/17/pierre-torres-j-ai-commis-l-erreur-de-collaborer-avec-les-services-de-l-antiterrorisme-francais_4488696_3232.html

Filière jihadiste : quatre personnes arrêtées et des armes saisies dans la région lyonnaise

http://www.francetvinfo.fr/france/jihadistes-francais/filiere-jihadiste-quatre-personnes-arretees-et-des-armes-saisies-dans-la-region-lyonnaise_696063.html#xtor=EPR-51-[filiere-jihadiste-quatre-personnes-arretees-et-des-armes-saisies-dans-la-region-lyonnaise_696063]-20140917-[titre]

C’est dans nos quartiers qu’il faut éradiquer l’État islamique

http://www.bvoltaire.fr/josemeidinger/cest-quartiers-quil-faut-eradiquer-letat-islamique,105023?utm_source=La+Gazette+de+Boulevard+Voltaire&utm_campaign=b0e74f7d0e-RSS_EMAIL_CAMPAIGN&utm_medium=email&utm_term=0_71d6b02183-b0e74f7d0e-30018913&mc_cid=b0e74f7d0e&mc_eid=51d1277a48

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7-Edwy Plenel: «C’est une chance pour la France d’être aujourd’hui le premier pays musulman d’Europe»

http://www.20minutes.fr/article/1446183/ynews1446183?xtor=RSS-176

Créé le 19/09/2014

Le cofondateur de Mediapart signe un pamphlet contre le silence sur la stigmatisation des musulmans de France…

Edwy Plenel, co-fondateur et président de Mediapart

Voir la vidéo : Plenel sur les musulmans: « Arrêtons de stigmatiser au nom de la croyance »

 https://www.dailymotion.com/video/x25ziyn_plenel-sur-les-musulmans-arretons-de-stigmatiser-au-nom-de-la-croyance_news

Il lance un cri d’alarme contre ceux qui voudraient importer en France un choc des civilisations. Dans Pour les musulmans (éd. La Découverte), Edwy Pleneldénonce une «guerre des mondes qui désigne nos compatriotes musulmans comme les responsables indistincts des crimes et violences indûment commis au nom de l’islam» par des fanatiques ultra-minoritaires. Le journaliste revient pour «20 Minutes» sur l’objet de son indignation.

Pourquoi ce livre, et pourquoi maintenant ?

Pour se poser contre la banalisation dans les médias et dans le monde intellectuel d’une forme d’islamophobie bienséante, qui n’hésite pas à stigmatiser nos compatriotes musulmans. Il y a mille façons  d’être musulman, comme il y a mille façons d’être juif, chrétien ou non croyant.

C’est un geste de solidarité. Face à tout ce que l’on connaît, la montée de ces opinions xénophobes, que montre la Commission consultative des droits de l’homme, les agressions qui visent les musulmans de France, j’ai été choqué parle très grand silence et la trop grande indifférence qui fait qu’on les laisse seuls subir tout cela, sans se dresser pour dire que c’est inadmissible de construire « un problème musulman » aujourd’hui en France. C’est comme cela que commencent les pires perditions.

Comment expliquez-vous ce silence autour de l’islamophobie en général et par exemple autour de l’agression cette semaine de Maghrébins?

Je ne l’explique pas, je le constate. Il y a derrière cela un verrou que l’on n’a pas encore fait sauter, cet inconscient colonial qui fait qu’il y a un regard de supériorité posé sur cette partie de notre peuple qui est issue de notre relation à l’Afrique, à la Méditerranée. Une communauté envers laquelle nos dirigeants n’ont pas cette sensibilité spontanée de solidarité et d’égalité. Ils devraient réclamer pour ces compatriotes le droit de pouvoir se dire musulman et Français, l’un en même temps que l’autre, se réclamer d’un imaginaire français qui nous permette de penser dans l’égalité de chacun la richesse de notre diversité. C’est une chance pour la France d’être aujourd’hui le premier pays musulman d’Europe, comme nous sommes la fille aînée de l’Eglise catholique, le pilier de l’édit de Nantes pour les protestants, comme nous avons la plus importante communauté juive d’Europe rescapée du génocide. La France est la terre de la laïcité républicaine.

Pourquoi l’opinion dominante oppose-t-elle l’islam à la laïcité?

C’est un moyen de légitimer cette islamophobie. Réduire plusieurs millions de personnes aux actes odieux d’une minorité est un mécanisme de temps de crise. C’est la ruse des pouvoirs économico-politiques pour échapper à la catastrophe et à l’échec des politiques qu’ils mènent. C’est la logique du bouc émissaire.

