1-«Game of Thrones», le Moyen-Âge qui vient
2-«Nous allons vers un monde où les frontières politiques s’estompent»
3-L’inquiétant expansionnisme chinois en Asie du sud-est
4-FMI: les pays émergents, un moteur toujours puissant
5-Déficit d’attention
6-La promotion de la démocratie à l’étranger ne fait que la détruire
7-Les pays émergents sont-ils encore forcés à subir?
8-Belgique : saga des 310.3 milliards de bons du Trésor US –> la Russie derrière ?
9-Google sépare la crimée de l’Ukraine sur ses carte
10-En Ukraine, la Russie joue son double jeu habituel
11-«Est ce que Poutine a fait disparaître le gouvernement polonais en 2010?»
12-Le Japon officialise le retour du nucléaire
13-473 millions de dollars de Bitcoins s’évaporent
14-Les transactions à haute fréquence, un mal moderne pour la Bourse ?
15-Toyota remplace les robots par… des hommes
16-General Motors: pourquoi les constructeurs peuvent encore jouer tranquillement avec notre sécurité Et pourquoi il faut que ça cesse.
17-Le pape approuve le maintien de l’IOR, la banque du Vatican
18-Etats-Unis : le FBI saisit le trésor de l’Indiana Jones de 91 ans
20-Vol MH370: le Boeing n’a pas atterri à Diego Garcia, selon les États-Unis…

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1-«Game of Thrones», le Moyen-Âge qui vient
http://www.slate.fr/story/85815/games-of-thrones-moyen-age-attali
10/04/2014

La série de HBO nous fascine car elle décrit le monde qui s’annonce, plein de violences, de désordres, de catastrophes naturelles, de seigneurs de la guerre.

Même Barack Obama est fan: le président américain a obtenu du patron d’HBO Richard Plepler l’autorisation de se faire livrer les épisodes en avance. 

Bravant les moqueries de soi-disant intellectuels parisiens, j’ai toujours revendiqué ma passion pour certaines séries américaines. De Colombo à MacGyver, des Sopranos <http://www.slate.fr/dossier/8333/the-sopranos>  à Friends, <http://www.slate.fr/dossier/22925/friends>  de The West Wing <http://www.slate.fr/dossier/13909/west-wing>  à Urgences, d’abord.

Et puis, pour mon plus grand bonheur, sont arrivées des séries de plus haut niveau encore, que je peux regarder sans trop de remords, et dont on a commencé à avoir le droit de dire qu’on y était addict: Dr House, <http://www.slate.fr/taxonomy/term/3267>  au cynisme rafraîchissant; 24, au sulfureux parfum néoconservateur; Homeland, <http://www.slate.fr/dossier/37167/homeland>  infiniment plus subtil sur le même terrain.

Et puis vint la géniale The Wire, <http://www.slate.fr/taxonomy/term/8331>  qui en dit plus sur la société américaine que mille cours de science politique. Et puis encore House of Cards, <http://www.slate.fr/dossier/56198/house-cards>  pas meilleure à mon sens que The West Wing, mais dont il est plus toléré de se reconnaître fan. Et tant d’autres tout aussi passionnantes: Mad Men <http://www.slate.fr/dossier/13595/mad-men> , The Good Wife <http://www.slate.fr/dossier/39959/good-wife> , In Treatment (sur la psychanalyse, inspirée d’une série israélienne), Borgen <http://www.slate.fr/dossier/51195/borgen> , The Office, et enfin récemment True Detective, <http://www.slate.fr/dossier/65597/true-detective>  un joyau.

On y découvre de formidables histoires, de savoureux dialogues, de magnifiques comédiens, des réalisateurs de haut niveau. De chacune d’elles, on pourrait parler des heures.
Toutes disent beaucoup sur notre temps. Elles constituent aussi un formidable facteur d’accélération de l’occidentalisation du monde. Et sont, comme le football, des sujets planétaires de conversation.

Game of Thrones est incomparable
Et puis vient la plus grande, à l’heure où j’écris, celle qui emporte tout sur son passage, la plus extraordinaire aussi par ce qu’elle dit sur notre temps: Game of Thrones, <http://www.slate.fr/dossier/23227/game-thrones>  production de la chaîne américaine HBO, inspirée des romans de R.R. Martin, dont trois saisons ont déjà été diffusées et dont on découvre maintenant la quatrième dans une hystérie planétaire inégalée.

Elle raconte les conflits politiques dans un Moyen-Âge imaginaire, sur les continents de Westeros (Occident) et d’Essos (Orient). On suit d’abord, à la fin d’une période de sécheresse d’une dizaine d’années, le combat de plusieurs familles pour la conquête du Trône de fer dans le Royaume des Sept couronnes. Puis, avec le retour du froid, l’arrivée menaçante de créatures monstrueuses venues du Nord, pendant que la dernière héritière d’une dynastie déchue tente de reprendre le pouvoir.  

Si tout cela ressemble à d’autres choses lues ou vues chez J.R.R. Tolkien, Robert Howard ou Clive Lewis, le succès de Game of Thrones est incomparable.

Trois éléments l’expliquent: d’abord, les moyens financiers inédits dont cette série dispose, grâce au caractère mondial de son marché, lui permettent d’avoir des scénaristes, des effets spéciaux, des acteurs de très haut niveau. Ensuite, l’utilisation des réseaux sociaux démultiplie son impact: ainsi, le neuvième épisode de la saison 3 a entraîné plus de messages Twitter qu’aucun autre évènement mondial et une vidéo culte sur YouTube montre les réactions des spectateurs du monde entier la regardant. <http://www.slate.fr/culture/77628/game-of-thrones-rythme-cardiaque-red-wedding>  Au point même que nul ne lutte plus contre ses téléchargements illégaux, par Netflix ou tout autre logiciel, car ils contribuent à sa renommée.

Moyen-Âge flamboyant
Enfin, et sans doute surtout, parce que son scénario renvoie très précisément à ce que notre planète va bientôt vivre: une sorte de nouveau Moyen-Âge, plein de violences, de désordres, de catastrophes naturelles, de seigneurs de la guerre, de querelles de pouvoir aux rebondissements très rapides. Games of Thrones décrit le monde qui s’annonce après la fin de l’Empire américain, un nouveau Moyen-Âge flamboyant où aucun pouvoir n’est stable, où tout devient possible.

On peut refuser la globalisation. On peut vouloir s’enfermer dans son petit univers. Heureusement, ou malheureusement, c’est impossible: le nouveau Moyen-Âge est là. Il nous fascine. Il est plein de belles histoires et de promesses; plein de barbaries aussi. Il nous attend; à nous d’en faire le meilleur usage.
Jacques Attali

Lire aussi :
«Game of Thrones», un manuel de science politique
http://www.slate.fr/tribune/85651/game-thrones-manuel-science-politique 
« Game of Thrones », une série féministe
http://www.lepoint.fr/culture/game-of-thrones-une-serie-feministe-13-04-2014-1812559_3.php#xtor=EPR-6-[Newsletter-Matinale]-20140414 

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2-«Nous allons vers un monde où les frontières politiques s’estompent»
http://www.liberation.fr/monde/2014/04/04/nous-allons-vers-un-monde-ou-les-frontieres-politiques-s-estompent_993208
Lorraine MILLOT <http://www.liberation.fr/auteur/1934-lorraine-millot>  4 avril 2014 à 18:06 

Les événements de Crimée s’inscrivent dans un processus global de réajustements territoriaux. Pour le géopolitologue Parag Khanna, beaucoup d’Etats sont menacés dans leur forme actuelle.

Des soldats ukrainiens à la frontière entre la Russie et l’Ukraine, près du village d’Uspenka le 25 mars 2014.

Son prochain livre, Remapping the World, ne sortira qu’en 2015 aux Etats-Unis, mais il est bien dans l’actualité russo-ukrainienne de ce printemps. Parag Khanna rappelle que les frontières politiques qui nous tiennent tant à cœur sont souvent artificielles et seront certainement appelées à bouger ces prochaines années. Né en Inde, ce jeune géopolitologue – qui a grandi aux Etats-Unis, est diplômé de la Freie Universität de Berlin et est installé à Singapour -, se propose d’effacer ces frontières pour mieux faire apparaître ce qui compte vraiment : les réseaux d’infrastructures, routes, câbles ou pipelines, artères de notre monde. Auteur de trois livres publiés aux Etats-Unis (The Second World, How to Run the World et Hybrid Reality), il travaille pour la New America Foundation, un des plus influents think tanks de Washington.

A vous lire, le rattachement de la Crimée à la Russie relèverait d’un processus assez naturel de désintégration et reconfiguration des Etats : ce n’est donc pas un si grand drame ?
A l’échelle du monde, nous sommes dans un processus de réajustement des frontières pour mieux faire coïncider souverainetés politiques, données démographiques et ethniques. A sa création en 1945, l’ONU ne comptait que 50 Etats, contre près de 200 aujourd’hui. Ne pariez pas que ce processus va s’arrêter en 2014 ! La Crimée est un cas particulier. On ne peut pas excuser l’agression russe, quelles qu’aient été les fautes et la corruption en Ukraine ces dix dernières années, depuis la révolution orange de 2004. Mais je ne pense pas qu’il faille non plus en faire une troisième guerre mondiale ou une nouvelle guerre froide ! Les frontières de l’ex-URSS ont été tracées de façon tout aussi aléatoire que celles du colonialisme européen en Afrique.

Un des prochains Etats menacés d’éclatement n’est-il pas la Russie elle-même ?
Tout à fait. Peu de gens sont encore prêts à le reconnaître, mais c’est évident. A terme, la distribution de la population et des ressources dicte ses lois à la politique. Les Russes sont concentrés à l’ouest de l’Oural, tandis que la population et la demande chinoises s’accroissent à l’Est. Il est absurde de penser que, dans cinquante ans, Moscou gouvernera encore l’extrême orient de la Russie. Le processus est déjà bien engagé : les Chinois achètent le bois, le pétrole, le gaz, les minéraux et, bientôt peut-être, l’eau de l’extrême orient russe. On parle même de ressortir les plans de l’époque Khrouchtchev qui prévoyaient d’inverser le cours des fleuves russes pour arroser la Chine.

La Russie ferait-elle mieux de se préoccuper des avancées de la Chine sur son territoire plutôt que de celles de l’Union européenne en Ukraine ?
Certainement. Paradoxalement, on entend dire à Moscou que les événements de Crimée peuvent rapprocher la Russie de la Chine. La Russie pense avoir besoin de s’aligner sur la Chine pour faire front commun face à l’Occident. Mais la Chine est bel et bien la menace numéro un pour la Russie.

Si la réponse aux agressions de Poutine a été si molle, n’est-ce pas parce que les dirigeants occidentaux se satisfont assez bien d’un dictateur qui maintient la Russie relativement calme et faible ?
Mieux vaudrait pourtant accepter des turbulences à court terme si l’on veut aller vers un ordre plus stable, une meilleure croissance et une intégration régionale à plus long terme. Ceci dit, l’Occident ne manque pas de moyens pour peser intelligemment sur la Russie. Une de ces armes est démographique : depuis dix ans, la Russie n’a cessé de demander la suppression des visas pour ses ressortissants, et les Européens ont bien fait de répondre qu’il n’en est pas question. De cette façon, l’Europe, Berlin et Londres en particulier, peut sélectionner les meilleurs cerveaux qu’ils lui volent. On la vide ainsi de ses meilleurs éléments.

Une autre punition serait la suppression du G8, qui associait la Russie aux plus grands, pour passer à un G3 – Etats-Unis, Union européenne et Chine -, comme vous le prônez depuis longtemps ?
Il faudrait un G3. Les Etats-Unis, l’UE et la Chine sont les trois seules puissances qui comptent vraiment en matière de gouvernance et de définition des normes mondiales. A l’Organisation mondiale du commerce (OMC), qui est la plus efficace des structures internationales, cette conversation à trois existe déjà. Les Etats-Unis et l’UE se coordonnent dans leurs disputes commerciales avec la Chine et gagnent ainsi en influence. Le problème est que des sommets à trois institutionnalisés feraient figure de directoire du monde. Beaucoup de diplomates refusent d’avancer sur ce chemin : ils redoutent que cela soit trop mal vu.

Parmi ces trois «empires» qui dominent, vous distinguez l’UE, comme le plus «fructueux», et le seul à s’étendre encore. L’UE serait donc un modèle ?
Tout à fait ! Beaucoup de régions du monde, que ce soit en Amérique latine, en Afrique, au Moyen-Orient ou en Asie, devraient s’inspirer du modèle européen. Elles doivent gommer leurs frontières héritées de l’époque coloniale et travailler à leur intégration régionale. En cela, il n’y a pas de meilleur modèle que celui de l’UE.

Mais les Européens semblent l’ignorer : aux prochaines élections, on s’attend plutôt à une poussée des populistes, xénophobes et antieuropéens… Comment mieux apprécier notre modèle ?
Que les populistes réalisent ce qu’ils promettent, mettent fin aux migrations et quittent l’euro, vous verrez le résultat ! Si vous pensez que votre pays se portera mieux à l’écart des investissements et du commerce international, allez-y, bonne chance ! Trouvez-moi des investisseurs qui voudraient des drachmes si la Grèce quittait la zone euro. Les seuls qui s’y intéresseraient viendraient pour profiter de la faillite du pays, s’emparer de ses trophées, ses ports ou ses monuments antiques. J’aimerais bien aussi que les leaders européens tiennent ce discours, plutôt que faire comme si les populistes représentaient une alternative sérieuse.

