Adieu Françafrique, bonjour AfricaFrance. Qui paie commande !!!!!!!!)……..
 

1-Investissements : la ruée des fonds
2-Sécurité alimentaire : l’Afrique bouge
3-Les pays les plus connectés sont…
4-Le service de mobile banking africain M-Pesa débarque en Europe
5-Afrique-Europe : le chassé-croisé du travail ?
6-Thabo Mbeki : « L’Afrique perd chaque année 60 milliards de dollars dans des transactions financières illicites »
7-Les 10 pays d’Afrique les plus affectés par les flux financiers illicites
8-Le Nigeria désormais première économie africaine devant l’Afrique du sud
9-En Egypte, plus de 500 Frères musulmans condamnés à mort
10-Madagascar: plus de 1500 sinistrés après le passage du cyclone Hellen
11-Génocide rwandais : Paul Kagamé maintient ses accusations contre la France
12-Rwanda : un génocide en questions
13-Centrafrique : l’UE lance officiellement son opération militaire
14-Centrafrique : le Tchad retire son contingent de la Misca
15-Cacao : le Nigeria veut doubler sa production
16-Cameroun : le diamant lui va si bien
17-Fièvre Ebola : l’épidémie est l’une des « plus effrayantes » jamais enregistrées
18-Ebola : la France prend des mesures de sécurité à l’aéroport Roissy-Charles-Gaulle
19-Tunisie : les Ben Ali empochaient un quart des bénéfices du secteur privé
20-Africafrance

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1-Investissements : la ruée des fonds
http://www.lepoint.fr/afrique/economie/investissements-la-ruee-des-fonds-07-04-2014-1810055_2033.php
Le Point.fr – Publié 08/04/2014

Un bon rythme de croissance, une nouvelle classe de consommateurs, il n’en fallait pas plus à l’Afrique pour séduire les investisseurs à travers les structures de private equity.


En 2013, l’Afrique a engrangé quelque 4 milliards de dollars dans les opérations de capital-investissement.

Il faut dire que les Africains ont au moins tiré une leçon de leur parcours économique de ces dernières années. Il faut séduire pour attirer les investisseurs. Résultat : ils savent mettre, seuls ou avec leurs partenaires extérieurs, les petits plats dans les grands. Prenons l’exemple de la Côte d’Ivoire. Avec son Forum ICI 2014, elle peut se flatter d’avoir remporté un franc succès début février. Elle a obtenu 675 millions d’euros de promesses d’investissement alors qu’elle en attendait largement moins. Cela dit, l’objectif affiché des autorités est clair : faire de la Côte d’Ivoire un pays émergent d’ici 2020. Pour ce faire, aucune autre recette sinon attirer les investisseurs étrangers. Ce qu’il faut savoir, c’est que le pays des Éléphants n’est pas le seul à vouloir séduire à travers les manifestations économiques. Pour preuve, il y a eu le sommet Forbes et le Build Africa à Brazzaville, le New York Forum Africa à Libreville, le SuperReturn Africa à Accra… Autant de rendez-vous qui ont permis d’engranger en 2013 quelque 4 milliards de dollars dans les opérations de capital-investissement. C’est près de quatre fois le montant de 2012, selon une étude menée par Preqin et Private Equity Africa.

De grosses opérations ont été réalisées
Parmi les grandes opérations, le China-Africa Business Council et le Fonds de développement sino-africain ont levé un milliard de dollars chacun pour des activités commerciales et minières. Le britannique Actis a également réuni 1,15 milliard de dollars destiné à l’énergie sur les marchés émergents. Et l’année 2014 a commencé sur une deuxième opération du géant américain Carlyle entré dans le capital de la société de transport mozambicaine J & J Africa. Une opération estimée à 50 millions de dollars. Destiné à développer les entreprises privées, « le private equity répond à deux choses qui manquent sur le continent : du capital et du professionnalisme », dit Lionel Zinsou, président de PAI Partners. Car les crédits coûtent cher et les banques restent peu équipées. « Les fonds de capital-investissement sont prêts à prendre des risques », note Roger Nord, directeur adjoint du FMI.

