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Cote D’Ivoire-Ghana-Cameroun: Le Ministre Ahoua Don Mello enleve a l’aeroport de Douala!

Cote D’Ivoire-Ghana-Cameroun: Le Ministre Ahoua Don Mello enleve a l’aeroport de Douala!

Publié le 12 Juin 2014 par Nick de Bessou

Côte D’Ivoire-Ghana-Cameroun: Le Ministre Ahoua Don Mello enlevé à l’aéroport de Douala!

Exclusivité du FDRC! Quand la Francafrique frappe encore le camp Gbagbo!

[Dossier exclusif du FDRC].

Le Ministre Ahoua Don Mello, ancien Ministre de l’Equipement et Porte-parole du gouvernement Gbagbo de Décembre 2010 à Avril 2011, résidant au Ghana en qualité de demandeur d’asile, fut arrêté à l’aéroport de Douala (Cameroun) par les autorités policières de la DST de ce pays frère.

Il faut signaler que le ministre Don Mello était de passage dans ce pays pour des raisons professionnelles.

Le ministre est consultant international et était dans ce pays pour honorer une série de RDV.

Cet enlèvement intervient au lendemain de l’humiliation historique du PAN Soro Guillaume au Cameroun, lors de son passage ou tournée d’explications de la crise post-électorale aux frères et sœurs camerounais, peuple ayant épousé la cause du Président Gbagbo pendant les heures chaudes de la crise post-électorale.

Les camerounais sont très réputés en Afrique centrale pour être le seul peuple ouvertement engagé aux côtés du Président Gbagbo, qu’ils identifient à une légende camerounaise, en la personne de Ruben Um Nyobé.

Selon les camerounais, le Président Gbagbo continue l’immense travail abattu par ce combattant hors pair de l’indépendance du Cameroun et de la libération totale de notre continent. Toujours selon eux, l’esprit combattif d’Um Nyobé plane sur le Président Gbagbo. Par conséquent, ils décidèrent d’apporter tout le soutien indéfectible des camerounais à cet autre africain, luttant pour l’indépendance totale de notre continent, injustement incarcéré à la Haye pour des questions d’élections mal organisées ou contestées.

Ceci explique la présence du PAN Soro Guillaume en terre camerounaise afin d’effacer les œuvres du Président Gbagbo de la mémoire collective de ce peuple. Honteusement, ce rebelle-génocidaire à deux balles, un parvenu politique, incapable de tenir un discours cohérent et intelligible, soutient être un autre Um Nyobé, afin de se donner de la contenance et attirer la sympathie des camerounais.

Comment pouvait-il en être autrement, venant d’un inculte politique, hissé au pouvoir par la force des armes et non des arguments, pour l’unique profit de l’ancienne métropole, un individu n’ayant jamais terminé son cursus universitaire (absence d’une licence) et prétendant de nos jours être un politologue et donneur de leçons aux autres, lui qui se compromet et se criminalise à longueur de journée à travers ses prises de positions, discours et son fameux torchon littéraire pompeusement appelé “Pourquoi Je suis devenu rebelle, la crise en Côte D’Ivoire”, aux éditions Hachette Littérature, de la collection des Essais, paru le 27 Avril 2005, un tel individu puisse sans honte bue, prétendre être l’équivalent ivoirien de la légende camerounaise, après avoir assassiné ses concitoyens pour si peu ?

Un tel criminel sans foi ni loi, peut-il sérieusement compare sa bêtise humaine au noble combat d’Um Nyobé?

Si le ridicule tuait! Comme il fallait s’y attendre, que faut-il attendre d’un analphabète intellectuel, sinon l’expression de la médiocrité même?

Si ce dernier avait suivi des cours universitaires comme nombreux ivoiriens et africains dignes de ce nom, il aurait su que le combat d’Um Nyobé fut pour la liberté du peuple camerounais et l’indépendance de ce pays. Il est different du génocide ivoirien que Soro Guillaume tente désespérément de faire passer pour une rébellion ou un combat noble.

