LA CHAIR : DRAME ET COMEDIE DANS LA FAMILLE DE DIEU

1291bggbb-22-e13382449232371Philippe Ehua, Tavannes le 11 avril 2010//:

La chair : drame et comédie dans la famille de Dieu

Introduction à Isaac:

Issac était un type de Christ au commencement de sa vie et c’est un homme vieux, aveugle, déchu spirituellement qui nous est présenté au chapitre 27 :1-4 de Genèse. Ce n’est « plus » l’homme des promesses,on a de la peine en effet  à reconnaître la semence d’Abraham

On peut comprendre 3 périodes dans la vie d’Isaac :

1er période : (*) Rom. 4:18-19

Une expérience unique impacte sa vie. Lui, le fils unique, le bien aimé (Gen.22 :2) offert en holocauste sur la montagne de Morija,  ressuscita d’entre les morts, car c’est ainsi qu’Abraham le reçut en figure (Héb. 11:19)

Comme homme ressuscité, il reçoit une épouse (*) selon le «dessein pré ordonné de son père» (Gen. 24:1-8). Éliézer, image frappante du Saint Esprit, va la chercher et la lui amène à travers le désert.

Un beau type de Christ, un beau tableau, pour des débuts de carrière prometteurs.

2eme période :

Le chapitre 26 nous rend la seconde période, de l’histoire

D’Isaac, le patriarche ne reflète plus le type de Christ, mais il est plutôt représentatif du croyant marchant ici-bas. Nous voyons ici un homme, comme toujours, ne pouvant maintenir le niveau de sa vocation.

C’est la famine qui pousse Isaac à Guérar vers Abimélec :

L’Eternel lui apparu et dit :(Genèse 26 :2)Ne descends pas en Egypte, demeure dans le pays que je te dirais(en Canaan), il lui permets de séjourner à Guérar «Séjourne dans ce pays-ci je serais avec toi et je te bénirais» Alors qu’il s’y est déjà installé.

Ce qu’Abraham avait fait en Égypte, Isaac le fait en Philistie.Isaac renie sa relation avec son épouse, type de la relation de Christ avec l’église. L’Égypte représente le monde ; la Philistie, le monde qui est établi sur le territoire du pays de la promesse (le monde introduit dans l’église).

A Guérar Isaac c’est laissé dépouillé de la communion entre l’époux et l’épouse, son témoignage est brisé, il pouvait bien « plaisanté » avec Rébecca, sa femme (Gen 26 :8),mais les joies de la communion seront éteint, les liens les plus intimes de l’âmes seront rompus.

Après l’intervention d’Abimélec (Gen 26 :9-10-11) qui semble t-il vivait une répétition dangereuse avec Isaac (une situation vécue jadis avec Abraham) et l’édit d’une ordonnance pour tout le peuple qui protégeait Isaac et Rébecca, il vint le temps pour Isaac de semer dans le pays pour recueillir cette année là au centuple, car l’éternel le bénit.Il devint fort riche, de troupeaux et de serviteurs : aussi les Philistins lui portèrent envie, nous dit la bible.Il y trouvera, comme autrefois Abraham, quantité de troupeaux et de serviteurs et diverses richesses, mais cette alliance d’avec le monde lui apporte également, les disputes, des oppositions, et la haine.

C’est ce que rencontre Isaac, pour s’être établi pour un temps à Guérar.

(*) «Vous me haïssez et… vous m’avez renvoyé d’auprès de vous», leur dit Isaac. Ils répondent : «Nous ne t’avons fait que du bien»( Gen 26:29)

C’est parce que béni de l’Eternel et qu’Abimélec l’ayant vu qu’il pu retrouver la paix, une paix politique après avoir fait alliance avec celui-ci.

Il y eu pendant cette période malgré tout un temps de victoire spirituelle : les querelles des puits qui opposaient Isaac et les Philistins, le menèrent jusqu’à Beer-Schéba où l’Eternel lui apparut dans la nuit. A cet endroit il bâtit un autel, invoque le nom de l’Eternel, et fait creuser un puit .Nous pouvons lire dans (Genèse 26)

24 Le SEIGNEUR lui apparut cette nuit–là et dit : Je suis le Dieu d’Abraham, ton père ; n’aie pas peur, car je suis avec toi ; je te bénirai et je multiplierai ta descendance à cause d’Abraham, mon serviteur.

