A Savoir…(201) – France –

1-La dette française tutoie les 2000 milliards d’euros

2-Critique vis-à-vis de Hollande, DSK pronostique une dissolution en 2015

3-En privé, DSK dit du gouvernement que «la moitié sont des brêles»

4-Sarkozy : “La descente aux enfers d’une République

5-Cahuzac continue de toucher ses indemnités de ministre

6-Une moitié des Français vit avec moins de 1 630 euros par mois

7-Toute la dissuasion militaire française est désormais dans les mains des Américains

8-New York : les autorités américaines ont installé un magistrat chez BNP Paribas

9-Consultez les déclarations de patrimoine des ministres et le rappel à l’ordre adressé à Jean-Marie Le Guen

10-La barre des 5 millions de chômeurs a été franchie en mai

11-L’inquiétante progression de l’économie souterraine

12-La Cour européenne des droits de l’homme valide l’interdiction du voile intégral

13-Incidents – Algérie : Marine Le Pen veut mettre « fin à la double nationalité« 

14-Corse : les indépendantistes du FLNC annoncent l’abandon de la lutte armée

15-Sécurité : plus de 1 000 cambriolages par jour en 2013 en France

16-Les policiers s’alarment des réformes pénales de Christiane Taubira

17-Garde à vue nouvelle formule, mode d’emploi

18-Neuf Français sur dix favorables à une loi autorisant l’euthanasie

19-Les suisses ont au moins gagné le match des plus-values immobilières !

20-Julie Gayet : comment elle s’installe petit à petit à l’Elysée

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1-La dette française tutoie les 2000 milliards d’euros

http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2014/06/30/20002-20140630ARTFIG00335-la-dette-francaise-tutoie-les-2000-milliards-d-euros.php

30/06/2014

La dette publique a augmenté de 45,5 milliards entre le dernier trimestre 2013 et le premier trimestre 2014, pour atteindre 1985, 9 milliards d’euros fin mars.

 

François Hollande, hier à l'Élysée, attend la visite de Horst Seehofer, le ministre-président de Bavière.

 

François Hollande, hier à l’Élysée, attend la visite de Horst Seehofer, le ministre-président de Bavière.

Le gouvernement se serait bien passé lundi matin de la publication du nouveau chiffre de la dette française. Un chiffre qui va venir s’insérer dans les discussions houleuses que l’exécutif a, en ce moment même, sur les questions de finances publiques avec sa majorité. Ce lundi, l’Insee a annoncé que l’endettement avait atteint 93,6 % du PIB à la fin mars. Dit autrement, la dette atteignait 1 985,9 milliards d’euros à la fin du premier trimestre 2014, en forte hausse de 45,5 milliards par rapport au trimestre précédent. À ce rythme-là, il est fort probable qu’elle ait donc aujourd’hui dépassé le plafond hautement symbolique de 2000 milliards. Et si ce n’est pas le cas au milliard près, c’est une question de semaines…

Dans le détail, c’est l’État qui a généré en ce début d’année la plus grande augmentation (+43,3 milliards), puis les administrations de Sécurité sociale (+4,6 milliards). À l’inverse, la contribution à la dette des administrations publiques locales a baissé de 2,1 milliards.

Ce chiffre, aussi alarmant soit-il, ne va pas se traduire par un désintérêt soudain des investisseurs pour notre dette. La France emprunte actuellement à un prix très bas sur les marchés financiers – tellement bas que la loi de finances rectificative pour 2014 a permis de réduire de 1,8 milliard d’euros cette année les charges de la dette par rapport à ce qui était prévu.

Sonnette d’alarme

Et ni les économistes ni l’exécutif ne prévoient de vrai mouvement à la hausse à court terme. D’autant que le chiffre publié hier «n’est pas la traduction d’une dégradation subite de la situation ; les variations trimestrielles, qui s’expliquent par des éléments techniques de trésorerie, sont à prendre avec beaucoup de précautions», défend-on à Bercy.

Il n’empêche. Cela fait quand même de nombreux mois – voire de nombreuses années – que la situation de notre endettement inquiète. Dans son rapport sur «La France en 2025» remis la semaine dernière au président de la République, le commissaire général à la stratégie et à la prospective, Jean Pisani-Ferry, prévenait qu’«il faut être conscient que celui-ci nous expose à des tensions sur le refinancement de l’État en cas de remontée de l’aversion pour le risque sur les marchés financiers». Et rappelle que notre ratio de dette publique était dans les années 1990 «sensiblement inférieur à la moyenne ; il est aujourd’hui un peu supérieur» à ceux des pays de l’OCDE avec lesquels nous pouvons nous comparer.

La Cour des comptes, elle, tire régulièrement la sonnette d’alarme sur le sujet. Cela fait longtemps que son premier président, Didier Migaud, juge que le niveau atteint par la dette «place notre pays dans une zone dangereuse» et que «les efforts jusqu’ici engagés ne suffisent pas à nous en dégager».

Preuve, s’il en fallait encore, que l’État ne peut se permettre de se relâcher sur le déficit public. Que, même si le sujet est compliqué politiquement, le gouvernement ne doit plus donner gain de cause aux «frondeurs» sans que les mesures annoncées ne soient financées. Sinon, c’est un scénario déjà fragile – qui prévoit encore un déficit public ramené à 3 % du PIB l’an prochain – qui serait totalement remis en cause.

Un chiffre doublé en onze ans

Il aura fallu 11 ans pour que la dette française double de volume! C’est en effet au deuxième trimestre 2003 qu’elle avait atteint 1000 milliards d’euros. A la fin de cette année-là, l’endettement atteignait 63 % du PIB. La France n’a, depuis cette date, jamais réussi à tenir sa dette en dessous des 60 %, un chiffre pourtant préconisé par le traité de Maastricht. De déficits annuels en déficits annuels, la dette avait commencé à exploser à partir des années 1990.

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2-Critique vis-à-vis de Hollande, DSK pronostique une dissolution en 2015

http://www.lefigaro.fr/politique/le-scan/citations/2014/06/26/25002-20140626ARTFIG00121-critique-vis-a-vis-de-hollande-dsk-pronostique-une-dissolution-en-2015.php

26/06/2014

Le Point publie une série de confidences faites par l’ex-directeur général du FMI à ses proches.

 

Dominique Strauss-Kahn, en 2013.

 

Dominique Strauss-Kahn, en 2013

DSK aura-t-il vu juste avant tout le monde? Alors que le débat autour d’une hypothétique dissolution de l’Assemblée nationale monte, jusqu’à atteindre les rangs du PS, l’ex-directeur général du FMI anticipe depuis longtemps cette éventualité. «Il est le premier, dès juillet 2012, à avoir pronostiqué une dissolution en 2015», confie le socialiste Julien Dray dans Le Point.