Ruben Um Nyobé est un héros africain, une légende! Soro Guillaume un criminel légendaire africain!

Telle est la véritable différence entre le criminel Soro Guillaume et la légende Um Nyobé.

Qui est Ruben Um Nyobé?

Um Nyobé est né en 1913 et fut assassiné par la France le 13 Septembre 1958. Il était un leader et activiste anti-impérialiste camerounais, assassiné par l’armée française le 13 Septembre 1958, près de son village natal de Boumnyebel, dans le département de Nyong-et-Kellé dans le maquis Bassa. Il créa le 10 Avril 1948 l’Union des Peuples du Cameroun (UPC), qui fut forcé d’engager une lutte armée afin d’obtenir l’indépendance. Après son décès, Um Nyobé fut remplacé par Felix-Roland Moumie, aussi assassine à Genève en 1960 par les services secrets français le SDECE.

Um Nyobé est reste depuis lors une véritable légende pour le peuple camerounais et une fierté nationale voire africaine.

Nous vous proposons un extrait de son discours à l’ONU en 1952:

“ Mon parti a demandé à être entendu sur les trois points que j’ai mentionnés en réponse à la question posée par le représentant de la Belgique, car nous estimons que ces points sont de la plus haute importance pour que notre pays puisse progresser vers l’indépendance. Je voudrais remercier la Quatrième Commission de m’avoir autorisé à prendre la parole devant elle. Je sais que je dois être bref, mais comme certains membres ont fait des objections à ce que je sois entendu par la Quatrième Commission, j’estime que je dois donner quelques explications.

L’Assemblée territoriale a essayé d’user d’un subterfuge en protestant contre moi personnellement, à un moment où je n’avais pas encore été désigné pour représenter l’Union des populations du Cameroun. L’Assemblée territoriale a prétendu que l’U.P.C. n’était pas représentative, parce qu’aux dernières élections elle n’a obtenu aucun siège à l’Assemblée, que du fait que la Quatrième Commission entendrait un représentant de l’U.P.C., le prestige de ce parti au Cameroun se trouverait renforcé;

et enfin que mon parti a violé les règles normales de procédure en présentant sa demande directement à la Quatrième Commission au lieu de passer par l’intermédiaire de l’Autorité chargée de l’administration et de la Mission de visite.

(…) b) Revendications nationales

En premier: lieu, l’U.P.C. demande l’application loyale des principes édictés par le régime international de tutelle. Les autorités administrantes s’opposent avec acharnement, quelles que puissent être certaines apparences, au changement radical des méthodes d’administration qu’imposé le régime international de tutelle. La meilleure preuve de cette attitude est le désir farouche des autorités françaises et britanniques de maintenir coûte que coûte la division arbitraire du Cameroun, alors que nous considérons la réunification du Cameroun comme condition indispensable à l’accession de notre pays à son indépendance. Mais l’U.P.C. ne se borne pas à revendiquer la réunification, elle propose les méthodes d’administration qui peuvent découler de la réunification et propose les seules étapes utiles à franchir pour parvenir à l’indépendance complète, c’est pourquoi nous demandons la fixation d’un délai pour l’octroi de cette indépendance. Enfin, notre mouvement demande avec une particulière insistance, la suppression de toute mesure d’annexion envisagée dans les textes des accords de tutelle défendus par le docteur Aujoulat en 1946, alors que ce dernier représentait les colons du Cameroun. C’est dans cet ordre d’idée que le deuxième congrès de l’U.P.C., tenu à Éséka (Cameroun sous administration française) du 28 au 30 septembre de cette année a tenu à préciser la position de notre mouvement vis-à-vis du problème de l’Union Française”.

L’arrestation du Ministre Ahoua Don Mello ne serait être l’expression d’un mandat d’arrêt international exécuté par les autorités camerounaises. Un mandat d’arrêt international est aussi porté à la connaissance de l’intéressé ou du concerné afin que ce dernier constitue sa défense juridique avant de se rendre aux autorités compétentes et répondre des actes reprochés. Si un tel mandat existait, le Ministre Ahoua Don Mello l’aurait su et aurait apporté les éléments justifiant son innocence.

