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Ukraine : L’EFFONDREMENT DU CHAUDRON SUD

Ukraine : L’EFFONDREMENT DU CHAUDRON SUD

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Ukraine, le (tant attendu) compte-rendu de situation, traduit par Gleb Bazov, partie 1

Le point d’ébullition du Chaudron sud

Original : La Voix de Sébastopol, le 8 août, 2014
Traduit du russe à l’anglais par Gleb Bazov
Édité par S. Naylor

chaudron sud

Le Chaudron sud a atteint son point d’ébullition ; il est en train de vivre ses dernières heures. Tout ce qui n’a pas réussi à fuir vers la Russie ou à sortir de l’encerclement est en train d’être grillé. Hier, à la suite d’une attaque menée depuis l’extérieur pour tenter de rompre le blocus, les restes des brigades encerclées, après avoir réuni un groupe blindé et abandonné tout qui ne pouvait pas se déplacer, se sont ruées dans la direction de Miusinsk pour essayer de percer. Cela a conduit à des combats au cours desquels la ville a passé sans cesse d’une faction à l’autre. Afin de prévenir l’unification des deux groupes ennemis – celui qui essaie de sortir, et l’autre, un groupe de secours avançant à travers Orlovka en direction du nord de Enakievo – la milice a tenté de pousser les troupes sortantes au nord-est de Miusinsk.

Pour le moment, les combats se poursuivent. La junte tente d’utiliser cette percée de l’encerclement pour couper les communications entre les miliciens et Donetsk. La direction de la RPD comprend cela, et c’est pourquoi hier, il y avait des batailles frontales, qui ont continué aujourd’hui. Le résultat de ces batailles aura une importance opérationnelle. La situation est difficile dans ce secteur, car il n’y a pas de lignes de front claires et chacune des deux factions continue à manœuvrer avec ses réserves en vue d’atteindre ses objectifs respectifs. L’objectif de la junte est de sortir les restes des brigades encerclées, tout en conservant le contrôle sur Miusinsk. La milice cherche à déloger les troupes de la junte de Miusinsk, et ce faisant, à créer un nouveau chaudron pour les troupes qui viennent de percer.

En ce qui concerne Panteleimonovka, il a été rapporté sur le forum Internet où Strelkov partageait régulièrement ses séances d’information, qu’il reste dans les mains de la milice ; même si hier il y avait des rapports contradictoires suggérant qu’il avait été abandonné. Il semble que des combats y soient en cours et que, tout comme avec Miusinsk, le contrôle de ce village ne cesse de passer d’un camp à l’autre.

Voici un récit, du côté ukrainien, de l’évasion du Chaudron. Si je puis m’exprimer ainsi, ce sont là, de la bouche même du Chaudron sud en ébullition, des nouvelles toutes chaudes, à peine sorties des tuyaux…

Le pire des putains d’appels téléphoniques de ma vie.

« Petunya, Aliocha, Seryoga, Oleg, et tous les autres d’Odessa sont vivants.

Il y a un grand nombre de « 200 » [Note : Tués au combat/KIA] parmi les gardes-frontières de Belgorod-Dnestrovsk, Mogilyov-Podolsk, un tas de parachutistes morts de Nikolaïev, de la 24ème [Brigade]. C’est le résultat du retrait de nos troupes de la frontière. Au cours des deux derniers jours, il y a eu beaucoup plus de gens tués qu’au cours de l’ensemble des 42 jours de notre déploiement sur les positions sud. Beaucoup de ces morts ont été laissés sur place, dans les champs de tournesol, sur les routes…

Après le ravitaillement de leurs véhicules, à la base de campagne des Forces armées de l’Ukraine, ils ont l’intention de foncer tout du long jusqu’à Odessa.

L’opération visant à sécuriser la frontière a lamentablement échoué, ce qui donne un tas de cadavres et un avantage minime. Tout allait bien jusqu’à ce que la Russie commence à bombarder nos troupes depuis son territoire.