Le regard sur l’Afrique a changé
Pionnier du capital investissement européen, Wendel a réalisé ses premiers investissements directs sur le continent en 2013. La holding familiale a versé 276 millions de dollars au capital du leader panafricain de tours de télécoms IHS, puis 100 millions d’euros dans le groupe d’assurances marocain Saham. Wendel ne compte pas s’arrêter là. Sur les 2 milliards d’euros que la société souhaite investir d’ici 2017, un tiers est destiné à l’Afrique. « À travers la croissance très largement supérieure à l’Europe et aux États-Unis, nous avons vu l’opportunité d’investir directement, au lieu de vivre l’Afrique par procuration », affirme Stéphane Bacquaert, en charge de l’Afrique chez Wendel. Le regard sur l’Afrique a donc changé ces dix dernières années. L’aide au développement laisse place à l’action financière.

Symbolique de cette révolution, la création du fonds Améthis par deux anciens de la banque de développement Proparco. « Ce qui nous différencie par rapport au passé, c’est que nous sommes dans une relation de partenariat », affirme Luc Rigouzzo, fondateur d’Améthis. Forts de leur connaissance étroite de la région, Luc Rigouzzo et Laurent Demey ont réussi un démarrage sur les chapeaux de roues pour 2013, avec 11,5 millions d’euros destinés à la banque kenyane Chase Bank, 6 millions au distributeur ivoirien Pétro Ivoire et 10 millions à Velogic, numéro un de la logistique à l’île Maurice. « Notre plus grand succès est surtout d’avoir réussi à obtenir une ligne de crédit de 150 millions de dollars en moins d’un an de la part d’investisseurs nouveaux, puisque deux tiers d’entre eux ne connaissaient pas le continent », revendique Luc Rigouzzo.

À la base, une croissance soutenue qui dure
Comment peut-on expliquer ce fort intérêt pour le continent ? Il y a d’abord la formidable croissance du continent noir. « En 2014, le FMI prévoit une croissance moyenne de 6 % pour l’Afrique subsaharienne », selon Roger Nord. Des chiffres qui ont de quoi faire rêver les investisseurs. « Nous nous adressons à des sociétés dont les bilans ont été multipliés par quinze en six ans, des rythmes de croissance complètement oubliés en Europe », confirme Luc Rigouzzo. Première opération de taille qui a contribué à fonder « le rêve africain », la revente en 2005 de l’opérateur Celtel par Mo Ibrahim pour 3,4 milliards de dollars. « Personne n’avait vu venir le boum des télécoms en Afrique. Un événement qui a contribué à changer son image, car les usages sont très en avance par rapport au reste du monde », analyse Lionel Zinsou.

Conséquence : les ressources naturelles ne sont plus le seul atout du continent. Le dynamisme économique est porté par la classe moyenne émergente. Consommation, infrastructures et services sont au centre des attentions. Le LBO (Leverage Buy-Out), le plus important, a d’ailleurs été réalisé par Abraaj Group avec l’achat de la société de produits laitiers ghanéenne Fan-Milk, estimé à 400 millions de dollars. Si l’Afrique s’affirme comme un relais de croissance du private equity, le capital-investissement participe donc activement au développement du continent. « L’intérêt de l’Afrique, c’est que les secteurs qui sont en plus forte croissance avec les plus forts retours sur investissement sont aussi ceux qui sont les goulots d’étranglement les plus massifs, donc les plus utiles au développement », déclare Luc Rigouzzo.

Cela dit, ce regain d’intérêt ne doit pas masquer la réalité. « L’Afrique demeure une niche du capital-investissement. Un marché qui, en 2012, ne représentait encore que 4 % des 25 % de levées de fonds à destination des pays émergents », selon la banque Credit Suisse. Sans compter que les cibles, encore petites, offrent peu de débouchés. « Les sociétés de taille intermédiaire sont nombreuses. Elles se raréfient dès qu’il s’agit d’investissements de l’ordre d’une centaine de millions d’euros », observe Stéphane Bacquaert. Résultat, il y a un risque de surévaluation des actifs. « Le danger est de voir les investisseurs se précipiter sur les grosses transactions, surpayer à l’entrée et avoir des problèmes à la sortie », selon Luc Rigouzzo.

Sur le continent, le private equity reste essentiellement concentré sur quelques pays où l’écosystème est suffisamment structuré, l’Afrique du Sud en tête. « Il reste beaucoup à faire concernant l’environnement des affaires pour s’assurer que tous les pays d’Afrique attirent de l’investissement dans tous les secteurs », observe Roger Nord. Sans oublier l’autre défi pour attirer les financements : la formation des jeunes. « Les investisseurs souffrent d’un manque de spécialistes sur le continent. Les opérations en capital se font pour la plupart en investissement minoritaire. Conséquence, on garde les équipes de management en place », notent Christian Mion et Stéphane Baller d’EY. Autant d’opportunités qui seront à saisir pour la jeunesse africaine.