Cependant, nous ignorons encore à ce jour, l’origine du mandat d’arrêt international et le(s) crime(s) reproché(s). Ceci sent plus l’arbitraire plutôt que l’exécution d’un mandat d’arrêt international en bonne et due forme.

Fut-il arrêté pour des questions liées à son passeport ou son statut d’immigration? Fut-il arrêté pour des crimes commis sur le sol camerounais? Les autorités diplomatiques camerounaises au Royaume Uni refusent catégoriquement d’en dire plus.

Pourquoi le Cameroun intéresse-t-il tant la France et la Côte D’Ivoire sous la monarchie Ouattara?

Comme nous le soutenions plus tôt, les camerounais ont épousé le combat noble et légendaire du Président Gbagbo au lendemain de la crise post-électorale. La popularité de cet homme d’état et nationaliste africain ne fait que s’accroitre. Les camerounais ne jurent que par le Président Gbagbo, « fils-héritier » d’Um Nyobé.

Si le Cameroun continue sur cette lancée, la popularité du Président Gbagbo, popularité et réputation que la communauté internationale souhaite vaille que vaille détruire par une campagne de diabolisation, pourra atteindre d’autres états africains, faisant du Président Gbagbo, une véritable icone africaine, à l’image de Nelson Mandela. Par conséquent, un plan diabolique (Rapport Védrine) concocté depuis l’Elysée fut mis en place afin de dégommer le Président Paul Biya, le remplacer par un valet françafricain capable de réduire le peuple camerounais au silence.

L’intervention militaire de la France en Centrafrique dont l’objectif, selon les Nations Unies, était de mettre un terme aux génocides commis par les rebelles de la SELEKA au pouvoir depuis Mars 2013, fut l’opportunité rêvée de se rapprocher des frontières camerounaises et finalement déstabiliser ce pays avec certains complices, opposants légendaires du régime Biya.

La nomination de la nouvelle Présidente de la Centrafrique, Dame Catherine Samba-Panza, d’origine camerounaise (père) et centrafricaine (mère) née au Tchad voisin, fut le meilleur pion françafricain afin de déstabiliser de l’intérieur le pouvoir Biya.

L’opération SANGARIS, unité militaire de l’armée française en terre camerounaise, est chargée du recrutement, de la formation, de l’armement et du financement des éventuels opposants au régime Biya. La France cherche désespérément une copie camerounaise du PAN Soro Guillaume, un individu capable de réclamer une rébellion ou un mouvement séparatiste armé afin d’évincer les institutions camerounaises.

Le problème est que les camerounais ne sont pas les ivoiriens! Ils sont fiers de leur histoire et de leur lien bantou. Ils n’aiment certainement pas le Président Paul Biya, mais ils ne sont pas non plus prêts à collaborer avec la France afin d’assassiner un des leurs.

L’histoire du Cameroun est encore hantée par le massacre des résistants camerounais par l’armée française. Le camerounais n’a pas encore oublié son histoire et l’implication de la France dans ce génocide qui ne connut jamais réparation ou reconnaissance historique.

Le nouveau plan français fut d’actionner les groupes armés nigérians de la secte BOKO HARAM afin de faire le sale boulot en l’absence de volontaires camerounais.

Le Cameroun partage la frontière avec le géant Nigérian, longue de  1690 Kilomètres à l’Ouest du pays. Une véritable passoire pour l’infiltration des groupes terroristes, le sabotage et la déstabilisation de l’intérieur de ce pays aussi convoité pour ses ressources naturelles agricoles (bananes, cacao, café, coton, miel) forestières, minières (bauxite, fer, cobalt, nickel, manganèse, diamant, marbre) et pétrolières.

 

Selon Wikipédia

 

“ Economie camerounaise:

 

De 1965 à 1985, le Cameroun a connu une croissance soutenue (plus de 15% par an en moyenne), portée par les prix des matières premières et a longtemps été parmi les pays les plus prospères du continent africain.