L’hebdomadaire publie dans son édition de jeudi une série de confessions de l’ex-directeur général du FMI livrées à ses proches. Et autant dire que Dominique Strauss-Kahn n’est pas tendre avec François Hollande et son gouvernement. Une équipe composée pour moitié de «brêles», dit-il, qui «aurait été parfait(e) pour le début des années 1980, quand la crise était encore gérable».

Le pacte de responsabilité, présenté en janvier par le chef de l’État, ne convainc pas le chantre de la social-démocratie. Les 50 milliards d’économies? «La moitié est bidon», tranche DSK, qui estime que tout cela n’est que pure stratégie politicienne de la part de François Hollande. «C’est un tacticien. A chaque instant, Hollande prend la position qui maximise sa situation en se disant: plus tard, on verra. Là, il occupe le centre parce que, fin 2013, Sarkozy envisageait de revenir par le centre

Mais qu’aurait-il fait, lui, s’il avait été élu en 2012? «Il aurait engagé sans attendre la France dans des réformes profondes», explique au Point l’ex-strauss-kahnien Christophe Borgel. «Moyennant quoi, parce qu’elle avait confiance en lui, Merkel aurait accepté de réorienter l’Europe vers la croissance et la régulation.» Pense-t-il à revenir? «Il n’est plus candidat à rien», jure son ancien gourou en communication et ami Stéphane Fouks.

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3-En privé, DSK dit du gouvernement que «la moitié sont des brêles»

http://www.leparisien.fr/politique/en-prive-dsk-dit-du-gouvernement-que-la-moitie-sont-des-breles-26-06-2014-3955549.php

26.06.2014

L’hebdomadaire Le Point publie ce jeudi une série de confidences de Dominique Strauss-Kahn faites à ses proches. L’ancien patron du FMI, qui fut un temps pressenti pour devenir président de la République avant l’affaire du Sofitel, n’est pas tendre avec François Hollande et les membres du gouvernement dont il juge que «la moitié sont des brêles».

 

Des membres du gouvernement, Dominique Strauss-Kahn dirait à ses proches que «la moitié sont des brêles».

 

Des membres du gouvernement, Dominique Strauss-Kahn dirait à ses proches que «la moitié sont des brêles»

DSK est en revanche plus bienveillant à l’égard du Premier ministre Manuel Valls, selon des propos rapportés par des proches de l’ancien directeur général du FMI, cités par Le Point : «Manuel, il veut faire, il peut faire. Mais il n’est pas tout seul. Avec Hollande, ils sont deux dans la même cuisine gouvernementale, l’un tient le sel, l’autre le poivre. Hollande s’implique trop dans le quotidien, Manuel n’a pas d’espace. Il est ficelé dans un gouvernement composé par Hollande dont la moitié sont des brêles. Il n’a pas fait le gouvernement qu’il voulait».

Hollande, «c’est un tacticien»

Le social-démocrate qu’est Dominique Strauss-Kahn n’est pas non plus convaincu par les 50 milliards du plan d’économies mis en place par le gouvernement. «La moitié est bidon» juge-t-il. Pour lui, tout cela est de la pure stratégie politicienne. Le chef de l’Etat, «c’est un tacticien. A chaque instant, Hollande prend la position qui maximise sa situation en se disant : plus tard, on verra. Là, il occupe le centre parce que, fin 2013, Sarkozy envisageait de revenir par le centre» dit-il encore de François Hollande.

Alors que dans les rangs du PS, certains députés critiquent ouvertement la politique économique et sociale menée par le gouvernement, là encore, l’ancien ministre de l’Economie est critique. Il jugerait que «le discours qu’ils tiennent, c’est les années 80. Ce discours-là, il n’existe que chez nous. Je ne connais pas un pays en Europe où une force politique lourde, qui va des communistes à l’aile gauche du PS, soit dans cette crispation, ce refus d’une économie intégrée dans la mondialisation. Le résultat est dramatique à terme. »

«Une dissolution en 2015»

Il aurait d’ailleurs prédit «dès juillet 2012 (…) une dissolution en 2015» de l’Assemblée nationale, rapporte de son côté Julien Dray, conseiller régional PS d’Ile-de-France, 

Si DSK avait été élu en 2012, qu’aurait-il fait ? «Il aurait engagé sans attendre la France dans des réformes profondes», assure Christophe Borgel, secrétaire national du PS chargé des élections. Mais Stéphane Fouks, son ancien conseiller en communication l’assure : «il n’est plus candidat à rien

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4-Sarkozy : “La descente aux enfers d’une République

http://www.courrierinternational.com/revue-de-presse/2014/07/02/sarkozy-la-descente-aux-enfers-d-une-republique

Courrier international

2 juillet 2014

La mise en examen de Nicolas Sarkozy est un coup de tonnerre pour la Ve République, estime la presse étrangère. Elle cristallise surtout un profond malaise du système politique du pays.

 

Nicolas Sarkozy quitte la brigade financière de Paris, après avoir été mis en examen, le 2 juillet 2014 - AFP/Kenzo Tribouillard

 

Nicolas Sarkozy quitte la brigade financière de Paris, après avoir été mis en examen, le 2 juillet 2014

Veuillez nous suivre, Monsieur”, titre la Süddeutsche Zeitung, qui emploie la formule que les policiers ont dû utiliser au matin du 1er juillet pour conduire l’ancien président dans les locaux de la police judiciaire. Le quotidien de Munich rapporte que, “pour les conservateurs, il n’y a que François Hollande qui puisse être derrière la garde à vue de Nicolas Sarkozy, leur idole soupçonnée de corruption”. 

Entre la crise, la montée du Front national et l’opposition sans tête de file, “le contexte politique semblait idéal pour un retour de Nicolas Sarkozy”, note la SZ, qui rappelle les trois conditions que l’ancien président français avait lui-même fixées pour son retour en politique après la défaite de 2012.

Aujourd’hui pourtant, à cause de scandales politiques accumulés, “le passé pourrait bien rattraper l’ancien monarque avant même que son rôle de ‘sauveur de la République’ ne débute”. Le quotidien ne manque pas de souligner que Marine Le Pen se frotte les mains : “On doit désormais la présenter comme une femme politique particulièrement chanceuse”, remarque la SZ. “Entre un parti au pouvoir qui déprime les Français et une opposition qui se perd dans ses scandales, la jeune chef de file de l’extrême droite peut compter sur ses adversaires politiques”, estime le quotidien allemand.

L’arroseur arrosé 
En Espagne, El Mundo estime que Nicolas Sarkozy est victime du syndrome de l’arroseur arrosé. Sous le titre “Le voyeur chassé”, le quotidien espagnol explique que, “en essayant de dissimuler un délit de financement illégal, l’ancien leader conservateur français en a commis un autre. D’après l’interrogatoire du juge, le voyeur a été surpris “en flagrant délit” d’utilisation de ses propres méthodes. On l’a écouté exactement comme lui-même le faisait grâce à son réseau d’espionnage fait sur mesure”.