Cette façon d’agiter la querelle religieuse, de stigmatiser l’islam, de s’en prendre à ses symboles : le vêtement, le voile, le halal, les mosquées, est contraire au véritable esprit de la loi sur la laïcité, qui reconnaît les cultures minoritaires. C’est une façon de dissoudre la question sociale, d’humilier les opprimés. D’obtenir une paix pour les dominants et de faire diversion par rapport aux enjeux essentiels que sont l’emploi et le logement.  Aucune famille politique n’est épargnée dans cet aveuglement, pas même la gauche. Ce «laïcisme» est le cheval de Troie de l’islamophobie, il est à la laïcité ce que l’intégrisme est à la religion. Il  a une similitude avec l’antisémitisme : sous prétexte de ce sectarisme laïc, on installe l’habitude d’une discrimination et d’une stigmatisation. C’est le point de départ de mon livre dont le titre reprend en écho l’article d’Emile Zola «Pour les juifs», rédigé quelques mois avant son «J’accuse», de l’affaire Dreyfus.

La communauté musulmane peut-elle se sortir de ce malaise malgré ce contexte?

Je l’espère bien ! Elle compte parmi les forces vives de ce pays, crée des richesses et est au cœur de la vitalité populaire de la France. Il faut cesser d’être indifférents à sa solitude, c’est un engrenage qui embarquera tout le monde : les Noirs, les juifs, les Roms et les musulmans. Et qui risque d’engendrer le repli. La stigmatisation crée en retour une quête de fierté, en réponse à l’humiliation, et engendre des radicalisations qui peuvent amener à des chemins de perdition. Il faut faire notre chemin ensemble, assumer la réalité de la France de la diversité et libérer la solidarité.

Lire aussi :

Edwy Plenel pousse un « cri d’alarme » pour les musulmans

https://fr.news.yahoo.com/edwy-plenel-pousse-cri-dalarme-musulmans-081628936.html

Plenel, porteur de valises de l’islam

http://www.bvoltaire.fr/pierrecassen/plenel-porteur-valises-lislam,104633?utm_source=La+Gazette+de+Boulevard+Voltaire&utm_campaign=eb479a8a19-RSS_EMAIL_CAMPAIGN&utm_medium=email&utm_term=0_71d6b02183-eb479a8a19-30018913&mc_cid=eb479a8a19&mc_eid=51d1277a48

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8-Mali, Centrafrique, Irak : un coût de plus d’un milliard d’euros ?

http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20140919.OBS9748/mali-centrafrique-irak-un-cout-de-plus-d-un-milliard-d-euros.html

19-09-2014

Le budget de la Défense a provisionné 450 millions d’euros pour les opérations extérieures en 2014. Mais les interventions en Irak, au Mali et en Centrafrique pourraient faire exploser le budget.

Un soldat français au Mali, où la France est engagée depuis début 2013. Arnaud Roine/AP/SIPA

Un soldat français au Mali, où la France est engagée depuis début 2013.

Le coût des opérations extérieures françaises (Opex) devrait dépasser en 2014 plus d’un milliard d’euros, révèle « La Tribune » vendredi 19 septembre. L’armée française est actuellement engagée au Mali, en Centrafrique et, depuis cette nuit, mène des frappes aérienne contre l’Etat islamique en Irak.

Comme l’explique le site internet économique, le budget de la Défense a provisionné 450 millions d’euros pour les Opex en 2014. Et selon des sources citées par « La Tribune », le dépassement pourrait aller jusqu’à 1,1 milliard d’euros. Qui va payer la facture ?

Dans ce cas, « la tradition budgétaire veut  que l’on bascule sur le système de financement interministériel, financé d’ailleurs à 20% par le ministère de la Défense », poursuit « La Tribune ».

Avant même le début des opérations de bombardement en Irak, annoncé par François Hollande jeudi, le chef d’état-major des armées, Pierre de Villiers, avait évalué en juillet dernier le coût des opérations extérieures à 775 millions d’euros. « La déflation des effectifs sera plus lente que prévu au Mali et en République centrafricaine », notait-il déjà. Le coût des Opex s’était élevé à 1,25 milliard d’euros en 2013, soit le double de la provision de 630 millions d’euros.

Lire aussi :

Défense : le surcoût des opérations extérieures va dépasser 1 milliard en 2014

http://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/aeronautique-defense/20140919trib000849776/defense-le-surcout-des-operations-exterieures-va-depasser-1-milliard-en-2014.html

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9-L’inexorable déclin de la note française

http://www.lepoint.fr/economie/l-inexorable-declin-de-la-note-francaise-19-09-2014-1864579_28.php#xtor=EPR-6-[Newsletter-Matinale]-20140919

Le Point – Publié le 19/09/2014

Depuis janvier 2012, les annonces de dégradation des principales agences de notation se multiplient. Un effritement lent mais continu.