La situation économique s’est ensuite fortement dégradée jusqu’à la dévaluation, en Janvier 1994 du Franc CFA, précédé par une diminution drastique des salaires de l’ordre de 70%.

 

Après une décennie de récession caractérisée par une forte baisse du PIB (-30% entre 1985 et 1993) et une chute de 40% de la consommation par habitant, le Cameroun a renoué avec la croissance économique depuis 1994. Son PIB (environ $42, 750 Milliards en 2009, soit $2 300 par habitant en PPA), représente aujourd’hui la moitié de celui de la Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC), ce qui lui confère une place importante au niveau régional”.

 

En clair, le Cameroun d’Um Nyobé intéresse les français et leurs alliés occidentaux.

 

Que se passe-t-il donc au pays du Président Biya?

 

Le Président Biya serait-il en déphasage avec son peuple suite à l’humiliation du PAN ivoirien Soro Guillaume? Pour qui roule-t-il le Président Biya? Pour son propre compte? Celui des Ouattara? Celui de la France?

 

Le Cameroun est actuellement attaqué de façon sporadique par la secte nigériane BOKO Haram, un groupe armé indirectement par la France. La même France est aussi aux portes de Douala et Yaoundé après avoir réussi l’infiltration de ses éclaireurs et barbouzes, prétendant être des coopérants et ou investisseurs ou diplomatiques.

 

Après avoir envahi et occupé militairement la Centrafrique voisine, en imposant Dame Catherine Samba-Panza, l’épouse d’un ancien dignitaire du régime Bozizé, la France tente d’envahir ce pays frontalier à la Centrafrique pour diverses raisons (économiques et ou survie économique et politiques, occupation militaire du Cameroun avec la construction d’une base militaire).

 

En clair, la prochaine victime de la Françafrique est bel et bien le Président Biya pour son indélicatesse et ses choix de partenaires commerciaux.

 

Nous avions en son temps tenté d’informer les autorités diplomatiques camerounaises au Royaume Uni, sans réel succès. Nous l’avions fait dès l’annonce du Président Hollande d’envoyer des troupes en Centrafrique afin de combattre leurs anciens alliés et protégés de la rébellion SELEKA.

 

L’opération SANGARIS, s’est transformée pour la circonstance en mission exploratrice des gisements de diamant et en une unité d’Elite chargée du recrutement, formation, armement et financement des opposants au Président Biya, sans oublier leur infiltration, implication  et participation tacite pour le sabotage des installations militaires et de communication.

 

En clair, la France cherche parmi les opposants historiques du Président Paul Biya afin de le renverser et occuper militairement ce pays-là. En d’autres termes, la France cherche l’équivalent d’un Soro Guillaume, un individu sans repère historique, sans culture politique, sans vergogne et prêt à faire massacrer ses concitoyens sur l’autel des intérêts de la Françafrique, en échange du fauteuil présidentiel.

La France n’a toujours pas encore digéré cette insulte à son endroit pour la supposée ouverture du marché aux chinois et autres en plein mille dans son pré-carre. Par conséquent, le Président Biya est l’ennemi à abattre pour avoir encouragé ou facilité la pénétration chinoise au Cameroun. Ceci est vu comme un crime de lèse-majesté !

 

Qui souhaite tant avoir la tête du Ministre Ahoua Don Mello? Qui est le Ministre Ahoua Don Mello?

 

Ahoua Don Mello

Ex-Directeur général du BNETD et Ancien Ministre du Gouvernement Gbagbo
Le Ministre Ahoua Don Mello est né le 23 Juin 1958 à Bongouanou (Centre). Ingénieur de formation, chargé de cours et de recherche à l’Ecole Nationale Supérieure des Travaux Publics (ENSTP) de Yamoussoukro (1986-90). Ingénieur, chargé de recherche au Laboratoire du bâtiment et des travaux publics d’Abidjan (1990-1992), Président du Comité de Contrôle du FPI (Front Populaire Ivoirien) de 1990-1996, ingénieur, chargé de cours et de recherche à l’Université de Cocody-Abidjan, depuis 1992, Membre du Conseil Economique et Social, de 1998 à 1999, Directeur Central chargé de la Conception et du Suivi de la Technopole de Yamoussoukro au Ministère de l’Enseignement Supérieur de Novembre 1998 à Octobre 2000, Directeur Général du Bureau National d’Etudes Techniques et de Développement (BNETD) depuis Novembre 2000 et finalement Ministre de l’Equipement et Porte-parole du gouvernement Gbagbo de Décembre 2010 à Avril 2011.