Son confrère El País rappelle que cet épisode sans précédent dans l’histoire républicaine française combine des actes extrêmement graves, comme les pots-de-vin à un juge, avec d’autres plus cocasses, comme l’utilisation d’un portable avec un nom imaginaire. “Dans un pays de longue tradition républicaine, où les symboles ont une signification presque sacrée, l’image d’un ancien président interrogé dans un bureau comme un délinquant normal est simplement impardonnable. Sarkozy devra beaucoup lutter pour démonter les accusations portées contre lui. Et même s’il réussit à s’en sortir, cet épisode démolit ses aspirations politiques.”

Scandales et confusion
A Londres, le Financial Times estime que la mise en examen de Nicolas Sarkozy sonne le glas de son retour et indique qu’il est grand temps que la France ait les dirigeants qu’elle mérite. “Même en admettant qu’il puisse laver son nom de tous soupçons, M. Sarkozy n’est pas l’homme qu’il faut” à la France. “Sa présidence a été marquée par son hyperactivité et par son image vaniteuse, qui lui a valu son surnom de ‘président bling-bling’”, rappelle le FT. Le quotidien de Londres affirme que “la France a un besoin urgent de nouveaux dirigeants politiques qui, contrairement à M. Sarkozy, auront une vision nouvelle, courageuse et lavée du passé”.

Outre-Atlantique, c’est également l’état général du système politique français qui interpelle le New York Times. “Ces événements surviennent au moment où la gauche et la droite se débattent dans leurs problèmes, alors que le Front national n’en finit pas de célébrer sa victoire aux élections européennes du printemps dernier. Le gouvernement de M. Hollande est plombé par une économie apathique, des scissions idéologiques et un record d’impopularité pour le président de la République. Le parti conservateur de M. Sarkozy nage également en pleine confusion, perclus de scandales et orphelin d’un leader évident.”

L’incontournable case justice
Même tonalité en Belgique, où Le Soir consacre son éditorial à “la descente aux enfers d’une République” : “Nicolas Sarkozy bénéficie de la présomption d’innocence. Et, à ce stade, rien de ce qui lui est reproché n’est établi. La justice suit son cours. Il n’empêche, l’image – un ex-président de la République en garde à vue – est terrible. Elle l’est d’autant plus qu’elle n’est pas juste un moment isolé. Au contraire, il y a là l’incarnation et l’aboutissement de la descente aux enfers d’une République, d’une classe politique, d’une éthique publique. Qu’il soit reconnu coupable ou innocent, l’idée même que le parcours d’un chef d’Etat passe par la case justice après des années d’affaires en dit long sur ce morceau d’histoire française”, assène le quotidien de Bruxelles.

Voir aussi :

Hollande à Plenel : « Tu n’as pas encore arrêté le délinquant ? » :

https://www.youtube.com/watch?v=SUdKJj-SKSc

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5-Cahuzac continue de toucher ses indemnités de ministre

http://www.lepoint.fr/politique/cahuzac-continue-de-toucher-ses-indemnites-de-ministre-16-05-2013-1668838_20.php

Le Point.fr – Publié le 16/05/2013 à 22:27 – Modifié le 17/05/2013 à 07:28

L’ancien ministre du Budget, mis en examen pour blanchiment de fraude fiscale, perçoit chaque mois 9 443 euros bruts de la part de l’État.

 

http://www.lepoint.fr/images/2013/05/16/sipa-jpg-1465548-jpg_1353691.JPG

 

Jérôme Cahuzac ne renonce pas à ses indemnités d’ancien ministre.

Le 4 avril, Jean-Marc Ayrault demande à Jérôme Cahuzac de renoncer à ses indemnités de ministre, qui lui sont légalement dues pendant six mois à compter de son départ de Bercy. Plus de deux mois après sa démission, l’ancien membre du gouvernement, mis en examen pour blanchiment de fraude fiscal, n’a pas signifié qu’il acceptait d’y renoncer et les perçoit donc toujours, révèle RMC.

Chaque mois, l’ex-ministre du Budget touche donc 9.443 euros bruts de la part de l’Etat. C’est parfaitement légal et rien, sauf une question d’éthique, ne peut contraindre Jérôme Cahuzac à abandonner son droit.

Un « bras d’honneur à la France« 

L’attitude de l’ancien ministre choque dans le milieu politique, notamment son ancien camarade socialiste Eduardo Rihan Cypel, député de Seine-et-Marne interrogé par la radio : « Jérôme Cahuzac devrait avoir un peu d’esprit, de dignité et surtout beaucoup d’éthique. Il devrait comprendre qu’avec cette attitude il fait un grand bras d’honneur à la France entière. Maintenant, il a le droit de se ressaisir. Il est toujours temps de rendre cet argent. Je ne veux pas croire que Jérôme Cahuzac aime trop l’argent pour ne pas le rendre. »

Pour le député communiste du Nord Jean-Jacques Candelier, Jérôme Cahuzac « touche un parachute doré. Il aurait pu, vu sa fortune, s’abstenir de toucher cette indemnité. Il ne donne pas une bonne image de l’élu, il doit être dans un autre monde. Qu’il ne revienne pas en politique car il n’a plus rien à y faire. »

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6-Une moitié des Français vit avec moins de 1 630 euros par mois

http://www.lepoint.fr/economie/la-moitie-des-francais-vit-avec-moins-de-1-630-euros-par-mois-02-07-2014-1842490_28.php#xtor=EPR-6-[Newsletter-Matinale]-20140702

Le Point.fr – Publié le 02/07/2014

Entre 2010 et 2011, le taux de pauvreté a atteint 14,3 % de la population. Un chiffre largement inférieur à la moyenne européenne.

 

http://www.lepoint.fr/images/2014/07/02/consommation-2722477-jpg_2362390.JPG

 

Le niveau de vie médian des Français est resté stable en 2008.

Comment les Français ont-ils traversé la crise ? C’est un peu la question à laquelle a répondu l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) au travers de son étude sur les inégalités de niveau de vie et la pauvreté en 2011 dévoilée lundi.

Trois ans après l’effondrement de la banque d’affaires américaine qui a étendu la crise américaine des subprimes au reste du monde, le niveau de vie médian (voir encadré) des Français s’est stabilisé (après une baisse de 0,5 % en 2010) avec la poursuite de la reprise économique de 2010, au moins jusqu’au retournement marqué du second semestre. Cet indicateur, qui partage la population en deux parts égales, s’est établi en 2011 à 1 630 euros par mois en métropole. Concrètement, cela signifie que la moitié des Français a un niveau de vie plus élevé et l’autre moitié un niveau moins élevé.

 

 © Insee Insee

 

Mais cette stabilité cache des évolutions contrastées à l’intérieur de la population. Les inégalités ont continué de se creuser sous l’effet de la progression des très hauts revenus. Les 5 % les plus aisés ont vu leur niveau de vie continuer à progresser de 1,9 %, notamment grâce à l’importance des ressources tirées de leur patrimoine. En revanche, les 40 % de la population les plus modestes ont vu leur niveau de vie régresser dans une fourchette comprise entre – 0,8 % et – 0,2 %.