 ©  Idé

La France s’apprête-t-elle à subir une nouvelle dégradation de sa note souveraine ? Selon le quotidien bi-média payant L‘Opinion, c’est certain. L’agence américaine de notation Moody’s, qui a une fenêtre de tir pour le faire vendredi, en aurait déjà informé, dès jeudi, le gouvernement français, comme le lui imposent les règles de l’Union européenne. À quelques heures de la conférence de presse de François Hollande, l’information était pourtant démentie formellement au plus haut sommet de l’État.

Une chose est sûre, une dégradation de la note de la France par Moody’s viendrait s’inscrire dans la longue série d’avertissements des trois grandes agences de notation depuis le début de la crise. Moody’s avait dégainé en second, le 19 novembre 2012, quelques mois après Standard & Poors (12 janvier 2012, pendant le mandat de Nicolas Sarkozy) et avant Fitch, en juillet 2013. Depuis, S&P en a remis une couche en dégradant d’un deuxième cran l’Hexagone dès novembre 2013 (perspective stable).

L’amélioration de la compétitivité en question

En revanche, la France bénéficiait toujours auprès de Moody’s de la seconde meilleure note possible, Aa1, mais assortie d’une perspective négative. Ce qui signifiait clairement qu’elle risquait de chuter une nouvelle fois. En janvier 2014, l’agence avait livré une nouvelle fois son analyse de la situation, tout en maintenant provisoirement le rang de la France. Dans son communiqué, ses analystes expliquaient que leur décision d’assortir leur note d’une « perspective négative » était liée a deux facteurs. D’abord à l’évolution de la compétitivité française et ensuite, à l’évolution de la situation budgétaire du pays, dont la dette publique atteignait 93,5 % du PIB fin 2013.

Si François Hollande a estimé la semaine dernière, sur la base d’un classement international (celui du Forum économique mondial), que « nous avons cassé la spirale infernale de la dégradation de l’économie française et que nous avons maintenant engagé la marche en avant », la situation des finances publiques s’est en revanche dégradée.

Avec ses 41 milliards de baisse de charges et d’impôts, le pacte de responsabilité devrait sans doute aider au redressement des marges des entreprises, mais il limite aussi indéniablement les marges de manoeuvre budgétaires. En août, Moody’s expliquait aux investisseurs que « le risque lié à la mise en oeuvre de ce programme est (…) significatif du fait de son ampleur sans précédent, des contours encore imprécis d’un grand nombre de mesures, des tensions politiques ambiantes et de la fragilité de la croissance économique ». Et le 18 août, elle enfonçait le clou en précisant que les objectifs de réduction du déficit ne seraient pas atteints.

La France conserve des atouts dans sa manche

Une prédiction qui s’est révélée juste. À la veille de la présentation du budget 2015, le ministre des Finances, Michel Sapin, a annoncé le 10 septembre que la France serait incapable de ramener son déficit public sous les 3 % de PIB, comme promis à ses partenaires européens. Pour ne pas risquer d’étouffer encore un peu plus l’activité, cet engagement est même renvoyé à 2017, alors que François Hollande s’était initialement engagé à le tenir pour… fin 2013. En cause, notamment, la faiblesse de la croissance et de l’inflation qui pèsent à la fois sur les recettes, mais aussi sur les dépenses. Résultat, le déficit 2014 devrait être supérieur au déficit 2013 (4,4 % du PIB) avant d’à peine refluer en 215, à 4,3 %. De mauvais résultats qui vont faire s’envoler la dette vers la barre symbolique des 100 % du PIB.

Même si la note de la France était effectivement abaissée une seconde fois par Moody’s, elle resterait tout de même relativement élevée. Parmi les points forts de l’Hexagone relevés par Moody’s, figurent notamment la diversification de l’économie française (services et base industrielle encore conséquente), son haut niveau d’épargne et sa capacité à emprunter à des taux bas sur les marchés financiers, en tant qu’émetteur de référence de la zone euro. Autant de facteurs qui rendent parfaitement soutenable le haut niveau de dette publique. En d’autres termes, la France a les revenus suffisants pour faire face au paiement des intérêts, encore limités à 5 % du PIB. Autant d’atouts qui devraient protéger la France contre un mouvement de défiance violent sur les marchés, mais qui ne peuvent masquer l’affaiblissement continu de l’économie française.

