L’affaire Alègre in extenso, ou la blanchisseuse à notables

L’affaire Alègre in extenso, ou la blanchisseuse à notables

noirrose

On va aborder aujourd’hui l’affaire Alègre de manière aussi complète que possible. D’une part, parce que la plupart des textes concernant cette affaire sont en train de disparaître du web. D’autre part, afin de relever tous ces petits éléments qui posent question dans cette affaire qui fut un magistral exemple d’enterrement judiciaire. Malgré des dizaines de morts suspectes, malgrés des aveux circonstanciés, malgré diverses preuves, il fallait sauver la face de celui qui est devenu ensuite le Défenseur des Droits du peuple français, et de ses petits copains.

Pourquoi revenir sur cette affaire? Parce que l’impunité des notables a toujours été de mise et que cela continue.

Du meurtre de Bruay-en-Artois à l’affaire du réseau pédophile d’Angers, les notables cités dans ces affaires, et parfois inquiétés, ont comme un blanc seing des autorités en matière de perversion. Notables donc innocents, pourrait-on dire depuis que l’argent public a servi à financer un téléfilm déplorable intitulé “Notable donc coupable“, donnant la part belle au point de vue de Baudis sur sa non implication dans l’affaire Alègre.

Pour bien étouffer l’affaire qui serait remontée aux plus hauts niveaux de l’Etat, le dossier a été saucissonné comme dans les affaires Outreau ou Dutroux, ou toutes les affaires qu’on cherche à étouffer : il est plus simple d’enterrer à chaque fois un petit bout de l’affaire plutôt que de risquer un scandale en mettant toute l’affaire à la poubelle d’un seul coup.

1. La chronologie et les disparitions

Alègre, né en 1968, est arrêté en 1997, et reconnaît avoir commis cinq meurtres et six viols, pour lesquels il est condamné à 30 ans de prison en 2002.

Mais, la cellule de gendarmerie Homicide 31, chargée d’enquêter sur 195 disparitions non élucidées dans la région de Toulouse au cours des années 80 et 90, met la main sur des témoignages qui ouvrent un nouveau volet de l’affaire: le volet des notables toulousains et de leurs soirées sado maso, pour lesquelles Alègre servait d’homme de main. En 2002, une vingtaine de vieux dossiers de meurtres non élucidés sont rouverts.

Lire la suite ici 

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Aller à la barre d’outils