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La démocratie à l’européenne : tout excepté la critique

La démocratie à l’européenne : tout excepté la critique

Par La Voix de la Russie |Les médias européens commentent ces derniers jours le refus de la Commission européenne d’enregistrer l’action contre la conclusion de l’accord sur la zone de libre-échange entre l’UE et les Etats-Unis : officiellement – le Partenariat commercial et d’investissements transatlantique et contre un accord analogue avec le Canada : SETA. Près de 250 ONG et associations politiques européennes participent au mouvement contre le futur accord avec les Etats-Unis sous le mot d’ordre « Stopp-TTIP ! »

Ayant fait part d’intention d’aménager une zone de libre-échange entre les continents, le leader de la superpuissance d’outre Océan a promis de préparer une transaction globale dans l’esprit d’« honnêteté et d’ouverture ». Cependant, les Européens mettent en doute dès le début du marathon des pourparlers la sincérité de leur partenaire aîné. Premièrement, tous les pourparlers se sont déroulés à huis clos. Cela n’aurait rien d’extraordinaire si le texte de l’accord dissimulé aux signataires européens n’était pas élaboré par l’allié atlantiste.

Les doutes des Européens se sont accentués au fur et à mesure qu’ils se familiarisaient avec certaines clauses du futur accord. Il y a eu, en particulier, des craintes d’afflux de viande d’animaux clonés ou élevés avec emploi d’hormones ainsi de produits génétiquement modifiés. Les critères de ces produits aux Etats-Unis sont sensiblement inférieurs aux standards européens. Le projet de Règlement sur la protection des investissements réserve des avantages aux consortiums américains.

Le mouvement de 250 ONG et associations politiques a proclamé récemment l’action sous le mot d’ordre « Stopp-TTIP ! » pour initier l’élaboration par la Commission du projet de loi approprié. Ce droit, élément de la « démocratie directe », a été garanti aux citoyens européens par le Traité de Lisbonne sur les réformes de l’UE qui est entré en vigueur en 2009. Pour enregistrer l’initiative il est nécessaire de recueillir au moins un million de signatures dans sept pays au minimum. Selon le portail «EurActiv», les représentants de 21 pays participent à l’action. Plus de 700 mille signatures sont déjà recueillies ne fut-ce qu’en Allemagne. Or, la Commission européenne a refusé, malgré tout, d’enregistrer l’initiative/ Cela est dû, entre autres, à certaines lacunes juridiques formelles, en particulier à l’impossibilité d’enregistrer les initiatives « négatives ».

Certains experts, par exemple le vice-directeur de l’Institut d’analyse politique et militaire Alexandre Khramtchikhine, n’estiment pas l’UE une institution entièrement démocratique.

« Les organes dont la légitimité n’est pas confirmée au plan de la démocratie dirigent l’UE, dit l’expert. C’est là la contradiction globale qui s’accentue. Bien que le Parlement européen soit élu par les habitants, la participation électorale est le plus souvent très basse. Les origines de l’Exécutif sont imprécises. De ce fait, le Législatif et l’Exécutif sont séparés tant des habitants que des intérêts des pays membres. »

En ce qui concerne l’UE, il suffit d’évoquer les sanctions introduites à l’égard de la Russie qui portent préjudice aux pays membres. Sans parler de la tactique des pays de l’UE qui marchent dans le sillage de la politique des Etats-Unis.

Source : http://french.ruvr.ru/2014_09_15/La-democratie-a-l-europeenne-tout-excepte-la-critique-7567/


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