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10-La dette publique pourrait frôler les 100% en 2015

http://www.boursier.com/actualites/economie/la-dette-publique-pourrait-froler-les-100-en-2015-25314.html

17-09-2014

(Boursier.com) — Compte tenu du dérapage du déficit public et de la faible croissance, la dette publique devrait elle aussi augmenter l’an prochain au lieu de diminuer ! Selon des informations publiées par ‘Les Echos’ du jour, le projet de loi de Finances pour 2015 prévoirait ainsi que la dette publique de la France atteindra 98% du PIB à la fin de l’année prochaine, après 91,8% en 2013 et 95% prévus pour 2014. La dette refluerait ensuite légèrement en 2016 et en 2017 selon le texte, qui doit être présenté officiellement le 1er  octobre en Conseil des ministres.

Finances : la dette publique pourrait frôler les 100% en 2015

Rappelons que la dette publique comprend la dette de l’Etat et de ses agences, ainsi que celle des collectivités locales et de la Sécurité sociale. Sur ce dernier front d’ailleurs, la Cour des comptes vient de publier un rapport pessimiste, en estimant que le retour à l’équilibre de la Sécurité sociale en 2017 paraît « des plus incertains »… Les magistrats de la rue Cambon estiment que « l’essentiel de l’effort pour revenir à l’équilibre effectif des comptes sociaux reste à accomplir ».

Croissance économique et inflation en berne

Alors que la dette publique plafonnait à 80% du PIB il y a 5 ans et à 65% il y a 10 ans, elle dérape à nouveau sous l’effet de la mauvaise conjoncture économique et des déficits publics. Ainsi, le ministre de l’Economie a revu début septembre le déficit public en hausse : il devrait remonter à 4,4 % du PIB en 2014 (après 4,2% en 2013), puis s’établir à 4,3% en 2015 (au lieu des 3% précédemment visés) avant un reflux à partir de 2016. Quant à la croissance du PIB, elle a été révisée en nette baisse, à 0,4% contre 0,8% espéré au printemps dernier… L’amélioration n’interviendrait qu’à partir de 2016, où Bercy table sur une croissance du PIB de 1,7% et sur une baisse du déficit public à 3,7% du PIB.

Paris profite encore de taux d’intérêts historiquement bas

Malgré ses mauvaises performances, la France est parvenue jusqu’ici à conserver la confiance des marchés financiers. Ainsi, Paris bénéficie encore de taux d’intérêts historiquement bas sur ses emprunts, les taux étant même devenus négatifs sur les échéances à court terme et plafonnant à 1,4% environ pour les emprunts à 10 ans. En sachant que toute hausse de taux aurait des effets négatifs sur la dette publique.

Cette lune de miel avec les marchés pourrait bien être remise en cause, si le nouveau gouvernement de Manuel Valls ne parvient pas à convaincre de sa capacité à réaliser des réformes structurelles. Ainsi, l’agence de notation financière Moody’s doit rendre ce vendredi un rapport sur la dette souveraine de la France, et certains craignent une nouvelle dégradation de la note de Paris. Moody’s avait retiré en novembre 2012 son ‘Triple A’ à la France, ramenant sa notation à Aa1, assortie d’une perspective négative. L’agence pourrait donc sévir à nouveau dès cette semaine, ou au mieux, reporter sa décision au début de 2015, le temps de juger de l’effet des réformes annoncées…

Lire aussi :

Décrire la réalité est un crime contre le politiquement correct

http://www.bvoltaire.fr/gabrielrobin/decrire-realite-crime-contre-politiquement-correct,103987

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11-La France est « extrêmement faible », selon un dirigeant de la Fed

http://www.boursorama.com/actualites/la-france-est-extremement-faible–selon-un-dirigeant-de-la-fed-69a91273fb8f39d4f94eeee65604562f

AFP le 19/09/2014

La France fait partie des pays européens économiquement « aux abois » et est « extrêmement faible » en raison notamment de l’impopularité de son président, a déclaré vendredi un des dirigeants de la Banque centrale américaine (Fed).

Le président français François Hollande le 19 septembre 2014 à l'Elysée ( AFP / Fred Dufour )

Le président français François Hollande le 19 septembre 2014 à l’Elysée

« Il y a des gouvernements aux abois (en Europe, ndlr). Il y a bien sûr la France qui est extrêmement faible en ce moment avec un président qui est encore plus bas dans les sondages que le notre (Barack Obama, ndlr) », a estimé Richard Fisher, président de la Réserve fédérale de Dallas, sur la chaîne américaine Fox Business.