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2-Sécurité alimentaire : l’Afrique bouge
http://www.lepoint.fr/afrique/economie/securite-alimentaire-l-afrique-bouge-29-03-2014-1806988_2033.php
Le Point.fr – Publié le 29/03/2014

Le continent prend les choses en main avec le Fonds unique africain logé au secrétariat de la FAO. Celui-ci va entrer en action.


Le Fonds unique africain va donner à chaque pays deux millions de dollars.

L’objectif de ce fonds est d’améliorer la sécurité alimentaire à travers le continent. Il est maintenant plus qu’une réalité puisqu’avec la signature de derniers accords à la conférence régionale de la FAO pour l’Afrique tenue actuellement à Tunis, il va passer à l’action. Les six premiers pays bénéficiaires vont recevoir chacun deux millions de dollars. Il s’agit de la République centrafricaine (RCA ), de l’Éthiopie, du Malawi, du Mali, du Niger et du Soudan du Sud. Cité par l’agence de la Pana, le directeur général de la FAO, José Graziano da Silva, a estimé que « cela montre que les pays africains sont prêts à travailler avec leurs voisins pour construire une région sûre et durable pour l’avenir voulu ».

À quoi les contributions vont-elles servir ?
Elles soutiendront un large éventail de projets visant à améliorer la sécurité alimentaire, la nutrition, l’agriculture et le développement rural. Proposé en 2012 par le président Denis Sassou-Nguesso du Congo, au cours de la conférence régionale pour l’Afrique à Brazzaville, le fonds a été officiellement lancé en juin 2013 avec un plan de financement de 30 millions de dollars de la Guinée équatoriale, un financement supplémentaire de l’Angola (10 millions de dollars US) et d’un groupe d’organisations de la société civile de la République du Congo. De quoi hisser le montant total à 40 millions de dollars américains. Le Cameroun s’est également engagé à contribuer au fonds et d’autres pays devraient le rejoindre dans les prochains mois. La FAO fournira une assistance technique pour la mise en oeuvre des projets en collaboration avec des partenaires.

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3-Les pays les plus connectés sont…
http://www.lepoint.fr/afrique/economie/les-pays-les-plus-connectes-sont-29-03-2014-1806915_2033.php
Le Point.fr – Publié le 29/03/2014

Un rapport de la Banque mondiale permet de faire le point sur les champions du continent par rapport au reste du monde.


Les pays les plus connectés sont…

Parmi les 160 pays classés selon leur « indice de performance logistique » (IPL), les africains ont sensiblement progressé du fait d’importants efforts d’acquisition d’outils technologiques à même de les aider à améliorer leur compétitivité. Selon la Banque mondiale, l’étude a été réalisée sur la base d’une enquête menée auprès de 1 000 professionnels du secteur, de quoi évaluer l’efficacité des procédures de contrôle aux frontières, la qualité des infrastructures de commerce et de transport, la compétitivité des prix à l’international, la compétence et la qualité des services logistiques, la capacité à assurer le suivi des marchandises et enfin la capacité à assurer les livraisons dans les délais prévus.

En tête des pays africains, l’Afrique du Sud, qui glisse de la 23e à la 34e place entre 2012 et maintenant. Explication : son service douanier gagnerait à être mieux adapté. Même tendance pour l’Égypte, qui passe de la 57e à la 62e place. Pour le Burkina Faso, le Kenya ou le Rwanda, le mouvement est inverse. Ces trois pays enregistrent même la plus forte progression par rapport à 2012. « Ces pays à faible revenu ont fait de gros efforts pour améliorer leurs infrastructures et réformer leurs services douaniers », explique Jean-François Arvis, spécialiste des transports et fondateur de l’IPL. Voici donc, avec l’Afrique du Sud et l’Égypte, le top 10 des pays africains : le Malawi (73e), le Kenya (74e), le Nigeria (75e), la Côte d’Ivoire (79e), le Rwanda (80e), Sao Tomé-et-Principe (84e), Namibie (93e) et l’Algérie (96e). Lanternes rouges africaines de ce classement : le Soudan, Djibouti, l’Érythrée, le Congo, la RD Congo et la Somalie. On l’aura compris, connexion et conflits ne font pas bon ménage.