Un seuil de pauvreté à 977 euros

Résultat, en France, les 10 % les plus riches avaient un niveau de vie de 3,6 fois supérieur (37 450 euros) à celui des 10 % les plus modestes (10 530 euros) en 2011 contre 3,5 fois en 2010. C’est le plus haut niveau enregistré depuis 1996.

Le taux de pauvreté, établi à 60 % du niveau de vie médian, a quant à lui augmenté de 0,3 point pour atteindre 14,3 % de la population totale. Concrètement, cela signifie que 8,7 millions de personnes vivaient avec moins de 977 euros par mois en 2011. Depuis le début de la crise en 2008, la hausse du taux de pauvreté a atteint 1,2 point, un rythme plus rapide que dans les autres pays européens. Mais cette tendance est à relativiser puisque, contrairement à d’autres pays européens, la France a vu son niveau de vie médian continuer à augmenter de 1,4 % de 2008 à 2011. « Il suffit que le bas de l’échelle évolue moins vite que le revenu médian pour que le taux de pauvreté augmente, et c’est bien ce qui s’est passé depuis 2008 », explique Jérôme Accardo, chef du département conditions de vie des ménages.

Sans surprise, le taux de pauvreté est particulièrement élevé parmi les chômeurs (38,9 % d’entre eux sont pauvres, une hausse de trois points). Si les actifs occupés sont bien plus protégés (8 % d’entre eux sont pauvres), ils ne sont pas pour autant épargnés par la hausse. Leur taux de pauvreté a également progressé entre 2010 et 2011 (+ 0,5 point). Une évolution expliquée par la non progression des bas salaires, voire la baisse du smic horaire brut (- 0,3 %) en moyenne annuelle. Malgré les très décriés minijobs, les actifs occupés outre-Rhin ont un peu moins connu la pauvreté que leurs homologues français (7,8 %).

Un taux de pauvreté inférieur à la moyenne européenne

Les retraités français sont dans une position relativement meilleure que celle de l’ensemble des actifs. Leur taux de pauvreté a régressé de 10 à 9,1 %, alors qu’il a augmenté de 10,2 à 10,9 % pour les actifs. Cette tendance positive pour les retraités s’explique non seulement par l’arrivée à la retraite de salariés ayant eu des carrières plus complètes que leurs aînés, notamment les femmes, mais ne reflète pas encore les effets de la réforme des retraites de 2010 de Nicolas Sarkozy.

Au final, le niveau de pauvreté global dans l’Hexagone est encore inférieur à la moyenne observée chez ses partenaires de l’UE à 27, à 13,4 % contre 17 % et même à celui de l’Allemagne (16 %).

 

 © INSEE INSEE

 

De la difficulté de sortir de la pauvreté

Mais ce chiffre ne dit pas tout, car il ignore les flux d’entrée et de sortie de la pauvreté. Entre 2009 et 2010, 6 % des non-pauvres le sont devenus, soit une hausse de plus de 3 millions de personnes. Au final, « 18 % des Français sont en risque de pauvreté, car ils l’ont été l’année précédente ou le seront l’année d’après », souligne Simon Beck, coauteur d’une étude sur les facteurs qui protègent de la pauvreté*.

Et une fois qu’ils sont entrés dans la pauvreté, il leur est de plus en plus difficile d’en sortir. 50 % des personnes entrées dans la pauvreté une année donnée le sont encore deux ans plus tard, et 20 % quatre ans plus tard. Pour le dire autrement, plus de 30 % des personnes qui tombent dans la pauvreté y restent au moins trois ans. « La propension à rester dans la pauvreté une année de plus augmente avec le nombre d’années déjà passées en pauvreté », résume Simon Beck. Un résultat qui pourrait en partie s’expliquer par le découragement des chômeurs de longue durée et la baisse de leur employabilité.

Bien sûr, tout le monde n’est pas égal devant le risque de pauvreté : une catégorie socio-professionnelle élevée, le fait de vivre en couple ou l’avancée en âge diminuent le risque de devenir pauvre. Mais étonnement, ces facteurs n’aident pas vraiment à en sortir plus facilement. « Au bout de 5 ans, la part des cadres et des ouvriers restés en situation de pauvreté est quasiment la même (17 % contre 18 %). » Les facteurs qui protègent de la pauvreté n’aident pas forcément à en sortir, Simon Beck, Nathalie Missègue et Juliette Ponceau, Insee.

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7-Toute la dissuasion militaire française est désormais dans les mains des Américains

http://www.wikistrike.com/2014/06/alstom-toute-la-dissuasion-militaire-francaise-est-desormais-dans-les-mains-des-americains.html

23 Juin 2014

Au-delà des péripéties politico-économiques de la perspective de rachat d’une partie des activités du groupe Alstom par une firme étrangère – épisode qui laisse cependant songeur sur les capacités d’anticipation du gouvernement -, un aspect essentiel du dossier n’a été évoqué ni par les acteurs ni par les commentateurs : celui de la sécurité nationale.

 

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France = USA

En effet, nos centrales nucléaires, notre porte-avions, nos sous-marins nucléaires d’attaque (SNA) et surtout nos sous-marins nucléaires lanceurs d’engins (SNLE) – fondement de notre dissuasion nucléaire et donc de notre indépendance nationale – sont tous équipés de turbines[1] qui sont essentielles à leur fonctionnement.

Dans les bâtiments à propulsion nucléaire de notre marine, ces composants mécaniques fournissent l’alimentation électrique à la propulsion et aux systèmes auxiliaires. Ils entraînent une ligne d’arbres qui s’achève par les hélices et leur puissance mécanique confère la vitesse nécessaire au bâtiment.

Aujourd’hui, une partie des turbines destinées à la marine est fournie par le groupe américainGeneral Electric (GE), via sa filiale Thermodyn, dont l’usine est implantée au Creusot[2]. L’entreprise produit notamment les turbines à vapeur des SNA de type Rubis et les turbo-alternateurs du système de propulsion développé pour les sous-marins conventionnels du type Agosta et Scorpène. De plus, GE/Thermodyn a également a été sélectionné en 2007 par DCNS pour fournir les turboalternateurs et les turbines de propulsion de la nouvelle série de six SNA du type Barracuda de la Marine nationale (livraisons prévues entre 2016 et 2027).

D’autres turbines sont produites par la branche énergie d’Alstom, dont le groupe a décidé dese séparer. Celle-ci équipe notamment certains navires de la marine de moteurs asynchrones (Alstom Power Conversion) de nouvelle génération et surtout le porte-avions nucléaire Charles De Gaulle, dont elle fournit les deux groupes turboréducteurs[3].

