MOSCOU, 25 septembre – RIA Novosti/ Après le retrait des forces gouvernementales ukrainiennes repoussées par les insurgés, des découvertes terrifiantes ont été faites dans les zones qui étaient alors contrôlées par l’armée de Kiev avant la signature d’une seconde trêve à Minsk, écrit jeudi le quotidien Rossiïskaïa gazeta.

Des fosses communes remplies de corps d’habitants, torturés et exécutés par les militaires ukrainiens, ont ainsi été mises au jour. Les faits les plus épouvantables déjà signalés auparavant par les forces d’autodéfense ont été confirmés: les punisseurs de la Garde nationale et des « bataillons de volontaires » ont perpétré un génocide dans le Donbass.

Les forces d’autodéfense venues déminer la zone ont découvert une fosse commune près d’une carrière du village Nijniaïa Krynka dans la région de Donetsk. Quatre corps de femmes et plusieurs corps d’hommes s’y trouvaient, à peine recouverts de terre. Les hommes avaient les mains attachées dans le dos, un corps était décapité et tous – les hommes et les femmes – ont été torturés avant d’être exécutés d’une balle dans la nuque. Les femmes, dont une était enceinte, ont été violées avant l’exécution. Telles sont les traces laissées par le bataillon « Aïdar » déployé à proximité de la carrière.

Contrairement aux constats précédents faits jusque-là par le Parquet militaire des républiques autoproclamées du Donbass sur le traitement cruel des militaires ukrainiens envers les civils, complètement ignorés par les médias ukrainiens et occidentaux, cette fois des experts et des observateurs de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) se sont rendus sur les lieux. Les forces d’autodéfense ont également annoncé la découverte d’autres fosses sur le territoire qui était jusqu’à récemment contrôlé par l’armée ukrainienne, et attendent l’arrivée des démineurs et des experts judiciaires accompagnés d’observateurs européens. Les corps de la fosse commune de Nijniaïa Krynka ont été exhumés et envoyés à Donetsk pour une expertise médico-légale et identification. De leur côté, les procureurs militaires de Donetsk interrogent les habitants, qui confirment la disparition de plusieurs hommes et femmes capturés dans la rue par les combattants du bataillon « Aïdar ».

Il s’agit des premières preuves formelles des sévices des bataillons punitifs et de la Garde nationale dans le Donbass. Elles sont irréfutables: Kiev et Bruxelles ne pourront plus les mettre sur le compte de la « propagande ».

Le corps d’une femme violée et noyée a été découvert près de Lougansk. On y a découvert également des fosses communes de civils à qui les punisseurs ont même accroché des plaques outrageantes. Les faits horribles s’accumulent. Un membre des forces d’autodéfense a annoncé sur les réseaux sociaux la découverte d’une famille de sept réfugiés assassinés dans une maison.

Une vidéo a été diffusée récemment où l’on voit les combattants du bataillon « Aïdar » ouvrir le feu sur deux adolescents à vélo près de Marioupol. La police locale a confirmé que le premier adolescent avait été tué et le second grièvement blessé.

A Marioupol également, selon le bureau d’information de l’Armée du sud-est, « des fascistes saouls ont commencé à tirer dans un restaurant avec des fusils automatiques, ont violemment battu le propriétaire de l’établissement et ont amené de force deux serveuses ». Les deux jeunes filles n’ont toujours pas été retrouvées et la police a peur d’enquêter sur l’incident.

Ce n’est qu’une mince partie des faits recueillis par les militants des droits de l’homme russes et ukrainiens dans le Livre blanc dont la rédaction a commencé après le premier massacre de civils le 2 mai à Odessa.
Lire la suite: http://french.ruvr.ru/news/2014_09_25/Larmee-ukrainienne-a-massacre-des-milliers-dhabitants-du-Donbass-3769/

Le Bain de sang d’Odessa, téléguidé par les dirigeants intérimaires de l’Ukraine

http://orientalreview.org/2014/05/14/bloodbath-in-odessa-guided-by-interim-rulers-of-Ukraine/

Par ANTIFASCISTE (Ukraine)

Bloodbath in Odessa guided by interim rulers of Ukraine

Les informations fournies ci-dessous proviennent d’un initié dans l’une des agences d’application de la Loi de l’Ukraine, qui a souhaité garder l’anonymat pour des raisons évidentes. Il est clair qu’il y a même au sein de l’administration intérimaire à Kiev, les gens qui sont contre ce qui est arrivé à Odessa le 2 mai et dans l’ensemble du pays.