 

Selon L’EXPRESS du 8 Avril 2011

Par Pauline Tissot, publié le 08/04/2011 à 07:00

http://www.lexpress.fr/actualite/monde/cote-d-ivoire-les-hommes-du-camp-gbagbo_980545.html#blKDvRF0Vw1ZoSY3.99

“ Ahoua Don Mello, le « technicien »

Originaire de Bongouanou, au nord d’Abidjan, Ahoua Don Mello est un « technicien doublé d’un politique ». Selon Jeuneafrique.com, il a obtenu un diplôme d’ingénieur à l’École nationale supérieure des travaux publics (ENSTP) de Yamoussoukro en 1982, avant de poursuivre ses études à Paris, où il a milité au FPI (parti de Laurent Gbagbo).

De retour au pays, et après avoir tenté de créer sa propre formation politique- La Renaissance -, il est revenu au FPI, où il a pris le poste de président du comité de contrôle, devenant l’un des promoteurs du nationalisme économique ivoirien. Directeur général du BNETD (Bureau national d’études techniques et de développement), il a entrepris, lors de son passage au sein des institutions ivoiriennes,

le transfert des institutions à Yamoussoukro, le prolongement de l’autoroute du nord vers Singrobo, et la construction du quatrième pont d’Abidjan.

 

Aujourd’hui, il est le ministre de l’Equipement et porte-parole du gouvernement Gbagbo. Ce mercredi, alors que des négociations entre la France et le camp Gbagbo étaient engagées selon l’ONU, Ahoua Don Mello affirmait que le président sortant n’en était pas « pour le moment » à envisager une reddition. Il a ajouté que Laurent Gbagbo « s’interroge: pourquoi cette attaque alors qu’il attendait le haut représentant de l’Union africaine pour des négociations » qui avaient été proposées du 4 au 6 avril à Addis Abeba. Le lendemain, il annonçait que l’assaut lancé par les combattants pro-Ouattara « est une tentative d’assassinat du président Gbagbo ». Il a accusé la force française Licorne d’avoir fourni « un appui aérien et terrestre », ce qu’a démenti Paris”.

 

En clair, le Ministre Ahoua Don Mello est un dur à cuir de l’administration Gbagbo, un farouche opposant à l’hégémonie française en Côte D’Ivoire et en Afrique. C’est aussi un farouche opposant du régime Ouattara depuis son exil ghanéen.

 

Nous vous proposons un extrait de son article sur le 3è pont et l’échangeur de la Riviera, Abidjan, Côte D’Ivoire, le dernier article laminant et exposant les contre-vérités du sieur Ouattara.

 

“ (…) Un appel d’offres est lancé à cet effet et le Groupe BOUYGUES est choisi comme l’opérateur technique et financier du projet. Une convention de concession est signée après plus de deux ans d’études et de négociation. Le coût du projet est négocié à 91.8 milliards de FCFA avec une concession de 30 ans intégrant les frais financiers, les assurances et les différentes marges bénéficiaires.

Pour la réalisation du projet, le Groupe Bouygues crée une société privée de droit ivoirien (SOCOPRIM) conformément à la convention de concession. Le capital de SOCOPRIM est fixé à 28 milliards de FCFA, détenus par le groupe Bouygues (16 milliards de FCFA), l’Etat de Côte d’Ivoire (4.9 milliards de FCFA), la CAA (1.2 milliards de FCFA), le groupe TOTAL (1.25 milliards de FCFA), et le groupe DEG (4.65 milliards de FCFA).