En revanche, dans le domaine du nucléaire civil, Alstom est le fournisseur exclusif des centrales françaises.

Ce constat amène plusieurs observations :

– La dépendance en matière militaire ou énergétique est toujours une faiblesse pour un Etat qui se targue de vouloir conduire une politique étrangère indépendante et de conserver son autonomie de décision. Or, dans le cas présent, elle concerne les deux secteurs.

– GE/Thermodyn est un fournisseur historique de DCNS. Mais avec le rachat de la branche énergie d’Alstom, le groupe américain et sa filiale vont devenir les fournisseurs exclusifs de turbines de la Marine nationale comme de nos centrales. Nous allons ainsi passer d’une dépendance partielle à une dépendance totale, dans les domaines militaire et civil.

– Lorsqu’une forme de dépendance à l’égard de fournisseurs étrangers est inévitable, les acteurs cherchent généralement à la réduire en diversifiant leurs sources d’approvisionnement afin de ne pas dépendre d’un seul fournisseur (cela s’appelle la gestion des risques). Or le rachat de la branche énergie d’Alstom nous rendrait à 100% dépendants de GE. La situation serait proportionnellement moins préoccupante s’il existait deux ou trois industriels étrangers, de nationalités différentes. Or, sur le marché mondial, le nombre de fournisseurs de turbines de haute technologie pour le nucléaire est limité car ces équipements ne sont pas courants[4].

– Le rachat de branche énergie d’Alstom conduirait à l’abandon total d’une expertise industrielle majeure dont la France a payé le développement depuis de longues années, jusqu’à devenir l’un des leaders mondiaux du domaine. Outre la cession, à un repreneur étranger, d’une entreprise de haute technologie rentable sur un secteur en développement[5], nous allons perdre les savoir-faire, les hommes et les laboratoires nous permettant de concevoir et produire nous mêmes ces équipements essentiels au cas où le redécidions un jour.

Certes, notre filière électronucléaire n’est pas menacée, car elle est entre les mains d’entreprises comme Areva et EDF. Mais  la vente de la branche énergie d’Alstom porterait un coup fatal son indépendance, car en matière civile comme militaire, il existe des modules critiques qui conditionnent le fonctionnement des autres systèmes.

En conséquence, si l’activité de la branche énergie d’Alstom n’est pas à proprement parler « stratégique » et ne semble donc pas pouvoir être protégée par le décret anti OPA, son rachat – en raison du simple fait qu’elle est l’ultime entreprise française capable de produire des turbines pour nos centrales et notre marine et que les solutions de substitution se raréfient – le devient. Dans cette perspective, la perte de contrôle d’Alstom devient critique et c’est notre dépendance qui risque de devenir une faiblesse stratégique.

Cela signifierait à terme que nous ne serons plus maîtres de nos approvisionnements en pièces détachées pour les turbines de nos centrales comme de nos sous-marins et que les générations futures – s’il y en a – intégreront des composants étrangers que nos partenaires économiques pourront décider ou non de nous fournir.

Dès lors, en raison de notre incapacité à produire des turbines, les programmes nucléaires civil et militaire français deviendront dépendants des Etats-Unis, qui bien qu’étant notre allié, est surtout notre principal concurrent dans ces domaines. Cela sera donc une fragilisation majeure de ces programmes et un recul irrémédiable de notre indépendance nationale, surtout en cas de différend avec Washington, à l’image de celui que nous avons connu en 2003, au sujet de l‘Irak. Nous allons ainsi nous mettre inconsidérément entre les mains d’un acteur réputé pour ne jamais hésiter à recourir à des pressions commerciales quant il le juge utile afin d’assurer son leadership politique et économique. L’actuelle crise ukrainienne vient d’ailleurs de donner l’exemple des moyens de pression dont usent les Etats-Unis : aucun satellite européen ne peut plus être mis sur orbite par un lanceur russe suite au veto de Washington, car ils intègrent tous des composants américains[6].

Il est actuellement prévu de prolonger de 20 à 40 ans la vie utile de nos centrales nucléaires. En cas de vente d’Alstom, qu’a prévu le gouvernement afin d’assurer notre approvisionnement en pièces détachées pour les quatre décennies à venir ? Quel accès aurons-nous au laboratoire d’analyse des technologies d’Alstom pour palier aux défaillances et améliorer le fonctionnement des centrales pendant cette durée ? Quels en seront le coût et les contraintes ?

De même, concernant notre porte-avions et nos sous-marins, qu’en sera-t-il des pièces de rechange et des nécessaires améliorations constantes indispensables des turbines ? Les Etats-Unis pourront-ils influer sur les missions d’engagement de nos SNA, voire de nos SNLE, étant donné que ceux-ci utiliseront des composants américains?

Par ailleurs, sur le plan économique, le choix d’un repreneur américain est suicidaire, tant en raison de l’habitude du recours à la pression sur leurs partenaires que des pratiques d’affaires qui caractérisent nos « alliés » d’outre-Atlantique.

Faut-il rappeler à nos gouvernants ce qu’il est advenu de la marque Opel (Allemagne) rachetée par General Motors (Etats-Unis) ? Confronté à des difficultés financières, le groupe automobile américain a cherché à s’en débarrasser à partir de 2009, au grand dam de Berlin. S’il ne l’a finalement pas fait, il a en revanche sacrifié la marque : plans de restructuration répétés, arrêt des fabrications sur plusieurs sites allemand et européens, licenciements, etc. Aujourd’hui, Opel, structurellement déficitaire depuis plus de dix ans, est en chute libre sur le marché d’outre-Rhin, absent des pays émergents et connaît des retards technologiques importants faute d’investissements.

Ce cas n’est pas isolé, d’autres exemples illustrent ces pratiques : le constructeur automobile suédois Volvo, racheté par Ford en 1999 puis revendu au 2010 au chinois Geely ; le groupe Saab, détenu à 100% par General Motors depuis 2000 et revendu en 2012 à la société sino-japonaise NEVS, etc.

Alstom détient la première position mondiale dans les turbines hydrauliques, c’est-à-dire la technique numéro 1 de l’énergie renouvelable fondamentale, comme dans les hautes températures des centrales au charbon (dites supercritiques). Autant de techniques qui se développent en réponse à l’effondrement des prix de ce minerai[7] et qui présentent un intérêt commercial majeur. Par ailleurs, il faut aussi rappeler que General Electric, associé au japonais Hitachi, est en concurrence frontale avec Alstom dans la vente de centrales nucléaires. La disparition de son concurrent français serait pour lui un bénéfice considérable.

Certes, lorsque GE s’engage vis-à-vis des autorités françaises à ne rien toucher pendant trois ans, il est difficile de mettre sa parole en doute. Mais quid de l’après 2017 ? Car le groupe, délié de toute promesse, pourra alors faire ce que bon lui semble et tout laisse à penser que la branche Energie d’Alstom pourrait connaître un sort similaire à celui d’Opel.