Intrigues

Après la perte de la Crimée et le soulèvement populaire à Marioupol, Odessa était la seule porte d’entrée de l’Ukraine vers la mer, ce qui en fait la ville plus importante du pays après Kiev.

Dix jours avant la tragédie, une réunion secrète s’est tenue à Kiev, présidé par le Président sortant Olexander Tourchinov, pour préparer une opération spéciale à Odessa. Le Ministre de l’intérieur Arsen Avakov, la tête du Service de sécurité ukrainien Valentin Nalivaychenko et le Secrétaire de la sécurité nationale et le Conseil de défense Andriy Parubiy étaient présents. L’Oligarque ukrainien Igor Kolomoiskiy, le chef nommé par Kiev de l’administration régionale de la région de Dnepropetrovsk, a été consulté en ce qui concerne l’opération.

Au cours de cette réunion Arsen Avakov serait venu avec l’idée d’utiliser des hooligans du football, connus comme « ultras », dans l’opération. Depuis qu’il a été le chef de l’administration régionale de Kharkov il a travaillé étroitement avec les dirigeants de clubs, qu’ il a continué de parrainer même à partir de sa nouvelle résidence italienne.

Kolomoisky a fourni temporairement son bataillon privé « Dniepr-1 » au commandement des fonctionnaires de police à Odessa et a également prévu un paiement en espèces de 5 000 $ pour « chaque séparatiste pro-russe  » tué pendant l’opération spéciale.

Mycola Volvov was wanted by Ukrainian police since 2012 for fraud.

Quelques jours avant l’opération d’Odessa Andriy Parubiy a apporté des dizaines de gilets pare-balles à des nationalistes. Cette vidéo montre un épisode de la remise des gilets avec les militants du Maidan à Odessa.Prendre note de la personne qui reçoit les colis. C’ est Mykola Volkov, un criminel du noyau dur local qui serait intervenu  à plusieurs reprises lors de l’assaut sur la maison des syndicalistes en train de tirer avec un pistolet sur les gens et qui dans son rapport sur l’incident communique  par téléphone à un fonctionnaire à Kiev.

Préparations

Des militants ultranationalistes de l’ Assemblée nationale Ukrainienne extrémiste (UNAUNSO)  qui peuvent être reconnus par leurs brassards rouges, étaient également utilisées lors de l’opération. Ils ont été assignés à un rôle clé dans la mise en scène des provocations : ils se présentaient masqués comme les défenseurs de la cité des tentes sur Koulikovo Pole et ensuite ils attiraient leurs occupants à la maison des syndicats pour qu’ils soient abattus. .

Quinze barrages routiers ont été mis en place à l’extérieur d’Odessa, sécurisés par des militants sous le commandement personnel du bataillon de Kolomoisky « Dniepr-1 » , ainsi que les voyous du secteur droit de Dnepropetrovsk et des régions occidentales de l’Ukraine. Par ailleurs, deux unités militaires de l’auto-défense de Maidan sont  arrivées à Odessa, sous le commandement du chef par intérim de l’administration du Président, Sergueï Pashinsky – le même homme qui avait été pris avec un fusil de sniper dans le coffre de sa voiture le 18 février sur la place de l’indépendance (Maidan) à Kiev. Pashinsky affirma plus tard qu’il n’avait pas été pleinement informé sur les plans de l’opération et qu’il avait envoyé ses hommes pour « protéger le peuple d’Odessa. » Ainsi, il y avait un total d’environ 1 400 combattants venus d’autres régions de l’Ukraine  – ceci s’inscrit en faux de l’idée que ce seraient « des résidents d’Odessa », qui ont incendié  la maison des syndicats.

Dmitry Fucheji mysteriously dissappeared soon after the tradegy in Odessa.

Le rôle des forces de police d’Odessa dans l’opération était commandé personnellement par le chef de la police régionale, Petr Lutsyuk et son adjoint Dmitry Fucheji. Lutsyuk a été chargé de neutraliser le gouverneur régional d’Odessa, Vladimir Nemirovsky, pour l’empêcher de mettre sur pied une stratégie indépendante qui pourrait perturber le fonctionnement de l’opération. Fucheji avait été conduit par les extrémistes de droite à la place où il aurait été « blessé » (pour échapper à toute responsabilité sur les événements ultérieurs).