Que diriez-vous aux Français en panne d’enthousiasme pour l’Europe ?
Vous avez de bonnes raisons d’être pessimistes pour vous-mêmes. Vous avez en France un secteur public énorme, qui n’est pas un modèle d’efficacité. Les coûts sont élevés pour les entrepreneurs, votre économie pourrait être plus diversifiée… Mais rien de tout cela n’est de la faute de Bruxelles, c’est de la faute de la France elle-même. En Europe, vous êtes aux commandes de l’Union, avec l’Allemagne.

Pour ce qui est des Etats-Unis, vous les décrivez dans vos livres en plein déclin. Obama a-t-il su freiner ce déclin ou l’a-t-il accéléré ?
Dans le grand livre de l’histoire, je pense qu’Obama n’apparaîtra que comme une figure secondaire. Les seize années de l’ère Bush-Obama seront vues comme une période dominée par les conséquences des guerres de George W. Bush, les erreurs de gestion économique, la négligence des infrastructures, la montée des inégalités… Obama n’a pas vraiment inversé tout cela. La dynamique des marchés ou l’exploitation des ressources naturelles comme le gaz et le pétrole de schiste font que les Etats-Unis préservent en partie leur richesse et leur puissance. Mais je ne vois pas vraiment ce qu’Obama a fait pour remettre le pays sur les rails. Il voudrait relever le salaire minimum mais ne parvient pas à l’imposer. Il veut réaliser sa réforme de la santé, mais on n’est pas sûr que cela marche… J’ai beau avoir travaillé pour sa campagne électorale, je ne suis pas sûr qu’on tienne là une grande figure historique…

Vous voyez Obama dans la continuité de George W. Bush ?
Absolument. De toute façon, c’est l’histoire qui dicte ses conditions, pas les élections. Seuls les plus irréductibles fidèles et adorateurs d’Obama vous diront que sa présidence a vraiment fait la coupure avec l’ère Bush. Pour le reste, la continuité est frappante, que ce soit dans l’incapacité à réformer Wall Street, la politique fiscale qui pénalise les plus modestes, la lutte antiterroriste, Guantánamo ou le temps pris pour mettre fin aux déploiements en Irak et en Afghanistan.

Dans votre dernier livre, vous promettez une nouvelle «renaissance» après le «moyen âge» où nous nous trouvons aujourd’hui. Quel serait le chemin vers cette renaissance ?
Deux changements fondamentaux sont à l’œuvre. Une révolution psychologique, qui fait que l’on prend de mieux en mieux conscience de notre interdépendance à tous les niveaux. Et la révolution technologique, celle des réseaux de communications qui permettent des connexions toujours plus poussées. Tout cela devrait conduire à un monde où les frontières politiques s’estompent au profit de ces nouveaux réseaux. Beaucoup d’Etats existants sont menacés, notamment au Moyen-Orient : la Syrie, l’Irak ou peut-être même la Jordanie ne pourront pas subsister dans leurs formes arbitraires actuelles.

Cela peut aussi permettre un meilleur futur si les populations se retrouvent plus à l’aise dans les unités territoriales qui seront formées et mieux intégrées dans des structures régionales d’échanges. Plus le sang coule en Syrie et plus nous irons sans doute dans ce sens. J’ai eu la chance récemment d’accompagner le ministre des Finances du Kosovo, qui m’a montré les accords signés pour esquisser une zone de libre-échange dans les Balkans : vingt ans seulement après les guerres qui ont ravagé l’ex-Yougoslavie ! Si les Balkans y parviennent, je veux penser que le Moyen-Orient le pourrait aussi.

Le chemin vers ce monde sans frontière ne s’annonce-t-il pas très sanglant, comme justement en Syrie ?
Le chemin vers un monde sous domination chinoise serait aussi sanglant, comme l’a été celui sous domination allemande ou américaine, ou comme le serait celui d’un choc des civilisations. La vision que j’ai nous ferait aller vers un monde en tout cas moins sanglant que ces alternatives.

Lire aussi :
Le monde est-il à vendre?
http://www.slate.fr/tribune/85763/le-monde-est-il-vendre 

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3-L’inquiétant expansionnisme chinois en Asie du sud-est
http://www.slate.fr/story/85689/chine-asie-expansion-voisins
12/04/2014

La cote de la Chine est en chute libre en Asie du sud-est. A force de les bousculer, les Chinois finissent par effrayer leurs voisins du sud.

Dans les Spratleys, le 29 mars 2014. Le BRP Sierra Madre, navire philippin qui date de la Deuxième guerre mondiale, a été délibérément échoué sur un récif en 1999, pour en faire une station d’observation face à un poste chinois aménagé non loin de là quatre années auparavant.

Prenez l’affaire de l’avion de la Malaysia Airlines, disparu le 8 mars, dont on est sans nouvelles depuis et dont les deux tiers des passagers étaient chinois. Pékin a fulminé publiquement et avec insistance contre l’indécision et les tâtonnements du gouvernement malaisien. Et si la Chine a affecté elle-même de gros moyens à la recherche de l’appareil, l’effet en a été très limité.

L’attitude de Pékin a paru d’autant plus maladroite qu’elle est intervenue après une démonstration de force de la marine chinoise dans la zone économique exclusive (ZEE) malaysienne en mer de Chine du sud. La Malaisie est, en effet, l’un des six Etats riverains de cette mer. Comme quatre autres Etats (Chine, Vietnam, Philippines, Taïwan), elle entretient une garnison sur une île (le récif de James) de l’archipel des Spratleys, juste au nord de l’Etat malaysien de Sabah, dans le nord de la grande île de Bornéo.

L’archipel des Spratleys.

En mars 2013 et en janvier 2014, la marine chinoise a procédé à des manœuvres à proximité du récif de James, situé à 80 km de la côte du Sabah et à 1800 km de la Chine continentale. Dans les deux cas, les marins militaires chinois ont prêter le serment de «défendre la mer de Chine du sud et de maintenir la souveraineté nationale». Comme la Chine revendique 80% des eaux de la mer de Chine du sud, ces serments sont loin d’être anodins.

Les autorités malaysiennes ont, au départ, décidé de taire cette affaire. Xi Jiping s’est rendu en visite officielle à Putrajaya (capitale administrative de la Malaisie) en octobre 2013. En Asie, la Malaisie est le troisième partenaire commercial de la Chine, après le Japon et la Corée du Sud. A elle seule, elle représente 25% du commerce entre la Chine et l’Association des nations de l’Asie du sud-est (Asean), dont elle est l’un des dix membres. Mais quand les manœuvres militaires chinoises ont fini par transpirer, le gouvernement malaisien a bien été obligé de protester.  

Les relations commerciales entre l’Asean et la Chine ne cessent de se renforcer. De 1991 à 2010, ce commerce est passé de 5 milliards d’euros à 210 milliards d’euros. La Chine est devenue le premier partenaire commercial de l’Asean. Depuis la signature, en 2010, d’un accord de libre-échange entre l’Asean et la Chine, ces échanges ont encore augmenté de 25% alors que ceux avec les Etats-Unis ont diminué.

Que les produits chinois inondent les marchés du Vietnam, de l’Indonésie ou des Philippines  ne tempère pas pour autant l’hégémonisme chinois en mer de Chine du sud. Sur l’archipel septentrional des Paracels, que les Chinois occupent depuis qu’ils en ont brutalement vidé une garnison sud-vietnamienne en 1974, Pékin a installé le chef-lieu d’une nouvelle division administrative qui couvre également l’archipel des Spratleys. Les bateaux vietnamiens et philippins sont chassés de leurs zones traditionnelles de pêche quand ils ne sont pas arraisonnés.
Ces décisions sont prises dans un contexte préoccupant: les experts pensent que le budget militaire chinois a quadruplé depuis le début siècle. Le premier porte-avions chinois, le Liaoning, a choisi la mer de Chine du sud pour y effectuer sa première sortie. De leur côté, les autres états riverains commencent à s’armer, même s’ils ne font pas le poids face à Pékin.

Cette appropriation de la mer de Chine du sud – que les Vietnamiens, au passage, appellent la mer de l’Est et les Philippins la mer de l’Ouest – a beau s’appuyer sur des arguments historiques douteux, il est sans appel aux yeux de Pékin. «Ne jamais faire de compromis» lorsque la souveraineté est en jeu, a rappelé, en mai 2012, le China Daily. Pékin veut bien d’une exploitation conjointe de ces eaux – très poissonneuses et dont le sous-sol regorge d’hydrocarbures – mas refuse toute remise en cause de la souveraineté chinoise.

Premiers concernés et qui revendiquent les Paracels et les Spratleys, les Vietnamiens font ce qu’ils peuvent pour faire face au diktat chinois qu’ils jugent inacceptable. Ils achètent six sous-marins russes, dont deux ont déjà été livrés, et se rapprochent des Etats-Unis et des Philippines. Coincé entre l’impératif d’une cohabitation avec la Chine et une opinion publique hostile à Pékin, leur gouvernement tente de rallier à sa cause l’Asean. Entre-temps, ce sont les Philippins qui sont montés aux créneaux.

Leur président, Noynoy Aquino, n’y a pas été de main morte en annonçant, début février, dans une interview accordée au New York Times, que Manille se battrait contre tout Munich en mer de Chine du sud, provoquant la fureur de Pékin. Son ministre des affaires étrangères, Abert del Rosario, avait annoncé la couleur dès décembre 2012 en prônant un réarmement japonais pour faire face à l’effort d’armement colossal de la Chine. «Le Japon pourrait être un facteur significatif de rééquilibrage» des forces dans la région, avait-il déclaré au Financial Times. La portée d’une telle déclaration doit être jaugée à l’aune de l’exécrable souvenir de l’occupation japonaise des Philippines lors de la Deuxième guerre mondiale.

Dans la ZEE des Philippines, au large des îles de Luçon et de Palawan, les incidents entre garde-côtes chinois et bateaux philippins sont quasiment hebdomadaires. Le dernier en date, fin mars: les Chinois ont barré le passage à des bateaux philippins envoyés assurer la relève d’une poignée de soldats installés sur un transporteur de troupes qui date de la Deuxième guerre mondiale et qui a été délibérément échoué sur un récif, en 1999, pour en faire une station d’observation face à un poste chinois aménagé non loin de là quatre années auparavant. Les Philippins sont parvenus à leurs fins en utilisant un bâtiment à tirant d’eau assez faible pour ne pas être intercepté par les garde-côtes chinois dans le dédale des rochers qui entourent le récif.

Ce récif est situé à 200 km de Palawan et à 1.100 km du continent chinois. Cela n’a pas empêché Pékin de protester contre la «violation» de ses eaux territoriales. La Chine est d’autant plus furieuse que Manille a, dans la foulée, réclamé l’arbitrage de la Cour internationale de la Haye, conformément à la Convention de l’ONU sur le droit de la mer. La Chine a rétorqué sur le champ qu’elle n’accepterait pas un jugement international.

Alors que Barack Obama est attendu fin avril aux Philippines, en vue d’y resserrer les liens entre l’Amérique et son ancienne colonie, Washington a clairement approuvé la démarche diplomatique de Manille. Après avoir visité le Japon et la Corée du sud, le président américain doit se rendre également en Malaisie et il y a fort à parier qu’il profitera de cette tournée pour relancer son «pivot» vers l’Asie, souvent jugé comme une façon de «contenir» la Chine sans l’avouer.

La détermination dont la Chine fait preuve en Asie du sud-est a fini par pousser l’Indonésie à rappeler aux Chinois que les alentours de leur île de Natuna, riches en hydrocarbures, se situaient clairement en-dehors de toute revendication terriroriale de Pékin. 

Asia Maps — Perry-Castañeda Map Collection <http://www.lib.utexas.edu/maps/asia.html> . U.S. Central Intelligence Agency

Jusqu’ici, la frontière maritime imposée par la Chine suit une «ligne en neuf traits» (en vert sur la carte ci-dessus), laquelle épouse la forme d’une «langue de vache» qui pend de la côte chinoise vers le sud et englobe l’espace maritime entre la péninsule malaysienne et Bornéo. Neuf «traits» dont on n’a pas fini de reparler et qui pourraient bouleverser la région.

Lire aussi :
Pourquoi autant de fonctionnaires chinois se suicident-ils?
http://www.slate.fr/monde/85901/fonctionnaires-chinois-suicident 

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4-FMI: les pays émergents, un moteur toujours puissant
http://www.lepoint.fr/monde/fmi-les-pays-emergents-un-moteur-toujours-puissant-08-04-2014-1811098_24.php
08/04/2014

Les pays émergents font face à des risques croissants, pour eux-mêmes et pour l’économie mondiale, mais leurs perspectives de croissance restent fortes, selon les prévisions de printemps du Fonds monétaire international (FMI) dévoilées mardi.

 

Qui eût cru que les pays émergents seraient à leur tour touchés de plein fouet par la crise ?
Les pays émergents et en développement devraient enregistrer une augmentation de leur PIB de 4,9% en 2014 selon les chiffres du Fonds, qui rabote un peu de 20 points de base sa précédente estimation de janvier.
« Ces économies s’adaptent à un environnement financier international plus difficile, dans lequel les investisseurs sont plus attentifs aux fragilités et aux vulnérabilités (propres à chaque pays émergents, ndlr) en raison des perspectives de croissance plus forte et de normalisation des politiques monétaires dans certaines économies avancées », selon le FMI.