Au demeurant, le délai de trois ans pourrait ne pas être calculé au hasard : c’est en effet le temps qui nous sépare aujourd’hui de la fin du mandat de François Hollande, lequel ne pourra donc se voir reprocher des licenciements ou des fermetures d’usines pouvant nuire à son bilan dans la perspective d’une nouvelle candidature. Peut-être est-ce là un procès d’intention, mais observons néanmoins que, s’il ne s’agit pas de calculs de basse politique à moyen terme, nos gouvernants ne semblent pas percevoir l’importance stratégique de la branche énergie d’Alstom pour notre indépendance militaire et énergétique.

Le rachat par Siemens apparaît, par bien des aspects, moins complémentaire que celui de GE. Mais il offrirait cependant l’opportunité de préserver l’essentiel : le maintien d’une partie des savoir-faire stratégiques en Europe, chez notre premier partenaire politique et économique. Or, il est plus légitime d’avoir confiance en nos amis allemands – notre interdépendance croissante en est au demeurant une garantie – qu’en nos partenaires américains, dont le penchant à l’hégémonie commerciale et politique est une réalité – l’espionnage systématique et à grande échelle de leurs alliés en est la preuve – et ne nous offre aucune garantie. Toutefois, la solution de Siemens n’est guère plus raisonnable car dépendre d’un pays comme l’Allemagne, qui vient de tirer un trait sur le nucléaire, serait tout aussi déraisonnable que de se mettre dans la main des Américains[8].

Il est légitime de se demander si quelqu’un, dans l’appareil d’Etat, suit et étudie les rachats de nos fleurons industriels nationaux sous l’angle de la sécurité nationale. Ce devrait être là une mission du ministère de l’Economie et des Finances ou de celui de l’Industrie. Cela pourrait être aussi la tâche de la Délégation générale à l’Armement (DGA) du ministère de la Défense ou de la Délégation interministérielle à l’Intelligence économique (D2IE). Cela pourrait enfin être le rôle de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), puisque la protection du patrimoine scientifique et technologique national contre l’espionnage des Etats et entreprises étrangers relève de ses missions[9]. Les médias ont beaucoup parlé ces derniers jours de la transformation de l’ex Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) en DGSI. Le changement de statut de ce service ne changera rien à son efficacité dans la lutte antiterroriste, car le renseignement intérieur demeure scindé entre deux organismes qui auraient du être unifiés depuis 2008. Surtout, la polarisation marquée de ce service sur la menace djihadiste l’a conduit à reléguer au second plan ses autres missions de sécurité nationale.

Ainsi, jusqu’à preuve du contraire, rien ne semble fait nulle part. La réaction gouvernementale s’est produite à la dernière minute, dans l’impréparation la plus totale et nos services dits « de sécurité » ne se focalisent que sur le terrorisme. Personne ne semble se préoccuper de cet aspect capital du dossier, en partie parce qu’autorités et parlementaires sont convaincus que la filière est sécurisée, faute d’en percevoir les failles critiques.

Pourtant, les moyens d’action existent. Outre le décret anti OPA[10], il est possible d’en revenir, pour cette situation exceptionnelle, aux pratiques du capitalisme d’Etat, voire d’envisager une association avec GE ou Siemens et non une cession.

Bien sûr, nous vivons dans un monde libéral et cela est infiniment préférable au totalitarisme communiste qui nous a menacé pendant toute la Guerre froide. Mais la loi du marché ne doit pas prévaloir sur la défense des intérêts supérieurs de la Nation. La liberté d’entreprendre et de commercer ne signifie pas le règne aveugle et irresponsable du marché et des intérêts privés égoïstes qui le façonnent sans autre but que le profit financier.

Il est essentiel que la branche énergie Alstom demeure française afin de préserver notre indépendance énergétique et militaire. Il en va de l’avenir du pays comme de celui de l’Europe, sauf à accepter, dès aujourd’hui, l’idée que nous ne soyons à terme que des dominions américains.

[1] Qu’il s’agisse de turbo-alternateurs ou de groupes turbo-réducteurs.

[2] Thermodyn – héritière de Creusot-Loire, Framatome et Schneider – fabrique des turbines à vapeur depuis 1905, avec une technologie Westinghouse. GE n’a fait que racheter cette entreprise sans modifier la technologie.

[3] Chaque groupe turbo réducteur-condenseur 61SW comprend deux turbines (haute pression et basse pression) entraînant la ligne d’arbre par un réducteur à double réduction. Et les réacteurs nucléaires du Charles De Gaulle sont les mêmes que ceux des SNLE-NG.

[4] Ainsi, Alstom annonce que le tiers du parc des centrales nucléaires dans le monde utilise ses turbines

[5] Alstom va fournir la plus grande turbine à vapeur jamais construite pour la future centrale nucléaire EPR d’EDF à Flamanville. Patrick Kron, le PDG d’Alstom, a déclaré en janvier 2012 : « Le choix d’Alstom par le numéro un mondial de la production d’électricité d’origine nucléaire (EDF) confirme  notre solide leadership technologique avec les turbines Arabelle et notre considérable expérience en matière d’ilôts conventionnels des centrales nucléaires. Notre participation dans ce projet prestigieux renforce notre position à l’échelle mondiale au moment où le marché de l’énergie nucléaire redémarre ».

[6] Pour pouvoir lancer des satellites commerciaux contenant ne serait-ce qu’un seul composant d’origine américaine sur des fusées étrangères, il faut obtenir une autorisation ITAR (International Traffic in Arms) du département d’Etat américain. Or toute autorisation est désormais exclue pour les lanceurs russes, en vertu des sanctions décrétées dans le cadre de la crise ukrainienne. Comme la plupart des satellites sont fabriqués aux Etats-Unis ou contiennent des composants américains, cela confère à Washington le pouvoir de décider si et comment les autres pays peuvent participer au marché des lanceurs.

[7] Loïk le-Floch Prigent, « Alstom, le cri de révolte du mouton noir des industriels français : Résistez ! », Atlantico.fr, 2 mai 2014. http://www.atlantico.fr/decryptage/alstom-cri-revolte-mouton-noir-industriels-francais-resistez-loik-floch-prigent-1060733.html#ZHp7tLGep64SxupP.99

[8] Ibid.

[9] Décret n° 2014-445 du 30 avril 2014 relatif aux missions et à l’organisation de la direction générale de la sécurité intérieure, Article 2 alinéa d) : [elle] « concourt à la prévention et à la répression des actes portant atteinte au secret de la défense nationale ou à ceux portant atteinte au potentiel économique, industriel ou scientifique du pays ».