25 Là, Isaac bâtit un autel et invoqua le nom du SEIGNEUR (YHWH). Là, il dressa sa tente; là, les serviteurs d’Isaac forèrent un puits.

3e période :

La 3e période est celle qui marque le déclin de la carrière du patriarche, elle est intimement liée à celle de ses deux fils. C’est la période de la mise en scène d’un drame. Le drame d’une famille conflictuelle où règne un esprit de clan, une famille qui a perdu l’unité, la communion. C’est là le fruit de Guérar : c’est cette période que nous allons explorer.

C’est donc un patriarche aveugle, qui aimait Esaü parce qu’il mangeait du gibier, un homme qui se laisse conduire par des motifs charnels, terrestres. Les affections d’Isaac étaient déviées, il était pris par des affections temporelles, les plaisirs de la table, la « convivialité » dirait on aujourd’hui, la chair qui appelle la chair.Le pieu Isaac s’il l’avait pu aurait fait du fils de la chair l’héritier de la promesse par amour du gibier.

Quant à Esaü, pour rappelle, l’homme des champs, le chasseur, le profane, en (Gen 25) bien avant l’épisode de Guérar,vend son droit d’aînesse pour un plat de lentilles, il ne vend pas seulement des avantages temporels, ce qu’il ne comprend pas, c’est qu’il perd les bénédictions les plus élevées promises à Abraham et à sa semence « qui est Christ », ce qui est terrible : il vend à Jacob son droit à la lignée du Messie. Il méprise le don de Dieu et lui préfère un potage aux lentilles. Ayant le choix il abandonne délibérément ses droits, il mange et boit et s’en va.

La bible nous le dit en Genèse 25

29 Un jour que Jacob faisait cuire une soupe, Esaü revint de la campagne, épuisé.

30 Esaü dit à Jacob : Laisse–moi, je te prie, manger de ce potage roux, –– oui, ce potage roux ! –– car je suis épuisé. C’est pourquoi on l’a appelé du nom d’Edom (« Roux »).

31 Jacob dit : Vends–moi d’abord ton droit d’aînesse !

32 Esaü répondit : Je suis sur le point de mourir ; à quoi me sert ce droit d’aînesse ?

33 Alors Jacob dit : Jure–le–moi d’abord. Il le lui jura. Ainsi il vendit son droit d’aînesse à Jacob.

34 Alors Jacob donna à Esaü du pain et de la soupe de lentilles. Il mangea et but, puis il se leva et s’en alla. Ainsi Esaü méprisa le droit d’aînesse.

Esaü donc au chapitre 27 fut appelé par son père Isaac aux yeux affaiblis au point qu’il ne voyait plus, son père donc le pria d’aller lui chasser du gibier pour que son âme le bénisse avant qu’il ne meure. Rébecca écouta et expliqua l’affaire à son fils Jacob et lui demanda d’apporter deux chevreaux qu’elle apprêterait comme Isaac l’aime. Et expliqua à Jacob son maudit plan pour tromper son père. Lisons dans Genèse 27

1  Isaac devenait vieux, ses yeux s’étaient affaiblis : il nevoyait plus. Il appela Esaü, son fils aîné : Mon fils ! Celui–ci lui répondit : Je suis là !

2 Il reprit : Je suis vieux, et je ne connais pas le jour de ma mort.

3 Maintenant, je te prie, prends tes armes, ton carquois et ton arc, sors dans la campagne et chasse du gibier pour moi.

4 Prépare–moi un plat appétissant comme je les aime, et apporte–le–moi pour que je le mange, afin que je te bénisse avant de mourir.

5 Tandis qu’Isaac parlait à son fils Esaü, Rébecca écoutait. Esaü s’en alla dans la campagne pour chasser du gibier et le rapporter.