Comprendre: la reprise américaine et la perspective de la fin de la politique ultra-généreuse de la Réserve fédérale poussent les investisseurs à rapatrier leurs fonds des pays émergents vers les pays avancés, offrant des rendements certes inférieurs, mais en progression, et limitant par là-même la croissance des émergents.
Le phénomène s’est déclenché en mai 2013 de manière brutale, provoquant des turbulences financières dans nombre de pays émergents, avant que le situation se stabilise quelque peu, mais cette perspective pèse toujours sur ces pays.

Le phénomène pourrait durer un peu puisque, selon le Fonds, « les flux de capitaux vers les pays émergents resteront inférieurs en 2014 à ce qu’ils ont été en 2013, avant de se reprendre modestement en 2015 ». Ainsi, il prévoit pour 2015 une croissance des pays émergents et en développement de 5,3%, en retrait de 10 points de base par rapport à l’estimation de janvier.
Pesant plus des deux tiers de la croissance mondiale (avec les pays en développement), les émergents restent évidemment un moteur de l’économie mondiale, mais ils lui font courir des dangers croissants, estime le Fonds, qui cite un tarissement plus rapide que prévu des flux de capitaux, un ralentissement chinois plus marqué, ou encore les risques géopolitiques provoqués par la crise ukrainienne.

– « Réactions en chaîne » –
« Un ralentissement prolongé des économies émergentes reste un sujet de préoccupation essentiel », estime le Fonds.
Dans le cadre de ses prévisions, il élabore des scénarios. L’un d’entre eux démontre qu' »un petit supplément de croissance (par rapport aux prévisions) dans certaines économies avancées (principalement les Etats-Unis) peut ne pas suffire à effacer l’impact d’un risque de baisse plus fort dans les principales économies émergentes ».
« Les risques de baisse des pays émergents peuvent provoquer des réactions en chaîne importantes pour les économies avancées », estime le Fonds, qui estime qu’un ralentissement plus marqué de la croissance des pays émergents membres du G20 (qui regroupe notamment la Chine, l’Inde, le Brésil, l’Afrique du sud, la Russie, entre autres) conduirait à « une croissance mondiale inférieure en moyenne de 0,3 point de pourcentage chaque année par rapport au scénario central », sans tenir compte des éventuels effets d’une reprise plus forte aux Etats-Unis.

Aussi, le Fonds les exhorte à adopter des réformes qui limiteraient les risques. La nouvelle politique de la Fed « augmente l’urgence pour les économies émergentes de régler leurs déséquilibres macroéconomiques et les faiblesses de leurs politiques » économiques.
Et comme derrière ce terme de pays émergents se cachent des situations différentes, le Fonds liste certains défis.
En Chine, « la priorité est de réussir un atterrissage en douceur » de l’économie après plusieurs années de très forte croissance.
Au Brésil, en Russie en Inde ou en Afrique du sud, il faudra oeuvrer pour dompter l’inflation, entre autres. En Inde, « la consolidation budgétaire sera essentielle pour diminuer les déséquilibres macroéconomiques » et le Fonds appelle aussi à des réformes structurelles pour soutenir l’investissement. Des réformes sont également demandées à l’Afrique du sud pour contrer « un taux de chômage intolérablement haut ».

La Russie et le Brésil devraient aussi changer leurs rapports au marché des changes (des interventions plus sélectives pour le Brésil, plus de souplesse pour la Russie).

Lire aussi :
La croissance mondiale menacée par l’Ukraine et les pays émergents
http://www.lepoint.fr/monde/la-croissance-mondiale-menacee-par-l-ukraine-et-les-pays-emergents-08-04-2014-1811106_24.php 

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5-Déficit d’attention
http://www.24hgold.com/francais/actualite-or-argent-deficit-d-attention.aspx?article=5340367058H11690&redirect=false&contributor=James+Howard+Kunstler.&mk=2 <http://www.24hgold.com/francais/actualite-or-argent-deficit-d-attention.aspx?article=5340367058H11690&redirect=false&contributor=James+Howard+Kunstler.&mk=2> 
Par James Howard Kunstler – Kunstler.com Publié le 08 avril 2014 

Il semblerait que quelqu’un, au Département d’Etat, ait mis le feu à la somptueuse tignasse de John Kerry. Il a en effet cessé de déclamer (du moins pour le moment) le besoin de déclencher une troisième guerre mondiale suite à l’annexion de la Crimée par la Russie. Je n’ai tout au long de ma vie jamais entendu parler d’une crise plus inutile et ridicule que la bagarre actuelle autour de l’Ukraine. Et en ce moment, il ne se passe pas grand-chose d’autre.

 

C’est après tout nous qui avons tout déclenché en finançant le renversement du gouvernement ukrainien élu. Comment pensez-vous que les Etats-Unis réagiraient si la Russie complotait le renversement du gouvernement mexicain ? Certainement un peu menacés, au point peut-être de déployer des troupes le long de leurs frontières…

Depuis la fin de la Guerre froide, les Etats-Unis ont été engagés dans des démonstrations de pouvoir incessantes qui ont eu des conséquences désastreuses – à l’exception de l’éclatement de la Yougoslavie. Nos récentes aventures en Irak et en Afghanistan ont été les plus coûteuses – plus d’un trillion de dollars – et le chaos continue de régner dans les deux pays. Des rapports publiés ce matin à Kaboul indiquent que les élections prévues en fin de semaine pourraient ne pas avoir lieu. La commission chargée d’organiser des élections indépendantes dans le pays subi depuis des jours des attaques à la roquette, l’hôtel le plus populaire parmi les journalistes étrangers a été le théâtre d’un massacre il y a deux semaines, et les Talibans continuent de tuer des civils dans les zones de non-droit aux alentours de la capitale afghane.

Ces incidents effroyables me forcent à me demander pourquoi les Etats-Unis se soucient de l’Afghanistan. De combien d’années aurons-nous besoin pour oublier qu’Oussama Ben Laden y a un jour dirigé un camp d’entraînement de djihadistes ? A l’heure actuelle, il ne fait aucun doute qu’il existe, quelque part entre Casablanca et le Timor Oriental, quelques camps d’entraînement pour fanatiques religieux et des milliers de rassemblements de jeunes hommes au cerveau bouillant de testostérone qui n’ont rien d’autre à faire que passer leur temps à faire joujou avec des armes à feu. Allons-nous envahir tous les pays dans lesquels de tels rassemblements ont lieu ?

S’il est une chose à retenir de la réalité actuelle, c’est que l’économie globale se fissure. Malgré les revendications d’un certain Tom Friedman, du New York Times, le globalisme n’est pas une évolution permanente de la condition humaine. Il a plutôt été instauré pour faciliter les relations économiques nées de circonstances particulières à une certaine période de l’Histoire – une centaine d’années d’énergie peu chère et près de cinquante ans de paix relative entre les Etats. Rien de plus. Il disparaît aujourd’hui parce que l’énergie devient de plus en plus coûteuse, ce qui crée des frictions entre des nations complètement accro à des afflux permanents de pétrole et de gaz.

Ces frictions se manifestent notamment au travers de la monnaie et de la finance. Les nations dépendantes de l’énergie à bas prix ont tenté de contrer la flambée du prix du fruit de leurs désirs et l’absence de croissance économique en empruntant toujours plus d’argent, c’est-à-dire en générant toujours plus de dette. Cela se manifeste par l’impression monétaire, ou devrais-je dire ces activités bancaires informatiques qui injectent toujours plus de liquidités au sein des économies « avancées ». La conséquence en est la mauvaise évaluation des prix (y compris celui de l’emprunt de monnaie) et la guerre des devises à mesure que les joueurs se battent pour les supposés avantages de la dévaluation – notamment la capacité de dissoudre leur propre dette souveraine par l’inflation.

Les conséquences éventuelles de cette situation sont discutables, mais nous pouvons toutefois tirer quelques conclusions des macro-tendances. L’orgie globale pour les produits peu chers et la bulle financière touchent à leur fin. Les nations et les régions qui les composent devront bientôt trouver un autre moyen d’organiser la vie à une échelle bien plus petite, ce qui ne manquera pas d’impliquer des transformations en matière de gouvernance. L’éclatement des nations a commencé, et se déplace des marges vers les centres politiques – depuis les nations surpeuplées et désespérées qui ne se développeront jamais aux géants de plus en plus sclérosés.

Les Etats-Unis présentent au travers du comportement dément de ses dirigeants des signes sévères de sclérose, depuis le récent fiasco en Ukraine jusqu’à la détérioration des villes américaines, le monticule de plastique avec lequel nous avons recouvert nos paysages mutilés, et le comportement de notre population mentalement inerte, droguée et couverte de tatouages.

Il est évident que les russes ont un intérêt à annexer la Crimée, et que nous n’avons aucune raison de nous en soucier. La ruine de la vie culturelle et matérielle des Etats-Unis devrait suffire à nous garder occupés.

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6-La promotion de la démocratie à l’étranger ne fait que la détruire
http://www.24hgold.com/francais/actualite-or-argent-la-promotion-de-la-democratie-a-l-etranger-ne-fait-que-la-detruire.aspx?article=5318270648H11690&redirect=false&contributor=Ron+Paul.&mk=2 <http://www.24hgold.com/francais/actualite-or-argent-la-promotion-de-la-democratie-a-l-etranger-ne-fait-que-la-detruire.aspx?article=5318270648H11690&redirect=false&contributor=Ron+Paul.&mk=2> 
Par Ron Paul – Daily Paul  Publié le 08 avril 2014 

C’est il y a près de dix ans que, devant le Comité de la Chambre pour les relations internationales, j’objectais au financement d’ONG par le gouvernement américain pour se mêler des affaires internes de l’Ukraine. A l’époque, la Révolution orange avait forcé un changement de régime en Ukraine, grâce à des millions de dollars offerts par Washington.

 

Voici ce que j’ai dit au Comité :
« Nous ne savons pas exactement combien de millions – ou de dizaines de millions – de dollars les Etats-Unis ont dépensé dans le cadre des élections présidentielles en Ukraine. Nous savons qu’une grande partie de cet argent a été utilisé pour soutenir un candidat en particulier, et qu’au travers d’une série d’ONG – américaines comme ukrainiennes – des millions de dollars ont été utilisés pour assister le candidat présidentiel sortant ».

Je m’inquiétais des millions de dollars que National Endowment for Democracy (NED), une organisation financée par le gouvernement des Etats-Unis, et d’autres organisations, ont dépensés pour se mêler aux affaires internes de l’Ukraine. Il semblerait pourtant que ce n’ait été que la partie visible de l’iceberg.

En décembre dernier, l’Assistance du Secrétaire d’Etat Victoria Nuland a prononcé un discours au cours duquel elle a admis que depuis 1991, le gouvernement des Etats-Unis a investi plus de 5 milliards de dollars pour venir en aide à l’Ukraine, développer des institutions démocratiques et promouvoir des sociétés civiles et des gouvernements.

C’est ce même membre du Département d’Etat qui a été pris la main dans le sac et enregistré en train de planifier en détail le renversement du gouvernement ukrainien.

Ces cinq milliards de dollars semblent avoir apporté une révolution en Ukraine. Mais qu’en tirent les contribuables américains qui ont été forcés de payer pour cet interventionnisme ? Rien de bon. L’Ukraine est une nation en banqueroute qui aura besoin de dizaines de milliards de dollars pour survivre ne serait-ce que jusqu’à la fin de l’année. Le premier ministre sélectionné par les Etats-Unis s’est déjà rendu à Washington pour demander plus d’argent.

Et qu’en tireront les Ukrainiens ? Leur démocratie a été renversée par le coup de Kiev, financé par les Etats-Unis. Dans une démocratie, le pouvoir est transféré dans la paix au moment des élections, et non saisi par des rebelles descendus dans la rue. C’était du moins le cas autrefois. 

Le FMI imposera à l’Ukraine un autre de ses plans de sauvetage, qui ne fera qu’enrichir les banquiers internationaux aux dépens de la population locale. Le FMI ne fait qu’accumuler de la dette, organiser des accords pour les corporations étrangères, et demander à la population d’accepter des mesures d’austérité en échange de réformes qui semblent ne jamais pouvoir produire les effets désirés.
Les fondations de ce désastre ont été coulées par NED, USAID et l’armée d’ONG financées en Ukraine au fil des années.

Les défenseurs de NED et des organisations qui y sont liées pensent qu’il n’y a rien de mal à envoyer des dollars pour promouvoir la démocratie à l’étranger. Le fait est que NED, USAID et les autres n’ont rien à voir avec la promotion de la démocratie, et ne font que la détruire.

Il n’est pas démocratique de dépenser des milliards de dollars pour soutenir un changement de régime à l’étranger. Il n’est pas démocratique d’envoyer des OGN réécrire les lois et la Constitution de pays comme l’Ukraine. Ce ne sont pas nos affaires.
Comment pourrions-nous promouvoir la démocratie à l’étranger ? Nous devrions en premier lieu arrêter les isolationnistes – ceux qui cherchent à imposer des sanctions, des blocages et des restrictions qui entravent nos engagements à l’étranger. Nous pourrions utiliser un secteur privé américain chargé d’agir à l’étranger. Une société qui prospèrerait au travers de ses liens commerciaux avec les Etats-Unis aurait bien plus de chances d’adopter les pratiques et les politiques susceptibles de maintenir la prospérité et d’encourager la paix. 