Des bailleurs de fonds sont contactés pour mobiliser le reste du financement nécessaire pour couvrir le coût du projet dont la SFI (21 milliards de FCFA), la BAD (18 milliards de FCFA), la CAA (2.8 milliards de FCFA), la BOAD (6 milliards de FCFA), le groupe PROPARCO (10 milliards de FCFA).

Le BNETD propose en outre un échangeur sur le boulevard Giscard d’Estaing pour éviter tout engorgement sur le pont Riviera-Marcory et faciliter ainsi, l’accès au dit boulevard. Coût de l’échangeur : 10 milliards de FCFA financés par l’AFD (4 milliards de FCFA) et la BOAD (6 milliards de FCFA).

L’étude d’impact environnemental et le plan de déplacement et de réinstallation de la population occupant l’emprise du projet (l’emprise est l’emplacement du pont, des voies de raccordement et de l’échangeur) sont évalués à 6 milliards de FCFA entièrement à la charge de l’État de Côte d’Ivoire.

Le projet final comprend donc un pont de 2 fois 3 voies avec un trottoir, une digue, une voie de raccordement au boulevard Giscard d’Estaing, une voie de raccordement au boulevard MITTERAND. Le délai de réalisation est estimé à 24 mois, le début des travaux est fixé à fin décembre 1999.

La mobilisation du financement du projet « Pont Riviera-Marcory » étant bouclée, la mise en œuvre du projet pouvait alors démarrer et démarre justement par le plan de déplacement et de réinstallation des occupants de l’emprise du projet. Ce volet prend fin avant le 24 décembre 1999.

Cette opération de déplacement et de réinstallation qui touche le secteur informel, permet de réinstaller de petits commerçants, de petits artisans et des propriétaires de maquis qui deviennent par une juste compensation des pertes, des petites et moyennes entreprises prospères. Ce qui est différent, aujourd’hui, des destructions massives sans contrepartie du pouvoir actuel qui accroît la pauvreté.

C’est dans l’attente du démarrage effectif des travaux que le coup d’État du 24 décembre 1999, des « jeunes gens » dirigés par le regretté Robert GUEI, a eu lieu.

A la suite de ce coup d’État qui chassa le Président Bédié du pouvoir, les bailleurs de fonds suspendent bien évidemment leur financement. Le projet est ajourné pendant la période de transition.

Après l’élection du Président Laurent GBAGBO, en Novembre 2000, notre modeste personne est nommée à la tête du BNETD. Nous choisissons de reconduire l’équipe projet pour son expérience inestimable et les compétences avérées de ces membres.

Le projet est aussitôt relancé. L’équipe-projet le réévalue en tenant compte de l’inflation. Cette réévaluation a mis en évidence un surcoût de 10 milliards de FCFA qui risquait d’avoir un impact sur le prix du péage et le délai de concession. Pour absorber le surcoût l’équipe projet propose une solution alternative : la construction d’un pont semi-métallique.

La proposition technique validée, elle est aussitôt présentée au Président Laurent GBAGBO qui émet, somme toute, des réserves sur un pont à péage au cœur d’Abidjan ! Il demande néanmoins de reprendre les négociations avec l’opérateur technique et financier BOUYGUES et d’étudier parallèlement une solution sans péage.

Les bailleurs de fonds demandent que les relations entre la Côte d’Ivoire et le FMI soient rétablies avant de donner leur feu vert. Le Ministère de l’Economie et des Finances conduit avec succès le programme intérimaire arrêté avec le FMI. Un programme triennal est conclu en mars 2002.

Sa bonne exécution devait conduire à la conclusion du PPTE à la fin du programme. Une mission est prévue pour le 20 septembre 2002 à Washington pour poursuivre les échanges avec le FMI.