Quatre-vingt dix pour cent de tout le matériel de notre groupement militaire a été brûlé à la frontière ; des centaines de gars ont péri…

Tous ceux qui ont survécu se sont écartés de la frontière : parachutistes, artilleurs, fantassins mécanisés, les gardes-frontières. Ce n’est pas volontairement qu’ils ont décollé, et quand ils l’ont fait, ils ont couru tout simplement « pour rentrer à la maison », sans aucun plan raisonnable de retraite. En gros, personne ne commandait le retrait ; ils ont fui dans toutes les directions… Ils ont roulé dans des véhicules cent fois endommagés : des BTR dont les systèmes de transmission étaient morts, des Gazelles, des jeeps UAZ, des Shishigas. Ceux qui se trouvaient dans des camions Oural, des BTR ou des camions Kamaz fonctionnels ont eu la chance. Chaque fois qu’un véhicule tombait en panne, tout de suite, il y avait des cadavres et des « 300 » [Note : blessés au combat/WIA].

« Nos gars ont pleuré au téléphone. Ils ont pleuré de honte, ils ont pleuré à cause de ceux qui étaient laissés là, gisant dans les champs… parce que les ramasser, s’arrêter, aurait signifié la mort. Ils éprouvaient un fort ressentiment de se faire ainsi tirer dessus, de ce qu’on ait complètement calciné leur matériel, sans qu’il leur soit même possible de répondre à travers la frontière avec tout ce qu’ils avaient. »

Petya dit : « Je n’oublierai jamais la façon dont nous avons conduit à pleine vitesse, tandis que depuis l’autre côté de la frontière, des Grad et des canons nous défonçaient. Nous sommes en train de fuir dans un Shishiga [NdT : surnom du GAZ-66, camion militaire soviétique qui a été le principal véhicule d’infanterie motorisée en URSS, et continue d’être en service dans certains pays] tout démoli et voici que, devant nous, une main émerge d’un champ de tournesols et s’agite. Le corps n’a plus de jambes ; une Gazelle [NdT : minibus GAZ-3221] brûle à côté de lui. La colonne a viré au chaos… ceux qui avaient les moteurs les plus puissants ont pris la tête et ont essayé de ramasser nos gars sans arrêter le mouvement. Si un BTR tombait en panne, il était immédiatement abandonné ; l’équipage ramassait ses armes légères et attendaient le véhicule suivant pour sauter se percher dessus… Il n’y a que dans les films que j’aie jamais vu cela. Ce n’était plus du tout une colonne ; c’était simplement une ligne de véhicules en mouvement à travers champs. Je ne sais pas qui sont ces colonels qui nous ont envoyés faire retraite le long de la frontière, en sachant à l’avance que la Russie nous tirait dessus. »

Seryoga, au téléphone : « Sur le pont de bateaux, les séparatistes nous ont frappés avec des mortiers, et c’est là que nous avons finalement riposté ; nous leur avons donné une bonne raclée. On a capturé un cosaque : il s’est avéré être un officier des Forces armées de la Fédération de Russie. Il nous a suppliés de le laisser aller, jusqu’à ce que ses yeux saignent, disant qu’il avait des enfants à la maison… il nous a dit que beaucoup des Cosaques sont des officiers de l’armée russe sous un déguisement. Nous l’avons abattu. Nous avons conservé sa plaque d’identification ; plus tard, nous le démontrerons. Je ne peux pas vous le dire avec certitude, mais il y avait environ 300 véhicules dans la colonne… putain, qui sait combien il en restait à la fin : je dirais environ la moitié. En ce moment, nous sommes en train de le découvrir, et de confirmer nos listes. »

C’est comme ça, les gars : j’ai envie de tuer.

Selon les rapports de la junte, environ 1.000 hommes ont réussi à sortir du Chaudron. Il convient de mentionner que, au moment de l’encerclement, le groupement comptait entre 5.500 et 6.000 hommes. En tenant compte des unités qui ont opéré une retraite en Russie et de celles qui sont retournées en Ukraine, au cours de l’encerclement dans le Sud la junte a perdu les 2/3 des troupes encerclées. Les pertes de matériel militaire sont également importantes : une partie a été détruite dans les combats, une autre a été capturée par la Milice ou lui a été transférée, et une dernière partie a été détruite lors de la retraite en raison du manque de carburant et des pannes.

Dans les 2 prochains jours, l’armée de Novorossia procèdera au nettoyage des groupes ennemis qui restent dans le Chaudron. A l’issu de cette opération, le nombre de trophées gagnés par la milice et les pertes globales de la junte en matériel militaire seront définitivement clarifiés. Les informations concernant les 18 lance-roquettes multiples Grad capturés par la milice ont été confirmées. Selon Russia Today, à ce jour, le nombre total de trophées est de l’ordre de 70 unités. Leur état de fonctionnement est inconnu. En outre, la junte a déclaré que tout ce qui ne pouvait pas bouger avait été détruit pendant la retraite. La quantité de matériel militaire détruit est pour l’instant inconnue.