En 2005, en m’opposant au financement de NED, j’ai dit :
« Le National Endowment for Democracy n’a pas grand-chose à voir avec la démocratie. Il est une organisation qui utilise les recettes fiscales des Etats-Unis pour subvertir la démocratie en arrosant de financements ses partis favoris à l’étranger. Il est responsable de révolutions aux codes-couleurs qui ressemblent plus aux pages écrites par Lénine sur l’usurpation de pouvoir qu’à des mouvements démocratiques indigènes ».

Malheureusement, la situation ne va que de mal en pis. Pour promouvoir la démocratie à l’étranger, NED et les autres ONG fondées par le gouvernement des Etats-Unis devraient disparaître immédiatement.

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7-Les pays émergents sont-ils encore forcés à subir?
http://www.imf.org/external/french/np/blog/2014/040314f.htm
Par Aseel Almansour, Aqib Aslam, John Bluedorn et Rupa Duttagupta le 3 avril 2014 par le blog du FMI – iMFdirect 

Le récent ralentissement de la croissance des pays émergents alimente une manie grandissante sur les marchés et dans les sphères dirigeantes. D’aucuns ont peur que leur croissance spectaculaire dans la première décennie des années 2000 (graphique 1) s’explique par un environnement extérieur favorable — crédit bon marché et cours élevé des produits de base. Et donc, tandis que les pays avancés montent en puissance et commencent à normaliser leurs taux d’intérêt, et que les progressions des cours des produits de base commencent à s’inverser, la croissance des pays émergents pourrait ralentir davantage.

 

D’autres affirment que des facteurs intérieurs (ou nationaux) ont joué un rôle : l’amélioration des normes de gouvernance, de véritables réformes structurelles et des politiques économiques robustes ont contribué à transformer fondamentalement les sources de la croissance des pays émergents pour placer cette dernière sur une trajectoire plus basse mais plus durable.

La vérité se situe entre les deux. Il est clair que les pays émergents contribuent largement à l’économie mondiale, et que ce qui importe pour eux importe de plus en plus pour les perspectives mondiales.
Quant à savoir ce qui importe pour les pays émergents dans les années qui viennent, cela dépend les facteurs extérieurs et intérieurs tendent à favoriser ou à freiner leur croissance.

Le chapitre 4 <http://www.imf.org/external/pubs/ft/weo/2014/01/pdf/c4.pdf>  de l’édition d’avril 2014 des Perspectives de l’économie mondiale montre comment les facteurs extérieurs ont tiré la croissance des pays émergents ces quinze dernières années. Il ressort de l’analyse que la croissance des pays émergents, quoique encore vigoureuse, a ralenti ces deux dernières années tant à cause de conditions intérieures que de circonstances extérieures.

Comment les facteurs extérieurs influent sur la croissance des pays émergents
Nous notons qu’une reprise vigoureuse dans les pays avancés est globalement positive pour les pays émergents, bien qu’elle s’accompagne d’une hausse des taux d’intérêt dans les pays avancés. En particulier, une accélération de 1 point de la croissance aux États-Unis fait généralement s’élever la croissance dans les pays émergents de 0,3 point dans le même trimestre, et l’effet cumulé reste positif au-delà de un à deux ans.

Pour comprendre pourquoi, examinons les forces en jeu. Premièrement, une accélération de la croissance dans les pays avancés devrait accroître les exportations des pays émergents. Deuxièmement, les capitaux internationaux devraient repartir des pays émergents vers les pays avancés pour profiter d’une croissance et de taux d’intérêt plus élevés. Pour les pays émergent qui commercent davantage avec les pays avancés (par exemple, la Malaisie et le Mexique), le premier effet dominerait; pour les pays émergents qui sont plus ouverts aux flux de capitaux (par exemple, le Chili et la Thaïlande), le deuxième effet pourrait compenser le premier partiellement ou totalement. Nos résultats semblent indiquer que pour les pays émergents dans leur ensemble, l’impact du premier dépasse probablement celui du second.

Ce n’est pas une surprise : si les conditions de financement extérieur des pays émergents se durcissent davantage qu’on ne peut l’expliquer par la reprise dans les pays avancés, les pays émergents ont tendance à souffrir, comme en témoignent les turbulences sur les marchés au début de 2014. Lorsque les capitaux quittent les pays émergents, leur monnaie se déprécie, ce qui aide sans doute la compétitivité de leurs exportations. Par ailleurs, les pays émergents relèvent généralement leurs taux d’intérêt pour chercher à freiner les sorties de capitaux, ce qui nuit à la croissance. Nos résultats indiquent que les répercussions négatives de la hausse des taux d’intérêt intérieurs tendent à compenser les gains tirés de la dépréciation monétaire.

Nous voyons ainsi que les résultats de ces pays dépendent non seulement de leur exposition aux facteurs extérieurs, mais aussi de leur utilisation, ou non, de leur politique nationale pour réagir à ces changements, ainsi que des modalités de leur intervention.

Environnement extérieur/facteurs intérieurs
Comme indiqué <http://blog-imfdirect.imf.org/2014/04/01/are-emerging-markets-adjusting-to-a-new-normal/>  dans un blog antérieur, on peut considérer que l’écart de la croissance des pays émergents par rapport à sa moyenne au cours des quinze dernières années tient à facteurs extérieurs ou intérieurs.
Quels facteurs dominent — extérieurs ou intérieurs? Nous observons que les facteurs extérieurs expliquent une moitié ou plus de l’écart en moyenne, mais avec des différences importantes dans le temps et d’un pays à l’autre. Par exemple, le ralentissement brutal au pic de la crise financière mondiale s’expliquait presque totalement par des facteurs extérieurs pour la plupart des pays.

Des facteurs intérieurs ont été prépondérants dans la vive accélération de la croissance des pays émergents en 2006–07. Le ralentissement depuis 2012 tient aussi largement à des facteurs intérieurs. Ces observations correspondent à des études récentes qui ont souligné que les contraintes liées aux facteurs structurels intérieurs et à l’incertitude entourant l’action des pouvoirs publics pèsent davantage sur la croissance dans beaucoup des plus grands pays émergents (voir blogs de Anand et Tulin <http://blog-imfdirect.imf.org/2014/03/25/indias-investment-slowdown-the-high-cost-of-economic-policy-uncertainty/>  (2014) et de Dabla-Norris et Kocchar <http://blog-imfdirect.imf.org/2013/12/18/the-time-is-nigh-how-reforms-can-bring-back-productivity-growth-in-emerging-markets/>  (2013)). Pour certains pays de grande taille ou relativement moins ouverts, comme la Chine ou l’Inde, les facteurs intérieurs — davantage que l’environnement extérieur — expliquent pour l’essentiel les fluctuations de la croissance par rapport au niveau moyen sur la période 1998–2013.

Qu’en est-il du rôle de la Chine en tant que facteur extérieur pour les autres pays émergents ? On pourrait s’attendre à ce que la deuxième plus grande économie du monde influe grandement sur la croissance des autres pays émergents, et c’est bien le cas. Nous observons que beaucoup de pays émergents ont pu tirer parti de la forte expansion chinoise pendant la crise. Mais le ralentissement récent de l’économie chinoise a aussi pesé sur leur croissance (voir graphique 3).

Changement de vitesse : s’ajuster à une croissance plus faible des pays émergents
Les prévisions de la croissance des pays émergents à partir de 2007, subordonnées à l’évolution des conditions extérieures, indiquent que certains des plus grands pays émergents ont connu une croissance inférieure aux prévisions depuis 2012 (voir graphique 4). Cela porte à croire que d’autres facteurs, principalement intérieurs, freinent la croissance dans bon nombre de pays émergents, y compris des contraintes liées à des facteurs structurels intérieurs. Et si les effets négatifs de ces facteurs intérieurs persistent comme ils l’ont fait au cours de l’année écoulée, la croissance des pays émergents restera plus faible pendant quelque temps, avec des répercussions sur la croissance dans le reste du monde.

Keeping the house in order
Il ne fait aucun doute que l’environnement extérieur continuera d’avoir un impact considérable sur la croissance des pays émergents. Les dirigeants doivent donc rester vigilants et attentifs à l’évolution extérieure. Beaucoup de craintes concernant les ramifications des chocs extérieurs sont justifiées. Une hausse brutale des taux d’emprunt extérieurs, sans accélération proportionnelle de la croissance des pays avancés, nuirait aux pays émergents. L’ajustement de la Chine à une croissance plus lente, mais plus équilibrée, modifiera inévitablement les perspectives des autres pays émergents. Et, si les pays avancés ne se redressent pas comme prévu aujourd’hui, les pays émergents s’en ressentiront aussi.

Cela dit, les facteurs intérieurs font aujourd’hui tomber la croissance au-dessous des niveaux attendus étant donné même les conditions extérieures actuelles. Donc, le ralentissement récent dans les pays émergents semble être autant le résultat de facteurs intérieurs que de facteurs extérieurs. Pour les dirigeants, la priorité consiste maintenant à mieux comprendre le rôle des facteurs intérieurs et à évaluer s’il est possible d’améliorer la résilience de ces pays quel que soit le contexte extérieur.

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8-Belgique : saga des 310.3 milliards de bons du Trésor US –> la Russie derrière ?
http://investir.ch/2014/04/belgique-saga-des-310-3-milliards-de-bons-du-tresor-us-la-russie-derriere/
8 avril 2014

sources : WSJ, Investir.ch, Bloomberg

Le tableau du haut montre le montant total de bons du Trésor US déposé auprès de la FED. 
Le tableau du bas montre le montant total de bons du Trésor US que détient la Belgique ! USD 310.3 milliards.

Article du 19.03.2014 : cliquez ici  <http://investir.ch/2014/03/un-grand-mystere-plane-sur-la-belgique/> 
Article du 21.03.2014 : cliquez ici  <http://investir.ch/2014/03/notre-reponse-a-larticle-paru-ce-jour-sur-le-site-internet-de-la-rtbf-radio-television-belge-francophone/> 

Voici une piste qui pourrait s’avérer sérieuse : selon plusieurs sources dont celle-ci, Wall Street Journal <http://blogs.wsj.com/moneybeat/2014/03/14/did-russia-just-dump-its-treasury-holdings/> , une nation (vraisemblablement la Russie) aurait déplacé tout ou partie de leurs bons du Trésor déposés auprès de la FED pendant la crise ukrainienne (…) du coup, nous nous sommes aperçu que la somme sortie par les russes (environ 100 milliards) correspond avec les +100 milliards enregistrés en Belgique !

Hypothèse : afin d’éviter de se faire geler leurs avoirs par les américains (sanctions) en vue de la crise en Ukraine, les Russes auraient déplacé leurs bons du Trésor c/o un endroit X. X a un dépositaire. Euroclear est probablement le dépositaire. Euroclear est basé à Bruxelles. Bruxelles est en Belgique .

Donc ces milliards sont comptabilisés auprès de la Belgique mais donc pour une autre nation ? Et ça ne date pas d’hier puisque depuis juin 2011 le montant ne fait que de grimper …

Par ailleurs, nous sommes tombés sur un article qui date du 08.02.2013. Il pourrait notamment expliquer les liens entre Euroclear et la Russie : cliquez ici  <http://www.agefi.fr/articles/la-russie-amorce-une-ouverture-historique-de-ses-marches-obligataires-1256054.html> 

Conclusion : vu les tensions entre les américains et les russes notre hypothèse pourrait bien tenir la route, par ailleurs, nous n’expliquons toujours pas pourquoi ces milliards sont comptabilisé au nom de la Belgique. Erreur de formule excel oder was ?

Bref, la saga continuera tant qu’Euroclear, la Belgique ou la Russie ne viennent avec des explications.
A suivre dans le prochain épisode …

NB: on en saura peut-être un peu plus vers le 18 avril quand les données à fin février 2014 des pays détenteurs de bons du Trésor seront sur Bloomberg !
Loïc Schmid
investir.ch

Lire aussi :
Un grand mystère plane sur la Belgique
http://investir.ch/2014/03/un-grand-mystere-plane-sur-la-belgique/

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9-Google sépare la crimée de l’Ukraine sur ses carte
<http://www.elwatan.com/international/google-separe-la-crimee-de-l-ukraine-sur-ses-carte-12-04-2014-252912_112.php> http://www.elwatan.com/international/google-separe-la-crimee-de-l-ukraine-sur-ses-carte-12-04-2014-252912_112.php 
le 12.04.14

Les internautes intéressés par les événements en Crimée ont remarqué, lors de leurs navigations sur le moteur de recherche Google, que la carte géographique de cette région a subi une modification de frontières.

En effet, la société américaine Google a séparé la Crimée de l’Ukraine sur ses cartes Google Maps et effacé la frontière entre la Crimée et la Russie. C’est ce qu’a rapporté, hier, l’agence de presse russe Ria Novosti. Concerné également par ce changement, le moteur de recherche russe Yandex a intégré la République de Crimée à la Russie sur ses cartes Yandex Maps depuis le 3 avril dernier. Le magazine américain National Geographic a annoncé, à la mi-mars, son intention de marquer la Crimée comme une partie de la Russie sur les cartes après la fin de la procédure juridique d’intégration de la République à la Russie.