L’opération était initialement prévue pour le 2 mai – la journée d’un match de football, ce qui justifierait la présence d’un grand nombre de sportifs amateurs (« ultras ») dans le centre ville et aurait aussi minimisé le nombre  de résidents d’Odessa dans les rues qui n’ont pas participé à l’opération, étant donné que la majorité de la population serait hors de la ville jouissant de leurs vacances de ce jour de mai.

Opération

Le train de Kharkov est arrivé à Odessa le 2 mai à 08 h, transportant des supporters du Club de football Metallist, y compris certains « ultras » qui participaient à l’opération. En outre, les militants du bataillon « Dniepr-1 » et du Secteur droit pénétraient en même temps dans la ville en petits groupes. Certains des militants d’auto-défense de Maidan sont aussi arrivés de Kiev, la plupart d’entre eux en voitures. Ce jour-là, la police d’Odessa avait des ordres stricts, de ne pas d’arrêter des voitures avec des plaques d’immatriculation de Lvov, Dnipropetrovsk et Kiev.

112121_originalDans l’après-midi, certains des combattants que se dirigeaient vers la place   Sobornaya, où ceux qui participaient à la « marche  pour une Ukraine unie » ont été au point de rassemblement. Leur mission était d’organiser la foule et de les amener aux barricades sur la place grecque. Un groupe d’« opérations spéciales » avec des rubans de St. George  ont enfilé leurs passe-montagnes et ont marché vers le bas de l’Avenue Alexandrovsky. Il s’agissait des « militants pro-russes » vus tels qu’on les voit sur de nombreuses photos et vidéos.Les provocateurs portaient des brassards rouges sur leurs manches afin de se distinguer des militants réels,  basés à Odessa. De même, la police, qui avait des informations privilégiées sur les détails de l’opération, arborait des brassards rouges également.Malheureusement, certains des militants réels, qui n’avaient pas accès à cette information, ont cédé aux invites pressantes des provocateurs et se sont précipités pour chasser «  les fascistes ».

De nombreux témoins oculaires ont enregistré ce qui s’est passé ensuite. Avec le soutien de la police, les soi-disant « pro-russes » provocateurs se sont alignés près du centre commercial de « Afina » à l’intersection de la rue grecque et de l’avenue du vice-amiral Zhoukov, où les  provocateurs parmi les supporters de football, y compris ceux qui étaient du Cecteur droit et UNA-UNSO, les ont attaqués (ce qui a été confirmé  par les observateurs des pro-Maidan). Des armes à feu ont été utilisées par les deux parties et les deux côtés ont souffert d’accidents mortels.

La tâche de distraire les supporters de football « honnêtes » du jeu et d’orienter la foule vers Koulikovo Pole avait été entièrement accomplie. Les provocateurs qui avaient incité la foule se sont retirés ensuite au centre commercial « Afina », où ils ont été ensuite emmenés par la police. Ils ont subi des blessures, mais aucun décès.

Alors que les affrontements étaient en cours sur la place grecque, un groupe de voyous du Secteur droit a mis en œuvre la partie principale de l’opération, nom de code « Ha’ola » – de l’expression « Miebeaxh Ha’ola »qui en hébreu signifie « l’autel des holocaustes ». Ils ont glissé dans la maison des syndicats, par le biais de l’entrée arrière et fortifié leurs positions dans le sous-sol et le grenier. Ce groupe contenait seulement des combattants éprouvés qui ont expérimenté des meurtres.

139769_originalAlors que les masses se déplaçaient à travers le centre depuis la place grecque à Kulikovo Pole, certains des provocateurs sont montés dans les voitures et ont accéléré devant la plus grande partie de la foule, qui s’engouffrait dans le camp de tentes et ils incitaient  à la panique en criant « secteur droit est sur la bonne voie! » et « Ils vont  te tuer! » et ainsi de suite. Dirigés par les provocateurs, beaucoup d’activistes sont entrés dans la maison des syndicats au lieu de se répandre  dans toute la ville. Certains d’entre eux sont descendus au sous-sol dont personne n’est sorti vivant –  ils ont été torturés, tués et massacrés à la machette. D’autres se sont  dirigés vers les étages. L’essence a été mélangée au napalm mixture mortelle, âcre au monoxyde de carbone. La recette de ces cocktails mortels a été créée par des chimistes de la place de l’indépendance, mais ils ne  s’en servaient pas là. À Odessa, le mélange a été employé pour la première fois et ce n’était pas un hasard : un massacre avec un grand nombre de victimes était nécessaire afin de terroriser tout le pays.