Vidéo : Une colonne de Grad capturés en trophée par la Milice dans Makeevka

Pour l’heure, en dehors du ratissage, l’armée de Novorossia libère des troupes qui, plus tôt, avaient été engagées à bloquer le groupement ennemi encerclé. La plus grande partie de ces forces sera transférée en direction de Shakhters-Snezhnoye, tandis que certaines d’entre elles seront envoyées pour en finir avec l’aéroport de Lugansk. Il faudra 2 à 3 jours pour redéployer les chars, les lance-roquettes multiples et les batteries d’artillerie, ensuite de quoi il faudra s’attendre à des frappes contre les positions des troupes de la junte. Dans l’ensemble, les lignes de front se sont raccourcies, pour la Milice, tandis que la densité des tirs d’artillerie va inévitablement augmenter, ce qui revêt une importance critique, car c’est l’impact de l’artillerie qui, jusqu’ici, a permis à la Milice de parer sinon la totalité, du moins la majorité des attaques de la junte.

Vidéo : L’endroit où le MiG-29 a été abattu

Il faudra compter, approximativement, de l’ordre de 2 à 3 semaines pour remettre les 79e et 24èmes Brigades en condition de retourner à la bataille. Pour la 72e Brigade, il s’agira plutôt d’un mois et demi. D’importantes pertes en hommes et en équipement ne se remplacent pas aussi facilement. Dans l’ensemble, la milice a gagné la bataille pour le Chaudron Sud. Le groupement sud de l’ennemi a été vaincu et mis en déroute. Ayant subi des pertes considérables, le groupe a été contraint de tenter de percer jusqu’à ses propres troupes.

Dans le même temps, le transport militaire et la force aérienne de combat de la junte ont également subi des pertes importantes, ayant constamment souffert des MANPADS [NdT : lance-roquettes portables] et la DCA de la Milice. Le contact avec la frontière est maintenant devenu si large qu’il en est indécent, permettant à la RPD et à la RPL d’organiser des voies d’approvisionnement par les points de passage de la frontière sud, points qui étaient auparavant contrôlés par la junte en raison de leur localisation sur le territoire du Chaudron sud. La logistique des lignes d’approvisionnement s’en trouve considérablement raccourcie pour les unités de la Milice dans le sud du Donbass.

DécorationAtaman Kositsyn a déjà réussi à promulguer un ordre récompensant le commandant du groupe Prapor qui a libéré le point de contrôle frontalier de Dolzhanskiy :
« Pour la bonne exécution de la mission de combat visant à libérer des occupants ukrainiens le point de contrôle frontalier de Dolzhanskiy, il est par les présentes décerné au commandant de l’unité Prapor la plus haute distinction : l’étoile d’or de l’Ordre des « Héros du peuple cosaque ».

« Hier, 7 août 2014, à 22h30, le drapeau de la garde nationale cosaque a été hissé au-dessus du point de contrôle frontalier de Dolzhanskiy. Ce 7 août 2014, nous avons commencé un nettoyage du point de contrôle frontalier de Dolzhankiy et des territoires adjacents, afin de les purger des formations militaires américaines et bandérites. L’unité Prapor a exécuté une mission de combat qui lui avait été affectée par le général N.I. Kositsyn. Pendant la bataille, dans le cadre de la libération du poste de contrôle frontalier de ses occupants, deux véhicules blindés et un grand nombre de soldats ennemis ont été éliminés. En ce moment même, les dernières opérations de nettoyage et de déminage des territoires adjacents, qui avaient été minés par l’armée ukrainienne, sont en cours. »

Le fait que la milice ait été incapable d’en terminer avec les restes des forces encerclées dans le Chaudron souligne la persistance de certains problèmes de l’armée de Novorossia à repousser les attaques de grandes formations mécanisées. A ce stade, la pénurie de chars, d’armes antichars et d’artillerie ne permet pas aux forces de la milice de neutraliser la capacité de l’ennemi à mener des attaques de balayage de zone. Ce facteur objectif est, pour l’essentiel, ce qui a empêché la défaite totale de l’ennemi.