C’est alors qu’un autre coup d’État en Septembre 2002 est tenté avec comme objectif des conspirateurs d’emmener Alassane Dramane OUATTARA au pouvoir. Le coup d’État manqué se transforme alors en rébellion et suspend une fois de plus le démarrage du Pont Riviera-Marcory. Les bailleurs de fonds suspendent encore évidemment, leur collaboration avec la Côte d’Ivoire.

Après toutes ces péripéties, le Président Laurent GBAGBO demande qu’une solution interne de financement soit trouvée et que le péage soit définitivement écarté.

Le BNETD s’en remet au Ministère de l’Economie et des Finances qui a en charge la recherche de financement. Le Ministère propose donc un compte séquestre à la BNI alimenté par un prélèvement sur le pétrole et un appel public à l’épargne garanti par le compte séquestre.

Un opérateur chinois propose au BNETD une solution technique à 60 milliards de FCFA.

Le BNETD se propose, sur cette base, de négocier avec l’opérateur BOUYGUES soit la transformation du contrat de concession en marché public soit la rupture du contrat et l’évaluation des dommages et intérêts.

Au vu, de la proposition chinoise, la rupture du contrat est avantageuse pour l’État ivoirien. D’une pierre la Côte d’Ivoire peut réaliser deux coups : 1/réaliser un projet moins cher sur fonds propres 2/ éviter le péage en plein cœur d’Abidjan dans un contexte de pauvreté accentuée.

À la faveur du point de décision du processus PPTE avec les bailleurs de fonds obtenu en 2009, le Ministère de l’Economie et des Finances marque son accord pour la mobilisation interne du financement. Cela suppose la réévaluation du projet pour définir le montant à mobiliser, la constitution d’un dossier de consultation des entreprises et la rupture du contrat de concession.

Pour écarter l’expertise ivoirienne, ADO fait revenir, SEREY EIFFEL, le dernier Directeur Général français du BNETD (1990-1994) comme conseiller spécial à la Présidence de la République pour les affaires économiques après son passage au GABON où il a dirigé la société écran d’Alassane OUATTARA : l’Institut International pour l’Afrique (IIA). Le projet du Pont Riviera-Marcory est relancé en écartant la solution sans péage du Président Laurent GBAGBO.

Alassane OUATTARA reconduit le projet initial réévalué à 125 milliards de FCFA avec à la clé un péage de 700 FCFA par véhicule et par passage, dans un contexte de pauvreté généralisée. La mise à l’écart des solutions du BNETD signe certainement le retour de l’expertise française en Côte d’Ivoire avec pour corollaire le renchérissement des coûts de tous les projets en portefeuille pour lesquels les études ont été déjà bouclées par le BNETD durant les années de crise, sur ressources propres issues du déploiement du BNETD en Afrique. Ces dossiers « prêts à porter » constituent une « banque » de près de 200 projets et ont permis de gagner du temps lors de la mise en œuvre du pont de Jacqueville, de l’autoroute du nord, de la route Boundiali-Tingrela, du transfert de la capitale, de la réhabilitation de l’Hôtel Ivoire et du programme d’urgence dans le cadre du rétablissement des relations avec les bailleurs de fonds en 2009.

Dépouiller le peuple ivoirien pour garantir les intérêts de la France-Afrique, lutter contre la concurrence des pays émergents, le Pont Henri KONAN BEDIE est l’expression de cette nouvelle alliance entre la France et la Côte d’Ivoire et à terme, entre l’Occident et l’Afrique et le retour en force des conseillers occultes français car on n’est mieux servi que par soi-même, dit l’adage. Le mode opératoire de ce pont marque le point de départ de la Solution ADO dans le secteur des Grands Travaux en Côte d’Ivoire et le futur visage français de l’économie ivoirienne avec le financement françafricain occulte de l’Elysée. Nous sommes en plein dans la devise de la France-Afrique : « Ce qui est bon pour la France est obligatoirement bon pour l’Afrique ».