146401_originalLa « bataille » pour la maison des syndicats a duré plusieurs heures, pendant lesquelles  certains des militants ont  fait semblant de créer une résistance en jetant des Molotov cocktail sur le toit, tandis que d’autres méthodiquement massacraient, étranglaient et incinéraient leurs victimes. Afin d’assurer que l’incendie ne pouvait pas être éteint, les pompes à eau ont été détournées.

Après « Ha’ola », les assassins de secteur droit ont fui le bâtiment par le côté et les sorties arrières..Puis, la police est entrée dans le bâtiment. Le nombre qui est devenu le nombre officiel de morts – 46 – inclut seulement les morts dans les étages supérieurs du bâtiment. La majorité des victimes, qui étaient dans le sous-sol, n’ont pas été comptabilisées.. Le nombre exact de morts risque de ne jamais être connu , mais la plupart des sources affirment qu’entre 120 et 130 personnes  ont été tuées.

La vérité ne peut pas être dissimulée

La junte avait soumis la police et le service de sécurité, mais il y a aussi le Bureau du procureur. Et maintenant le procureur par intérim, Oleh Makhnitsky  a déclaré :

« Cette action [à Odessa] ne s’est pas faite à un certain niveau interne, c’était une action bien planifiée et coordonnée, dans lequel les représentants des autorités ont pris part. »

Il est peu probable qu’il sera autorisé à nommer ceux qui sont véritablement responsable de la tragédie.Mais la junte à Kiev ne sera pas en mesure de complètement dissimuler la vérité sur ce qui est arrivé à Odessa. Cette tragédie doit être l’objet d’une enquête approfondie et les coupables doivent être soumis à un tribunal international pour les crimes commis contre l’humanité. Nuremberg-2 attend Tourchinov & Co.

Source en russe : Militant antifasciste

Traduit et adapté par Examen ORIENTAL

OU ‘ mise à jour 15 mai 2014 22:25 (MSK)

Deux interceptions téléphoniques  extrêmement importantes ont été rendues publiques aujourd’hui : tout d’abord il y a  l’appel téléphonique de l’oligarque ukrainien d’origine juive Igor Kolomoisky à l’ex-candidat présidentiel ukrainien Oleg Tsarev  qui dirige maintenant la rébellion antifasciste du sud-est, la  résistance opposée à  Kiev. Pendant deux minutes  Kolomoisky parle du fait qu’un homme juif de Dnepropetrovsk (cette région est actuellement baronnie de Kolomoisky) a été tué le 9 mai lors d’affrontements à Marioupol et il avertit Tsarev que la communauté juive de la ville a annoncé une prime de 1 million de dollars pour la  tête de Tsarev. Kolomoisky a également conseillé à Tsarev de quitter l’Ukraine. Enregistrement complet (en russe) :

Plus tard une autre conversation est apparue sur l’Internet. Un ami proche de Oleg  Tsarev, Noginsky parlait au consul honoraire d’Israël en Ukraine Ian Epstein. Noguinski . Il l’a informé  de l’appel de ce Kolomoisky à Tsarev et lui a  demandé de confirmer si la communauté juive à Dniepropetrovsk a déclaré vraiment un contrat sur la tête de Tsarev. . Epstein Niguinski le nie fermement. Au cours de l’échange,  Epstein donne son  opinion sur le comportement de Kolomoisky.  Noguinski mentionne comme un fait établi que Kolomoisky a embauché les voyous qui ont brûlé des gens à Odessa le 2 mai. Son motif était d’exterminer la résistance populaire contre la junte à Odessa et d’installer  Igor Palitsa son gouverneur – marionnette dans cette ville (ce dernier a effectivement pris ses fonctions  le 6 mai). Selon Noguinski, Kolomoisky a maintes fois demandé à Tourchinov et aux autres dirigeants de la junte « de lui laisser Odessa pour y restaurer le même ordre qu’à Dnepropetrovsk ». Il a également affirmé que Kolomoisky  était « fou » et  qu’il « pensait être  un nouvel Hitler ». Epstein a peur et insiste sur le fait que « les Juifs n’ont rien à voir avec cette personne ». Il convient toutefois de voir que le scandale, s’il était rendu public changerait la situation de l’Ukraine. .

Conversation complète (en russe) :

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=2ia6WqBdfUw

Source : http://histoireetsociete.wordpress.com/

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