Même en l’état, cependant, c’est une victoire, en particulier compte tenu des énormes pertes de l’ennemi et des conséquences stratégiques de l’élargissement du contact avec la frontière. Dans l’ensemble, les prochains jours seront consacrés à la localisation des effets de l’évasion de ce qui restait des forces encerclées, et à la stabilisation de la ligne de front dans la région Shakhters-Snezhnoye-Torez. Il semble que la milice soit parfaitement en mesure de mener à bien ces opérations d’ici à la fin de la semaine, compte tenu des renforts que la liquidation du Chaudron sud a permis de libérer.

Source : http://vineyardsaker.blogspot.fr/2014/08/the-much-waited-ukraine-sitrep.html

Ukraine, le (tant attendu) compte-rendu de situation, traduit par Gleb Bazov, partie 2

Original : Journal en direct du colonel CASSAD, 8 août, 2014
Traduit du russe à l’anglais par Gleb Bazov
Édité par S. Naylor

Motorola guériPhoto : Motorola : le bras a guéri et il est de retour sur le champ de bataille

Aujourd’hui a été une journée très étrange. Malgré la situation contradictoire près de Saur-Mogila et l’effondrement du Chaudron sud, il nous a fallu littéralement arracher du champ de bataille les informations en provenance de nos sources. Il n’y avait pas de ces habituels rapports sombres de Strelkov discutant des violents combats ; pas de communiqué bravache sur les grandes pertes subies par les troupes de la junte dans le Chaudron. Il semble que la raison en soit que les commandements de la RPD et de la RPL se concentrent maintenant sur l’effondrement du Chaudron, la conservation de Saur-Mogila et la poursuite des combats dans la région Shakhtersk-Torez-Snezhnoye, cela couplé avec les tentatives pour forcer la junte à quitter Miusinsk.

Pour l’essentiel, voici ce que nous avons pu déterminer :

En ce qui concerne Saur-Mogila

En ce qui concerne Saur-Mogila, 4 sources dans la République du Peuple de Donetsk ont été interrogées. Deux d’entre elles ont déclaré avec assurance que la milice continue de conserver la hauteur. Une autre a déclaré que les forces de la junte ont pris le contrôle, non de Saur-Mogila, mais du village de Saurovka et de quelques cotes (NdT : hauteurs) bien précises. Selon une autre version, plus détaillée, le sommet de la hauteur se trouvait sous le contrôle de 15 miliciens. Après les pilonnages massifs de l’artillerie, ils se sont retirés de la montagne, mais les troupes de la junte se révèlent également incapables de prendre le contrôle de la hauteur, parce que ceux de notre camp continuent à pilonner le sommet avec l’artillerie. A cette heure, une intense bataille est en cours là-bas.

Le fait qu’aucune des factions ne soit en mesure de présenter des preuves photographiques de ce qu’elle aurait le contrôle de la hauteur pourrait signifier que celle-ci doit désormais être considérée comme un territoire contesté, et que la milice ne le contrôle pas complètement. Les Grads récupérés en trophées sont apparemment redéployés à Saur-Mogila ; cependant, ils n’ont qu’une quantité assez limitée de munitions. Afin de comprendre quel camp contrôle la hauteur, il ne reste plus qu’à attendre la conclusion de l’engagement (toutes les sources ont déclaré avec confiance que la bataille de Saur-Mogila continue).

Une perte du contrôle de Saur-Mogila viendrait, dans une certaine mesure, nier la victoire dans le Chaudron du sud, parce que couvrir Saur-Mogila permettrait à la junte de concentrer ses forces pour une attaque contre Donetsk depuis le sud-est. Dans le même temps, la junte serait en mesure de déployer là-haut une formation puissante d’artillerie, par analogie avec le Mont Karachun.

En ce qui concerne le Chaudron sud

En ce qui concerne le Chaudron, tandis que quelques-unes des forces de la junte ont réussi à percer jusqu’à leurs troupes, d’autres unités étaient contraintes de se dévier au nord de Miusinsk, où la milice tente de créer un mini-chaudron pour ceux qui n’ont pas réussi à prendre le large. Les combats se poursuivent là-bas, mais ce n’est plus qu’un objectif somme toute secondaire. Le principal objectif des contre-attaques entreprises par la Milice est la restauration des communications avec Donetsk, communications qui se sont trouvées interrompues au cours de l’évasion. Ici l’humeur est davantage à l’optimisme. L’ennemi subit des pertes, et la Milice n’a pas perdu espoir d’obtenir des trophées ; cependant, de la façon dont cela se présente, et étant donné que la bataille pour Miusinsk a déjà duré deux jours, ce ne sera pas une tâche facile à accomplir.