6 Rébecca dit à Jacob, son fils : J’ai entendu ton père dire à Esaü, ton frère :

7 « Apporte–moi du gibier et prépare–moi un plat appétissant pour que je le mange, et je te bénirai devant le SEIGNEUR avant ma mort. »

8 Maintenant, mon fils, écoute–moi ; voici ce que je t’ordonne :

9 Va me chercher deux bons chevreaux du troupeau, je te prie ; j’en ferai pour ton père un plat appétissant comme il les aime.

10 Tu l’apporteras à ton père pour qu’il le mange, afin qu’il te bénisse avant sa mort.

11 Jacob répondit à Rébecca, sa mère : Esaü, mon frère, est velu, tandis que ma peau est lisse.

12 Peut–être mon père me tâtera–t–il, et il croira que je me suis moqué de lui ; ce n’est pas une bénédiction, mais une malédiction que je ferai venir sur moi !

13 Sa mère lui dit : Que cette malédiction soit sur moi, mon fils ! Ecoute–moi seulement et va me chercher les chevreaux.

14 Il alla les chercher et les apporta à sa mère ; sa mère prépara un plat appétissant comme son père les aimait.

15 Ensuite Rébecca prit les vêtements d’Esaü, son fils aîné, les plus beaux qu’elle avait à la maison, et elle les fit mettre à Jacob, son fils cadet.

16 De la peau des chevreaux, elle couvrit ses bras ainsi que son cou, qui était lisse.

17 Puis elle mit le plat appétissant et le pain qu’elle avait préparés dans les mains de Jacob, son fils.

18  Il vint vers son père et dit : Père ! Celui–ci répondit : Je suis là ! Qui es–tu, mon fils ?

19 Jacob répondit à son père : Je suis Esaü, ton premier–né ; j’ai fait ce que tu m’as dit. Lève–toi, je te prie, assieds–toi et mange de mon gibier, afin que tu me bénisses.

20 Isaac dit à son fils : Comme tu l’as vite trouvé, mon fils ! Il répondit : C’est que le SEIGNEUR, ton Dieu, l’a fait venir au–devant de moi.

21 Isaac dit à Jacob : Approche, je te prie ; que je te tâte, mon fils, pour savoir si tu es bien mon fils Esaü !

22 Jacob s’approcha d’Isaac, son père, qui le tâta et dit : C’est la voix de Jacob, mais ce sont les bras d’Esaü.

23 Il ne le reconnut pas, parce que ses bras étaient velus, comme ceux d’Esaü, son frère ; et il le bénit.

24 Il dit : C’est bien toi, Esaü, mon fils ? Il répondit : C’est moi.

25 Il dit : Sers–moi, que je mange du gibier de mon fils, afin que je te bénisse. Jacob le servit, et il mangea ; il lui apporta du vin, et il but.

26 Alors Isaac, son père, lui dit : Approche, je te prie ; embrasse–moi, mon fils !

27 Il s’approcha et l’embrassa. Isaac sentit l’odeur de ses vêtements ; puis il le bénit en ces termes : Oui, l’odeur de mon fils est comme l’odeur d’un champ que le SEIGNEUR a béni.

28 Que Dieu te donne, de la rosée du ciel et des ressources de la terre, abondance de blé et de vin !

29 Que des peuples te servent, que des nations se prosternent devant toi ! Sois le maître de tes frères, que les fils de ta mère se prosternent devant toi ! Maudit soit celui qui te maudit, béni soit celui qui te bénit !

30  Isaac avait achevé de bénir Jacob, et Jacob avait à peine quitté Isaac, son père, qu’Esaü, son frère, revint de la chasse.

31 Il prépara, lui aussi, un plat appétissant qu’il apporta à son père. Il dit à son père : Lève–toi, père, et mange de mon gibier, afin de me bénir, moi, ton fils !

32 Isaac, son père, lui dit : Qui es–tu ? Il répondit : Je suis ton fils premier–né, Esaü !

33 Isaac fut saisi d’un tremblement terrible ; il dit : Qui est donc celui qui a chassé du gibier et qui me l’a apporté ? J’ai mangé de tout avant que tu arrives, je l’ai béni, et il sera béni !

