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Au sommet de l’UE, on a écouté Porochenko mais on a refusé de lui donner des armes

Au sommet de l’UE, on a écouté Porochenko mais on a refusé de lui donner des armes

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Par La Voix de la Russie | Le sommet extraordinaire de l’UE à Bruxelles du 30 au 31 août s’est terminé après minuit, on devait y approuver les candidatures aux postes dirigeants et examiner, en dehors du programme initial, la question ukrainienne.

Les candidats ont été approuvés, mais « la question ukrainienne », celle de la Russie et la réponse de l’UE à la prétendue « intervention russe » en Ukraine ont été seulement effleurées. Moscou a été sermonnée de nouveau, on a chargé la Commission européenne d’élaborer les nouvelles sanctions dans le domaine financier et énergétique. Elaborer, mais non introduire. L’UE a refusé de livrer à Kiev les armes.

Initialement, Kiev ne figurait pas dans l’ordre du jour. Mais le président Piotr Porochenko est arrivé à Bruxelles, en état de panique à cause des opérations fructueuses des miliciens populaires dans le sud-est. Et au briefing en petit comité, il a informé l’UE que la Russie, soi-disant « ayant déjà fait irruption en Ukraine », sévit là. Puisque la plupart des déclarations sur la prétendue agression est faite depuis longtemps par Kiev en état de surexcitation, l’UE a du mal à prendre quelques décisions antirusses en vertu des informations provenant seulement de Kiev. D’autant plus que le sommet se passait tout juste le jour où les 9 parachutistes russes ayant traversé par hasard le 25 août la frontière avec l’Ukraine étaient redonnés à la Russie. Pour Kiev, l’intervention des troupes russes, c’était cela. À propos, le même jour, la Russie a rendu à l’Ukraine près d’une centaine de soldats ukrainiens ayant, eux aussi, traversé illégalement la frontière une semaine avant.

A l’en croire l’information de Kiev, la Russie a déjà fait irruption quelques dizaines de fois en Ukraine, mais « jamais les faits ne nous ont été présentés », a déclaré le ministre des affaires étrangères Sergueï Lavrov à Moscou.

« La dissimulation des faits en ce qui concerne les événements en Ukraine – c’est un trait caractéristique, avant tout, pour la position des États-Unis et d’une série d’Etats européens : que ce soit les affirmations sur le déplacement de nos troupes, la participation directe des services secrets américains à la formation des militaires ukrainiens pour la tenue de l’opération musclée, l’enquête sur le crash du Boeing malaisien, les tragédies sur « le Maidan » (« l’affaire des tireurs d’élite ») ou à Odessa le 2 mai etc. »

Comme le ministre russe l’a dit, Kiev et ses protecteurs suivent une logique très étrange en matière du règlement. Ils demandent constamment que les miliciens populaires déposent les armes et se rendent. D’abord, nous vous exterminerons, disent les pouvoirs de Kiev, et ensuite, nous commencerons un dialogue, en plus, nous, les vainqueurs, nous imposerons nos propres conditions. Ce n’est pas un plan du règlement, c’est la voie vers l’impasse, trouve Sergueï Lavrov.

Après le sommet, le Premier ministre slovaque Robert Fico a fait une déclaration qui montre que dans la question des nouvelles sanctions contre la Russie, en Union européenne, il n’y a pas d’unité. Il a dit que la Slovaquie pouvait bloquer les sanctions « absurdes et contre-productives » si elles continuaient à causer un préjudice à l’économie du pays. Et le Premier ministre de la République Tchèque Bohuslav Sobotka a déclaré que l’Union européenne devait, en général, reconsidérer sa stratégie concernant la crise ukrainienne. L’UE, a-t-il rappelé, a déjà pris la décision sur les sanctions, cependant, les combats dans l’Est de l’Ukraine ne s’arrêtent pas et le nombre de victimes grandit constamment. « Et dans une proche perspective, on ne voit pas un règlement pacifique ».

Il serait naïf de croire que Bratislava ou Prague sont en état de « bloquer » quelque chose en UE ou mettre le veto : leur « poids » là est insuffisant. Mais les mesures de rétorsion russes, « les sanctions alimentaires » contre l’Union européenne, les États-Unis, l’Australie et la Norvège ont déjà dégrisé certains, c’est un fait. Les fermiers subissent des pertes particulièrement grosses à cause de la clôture du marché russe. Les pertes de l’Union européenne sont évaluées différemment. On nomme ces chiffres : de 6 à 12 milliards d’euros.

http://french.ruvr.ru/2014_08_31/Au-sommet-de-l-UE-on-a-ecoute-Porochenko-mais-on-a-refuse-de-lui-donner-des-armes-8744/?slide-1Source:

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