Contestée par l’Ukraine et les pays occidentaux, l’adhésion de la Crimée, une République à majorité russophone, à la Russie a été officialisée le 18 mars dernier au terme d’un référendum, lors duquel cette mesure avait été approuvée par plus de 96% des votants. La Crimée a décidé d’adhérer à la Russie suite à un changement de pouvoir en Ukraine le 22 février dernier. La Rada suprême (Parlement) a destitué le président Viktor Ianoukovitch, réformé la Constitution et  notamment décidé d’abolir une loi de 2012, qui octroyait le statut de langue régionale au russe dans les régions à majorité russophone.  

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10-En Ukraine, la Russie joue son double jeu habituel
http://www.slate.fr/story/85745/ukraine-russie-double-jeu
09/04/2014

Comme en Afghanistan en 1979, elle fait croire aux pays occidentaux qu’elle est prête à retirer ses soldats alors qu’il n’en est rien. Et de l’intervention militaire plus ou moins appuyée à la «fédéralisation» de l’Ukraine en passant par la poursuite de la déstabilisation, elle a plusieurs cartes dans sa manche.

Un manifestant pro-Russe à Donetsk, le 8 avril 2014.

La concentration de troupes russes à la frontière orientale de l’Ukraine se poursuit <http://www.lemonde.fr/europe/article/2014/04/07/ukraine-des-pro-russes-occupent-des-batiments-officiels-dans-l-est_4396639_3214.html>  sous le couvert de manœuvres qui mobilisent plusieurs dizaines de milliers d’hommes. Les appels des dirigeants européens et américains à un retrait des forces ont été vains.
Vladimir Poutine avait pourtant annoncé à Angela Merkel qu’il était en train de retirer ses soldats. Il n’en a rien été. Il y a bien eu des mouvements de troupes mais il ne s’agissait pas d’un retrait, plutôt d’une relève.

La chancelière s’est vue obligée de reconnaitre sa «déception». En termes moins diplomatiques, elle a l’impression justifiée de s’être fait avoir par le président russe.

Ce n’est pas la première fois dans cette crise ukrainienne. En février, Angela Merkel avait cru comprendre que Poutine était d’accord avec sa proposition de constituer un «groupe de contact». En fait, le président russe avait seulement pris acte d’une idée qui ne lui convenait pas dans la mesure où un groupe de contact international aurait entravé ses projets d’annexion de la Crimée.

Brejnev et le «petit télégraphiste»
Depuis le temps de l’URSS, les dirigeants de Moscou sont coutumiers de ce genre de double langage. Après l’invasion de l’Afghanistan à Noël 1979, le secrétaire général du PC soviétique Léonid Brejnev avait assuré au président Giscard d’Estaing, au cours d’un entretien confidentiel, qu’il allait rapidement retirer ses troupes. Quelques mouvements autour de la frontière soviéto-afghane avaient donné l’illusion que le chef du Kremlin tenait parole.

Fier de ses bonnes relations personnelles avec les dirigeants soviétiques et du «succès diplomatique» obtenu, le président français avait annoncé la bonne nouvelle à ses collègues du G7 réunis à Venise. Ce faux pas avait amené François Mitterrand à qualifier ironiquement Giscard de «petit télégraphiste de Brejnev». Les troupes soviétiques sont restées en Afghanistan jusqu’en 1989.
Angela Merkel n’a pas l’intention de se laisser instrumentaliser par le président russe. Mais comme Barack Obama et ses collègues européens, elle s’interroge sur ses véritables intentions.

La coïncidence entre la concentration de forces armées à la frontière orientale de l’Ukraine et les désordres dans trois grandes villes de l’Est, Donetsk <http://tempsreel.nouvelobs.com/topnews/20140407.AFP4317/ukraine-les-pro-russes-de-donetsk-proclament-une-republique-souveraine.html> , Kharkiv <http://www.lemonde.fr/europe/video/2014/04/08/ukraine-70-separatistes-prorusses-arretes-a-kharkiv_4397543_3214.html>  et Louhansk, <http://www.zonebourse.com/actualite-bourse/Les-separatistes-retiennent-60-personnes-a-Louhansk-SBU–18228264/>  où des groupes radicaux pro-russes revendiquent l’autonomie voire le rattachement à la Russie, contribuent à une déstabilisation du gouvernement de Kiev. L’objectif prioritaire du président russe est de tout faire pour empêcher que l’Ukraine «ne tombe à l’Ouest», qu’elle soit un Etat faible, une sorte de ventre mou, à défaut d’être pleinement dans la zone d’influence russe.

Trois hypothèses
Trois hypothèses sont envisageables. La Russie peut intervenir militairement dans les régions russophones de l’est et du sud de l’Ukraine pour répondre à «l’appel à l’aide» d’autorités autoproclamées. Une revendication d’autonomie, appuyée par un référendum, serait une étape vers un rattachement de ces régions à la Russie.

Une variante moins radicale que ce démantèlement de l’Ukraine serait la création d’une sorte de corridor dans le sud du pays qui permettrait de créer une continuité territoriale entre la Russie, la Crimée et… la Transnistrie, cette région de Moldavie occupée par la XIVème armée russe depuis la disparition de l’URSS.

La Roumanie, la Moldavie, la Transnistrie et l’Ukraine

Ce serait une provocation supplémentaire à laquelle les Occidentaux ne pourraient pas éviter de répondre par des sanctions économiques moins cosmétiques que celles décidées jusqu’alors. Il n’est pas sûr que Poutine franchisse ce pas. Ni qu’il en ait besoin.
La deuxième hypothèse est une négociation internationale aboutissant à une «fédéralisation» de l’Ukraine imposée par Moscou et acceptée par les Occidentaux. La proposition a été présentée, lors de leur récente rencontre à Paris, par le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov à son collègue américain John Kerry, qui l’a refusée.

Un projet de constitution ukrainienne concocté à Moscou est déjà prêt. A l’Etat unitaire ukrainien, il substitue une fédération lâche constituée d’entités régionales habilitées à avoir des relations avec les Etats étrangers voisins. En clair, les régions russophones pourraient établir des rapports privilégiés avec la Russie. Pas d’annexion formelle donc, mais un rattachement feutré.
Si ce projet, qui se heurte à l’hostilité du gouvernement provisoire de Kiev, n’aboutit pas, la Russie a un moyen de pression de rechange. C’est la troisième hypothèse, la poursuite de la déstabilisation actuelle, avec pressions militaires à la frontière, manifestations et occupations de bâtiments publics dans les villes russophones, chantage au prix voire aux livraisons de gaz, interdictions des exportations ukrainiennes vers la Russie, etc.

L’objectif est de nourrir une instabilité qui empêchera la tenue de l’élection présidentielle prévue le 25 mai dans de bonnes conditions. Et donc l’installation à Kiev d’autorités légitimes. L’Ukraine, un Etat failli, sera incapable de développer une démocratie susceptible de créer un précédent dans le monde slave, à la limite de la Russie.

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11-«Est ce que Poutine a fait disparaître le gouvernement polonais en 2010?»
http://www.slate.fr/monde/85917/dailybeast-complot-poutine-disparaitre-gouvernement-polonais-2010
Par Slate.fr | publié le 12/04/2014

Voilà une théorie que tente de défendre le DailyBeast, quatre ans après l’accident de l’avion du Président polonais.

Mémorial en souvenir du Président Lech Kaczynski et de son épouse Maria sur le site du crash, non loin de Smolensk, le 10 avril 2013.

«Pour la plupart des gens et des médias, la possibilité pour que le crash [de l’avion du président polonais Lech Kaczynski dans une forêt russe en 2010] ne soit pas un simple accident n’est qu’une pure spéculation. Et ceux qui diffusaient cette théorie étaient considérés comme des paranoïaques ou des militants avec une idée derrière la tête. Mais l’attitude de Poutine au cours des deux derniers mois donne de quoi revisiter certaines théories complotistes, y compris celles qui semblaient il y a peu ridicules et absurdes

Voici la conclusion d’un article du DailyBeast publié vendredi, soit quatre ans tout juste après l’accident qui a coûté la vie au Président polonais, qui tente de faire prendre corps l’idée selon laquelle Moscou serait responsable de l’assassinat de Kaczynski  et d’une partie de son gouvernement. Titré «Est ce que Poutine a fait disparaître le gouvernement polonais en 2010 ? Un nouveau regard», le journaliste Will Cathcart rappelle les circonstances de l’accident. 

Officiellement, l’avion du Président polonais s’est écrasé le 10 avril 2010 à quelques centaines de metres de la piste d’atterrissage de l’aéroport de Smolensk. Rapidement, les autorités russes concluent à une erreur de pilotage et à la pression exercée par le President Kaczyński sur son pilote pour poser l’appareil malgré un brouillard particulièrement intense.

Le mobile? Le fort sentiment anti-russe du Président polonais. L’arme du crime? L’avion, un Tupolev de 20 ans, remis à neuf en Russie, et qui aurait accueilli une bombe à son bord. Le maquillage du crime? Les autorités russes qui se sont chargées de l’enquête et en ont profité du nettoyage de leurs traces pour mettre la main sur les dossiers et les télécommunications à bord de l’appareil. The DailyBeast n’a guère de sources pour aller plus loin que ça: un scientifique polonais, ami de certains disparus dans le crash, et un ancien expert de la CIA.

Comme toutes les bonnes théories du complot, celle-ci a de quoi séduire. Et la politique actuelle du chef de l’Etat russe, tout en manœuvre plus ou moins grossière, donne du carburant pour cette machine conspirationniste. Une commission d’enquête a bien éliminé la possibilité d’un attentat, un tiers de Polonais, dont le frère du président, croient que la théorie de l’accident ne tient pas la route. «Un nombre inhabituellement élevé pour une  théorie du complot, qui montre au moins une chose : que la Pologne n’est pas rassurée par les intentions russes

Fallait-il donner du corps à ces théories, sans plus d’enquêtes, pour parvenir à cette conclusion?

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12-Le Japon officialise le retour du nucléaire
http://www.lesechos.fr/economie-politique/monde/actu/0203437998456-cette-nuit-en-asie-le-japon-officialise-le-retour-du-nucleaire-664062.php
Par Gabriel Gresillon et Yann Rousseau | 11/04 

L’administration du premier ministre Shinzo Abe a validé ce vendredi sa nouvelle politique énergétique, dans laquelle le nucléaire redevient une “importante source d’électricité”. Et ce 3 ans après la catastrophe de Fukushima.

<http://www.lesechos.fr/medias/2014/04/11/664062_0203437998608_web_tete.jpg> 
Dans la nouvelle politique énergétique du Japon, le nucléaire redevient une “importante source d’électricité. – DR-Tepco

Trois ans après la catastrophe de Fukushima, le gouvernement japonais vient d’officialiser le retour du nucléaire dans le pays. Ce matin, l’administration du premier ministre Shinzo Abe a validé sa nouvelle politique énergétique, dans laquelle le nucléaire redevient une “importante source d’électricité”. 

Si les gouvernements de centre-gauche, au pouvoir pendant la catastrophe, avaient opté, après moult tergiversations, pour un arrêt définitif de toutes les centrales nucléaires du pays, l’actuel exécutif conservateur bataillait depuis son retour au pouvoir fin 2012 pour convaincre l’ensemble du parti majoritaire (LDP) ainsi que ses alliés du centre droit d’accepter un redémarrage de plusieurs dizaines des 48 réacteurs de l’archipel, qui sont actuellement tous à l’arrêt. 

Le gouvernement explique qu’il va pousser la part des énergies renouvelables dans le mix énergétique mais que le nucléaire reste indispensable pour assurer un approvisionnement en courant régulier et bon marché. Si Shinzo Abe a réussi à faire plier son allié politique du parti New Komeito, qui affiche encore sur son site officiel ses grandes campagnes contre le nucléaire, il va peiner dans les prochains mois à obtenir une relance massive des réacteurs. 

La nouvelle autorité de régulation, qui a imposé d’importants travaux de rénovation et de modernisation aux opérateurs de centrales, devrait valider quelques redémarrages de tranches dans l’été et à l’automne mais certains sites, jugés trop obsolètes ou situés sur des zones sismiques trop périlleuses, apparaissent définitivement condamnés. Les experts estiment que seule une vingtaine de réacteurs pourraient redémarrer dans le pays. 

Dans son plan validé ce matin, le gouvernement semble toutefois laisser ouverte la possibilité de construire de nouvelles centrales dans l’archipel.

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13-473 millions de dollars de Bitcoins s’évaporent
http://www.24hgold.com/francais/actualite-or-argent-473-millions-de-dollars-de-bitcoins-s-evaporent.aspx?article=5252377832H11690&redirect=false&contributor=Mac+Slavo.&mk=2 <http://www.24hgold.com/francais/actualite-or-argent-473-millions-de-dollars-de-bitcoins-s-evaporent.aspx?article=5252377832H11690&redirect=false&contributor=Mac+Slavo.&mk=2> 
Par Mac Slavo – ShtfPlan  Publié le 10 avril 2014 

En raison de problèmes inhérents au mécanisme d’échange utilisé pour échanger la devise virtuelle, le marché Mt. Gox a fermé boutique et annoncé sa banqueroute. Quelques 473.000.000 de dollars de Bitcoins se sont tout simplement évaporés suite à ce qui pourrait être l’un des plus gros casses de l’Histoire. Au Japon, des enquêteurs se sont penchés sur l’affaire et ont été suivis par le gouvernement fédéral des Etats-Unis, mais en raison de la nature de la monnaie elle-même, ces Bitcoins ont tout bonnement disparu. L’opérateur du marché, Mark Karpelès, qui pourrait être impliqué dans la disparition des fonds des utilisateurs de la devise, s’est excusé pour « le dérangement encouru ». 