Le matériel militaire qui a été capturé se compte, de fait, par dizaines d’unités. Si l’on comptabilise l’équipement qui n’est pas immédiatement opérationnel ou qui est partiellement endommagé, alors le nombre total de trophées pourrait s’élever jusqu’à cent unités. Cependant, de cette masse disparate de matériel et de canons, il est possible que seule une moitié puisse être jamais alignée à court terme dans la bataille. Certaines unités nécessitent des réparations sur le terrain ou en usine, et certaines manquent de munitions. La situation en ce qui concerne le carburant est, semble-t-il, meilleure.

Fait important, le problème de l’absence de cadres spécialistes n’a pas disparu. Il n’y a pas tellement de servants de chars et de conducteurs de BMP qualifiés, et encore moins d’artilleurs. Compte tenu de la forte augmentation du nombre de canons et de lance-roquettes multiples disponibles, cela crée une situation de grave pénurie de cadres spécialisés pour combler les postes nouvellement créés.

Mise à jour pour Saur-Mogila

23h30 – 8 juillet 2014 : Briefing de la Milice

« Parce que tout le monde est inquiet, je vais partager avec vous quelques nouvelles brèves. Tout à l’heure, mon ami a parlé avec les commandants de deux unités distinctes. Ils disent, sans équivoque, que Saur-Mogila est sous un contrôle extérieur. Le bataillon Vostok a été surpris d’apprendre sa mort prématurée (pour leur peine, j’espère qu’ils vont vivre longtemps). Il convient de tirer à vue sur les provocateurs : j’ai moi-même été un ardent défenseur de cette devise pendant un certain temps. »

22h20 – 8 Juillet, 2014 : Briefing d’un milicien du bataillon Vostok

« Nous en sommes sortis ! En dépit de tout, nous en sommes sortis ! Les Ukies ont essayé d’encercler nos gars sur le monticule. Nos pertes – irrécouvrables – sont de 8 « 200s » [Note : tués eu combat/KIA] et de 11 « 300s » [Note : Blessés au combat/WIA]. Cela est confirmé. Mais nous n’avons pas décroché sans leur faire une surprise ! Deux BMP et quatre BTR ont brûlé, c’est certain. Notre groupe de sabotage et reconnaissance (« GSR ») rapporte qu’ils ont abattu un hélicoptère. Nous n’avons pas d’autres informations à l’égard des pertes ukies. Nos gars sont très en colère en ce moment ! Nous avons perdu des camarades de combat ! Nous avons partagé la nourriture ensemble, partagé notre eau et tout l’approvisionnement… Cela se paiera. Aucun doute ! La hauteur n ° 277 est à nous ! Les Ukies et leur équipement n’arriveront jamais là-haut. Il y a un cadeau qui les attend au sommet. Nous serons de retour une fois que nous aurons un peu léché nos plaies… »

Source : http://vineyardsaker.blogspot.fr/2014/08/the-much-waited-ukraine-sitrep.html

[VIDÉO] LA PROPAGANDE ALLEMANDE VIS-À-VIS DE L’UKRAINE DÉCORTIQUÉE PAR ECKART SPOO, ANCIEN RÉDACTEUR EN CHEF DU JOURNAL FRANKFURTER RUNDSCHAU

Dans la lignée des articles écrits par Dagmar Henn dans la chronique Nouvelles du potager, nous vous proposons une interview d’Eckart Spoo, grand journaliste allemand qui a été longtemps le rédacteur en chef du Frankfurter Rundschau (journal quotidien de Francfort-sur-le-Main) et qui dirige aujourd’hui le bimensuel Ossietsky. Eckart Spoo porte un regard très critique sur la machine de propagande que sont devenus les journaux allemands, dans ce cas précis à propos de la crise ukrainienne.

Eckart Spoo, ancien rédacteur en chef du journal Frankfurter Rundschau - Sous-titres en anglais et français.
Eckart Spoo, ancien rédacteur en chef du journal Frankfurter Rundschau – Sous-titres en anglais et français.

Le Saker

Notes 

Traduction des sous-titres en français par Dominique Muselet pour vineyardsaker.fr

Retrouvez toutes nos vidéos sous-titrées en français (et en d’autres langues) sur notre chaine Youtube TheFrenchSaker TV

Lire la transcription intégrale des sous-titres en français

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