[10] Publié fin 2005, après la tentative avortée de rachat de Danone par l’américain Pepsi, le décret anti OPA permet en théorie à l’Etat de bloquer toute opération menée par un investisseur étranger sur une entreprise intervenant dans un secteur « stratégique ». Le décret en définit une dizaine, mais de façon assez restrictive : défense, sécurité privée, biotechnologies, production d’antidotes, interception de communications, sécurité informatique et cryptologie, jeux d’argent, « technologies duales » pouvant être utilisées à des fins civiles et militaires

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8-New York : les autorités américaines ont installé un magistrat chez BNP Paribas

http://www.lemonde.fr/economie/article/2014/06/24/new-york-les-autorites-americaines-ont-installe-un-magistrat-chez-bnp-paribas_4444003_3234.html

Le Monde.fr avec AFP | 24.06.2014

Les autorités de régulation de la finance de l’Etat de New York ont imposé à la fin de l’an dernier à BNP Paribas la présence dans les murs de sa filiale américaine d’un magistrat chargé de surveiller ses activités, affirme mardi 24 juin le New York Times. Il s’agit de Shirah Neiman, conseillère du procureur fédéral du district sud de New York, ajoute le quotidien, citant des personnes proches du dossier.

 

La BNP était au courant depuis 2006 des risques liés à la violation des embargos américains.

 

La BNP était au courant depuis 2006 des risques liés à la violation des embargos américains.

La banque française est suspectée d’avoir contourné un embargo américain en permettant des opérations commerciales avec des pays comme le Soudan. Elle encourt une amende pouvant atteindre 9 milliards de dollars et d’autres sanctions.

Les autorités new-yorkaises sont sur le point de procéder de la même manière avec Credit Suisse, accusé d’avoir facilité l’évasion fiscale de ses clients américains. Leur choix pourrait se porter sur Neil Barofsky, un ancien procureur qui avait piloté le programme fédéral TARP de renflouement des banques après la crise de 2008. Aujourd’hui associé d’un cabinet d’avocats, M. Barofsky a montré son mépris pour certaines pratiques de Wall Street dans un livre racontant son expérience, rappelle le journal.

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9-Consultez les déclarations de patrimoine des ministres et le rappel à l’ordre adressé à Jean-Marie Le Guen

http://www.francetvinfo.fr/politique/les-declarations-de-patrimoine-des-ministres-sont-consutables_633433.html#xtor=EPR-51-[les-declarations-de-patrimoine-des-ministres-sont-consutables_633433]-20140627-[bouton]

27/06/2014

Ces documents sont publiés conformément à la loi sur la transparence votée après l’affaire Jérôme Cahuzac.

 

Ségolène Royal possède un appartement de 120 mètres carrés en rez-de-jardin dans les Hauts-de-Seine. 

 

Ségolène Royal possède un appartement de 120 mètres carrés en rez-de-jardin dans les Hauts-de-Seine.

Tout, vous saurez tout sur le patrimoine de nos ministres. Les déclarations de patrimoine et d’intérêt des 32 ministres et secrétaires d’Etat ont été publiées vendredi 27 juin sur le site internet de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique.

Ces déclarations sont publiées conformément à la loi sur la transparence du 11 octobre 2013, votée après l’affaire Jérôme Cahuzac, soupçonné d’avoir détenu des comptes bancaires non déclarés à l’étranger.

Arif Kader

Braillard Thierry

Cuvillier Frédéric

Cazeneuve Bernard

Désir Harlem

Delga Carole

Eckert Christian

Fabius Laurent

Filippetti Aurélie

Fioraso Geneviève

Girardin Annick

Hamon Benoît

Le Drian Jean-Yves

Le Foll Stéphane

Le Guen Jean-Marie

Le secrétaire d’Etat a sous-évalué son patrimoine avant de rectifier, révèle la Haute autorité pour la transparence de la vie publique. « La Haute Autorité a relevé que les biens et droits immobiliers détenus par l’intéressé étaient  évalués à des montants inférieurs aux prix constatés pour des biens comparables ». « Après échanges avec la Haute Autorité, M. Le Guen a revalorisé certains de ses biens immobiliers », ajoute la Haute autorité.

Lebranchu Marylise

Lemaire Axelle

Mandon Thierry

Montebourg Arnaud

Neuville Ségolène

Pau-Langevin George

Pellerin Fleur

Pinel Sylvia

Rebsamen François

Rossignol Laurence

Royal Ségolène

Sapin Michel

Taubira Christiane

Touraine Marisol

Vallini André

Vallaud-Belkacem Najat

Valls Manuel

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10-La barre des 5 millions de chômeurs a été franchie en mai

http://www.lesechos.fr/economie-france/social/0203598366802-nouveau-coup-de-massue-sur-le-front-du-chomage-1018443.php

Derek Perrotte / Journaliste | Le 26/06

Pôle emploi a recensé 24.800 chômeurs de catégorie A de plus en mai. Le chômage des jeunes est reparti à la hausse. Depuis janvier, la France compte 500 nouveaux sans emploi de plus par jour. A l’approche de la conférence sociale de juillet, ces mauvais chiffres donnent du grain à moudre aux syndicats.

 

http://www.lesechos.fr/medias/2014/06/27/1018443_la-barre-des-5-millions-de-chomeurs-a-ete-franchie-en-mai-web-tete-0203600072432.jpg

 

Le ministre du Travail Francois Rebsamen et le préfet de Seine-et-Marne Nicole Klein en visite dans une nouvelle agence de Pôle Emploi.

Interrogé jeudi matin sur I-télé, le ministre du Travail, François Rebsamen, a indiqué qu’il n’entendait plus se prêter au jeu médiatique du commentaires des chiffres du chômage tous les mois. « Mon prédécesseur l’a beaucoup fait », a-t-il au passage taclé Michel Sapin. On comprend ses réticences au vu des résultats annoncés quelques heures plus tard. Pôle emploi a recensé 24.800 chômeurs de catégorie A (n’ayant pas du tout travaillé dans le mois) de plus en mai, pour atteindre un niveau record de 3,388 millions en métropole. Par son ampleur, cette septième hausse mensuelle de rang constitue même un coup de massue, même si l’atonie de la croissance au premier trimestre laissait augurer d’une poursuite de la hausse du chômage, comme l’a rappelé dans la matinée… Michel Sapin , ministre des Finances et des Comptes publics.

Le constat est inquiétant : depuis le début de l’année, le nombre de chômeurs de catégorie A a bondi de 81.000. Dit autrement, la France avance au rythme de plus de 500 nouveaux chômeurs par jour, week-end compris. C’est trois fois plus que sur les cinq derniers mois de 2013, quand le gouvernement promettait encore une inversion prochaine de la courbe du chômage. Cette époque est révolue et au vu des résultats actuels, François Rebsamen ne doit pas regretter de s’être fixé, pour cette année 2014, le seul objectif de maintenir le taux de chômage en Métropole sous 10 % (9,7 % actuellement).

