Le 13/05/2014 – 08:41

Par Notre Voie – La prison de l’enfer. 106 prisonniers par cellule. PHOTO: Campagne mondiale « Bring back our Président Gbagbo ».

Des sources carcérales concordantes sont formelles, les conditions de détention des prisonniers politiques et des autres prisonniers de droits communs au pénitencier de Séguéla, nord de la Côte d’Ivoire, sont exécrables. Regroupées à 106 personnes par cellule, les prisonniers dorment les uns sur les autres dans un environnement de promiscuité évidente. Quelques chanceux (?) sont à 30 dans une cellule dans les mêmes conditions inacceptables de détention. Depuis plus de deux ans, le régime Ouattara détient au mouroir de Séguéla, 21 prisonniers politiques dont le Contre-Amiral Vagba Faussignaux. La justice aux ordres sous Alassane Dramane Ouattara les accuse « d’atteinte à la sûreté de l’Etat » et de bien d’autres délits que les proches de ces détenus qualifient de farfelus. Tous ces prisonniers politiques du régime Ouattara sont livrés à la mort au grand dam des organisations de défense des droits de l’homme qui demeurent silencieuses face à cette torture sans nom.

Didier Depry

NB: Le titre est de la rédaction

Gendarmerie nationale : Le curieux limogeage du commandant de brigade de M’Bahiakro et son adjoint
Publié le mardi 13 mai 2014 | Notre Voie

Le commandant de la brigade de gendarmerie de M’Bahiakro, l’adjudant Boua Joachim et son adjoint Aka Allou ont reçu leur décision de mutation, le lundi 14 avril dernier, avec eux, deux autres gradés de l’unité. Il viennent de payer ainsi les frais d’une dénonciation calomnieuse faite par un intervenant au cours de la séance de travail qu’a eu le Ministre délégué à la défense, Paul Koffi Koffi, avec les populations de M’Bahiakro, dans la nuit du vendredi 11 avril dernier, au centre culturel de la ville. Au cours des échanges avec ses hôtes à cette occasion où l’envoyé du Président de la République a dit être venu rassurer ses parents Baoulé quant à la sécurisation des fêtes de Pâques, des griefs ont été relevés contre la présence de nombreux barrages sur les routes, avec notamment de nombreux postes de contrôle des Frci et les rackets subits par les transporteurs.

Si concernant l’existence de nombreux barrages des Frci, le ministre a indiqué que c’est pour dissuader ceux qui attaquent le pays, il a plutôt été ferme concernant le cas des gendarmes en service dans le département. En effet, en réaction à la déclaration du dernier intervenant de ses hôtes à cette rencontre qui mettait en cause des gendarmes souvent en mission dans le village d’Allangouassou (à une trentaine de kilomètres sur l’axe M’Bahiakro-Bouaké), des ordres fermes ont été donnés par le ministre pour que des sanctions soient prises contre le commandant de l’unité et ses hommes. Que reproche-t-on à ces hommes en réalité? Selon les déclarations de l’intervenant, les éléments, souvent en service dans ledit village, s’adonneraient à des rackets et pis, une de leurs armes aurait été emportée, un jour, par un malfrat et n’aurait jamais été retrouvée. Vrai ou faux, aucune possibilité n’a été donnée au chef de compagnie pour s’expliquer sur cette affaire. La suite, on la connait, des notes de mutation sur lesquelles est mentionné comme motif « pour nécessité de service» ont été remises aux quatre gradés de l’unité et un nouveau commandant de brigade a été nommé. La passation de service entre le nouveau et l’ancien s’est effectuée pour le vendredi 18 avril dernier.

Koukougnon Zabril

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