34 Lorsque Esaü entendit les paroles de son père, il poussa un grand cri, terriblement amer, et dit à son père : Moi aussi, bénis–moi, père !

35 Il répondit : Ton frère est venu par tromperie et il a pris ta bénédiction.

36 Esaü dit : Est–ce parce qu’on l’a appelé du nom de Jacob qu’il m’a supplanté par deux fois ? Il avait déjà pris mon droit d’aînesse, et maintenant il a pris ma bénédiction ! Il ajouta : N’as–tu pas de bénédiction en réserve pour moi ?

37 Isaac répondit à Esaü : J’ai fait de lui ton maître, je lui ai donné tous ses frères pour serviteurs, et je l’ai pourvu de blé et de vin : que puis–je donc faire pour toi, mon fils ?

38 Esaü dit à son père : N’as–tu donc que cette seule bénédiction, père ? Moi aussi, bénis–moi, père ! Et Esaü se mit à sangloter.

39 Isaac, son père, lui répondit : Tu habiteras loin des ressources de la terre et de la rosée du ciel, de la rosée d’en haut.

40 Tu vivras de ton épée, et tu serviras ton frère ; mais en errant librement çà et là tu arracheras son joug de ton cou.

Il est plusieurs choses qui peuvent nous interpeller dans le récit de (Gen 27) et j’aimerais partager avec vous quelques considérations dans la mesure du possible :

Arriver à faire passer du chevreau pour de la chasse…Beaucoup d’entre nous auraient étés curieux pour aller voir ce que Rébecca faisait mijoter dans ses marmites. Pour obtenir un tel résultat, elle devait faire de la chimie avant l’heure ou tout simplement de la… sorcellerie. Manipuler, séduire, tromper les gens n’est-ce pas déjà de la sorcellerie bibliquement parlant.

Le nom« Rebecca» entre autre veut dire (S., J., T.): une corde avec un noeud coulant, c.-à-d. une jeune femme à la beauté ensorcelante

L’amour malsain, idolâtre que voue Rébecca à son fils.

Le mépris de Rébecca qui défie l’autorité de son époux contre qui elle complote, visant à le manipuler pour positionner Jacob, dans l’idée d’ « aider » Dieu, en agissant charnellement et avec perversité, faisant preuve d’idolâtrie et d’un manque de foi caractérisé. Dieu eût pu donner suite à la bénédiction par ses propres voies (ou il aurait pu on l’imaginera aisément transposer les mains d’Isaac, comme il le fit pour Jacob) (Gen 48 :13-20)

La foi de Jacob lui l’héritier des promesses et les appréciant, sa fourberie et le mélange honteux dans sa personne : le céleste et le charnel.

La facilité, la légèreté avec laquelle Jacob accepte le plan de sa mère et que celle-ci porte la malédiction à sa place. Il ne semble pas que cela soit le fait d’un fils aimant, mais plutôt d’une nature égoïste dénuée d’amour filiale. Il est a remarqué qu’il n’est plus un enfant : il a plus de quarante ans, puisque la bible nous dit en (Gen 26 :34) qu’ Esaü épousa à l’âge de quarante ans Judith fille de Beéri le Héthien et Basmath fille d’Elon, le Héthien et que ses mariages se sont passés avant la période qui nous préoccupent.

D’ailleurs Rébecca sera maudite, elle perdra la présence de Jacob qui sera en exil de nombreuses années sous la discipline de Dieu, et elle mourra sans le revoir. (Gen 35 :27)

Le grotesque du stratagème permettant a Jacob de se faire passer pour Esaü : C’est couvert de la peau des chevreaux qu’il se présente devant son père.

Outre la cécité physique, sa faiblesse, c’est l’aveuglement spirituel d’Isaac qui nous frappe. Il avait certainement reçu la parole de Dieu concernant Jacob à travers Rébecca, Jacob allant dominer sur son frère (Gen 25 :23).Mais il était comme pour un temps déconnecté de Dieu, et des réalités spirituelles.

Et tout d’un coup Esaü nous devient très sympathique, il est d’une certaine manière plus honnête.