 


Regardez la vidéo sur Youtube : http://www.youtube.com/watch?v=-DT7bX-B1Mg 

Si vous n’avez pas ce qui vous appartient entre les mains, il existe toujours un risque de contrepartie, comme le prouve la débâcle autour de Mt. Gox et Bitcoin.

Je vous conseille donc de diversifier au possible votre portefeuille sur des actifs physiques, que ce soit sur des biens alimentaires, de l’or, des biens immobiliers ou des actifs susceptibles de conserver de la valeur en cas de crise, sans quoi vous risqueriez de faire face à cela :
Pour une étude détaillée du rapide gonflement et de l’épique effondrement d’un marché a. nommé après Magic: the Gathering, et b. sur lequel s’échangeait une devise digitale que beaucoup pensent conçue par la NSA <http://groups.csail.mit.edu/mac/classes/6.805/articles/money/nsamint/nsamint.htm>  il y a près de vingt ans et utilisée pour prendre les plus naïfs dans ses filets, ne regardez pas plus loin que Mt. Gox, qui après avoir suspendu les retraits pour la deuxième (et dernière) fois, a finalement annoncé sa banqueroute. 

Comme l’explique WSJ <http://online.wsj.com/news/articles/SB10001424052702303801304579410010379087576?mod=WSJ_hp_LEFTWhatsNewsCollection&mg=reno64-wsj> , « Mt. Gox annonçait sa banqueroute mardi après avoir perdu la quasi-totalité des Bitcoins de ses 750.000 clients, marquant ainsi l’effondrement d’un marché qui jusqu’alors dominait les échanges en devise virtuelle. La société a annoncé avoir perdu 100.000 de ses propres Bitcoins. La valeur totale de ces Bitcoins serait de 473.000.OOO dollars selon l’indice CoinDesk, bien que le prix de Bitcoin sur Mt. Gox soit tombé bien en-dessous de cet indice suite à la suspension des retraits début février ».

Le propriétaire de Mt. Gox Mark Karpelès a annoncé vendredi devant des journalistes à la cour de Tokyo que des erreurs techniques avaient ouvert la voie à des retraits frauduleux. Il a présenté ses excuses à ses clients.
« Il y avait une faille dans le système, et les Bitcoins ont disparu. Je m’excuse pour le dérangement encouru ».
473 millions de dollars de Bitcoins ont disparu juste comme ça. Mais vous avez entendu, l’homme est désolé. Donc tout va bien, et pourquoi pas… La même chose marche chaque jour pour les too-big-to-fail.



Ce qui est le plus impressionnant, c’est qu’au moment d’annoncer sa banqueroute, Mt. Gox avait encore une dette de 63,6 millions de dollars, malgré ses 3,84 milliards de dollars d’actifs.
Sur l’indice CoinDesk, qui observe entre autres les marchés Bitstamp et BTC-e, les prix ont légèrement baissé après l’annonce de la nouvelle, mais ont ensuite pu remonter.

Mr. Karpelès, portant un costume gris et une cravate bleue, avait l’air calme quand son avocat s’exprimait, bien qu’il ait éprouvé des difficultés à trouver ses mots quand les journalistes lui ont demandé d’adresser un message à ses investisseurs.

Les geeks qui espéraient avoir embarqué à bord du train de la fortune et n’avaient apparemment jamais entendu parler de l’or, ont été très déçus :
« Je trouve décevant qu’ils aient pu cacher tant de choses si longtemps », a dit Jonathan Waller, un développeur de jeux vidéo de 30 ans qui a dit avoir 211 Bitcoins sur Mt. Gox. « J’espère que le marché pourra renaître de ses cendres, mais sa réputation a été tant bafouée que ce ne sera certainement jamais possible ».

Le mois dernier, des utilisateurs venus d’Australie comme du Royaume-Uni sont venus faire entendre leur mécontentement devant les bureaux de la société à Tokyo. L’un d’entre eux, le londonien Kolin Burges, a pu être vu dans tous les journaux du monde brandissant une pancarte sur laquelle sont inscrits les mots « MT. GOX ? OÙ EST NOTRE ARGENT ? ».

William Banks, un développeur de sites internet australien, a dit avoir perdu près de 100 Bitcoins. Il utilisait Mt. Gox depuis la fin de l’année 2012, après avoir acheté des Bitcoins à 3,14 dollars l’unité. Il en a récemment acheté d’autres autour de 800 dollars l’unité. Il a dit avoir contacté un avocat au Japon et prévoit de lancer des poursuites.
Voici ce qu’il a dit des Bitcoins perdus par Mt. Gox : « cela me semble impossible. C’est une énorme quantité de pièces qui a été perdue ».
Uniquement lorsque leur prix est affiché en dollars. Souvenez-vous que BTC est sa propre devise. Quant à l’effondrement de ce schéma Ponzi, quand les choses semblent trop belles pour être vraies (voir S&P 500), c’est généralement qu’elles le sont.

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14-Les transactions à haute fréquence, un mal moderne pour la Bourse ?
http://www.24hgold.com/francais/actualite-or-argent-les-transactions-a-haute-frequence-un-mal-moderne-pour-la-bourse-.aspx?article=5365301988H11690&redirect=false&contributor=Miguel+Perez-Santalla.&mk=2 <http://www.24hgold.com/francais/actualite-or-argent-les-transactions-a-haute-frequence-un-mal-moderne-pour-la-bourse-.aspx?article=5365301988H11690&redirect=false&contributor=Miguel+Perez-Santalla.&mk=2> 
Par Miguel Perez-Santalla – Bullion Vault  Publié le 11 avril 2014 

HFT : Ce type de trading est de retour en première page des journaux…
« Le trading haute fréquence <http://fr.wikipedia.org/wiki/Transactions_%C3%A0_haute_fr%C3%A9quence>  (ou High Frequency Trading ou HFT) est revenu faire les gros titres ».
Et ce, non pas à cause de nouvelles révélations, mais à cause d’une bonne équipe de relations publiques pour l’auteur financier Michael Lewis qui a présenté son livre Flash Boys <http://www.amazon.co.uk/Flash-Boys-Michael-Lewis/dp/0241003636%3FSubscriptionId%3DAKIAIKTWOGP3IAHLIMUQ%26tag%3Dbullionvaultc-21%26linkCode%3Dxm2%26camp%3D2025%26creative%3D165953%26creativeASIN%3D0241003636>  dans l’émission 60 minutes de CBS, à la fin mars.

 

New York Stock Exchange, la Bourse de New York. Source : http://www.nyx.com/
Quelques titres en France :
-Les Etats-Unis relancent la charge contre le trading haute fréquence <http://www.lemonde.fr/economie/article/2014/04/03/les-etats-unis-relancent-la-charge-contre-le-trading-haute-frequence_4394794_3234.html>  (Le Monde, 03/04/2014)
-Le gouvernement américain s’inquiète des effets du trading haute fréquence <http://www.silicon.fr/gouvernement-americain-inquiete-trading-haute-frequence-93643.html>  (Silicon.fr 07/04/204)
-USA-Le régulateur CFTC enquête sur le trading haute-fréquence <http://fr.reuters.com/article/frEuroRpt/idFRL5N0MV58N20140403>  (Reuters France, 03/04/204)
-Ce livre qui accuse le trading à haute fréquence de manipuler la Bourse de Wall Street <http://www.challenges.fr/entreprise/20140404.CHA2403/ce-livre-qui-accuse-le-trading-a-haute-frequence-de-manipuler-la-bourse-de-wall-street.html>  (Challenges.fr, 04/04/2014)

Qu’est que le HFT ?
Les études académiques restent légères sur le sujet, presque quatre ans après que le HFT fut mis en cause pour le krach éclair de mai 2010. Le gouvernement a eu du mal à le définir depuis 2012. Mais le nom HFT n’est qu’une indication pour décrire un modèle commercial au sens large. Les traders utilisant cette technique, sont en général des hedge funds, levant de l’argent d’investisseurs aisés qui veulent vraiment des rendements aisés. Ils ont embauché des programmateurs les plus qualifiés et des doctorants en mathématiques. Leurs supers cerveaux ont produit des programmes de trading automatisés utilisant la puissance informatique la plus avancée.

Le but ici est de trader sur les marchés sans risque ou avec peu de risques, en créant et en exécutant des volumes de négoces petits ou grands de façon régulière, et en liquidant ces transactions de façon profitable le plus rapidement possible.
Il y a eu un soutien important pour la communauté du HFT, c’est quelque chose d’inattendu pour moi. Mais quand même, les théoriciens du complot se délectent de la sortie du livre de Lewis, et les anti Wall Street sont aux anges.

Sensationnalisme autour de la pratique.
Il y a déjà beaucoup de livres sur les effets du HFT <http://www.amazon.fr/The-Quants-Whizzes-Conquered-Destroyed/dp/0307453383/ref=sr_1_1?ie=UTF8&qid=1397040692&sr=8-1&keywords=The+Quants>  sur les marchés, certains sont bons d’autres moins. Le sensationnalisme n’est pas nouveau. Mais le plus gros de ce qui est considéré comme nocif n’est pas le fait d’intentions, mais plutôt de la programmation, qui réagit de façon inattendue.

C’est incroyable, mais nous avons encore des difficultés pour adapter les nouvelles technologies que nous créons. Des erreurs sont encore faites. Cela nuit parfois aux marchés, mais je crois que plus souvent ce développement a été bénéfique pour le marché.

Nous nous souvenons tout de suite des krachs éclairs, le plus évident étant le Gros doigt, Fat finger, du jeudi 6 mai 2010 <http://www.cnbc.com/id/37016276> . Le marché boursier a chuté ce jour-là de 600 points en 5 minutes de temps, sur ce qu’il semble avoir été une erreur informatique. Il apparait que c’étaient plus les pressions de ventes qui ont fait que les programmes de trading algorithmiques sont sortis du marché. Ces traders automatisés, aussi appelé HFT (pour ajouter à la confusion), ont vu un seuil particulier des prix dépassés et ont retiré tous leurs ordres d’un coup du marché, causant une disparition de la liquidité.

Une telle catastrophe en 5 minutes est et devrait être l’inquiétude numéro un des régulateurs. Mais les informations récentes ont créé une distraction dans ce qui est pour moi un effet positif net pour les investisseurs de long terme, ce qui incluent les investisseurs privés de détail.
A cause des volumes incroyables et de la liquidité générée par l’industrie du HFT, elle a simplement poussé les coûts d’exécutions des ordres à la baisse, vers des niveaux incroyablement peu chers <http://online.wsj.com/news/articles/SB10001424052702303978304579475102237652362?KEYWORDS=High-Frequency+hyperbole&mg=reno64-wsj>  comparés à ceux payés il y a moins de dix ans. C’est un bénéfice important du HFT.

Le HFT est aussi accusé par beaucoup (dont Lewis) de « front running ». Techniquement, cette pratique est quand un agent de courtage reçoit un ordre d’un client, mais agit d’abord pour le compte de sa propre entreprise avant l’exécution de la transaction. C’est bien sûr illégal <http://www.apnewsarchive.com/1989/Targeted-Trader-His-Firm-Fined-$550-000-by-Comex/id-01b1b481a8643d676c1012ecb01070fe>  car le devoir de l’agent est envers le client. Pousser les prix plus haut avant d’exécuter l’ordre, cela signifie profiter de cette relation au détriment du client.

Les accusations de front running contre l’industrie HFT, cependant, sont faites car ils paient des commissions pour pouvoir avoir un accès plus rapide aux prix alors qu’il entre dans le marché via la super rapidité et la colocation de leurs ordinateurs. Colocation veut dire qu’ils ont leurs propres ordinateurs à proximité de cette Bourse. C’est en général un service payant qui est offert par les Bourses. Cela est considéré comme un autre niveau d’avantages injustes.

Michael Lewis affirme que cette colocation permet aux opérateurs du HFT de prendre les centimes des poches des investisseurs, ce qui cumulé, représente des millions de dollars par jour.
Par exemple, ce serait comme d’aller acheter votre baguette chez le boulanger d’en face. Je vous ai entendu dans l’ascenseur en parler… Donc j’ai vite couru et traversé la rue et il n’y avait qu’une baguette restante pour un euro. Je l’ai acheté bien que je n’en veuille pas vraiment. Quand vous arrivez, le boulanger est sorti mais je vous vends ma baguette pour 1,10 euro.

Est-ce du front running au sens technique ou au sens légal ?
Les HFT affirment qu’ils ajoutent de la liquidité et ont donc gagné le droit de trader. Grâce à leur activité, les écarts actuels entre les offres d’achat et de vente se sont resserrés, ce qui permet aux investisseurs individuels d’économiser de l’argent.
Je connais des experts des deux côtés du problème, et je ne suis pas surpris que beaucoup d’anciens sont contre cette nouvelle méthode de trading. Les deux ont des arguments valides. Mais ce n’est pas quelque chose qui devrait être dramatisé avec une bonne dose de sensationnalisme.

Au lieu de cela, le HFT devrait être étudié de façon impartiale et des règles devraient être mises en place à mesure que l’on découvre et comprend la nature et les résultats de ce nouveau type de comportement de trading.