La cote de popularité de François Hollande est tombée à des niveaux record (13%), bien en-deçà de celle de son homologue américain qui se situe aux alentours de 40%.

Plus généralement, selon M. Fisher, le poids des déficits budgétaires en Europe complique le rétablissement économique de la région et la tâche de la Banque centrale européenne (BCE).

« Le contexte général (en Europe) n’est pas très positif du point du vue budgétaire », a déclaré le banquier central américain, estimant que le « véritable problème » venait de l’absence d’une politique budgétaire unifiée dans la région.

« Il n’y a toujours pas de système bancaire unifié et pas d’autorité budgétaire centralisée. C’est donc très compliqué à faire fonctionner », a ajouté M. Fisher, qui fait partie des membres votants du comité politique monétaire de la Fed.

Selon lui, le président de la BCE Mario Draghi, qui a encore assoupli la politique monétaire européenne début septembre, fait « du bon travail » mais son action se heurte à des « limites » du fait des différences entre Etats-membres.

Mercredi, la présidente de la Fed Janet Yellen avait estimé que l’Europe était un « risque » pour l’économie mondiale.

Lire aussi :

Hollande bat son propre record d’impopularité

http://www.lepoint.fr/politique/hollande-bat-son-propre-record-d-impopularite-21-09-2014-1865119_20.php#xtor=EPR-6-[Newsletter-Mi-journee]-20140921

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12-Impôt : radiographie des exilés fiscaux

http://www.lesechos.fr/economie-france/budget-fiscalite/0203796825739-impot-radiographie-des-exiles-fiscaux-1045441.php

22/09/2014

Un document du fisc dresse le profil des redevables de l’ISF qui ont quitté la France en 2012. Ils ont un patrimoine moyen de plus de 6 millions. Leur nombre a crû de 20 %.

Selon les travaux de l’économiste Christian Saint-Etienne, sur la période 1997-2009, l’ISF a coûté 0,3% de croissance annuelle à la France et l’expatriation de 20.000 chefs d’entreprise (représentant une perte de capital productif de 300Mds€)

587 redevables l’ISF quitté France 2012.

587 redevables de l’ISF qui ont quitté la France en 2012.

Qui sont ces Français fortunés qui quittent l’Hexagone ? D’où proviennent leurs revenus et comment se compose leur patrimoine ? Si les indicateurs de l’exil fiscal suivis par Bercy ne montrent pas d’exode massif, ils permettent en revanche de cerner assez finement le profil des candidats au départ à travers trois sources de données fiscales : l’impôt sur la fortune (ISF), l’impôt sur le revenu et l’« exit tax ».

Ainsi, d’après un document de la Direction générale des finances publiques (DGFiP), transmis dans le cadre de la commission d’enquête parlementaire sur l’exil des forces vives, ce sont 587 redevables de l’ISF qui ont quitté la France en 2012, soit 20 % de plus qu’en 2011. Une variation importante, mais à prendre avec précaution, la population concer­née étant très réduite. Le nombre de retours de redevables de l’ISF est pour sa part resté stable, autour d’une centaine par an (103 en 2012, contre 109 en 2011).

Les données relatives aux déclarations d’impôt sur le revenu montrent aussi une certaine stabilité, autour de 35.000 départs en 2012 comme en 2011, tandis que les déclarations d’« exit tax » – impôt qui frappe les plus-values latentes des candidats au départ – sont passées de 169 à 300 en 2012.

Patrimoine élevé

Les données du fisc confirment toutefois une évidence : les ménages assujettis à l’ISF qui quittent le territoire sont nettement plus riches que les autres. En 2012, ils disposaient ainsi d’un patrimoine moyen de 6,6 millions d’euros. Une moyenne cachant des situations très diverses, puisqu’environ la moitié d’entre eux (287) affichaient un patrimoine moyen de 12,5 millions d’euros, composé très majoritairement d’actifs mobiliers (parts sociales, actions, liquidités…).

Ces derniers disposent en outre de revenus réguliers et variés : leur revenu fiscal de référence pour 2011 (dernière année d’imposition disponible) approchait les 800.000 euros en moyenne. Mais les deux tiers d’entre eux disposaient de revenus supérieurs à 1,5 million d’euros. Ces revenus proviennent de sources très diverses : seuls 45 % sont issus de traitements et salaires, le solde étant pour l’essentiel réparti entre les pensions et retraites (15 %), les revenus du capital (14 %) et des revenus fonciers (11 %). Une petite moitié de ces assujettis à l’ISF (246) a ainsi déclaré des revenus fonciers, dont la médiane dépasse 17.000 euros.

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