Il nous touche, pris de sanglots, il comprend qu’il n’y a pas de repentance possible, il ne peut revenir en arrière, Isaac ne retire pas la bénédiction donnée à Jacob, et il bénit Esaü d’une bénédiction qui est en fait une malédiction.

Que c’est- il passé ? la parole de Dieu c’est accomplie malgré tout ! Contre toute attente car Jacob aurait très bien pu être maudit, d’ailleurs il s’y attendait un peu. Isaac aurait très bien pu persister dans ses voies.

Si nous lisons attentivement (Gen 27:33) Isaac fut saisi d’un tremblement terrible ; il dit : Qui est donc celui qui a chassé du gibier et qui me l’a apporté ? J’ai mangé de tout avant que tu arrives, je l’ai béni, et il sera béni !

Saisi par un tremblement, qui dans la parole de Dieu souvent saisi ???.. si ce n’est le Saint Esprit.

Saisi par un tremblement il dit »…je l’ai béni, et il sera béni.

Que c’est -il  donc passé ?… Dieu n’ est-il pas intervenu ?!

Isaac avec l’aide du Saint Esprit à réaliser son impiété, il a réalisé dans une grande frayeur que la bénédiction était pour Jacob. Dans ( Esaï 33 :14) nous pouvons lire :

14 Les pécheurs sont effrayés dans Sion, un tremblement saisit les impies : Qui de nous pourra séjourner auprès d’un feu dévorant ? Qui de nous pourra séjourner auprès de brasiers inextinguibles ?

Isaac a vécu encore de nombreuses années, (80 ans) alors qu’il se présentait comme un vieux« mourrant », quand il demandait du gibier à Esaü.

Après cet épisode de la bénédiction de Jacob, son comportement changea en partie nous semble-t-il, il devenait plus juste spirituellement, preuve en est le souci qu’il a pour que Jacob prenne femme dans sa famille et non pas comme Esaü chez les philistins. Il se rapproche en cela plus du comportement de son père Abraham.

Et Isaac fit partir Jacob qui s’en alla à Paddan-Aram auprès de Laban, il s’en va pour 20 ans de discipline de Dieu, car Dieu a honoré sa foi mais il veut le punir par la discipline car il a aussi péché.

Discipliné parce que aimé ; on ne discipline pas la chair.

Un Esaü n’est pas accessible à la discipline de Dieu.

Il y a des temps dans notre vie chrétienne où nous sommes sous la discipline de Dieu et nous pouvons que nous en réjouir car Dieu nous aime encore.

Mais il faut savoir que quand nous sommes sous la discipline de Dieu nous ne sommes pas en communion avec lui.

A l’instar de Jacob, nous voyons très bien qu’il n’est pas en communion avec Dieu comme Abraham, il ne partage pas les pensées de Dieu, il n’est pas ami de Dieu le jour où il quitte les siens : Au travers de sa discipline le Seigneur va briser l’ orgueil de Jacob pour qu’il puisse entrer dans la grâce de Dieu, et expérimenter une vie de foi où il ne comptera plus sur son intelligence, ses « magouilles » pour être victorieux dans son ministère.

Il est l’exemple par excellence de l’homme charnel aux nombreux défauts, qui est complètement régénéré par la grâce imméritée de Dieu. Aussi figure-t-il comme type de la prédestination (Ro 9:11-13) et son nom se retrouve parmi les héros de la foi. (Heb 11:21)

Nous pouvons tous nous identifier à Jacob, portant nos vieilles peaux ,exigeant de Dieu la bénédiction (on ne prie pas ou mal), plus trompeur que Jacob parce que nous nous trompons nous mêmes,désirant spiritualiser notre chair, en sacrifiant l’essentiel sur l’autel de nos désirs: la foi et la grâce de Dieu.Plus misérable qu’Esaü, parce que aimé de Dieu, lui qui a tout donné par son fils Jésus Christ à la croix.

La chair dans cette famille était omniprésente, comme elle est omniprésente dans l’Eglise.

C’est là une tragédie, la tragédie des siècles.C’est une tragédie mais pas une fatalité, car la grâce de Dieu est toujours offerte pour les cœurs qui se repentent.

                                                                    Tavannes le 2010-04-10

Philippe Ehua

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