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15-Toyota remplace les robots par… des hommes
http://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/automobile/20140408trib000824186/toyota-remplace-les-robots-par-des-hommes.html
08/04/2014

Toyota expérimente dans l’une de ses usines au Japon le remplacement de certaines machines par des hommes, pour gagner en efficience et en qualité. L’expérience semble concluante.

En remplaçant ses robots par des êtres humains sur 100 postes de travail, Toyota a réduit ses gaspillages de 10% dans la production de vilebrequins.

Voilà de quoi faire sourire Charlie Chaplin, le célèbre auteur et acteur du film Les Temps Modernes. Le numéro un mondial de l’automobile, Toyota, a décidé d’inverser le sens du progrès en se passant en partie des machines pour les remplacer par… des hommes. C’est ce que raconte l’agence Bloomberg sous un titre évocateur <http://www.bloomberg.com/news/2014-04-06/humans-replacing-robots-herald-toyota-s-vision-of-future.html?_ga=1.163748287.1473223091.1382425914>  : « Les Dieux sont de retour chez Toyota, des Humains volent leurs emplois à des robots ».

« On ne peut simplement dépendre des machines »
La méthode peut surprendre. Car le secteur automobile est au contraire particulièrement connu pour sa rapide automatisation durant les Trente Glorieuses et par la suite. Durant cette période, bon nombre d’emplois ont été détruits au nom du progrès. Le Japon, où a actuellement lieu l’expérience Toyota, est même particulièrement réputé pour ses robots industriels : c’est le deuxième pays le plus robotisé derrière la Corée-du-Sud. Mais pour le chef du projet, Mitsuru Kawai, la marche s’inverse : désormais, l’avenir, ce sont les hommes.

« On ne peut pas simplement dépendre des machines qui répètent inlassablement les mêmes gestes, encore et encore« , justifiait l’homme à Bloomberg. « Pour être le maître de la machine, vous devez avoir la connaissance et les compétences pour apprendre à la machine« .

Toyotisme revisité
Derrière cette explication philosophique, s’en cache en réalité une autre. On ne devient en effet pas numéro un mondial de l’automobile, surtout en période de crise de la demande, sans un certain sens de l’économie. Sens de l’économie qui caractérise le géant japonais, fondateur à lui tout seul d’un mode de production à flux tendus : le Toyotisme.

Aujourd’hui, l’idée des dirigeants de la firme japonaise est double. Tout d’abord, s’assurer que les travailleurs comprennent vraiment la tâche qu’ils sont en train d’accomplir plutôt que de nourrir la machine, à la manière des ouvriers dans le cinéma muet des années 1920, et n’être d’aucune utilité lorsqu’elle se brise ou s’emballe. Ensuite, ils veulent leur redonner l’initiative individuelle afin que le processus de production puisse sans cesse être amélioré. Un retour aux vieilles antiennes du Toyotisme, selon Mitsuru Kawai.

Expérience concluante
En fait, plutôt que d’avoir une horde de travailleurs moyens, les robots, Toyota veut voir émerger des talents parmi les hommes. Et cela porte ses fruits. Jusque là, le remplacement de robots par des êtres humains à cent postes de travail a permis de réduire les gaspillages de 10% dans la production de vilebrequins et de raccourcir la chaîne de montage. Les coûts ont même été réduits dans la fabrication des châssis, et la production des arbres de direction a été améliorée.

Ce qui confirmerait la thèse du professeur de l’Université George Mason de Washington D.C., Tyler Cowen, qui explique dans un ouvrage intitulé « Le moyen est mort », que les emplois et les profits à venir bénéficieront à ceux qui peuvent travailler et améliorer les machines.
C’est en tout cas un pari audacieux que fait là Toyota, numéro un mondiale certes, mais talonné par le groupe allemand Wolksvagen. Le constructeur japonais a par ailleurs annoncé il y a peu une augmentation des salaires de ses employés afin de soutenir la demande intérieure japonaise <http://www.latribune.fr/actualites/economie/international/20140312trib000819547/toyota-augmente-les-salaires-pour-soutenir-l-economie-japonaise.html> . A croire que le numéro un mondial du secteur se veut le spécialiste de démarches contre-intuitives.

Lire aussi :
Toyota rappelle plus de six millions de véhicules
http://www.lemonde.fr/economie/article/2014/04/09/toyota-rappelle-plus-de-6-millions-de-vehicules_4398031_3234.html 

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16-General Motors: pourquoi les constructeurs peuvent encore jouer tranquillement avec notre sécurité Et pourquoi il faut que ça cesse.
http://www.slate.fr/story/85669/general-motors-securite
08/04/2014

Un problème de conception d’un modèle automobile de General Motors provoque des dizaines d’accidents de la route et de nombreux décès. Arguant que l’entreprise n’a pas corrigé un défaut dont elle connaissait l’existence, des avocats intentent plus de cent procès au constructeur automobile. GM contre-attaque en engageant des enquêteurs pour mettre en cause les motivations de ses détracteurs. Les politiques et les médias finissent par s’intéresser de plus près à l’affaire. Au final, le dirigeant de GM finit par s’excuser au nom de son entreprise.

 

Les parents d’une jeune femme décédée dans un accident de Chevrolet Cobalt, le 2 avril 2014 à Washington.

Si cette histoire vous donne comme une impression de déjà-lu, c’est sans doute parce que la presse a récemment parlé d’une affaire semblable <http://www.slate.com/blogs/the_slatest/2014/03/31/general_motors_expands_recall_to_another_1_3_million_cars_for_power_steering.html> . En réalité, cette histoire remonte à 1965, date de parution de Ces voitures qui tuent <http://amzn.to/1g0C05e> , de Ralph Nader <http://fr.wikipedia.org/wiki/Ralph_Nader> . L’ouvrage accusait General Motors de vendre en toute connaissance de cause des voitures Corvairs dangereuses –et accusait l’industrie automobile dans son ensemble de préférer les profits à la sécurité de ses clients.

Près de cinquante ans ont passé. Pourquoi les Etats-Unis ont toujours du mal à garantir l’absence de dangerosité des véhicules conçus par les constructeurs automobiles? Et pourquoi en sommes-nous encore réduit à nous demander si les organismes de régulation prennent au sérieux leur mission de protection de la santé publique? En 1966, le mouvement des consommateurs a –peu après son apparition– convaincu le Congrès de voter le National Highway Safety and Transportation Act. Il s’agissait de corriger une partie des abus évoqués dans l’ouvrage de Nader.

Les routes suédoises, bien moins mortelles que les routes américaines
Au fil des décennies suivantes, la sécurité automobile s’est améliorée; aux Etats-Unis, le nombre des décès liés à l’automobile a chuté (de 25,9 pour 100.000 personnes en 1966 à 10,8 en 2012). Ces chiffres indiquent clairement qu’une nouvelle réglementation peut sauver des vies. Mais d’autres pays ont fait bien mieux. Selon le dernier rapport de l’International Transport Forum <http://internationaltransportforum.org/Pub/pdf/13IrtadReport.pdf> , organisation de surveillance de la sécurité routière mondiale, le taux d’accidents mortels de la circulation est trois fois plus élevé aux Etats-Unis qu’en Suède –un pays qui a fait de la sécurité automobile une priorité. Si les Etats-Unis avaient égalé les taux suédois, il y aurait eu 20.000 morts de moins sur les routes en 2011.

<http://www.slate.fr/sites/default/files/photos/Capture%20d%E2%80%99e%CC%81cran%202014-04-07%20a%CC%80%2016.11.07.png> 
En France, en 2011, le taux était de 6,09 contre 3,4 en Suède et 10,4 aux Etats-Unis

Seulement, voilà: depuis son apparition, l’industrie automobile américaine s’est opposée à la réglementation, n’a pas jugé bon de révéler plusieurs problèmes, et a refusé de corriger les problèmes lorsque ces derniers ont été détectés.

General Motors a récemment rappelé 1,6 million de Chevrolet Cobalt (entre autres modèles de petite taille) afin de procéder à des réparations. En cause: un problème du commutateur d’allumage, qui aurait été à l’origine d’au moins douze morts. Le constructeur connaissait l’existence du problème –ainsi que celle d’autres anomalies– et ce depuis 2004, soit avant la sortie de la toute première Cobalt.

Le 17 mars 2014, Marry Barra, directrice générale de GM, s’est exprimée en ces termes:
«Dans le cas présent, nos processus internes ont connu un problème des plus graves; des évènements terribles en ont résulté.»
General Motors a par ailleurs rappelé 1,33 million de SUV <http://fr.wikipedia.org/wiki/Sport_utility_vehicle> : les airbags ne s’ouvraient pas lors des collisions. Selon une étude, les problèmes d’airbags de GM pourraient avoir contribué à la mort de 300 personnes entre 2003 et 2012. Les problèmes de sécurité ne sont pas l’apanage de GM. Toyota a récemment accepté de débourser 1,2 milliard de dollars pour mettre fin à une enquête criminelle concernant un problème d’accélération soudaines de ses véhicules.

Voilà cinquante ans qu’un –trop– grand nombre de chefs d’entreprises (automobile, alimentation, produits pharmaceutiques, armes à feu, entre autres secteurs) choisissent de suivre la voie tracée par l’industrie du tabac. Ils remettent en doute la validité des éléments de preuve qui justifient la mise en place de nouvelles réglementations. Ils exagèrent les coûts économiques de produits plus sûrs. Grâce à leur poids politique et financier, ils viennent à bout des politiques de santé publique et font en sorte que les organismes chargés de faire respecter la réglementation demeurent sous-financés. Ce sont là des comportements tellement banalisés qu’ils ne paraissent plus immoraux ou criminels, mais simplement inévitables.

Le refus de légiférer est mortel
Pour ce qui est de l’industrie automobile, le refus de respecter la réglementation a provoqué des morts, des maladies et des blessures qui auraient pu être évitées. Des années 1960 aux années 1980, les constructeurs se sont tout d’abord opposés à la mise en place de ceintures de sécurité, d’airbags de freins de meilleure facture et de meilleures normes d’émission. Pendant plus de quinze ans, les constructeurs américains ont réussi à faire obstacle à la réglementation imposant la mise en place d’airbags ou de ceintures de sécurité à fermeture automatique dans leurs automobiles.

Ce n’est qu’en 1986 que la Cour suprême a ordonné à la National Highway Transportation Safety Administration <http://fr.wikipedia.org/wiki/National_Highway_Traffic_Safety_Administration>  (NHTSA) de mettre en œuvre ces directives. Selon une étude publiée en 1988, ce retard aurait joué un rôle dans au moins 40.000 morts et un million de blessures et handicaps –soit par là même un coût de 17 milliards de dollars à la société.

Le refus d’appliquer la réglementation peut également tuer indirectement. Selon un récent rapport de l’Organisation mondiale de la santé, le nombre de morts dues à la pollution dans le monde est deux fois plus élevé qu’on ne le pensait. Et ce notamment en raison du rôle joué par de la pollution de l’air dans la mortalité d’origine cardiovasculaire. Aux Etats-Unis, l’automobile est l’une des principales sources de pollution, et les constructeurs américains refusent ou retardent la mise en place de normes d’émissions plus strictes.

Vous n’entendrez aucun dirigeant d’entreprise affirmer qu’il vaut mieux gagner de l’argent que sauver des vies humaines, mais leur action parlent pour eux. Les communicants des grands patrons semblent s’être passé le mot: lorsqu’un secret gênant est découvert, la stratégie est toujours la même: le PDG s’excuse platement et rapidement pour limiter au plus vite les dégâts. Mais accepter de voir les grandes sociétés et leurs alliés disposer d’un droit de veto sur les politiques de santé publique, c’est empêcher la prévention de nombreux décès, maladies et blessures sur le territoire américain.

Lors des récentes audiences consacrées à GM, le Congrès américain a eu raison de chercher à savoir qui (chez GM et à la NHTSA <http://fr.wikipedia.org/wiki/National_Highway_Traffic_Safety_Administration> ) savait quoi –et à quel moment ils l’ont appris. Mais il serait encore plus significatif de renforcer l’implication du gouvernement dans la protection de la santé publique –histoire de ne pas avoir à souffrir de ces problèmes pour cinquante années supplémentaires.

Le Congrès pourrait commencer par permettre à la NHTSA de faire correctement son travail, en lui allouant les ressources nécessaires. Pour  2014, cet organisme a reçu 10% de moins que la somme qu’il avait demandée. Le Congrès devrait également contrôler la mise en application des règles de sécurité par les organismes concernés, et le faire régulièrement –pas seulement lorsque l’existence d’un problème est révélée. Par ailleurs, lorsqu’il est prouvé qu’un dirigeant d’entreprise automobile a caché l’existence d’une anomalie, l’organisme chargé de la sécurité routière devrait être en mesure de le tenir responsable des morts et des décès qui en ont résulté. Au civil comme au pénal.

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17-Le pape approuve le maintien de l’IOR, la banque du Vatican
http://www.romandie.com/news/Le-pape-approuve-le-maintien-de-lIOR-la-banque-du-Vatican/465630.rom
07 avril 2014

CITE DU VATICAN – Le pape François a approuvé une proposition pour le maintien de l’Institut pour les oeuvres de religion (IOR), la banque du Vatican, qui réaffirme l’importance de sa mission pour le bien de l’Eglise catholique, a annoncé lundi le Saint-Siège.