Toutes les catégories d’âge frappées par la hausse

Le tableau est encore plus sombre en ajoutant les chômeurs de catégorie B et C, ceux qui ont en partie travaillé dans le mois. La hausse atteint alors 34.300 et la barrière des 5 millions de chômeurs des catégories ABC en France métropolitaine est désormais franchie. Leur total atteint 5.020.200 (5,32 millions avec les DOM), autre record historique Toutes les catégories d’âge ont été frappées par la hausse, avec +0,4 % chez les jeunes et +0,8 % chez les seniors. Comme chaque mois, le nombre de chômeurs de longue durée a atteint un nouveau sommet. On compte même à présent 636.000 personnes inscrites à Pôle emploi depuis plus de trois ans !

« L’heure est à l’action et c’est la responsabilité de tous », a commenté Manuel Valls, pour qui « il n’y pas de fatalisme ». « Les efforts que le gouvernement continue de déployer doivent permettre d’endiguer cette progression au second semestre » a abondé le ministère du Travail dans un communiqué. Lundi, François Rebsamen a présenté son plan pour l’emploi des seniors, promettant de renforcer l’accompagnement prodigué. Mais faute de moyens budgétaires supplémentaires, l’efficacité future des mesures annoncées pourrait s’avérer limitée. Pôle emploi, dont le directeur général promet de « renforcer encore l’accompagnement » des chômeurs sera lui aussi mis au défi de faire mieux à moyens constants.

Ces mauvais résultats risquent de tendre encore plus le climat avant la conférence sociale des 7 et 8 juillet qui, selon le ministère, «  doit traduire l’engagement de tous à amplifier la mobilisation pour l’emploi (…) et donner corps aux engagements souscrits dans le cadre du pacte de responsabilité», dont il espère jusqu’à 500.000 emplois d’ici à 2017 (voir encadré). Un horizon qui doit apparaître bien loin aux chômeurs.

FO et la CGT fustigent la politique économique du gouvernement

Les débats de la conférence sociale de juillet s’annoncent houleux. Depuis l’élection de François Hollande en mai 2012, près d’un demi-million de nouveaux demandeurs d’emploi sans activité ont poussé la porte de Pôle emploi. Et la dernière baisse de la courbe remonte à octobre 2013. Réagissant à l’annonce des mauvais chiffres du chômage en mai, le numéro un de FO, Jean-Claude Mailly, a estimé jeudi soir sur LCI : « Quand il n’y a pas de croissance économique, il ne faut pas s’étonner de la hausse du chômage. La question qu’il (le gouvernement, ndlr) devrait se poser c’est : +est-ce que je ne fais pas fausse route sur ma politique économique, est-ce que je ne dois pas changer de politique économique+ ? ». Pour la CGT, en première ligne sur les récents conflits (SNCF, intermittents, etc), cette nouvelle hausse du chômage constitue une « urgence sociale ». « Le gouvernement admet que ces chiffres ne sont +pas bons+ (…) il s’obstine pourtant à poursuivre une politique économique et sociale en totale opposition avec le besoin de relancer la consommation par l’augmentation du pouvoir d’achat des salaires et des pensions des ménages et des investissements », a dénoncé le syndicat de Thierry Lepaon dans un communiqué. Il a fustigé les « 30 milliards d’euros sont accordés aux entreprises sans contrepartie pour les salariés » et critiqué la nouvelle convention assurance chômage qui « pas à la hauteur de la situation de l’emploi ».

Quant à la CFDT, qui trouve ces chiffres «alarmants », elle a appelé le gouvernement à « redoubler d’efforts » pour l’emploi. «Au-delà de l’augmentation préoccupante des statistiques mensuelles, ces chiffres représentent autant de situations individuelles difficiles, une absence de perspectives pour les foyers touchés par le chômage, dans un contexte économique qui ne s’améliore pas », estime-t-elel. La centrale de Laurent Berger se réjouit toutefois de l’agrément de la nouvelle convention chômage qui offre aux chômeurs « des droits nouveaux ».

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11-L’inquiétante progression de l’économie souterraine

http://www.capital.fr/a-la-une/actualites/l-inquietante-progression-de-l-economie-souterraine-943440

Source : Reuters 24/06/2014

Le Conseil économique, social et environnemental (Cese) prône une multiplication des contrôles et un accroissement des sanctions pour endiguer l’économie souterraine qui, selon une étude, représente 10,8% de l’activité en France.

 

http://www.capital.fr/var/cap/storage/images/media/images/photos/reuters/ofrtp-france-economie-noir/12616946-1-fre-FR/ofrtp-france-economie-noir_paysage360.jpg

 

L’institution a présenté mardi un projet d’avis sur les « conséquence économiques, financières et sociales de l’économie non déclarée qui recouvre des pratiques destinées à échapper à l’impôt, aux cotisations ou à certaines formalités administratives et à produire un complément de revenus. « En période de crise, l’importance de l’économie non déclarée jette une lumière peu avenante sur le consensus social : quête du profit à tout prix, refus de participer au redressement des comptes publics, refus de prendre sa part dans le financement de droits acquis à tous », déclare dans un communiqué Bernard Farriol, rapporteur du projet d’avis.

Selon la Commission européenne, l’importance de l’économie souterraine serait comprise « entre 7 et 16 % du PIB de l’UE, ou encore de 7 à 19 % du total des emplois déclarés ».

Dans une étude sur l’économie souterraine en Europe citée par le Cese, Friedrich Schneider et le cabinet Kearney l’estime à 18,9% de l’activité de l’UE, soit 2.100 milliards d’euros.

C’est en Autriche que la part de l’économie non déclarée dans le PIB serait la plus faible (7,6%) et en Bulgarie qu’elle serait la plus élevée (31,9%), l’Italie (entre 16,3 et 17,5% du PIB) et la Grèce figurant aussi dans le peloton de tête.

En France, elle serait de 10,8% et, selon l’URSSAF, 7% des entreprises auraient recours au travail dissimulé.

Les redressements effectués par l’URSSAF en 2013 s’élevaient à 290 millions d’euros, soit une progression de 168 % depuis 2008. En 2012, 12.000 entreprises ont été redressées et 200 ont fait l’objet d’une fermeture administrative.

La progression de ces chiffres ne traduit pas nécessairement une explosion de l’économie non déclarée mais surtout un renforcement de l’efficacité des contrôles, dit le Cese.

« DÉVELOPPER LA FORCE DE L’EXEMPLE »

Le travail « au noir » ou « au gris » est largement répandu dans cinq secteurs : les HCRB (hôtels, cafés, restaurants et bars), le BTP (bâtiment et travaux publics), le commerce de détail alimentaire, les services aux entreprises, le spectacle vivant et enregistré, le travail saisonnier et agricole.

Le projet d’avis insiste sur les conséquence subies par les travailleurs au noir, dont l’absence de protection, et par les consommateurs, qui n’ont pas de garantie sur la qualité du travail effectué, mais aussi sur les comptes publics et sociaux.

Le texte prône un renforcement de la prévention, qui passe aussi par la facilitation des démarches déclaratives afin de rendre moins attractive l

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