Au moment où les Ivoiriens souffrent d’une pauvreté accentuée par l’incapacité du régime de Monsieur Alassane Dramane OUATTARA à payer les salaires, d’une extermination des micro-entreprises, d’un affaiblissement du portefeuille des petites et moyennes entreprises qui accroît chaque jour le nombre de chômeurs et ne parlons pas de l’insécurité chronique. Au moment où les ivoiriens sont soignés gratuitement mais sans médicaments. C’est ce moment que Monsieur Alassane Dramane OUATTARA et le Groupe BOUYGUES choisissent pour construire un pont à péage à 700 F CFA le passage et par voiture, là où le Président GBAGBO propose un projet deux fois moins cher et sans péage. Pour faire avaler la pilule au PDCI, ils ont donné le nom du Président Bédié au pont. Comme par hasard, le déblocage de fonds qui a suivi pour lancer les travaux et toute cette effervescence autour du pont coïncident avec l’approche des élections en France, cela rappelle étrangement toutes ces affaires de France-Afrique avec leurs rétro-commissions”.

Membre de la CEMAC (Cameroun) et ressortissant de la CEDEAO (Don Mello).

 

Que dit la loi en cas de demande d’extradition suite à l’exécution d’un mandat d’arrêt international ?

 

Un mandat d’arrêt ne peut être exécuté par le Cameroun si ce mandat est émis par une autre organisation régionale ou un état membre de cette organisation, car dans les faits, il n’existe pas d’accords portant sur l’extradition entre ces deux organisations régionales.

En clair, le ressortissant de la CEDEAO aux arrêts doit être remis en liberté immédiatement sauf si son crime ou le crime reproché est commis dans l’état en question.

 

Le maintenir en détention est totalement arbitraire.

 

Si le Président BIYA souhaite exécuter la décision de son homologue ivoirien, alors il sera alors obligé de faire passer le Ministre Ahoua Don Mello devant les autorités compétentes judiciaires afin que celles-ci se prononcent sur son cas. Il leur faudra épuiser toutes les étapes judiciaires du système pénal camerounais avant un quelconque transfert.

 

Si toutes les étapes sont épuisées, la Cour Suprême camerounaise devra obtenir l’accord de la Cour de la CEDEAO avant un quelconque transfert dans un pays souhaitant recevoir le concerné en attendant que la Cour de la CEDEAO tranche sur son cas et le livre soit à la Côte D’Ivoire ou à la Haye, si le mandat est émis par la CPI.

 

Ceci est un test pour les autorités judiciaires des deux organisations régionales (CEDEAO –CEMAC) dans une affaire d’exécution de mandat d’arrêt international émis par un état membre d’une autre organisation régionale.

 

Attendons de voir comment les africains se servent de la justice afin de résoudre des crises politiques ou si ces derniers exécuteront des décisions sur la base des intérêts françafricains.

 

Un petit humour à l’ivoirienne.

 

Suite à l’inondation tragique du 10 Juin 2014 à Abidjan (4 décès officiels par noyade), M. Ouattara s’est enfin rendu compte de l’échec de son programme d’émergence. Il fut alors décidé de faire venir un ivoirien, Ingénieur des Ponts et Chaussées, en la personne du Ministre Ahoua Don Mello, afin de sauver l’équipe Ouattara visiblement en difficultés.

 

Si c’était le cas, ils auraient pu le demander poliment plutôt que de l’enlever.

 

L’enlèvement répondait plutôt au souci selon lequel le ministre Don Mello ne coopèrerait jamais avec cette clique de malfaiteurs installés sur les bords de la lagune Ebrié, d’où son enlèvement suivi de chantage et intimidations afin qu’il prête mains fortes au régime d’Abidjan.

 

Ceci n’est qu’une piste! Attendons de voir dans les jours prochains! Wait and see!

 

ENSEMBLE POUR UNE AFRIQUE FORTE!

 

Fait à Londres le 12 JUIN 2014.

 

Nick De Bessou

Juriste & Anthropologue Politique

Président du FDRC

[Forum pour la Démocratie et la Résolution des Crises]

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Le Ministre Ahoua Don Mello, un proche des proches du President Gbagbo.

Le Ministre Ahoua Don Mello, un proche des proches du President Gbagbo.

 

 

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