Le pape argentin a ainsi confirmé l’option qui semblait la plus vraisemblable: le maintien d’une institution allégée et mieux contrôlée. Les hypothèses d’une banque éthique, ou même d’une fermeture pure et simple, avaient été avancées et souhaitées par certains, en raison des activités de blanchissement d’argent sale du passé. 

Le Saint-Père a approuvé une proposition sur l’avenir de l’IOR, réaffirmant l’importance de sa mission pour le bien de l’Eglise catholique, le Saint-Siège et l’Etat du Vatican. L’IOR va continuer à servir avec prudence et à fournir des services financiers spécialisés à l’Eglise catholique dans le monde entier, selon un communiqué.
Grâce à la confirmation de la mission de l’IOR (…), le président de l’IOR, Ernst von Freyberg, nommé par Benoît XVI il y a treize mois, et sa direction vont pouvoir finaliser leur plan pour assurer que l’IOR puisse remplir sa mission en tant que partie des nouvelles structures financières du Saint-Siège.

Ce plan sera présenté au Conseil des cardinaux du pape (G8) et au nouveau conseil pour l’économie.
Les services bénéfiques qui peuvent être offerts par l’IOR aident le Saint-Père dans sa mission de pasteur universel et assistent aussi les institutions et les personnes collaborant avec lui, a expliqué le Vatican. 

Ses activités continueront à être placées sous la supervision de l’Autorité d’information financière (AIF) (organe de contrôle créée par Benoît XVI et renforcée par François), et une structure légale et institutionnelle a été mise en place pour réguler les activités financières au sein du Saint-Siège et du Vatican.
Le cardinal australien George Pell, qui dirige le nouveau secrétariat (ministère) de l’Economie, a confirmé l’importance d’un alignement du cadre juridique et régulatoire du Vatican avec les meilleures pratiques en vigueur au niveau international.

Dans une réaction transmise à l’AFP, le porte-parole de l’IOR, Max Hohenberg, a salué une grande reconnaissance (par le pape) de la validité de notre mission de service et de travail accomplie pendant les douze derniers mois.
Il a énuméré les priorités de l’IOR désormais: achever l’analyse (engagée par la société de consultants américaine, Promontory) de la clientèle et des données anagraphiques d’ici l’été prochain, travailler à une meilleure intégration de l’Institut avec les différentes entités du Vatican et introduire une série d’améliorations opérationnelles.

François s’est engagé à mener une réforme de l’IOR, une institution entachée dans le passé par de nombreux scandales, notamment le recyclage d’argent sale de la mafia. Il a confié à des experts et à des commissions des expertises sur les moyens de le rendre plus transparent. 
L’IOR est un institut par lequel transitent les fonds des congrégations actives dans le monde entier.
Les institutions catholiques, les ecclésiastiques, les employés ou ex-employés du Vatican, les ambassades et diplomates accrédités peuvent avoir des comptes à l’IOR.

En janvier, les comptes de 55% des clients (soit environ 10.000) avaient déjà été contrôlés par Promontory. 
Les comptes de clients qui ne rentraient pas dans ces catégories ont été fermés.
Fin décembre 2012, des fonds de clients, pour un montant total de 6,3 milliards d’euros, étaient gérés par l’IOR, qui disposait d’un patrimoine net de 769 millions d’euros.

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18-Etats-Unis : le FBI saisit le trésor de l’Indiana Jones de 91 ans
http://www.leparisien.fr/faits-divers/etats-unis-le-fbi-saisit-le-tresor-de-l-indiana-jones-de-91-ans-06-04-2014-3745435.php
06/04/2014

Le FBI a saisi plusieurs milliers d’objets d’art d’une valeur inestimable dans la maison d’un homme de 91 ans, dans la campagne de l’Indiana.

Rushville (Etats-Unis), mercredi. Les camions sont chargés plusieurs fois par jour et une centaine d’enquêteurs épaulés par des archéologues sont à pied d’œuvre.

Depuis mardi, les champs paisibles de Rushville, au sud-est d’Indianapolis, vibrent sous le passage des camions. « C’est incroyable, nous en remplissons plusieurs par jour », confirme à notre journal l’agent spécial du FBI Wendy Osborne. Sarcophages égyptiens, statuettes aztèques, sculptures de jade de la dynastie Ming… « Mon préféré, raconte un voisin qui a plusieurs fois visité le musée, c’est le morceau du bunker dans lequel Adolf Hitler s’est suicidé. » 

Les enquêteurs ont installé des tentes autour de la maison pour superviser le travail d’une centaine d’agents épaulés d’universitaires. Sur place, l’archéologue Larry Zimmerman s’avoue débordé : « C’est stupéfiant. Je n’avais jamais vu une collection pareille, excepté dans les plus grands musées. » Plusieurs milliers d’objets venant de Grèce, d’Italie, du Pérou, de Nouvelle-Guinée… accumulés par le docteur Donald Miller, véritable incarnation du légendaire Indiana Jones, à la fois collectionneur et aventurier.

Au début des années 1940, le jeune ingénieur rejoint l’armée américaine et fait partie pendant la guerre de l’équipe ultrasecrète qui mènera les premiers essais de bombe atomique. Après la capitulation, il met en place son propre collège au sein de l’armée avant de rejoindre l’Indiana, où il enseigne le reste de sa carrière, consacrant ses six semaines de congés par an à sa passion : l’archéologie. « Enfant, il creusait déjà le sol, raconte Rick Bolt, l’un de ses ex-collègues. C’est comme ça qu’il a trouvé sa première flèche amérindienne » dans ce comté rural, ancienne terre iroquoise. 

Il faisait visiter son musée aux écoliers du coin
Pendant des décennies, le docteur Don Miller participe à des fouilles un peu partout dans des conditions souvent limites : interrogé par l’armée du Liban qui le soupçonne d’espionnage, ou encore emprisonné au Mexique… « Il participait aussi à des missions avec son Eglise. » 

En 2004, on le retrouve sur le chantier d’un orphelinat en Haïti. « C’est un homme passionnant, une pièce d’histoire lui-même », s’enthousiasment ses amis, surpris de l’intérêt que le FBI lui porte. En effet, le docteur Miller n’a jamais dissimulé son incroyable musée, qu’il faisait volontiers visiter aux écoliers du coin. « C’était sa grande fierté, confirme un voisin qui décrit l’antre magique. Dans le tunnel de 45 m reliant deux bâtiments sur la propriété, il y a un anaconda géant. » Derrière les innombrables vitrines, « tout est étiqueté, il sait parfaitement où chaque objet se trouve ».

Les enquêteurs eux-mêmes évoquent leur suspect avec un respect évident. « Le docteur Miller collabore avec nous depuis plusieurs mois, précise l’agent spécial Wendy Osborne, pour recenser les milliers d’objets disséminés dans sa propriété. Certains peuvent avoir été acquis illégalement », d’autres avant la signature de lois ou de traités internationaux interdisant leur possession. « Nous devons nous assurer qu’ils retournent dans leurs pays d’origine » ou aux communautés amérindiennes auxquelles ils appartiennent. Le docteur Miller a déjà vu partir nombre de ses trésors vers une destination secrète. Pour l’instant, aucune charge n’a été énoncée contre lui ; il se pourrait même qu’un jour, quand ses amulettes indiennes ou ses têtes aborigènes auront intégré un musée, certains le remercient.

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19-Le vol MH 370 égaré dans un océan de déchets ?
http://www.levif.be/info/actualite/international/le-vol-mh-370-egare-dans-un-ocean-de-dechets/article-4000585471579.htm?nb-handled=true&utm_source=Newsletter-07/04/2014&utm_medium=Email&utm_campaign=Newsletter-RNBAVULV <http://www.levif.be/info/actualite/international/le-vol-mh-370-egare-dans-un-ocean-de-dechets/article-4000585471579.htm?nb-handled=true&utm_source=Newsletter-07/04/2014&utm_medium=Email&utm_campaign=Newsletter-RNBAVULV> 
07 avril 2014

L’épave du Boeing pourrait se diriger vers le vortex d’ordures de l’océan Indien. L’enquête sur le vol de la Malaysia Airlines révèle un problème connu, mais peu médiatisé : les tonnes de déchets qui polluent les océans.

 


Le vortex de l’océan Pacifique en vidéo : http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=lLbJZjYyXAs <http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=lLbJZjYyXAs> 

« C’est la première fois que le monde entier nous regarde, c’est donc le bon moment pour que les gens comprennent que nos océans sont des dépotoirs », explique Kathleen Dohan, une scientifique américaine qui étudie les courants marins. De semaine en semaine, les fausses pistes se sont succédé, mais aucune trace du Boeing 777. Du plastique, du matériel de pêche ou des morceaux de containers, voilà tout ce qu’ont trouvé les équipes de recherche. 

Un tourbillon attire les déchets
La scientifique Kathleen Dohan a retracé le parcours des déchets dans l’océan pour savoir où ils finissent. Dans l’océan Indien ceux-ci sont attirés par un tourbillon. Les recherches du Boeing 777 se concentrent juste à côté du tourbillon, à l’ouest de l’Australie. Et les débris de l’avion pourraient se trouver parmi une multitude d’autres déchets. 
Avec le temps, la plupart des détritus se décomposent en petits morceaux. Mais parfois, ils s’agglutinent et forment des débris beaucoup plus importants. Voilà pourquoi les satellites ont si souvent confondu les débris de l’avion avec des ordures. 

Les débris du Boeing se dirigeraient vers un vortex de déchets
Dans l’océan Pacifique, un premier vortex de détritus a été découvert en 1997. Dans l’océan Indien, le vortex d’ordures n’a été révélé qu’en 2010 et reste peu exploré. « Il mesure environ cinq millions de kilomètres carrés, mais ses frontières ne sont pas définies. La zone change avec les saisons. Vous pouvez placer des filets à un endroit, revenir le lendemain, et constater que les déchets se sont déplacés », précise le scientifique Marcus Eriksen. 

Le Boeing 777 de la Malaysia Airlines s’est peut-être crashé à l’ouest de l’Australie, là où les recherches s’effectuent actuellement. Si c’est le cas, l’épave et ses débris pourraient être attirés par le tourbillon de l’océan Indien. Ils seraient alors en route vers Madagascar, et atteindraient le vortex d’ordures dans un an. 

90 % des débris sont constitués de plastique
Dans l’océan Indien, les scientifiques ont retrouvé des déchets très volumineux, comme des caisses et des containers de navires, des pans entiers de bâtiments, des quais, des bateaux et d’autres gros objets. Mais 90 % des déchets des océans sont constitués de plastique. « Nous assistons à une accumulation abondante de micro-plastiques : des sacs jetables, des capsules, des bouteilles, des ustensiles… J’ai retrouvé des briquets dans des centaines de squelettes d’oiseaux », explique Marcus Eriksen. 

Cette accumulation de déchets dans l’océan a un impact important sur l’écosystème aquatique. « On peut voir des morsures de poisson sur les déchets. Progressivement, les plastiques deviennent de plus en plus petits. Au point de pouvoir être ingérés par des oiseaux, des tortues ou des poissons », explique Nikolai Maximenko, océanographe à l’Université d’Hawaii.

Lire aussi :
Vol MH370 : le robot sous-marin ne sera pas déployé avant plusieurs jours
http://www.francetvinfo.fr/monde/asie/boeing-disparu/vol-mh370-il-faudra-attendre-plusieurs-jours-avant-le-deploiement-du-robot-sous-marin_571565.html#xtor=EPR-2-[newsletterquotidienne]-20140408-[lestitres-coldroite/titre1] 

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20-Vol MH370: le Boeing n’a pas atterri à Diego Garcia, selon les États-Unis…
http://www.tvqc.com/2014/04/vol-mh370-boeing-na-pas-atterri-diego-garcia-selon-les-etats-unis/

Un porte-parole de l’ambassade américaine à Kuala Lumpur, en Malaisie, a insisté: « Le vol MH370 n’a pas atterri à Diego Garcia. »



Voir la vidéo http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=k3T5i8y7WTM <http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=k3T5i8y7WTM>  


Les États-Unis ont catégoriquement démenti les affirmations qui affirment que le vol MH370 serait atterrie à sa base militaire sur l’île lointaine de Diego Garcia.

Il ya eu des rumeurs selon lesquelles l’avion de ligne se serait dirigés vers le petit atoll de corail dans l’océan Indien après avoir dévié de son parcours de Kuala Lumpur, en Malaisie vers Beijing, wn Chine, le 8 mars dernier.

Cependant, un porte-parole de l’ambassade américaine de la capitale malaisienne a affirmé qu’il n’y avait rien de vrai dans cette histoire. « Il a déclaré au journal Malaysia’s Star par email: « Il n’y avait aucune indication que le Boeing 777 de la Malaysian Airlines ait volé près des Maldives ou de Diego Garcia. Le vol MH370 n’a pas atterri à Diego Garcia. »

« Dans les efforts de coordination entre la Malaisie et l’Australie, la Septième Flotte de l’US Navy travaille aux côtés de 26 autres pays afin de localiser l’avion basé des zones identifiées par des experts malaisiens et internationaux. »
Le vol MH370 est disparu le 8 Mars avec 239 passagers et membres d’équipage à bord. Diego Garcia est à environ 3500 km de la Malaisie.

Lire aussi :
Vol MH370 : « Si nous ne trouvons pas d’épave, nous arrêterons »
https://fr.news.yahoo.com/vol-mh370-ne-trouvons-d%C3%A9pave-arr%C3%AAterons-080557503.html 

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