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4-Le service de mobile banking africain M-Pesa débarque en Europe
http://www.agenceecofin.com/banque/0104-18860-le-service-de-mobile-banking-africain-m-pesa-debarque-en-europe
01 avril 2014

(Agence Ecofin) – Vodafone a lancé, le 31 mars, en Roumanie, son service de mobile-banking M-Pesa qui a déjà révolutionné les pratiques bancaires sur le continent africain.



Cette première incursion en Europe du service M-Pesa (argent mobile en swahili) est motivée par le fait que 7 millions de Roumains abonnés aux services de la téléphonie mobile continuent à utiliser de l’argent liquide pour leurs paiements quotidiens.  «La majorité des gens en Roumanie ont au moins un téléphone portable, tandis que plus d’un tiers de la population n’a pas accès aux services bancaires traditionnels», a déclaré le directeur des services de banque mobile chez Vodafone, Michael Joseph.

Ces utilisateurs de téléphone mobile pourront désormais utiliser M-Pesa pour régler des achats, payer des factures, faire des dépôts et retirer de l’argent auprès des établissements agréés. Ils sont aussi autorisés à transférer des sommes allant d’un leu roumain (0,30 dollar)  à 30 000 lei (9200 dollars) par jour.
Les services de mobile-banking tels que M-Pesa ont aidé Vodafone, deuxième opérateur mobile au monde en termes de nombre d’abonnés, à augmenter ses revenus et à fidéliser ses clients à l’heure où les revenus tirés des services «voix» classiques de tous les opérateurs sont en net déclin.

Le groupe britannique a lancé M-Pesa au Kenya en 2007 grâce à sa filiale Safaricom. Depuis, ce service qui a connu un franc succès a été lancé en Egypte, en Inde, au Lesotho et au Mozambique.
Au Kenya, la plateforme très populaire était utilisée par quelque 16,8 millions de personnes au 31 décembre 2013, pour un volume de transactions de l’ordre de 1,2 milliard de dollars par mois.

Dans un entretien accordé à Financial Times,  Michael Joseph a souligné que la licence acquise en Roumanie autoriserait Vodafone à déployer M-Pesa sur d’autres marchés européens. Il a cependant précisé que l’accent serait mis sur l’Europe centrale et orientale. «Il y a un ou deux pays à l’étude, mais  nous n’irons vraisemblablement pas sur les marchés d’Europe occidentale l’an prochain», a-t-il déclaré, indiquant que des pays d’Europe occidentale comptant d’importantes populations d’émigrés constituaient cependant des marchés potentiels.

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5-Afrique-Europe : le chassé-croisé du travail ?
http://www.lepoint.fr/afrique/economie/afrique-europe-le-chasse-croise-du-travail-08-04-2014-1810080_2033.php
Le Point.fr – Publié le 08/04/2014

L’embellie économique du continent conduit de jeunes Français à choisir d’aller y travailler pendant que des Africains veulent le quitter.


Une agence de Pôle Emploi en France.

Aimad fait partie de ces jeunes frappés de plein fouet par la crise. Il est sans emploi depuis 2009 et pourtant, à 28 ans, le jeune Parisien est titulaire d’un master 2 en communication des entreprises. Il faut dire que la conjoncture est des plus difficiles en France avec 3,35 millions de demandeurs d’emploi, un record. Depuis peu, il envisage de quitter l’Hexagone pour le Maroc, pays d’origine de ses parents. Il espère naturellement y décrocher son premier emploi. Explication : à ses yeux, le royaume chérifien a moins souffert de la crise que certains pays européens.

« Au Maroc, je serais embauché »
Je compte m’installer dans une grande métropole économique marocaine, car ma région d’origine [Echark : région située à l’est du pays, NDLR] est un peu trop enclavée malgré son essor touristique », déclare Aimad. « Si je me rends là-bas, ce sera pour être chef d’entreprise. Sur le plan entrepreneurial, le Maroc a encore tout à créer », dit-il. Et d’ajouter : « Dans ce pays, les besoins en communication sont importants. De plus, beaucoup de filiales de grands groupes [occidentaux, NDLR] s’y installent et doivent fournir de gros efforts pour se faire un nom. Je ne parle pas de la qualité de la vie qui est plus qu’appréciable. Il concède néanmoins que « pour avoir un niveau de vie à la hauteur de (sa) formation, il faudrait être entrepreneur ou être dirigeant ».

Quel est le contexte sur place ? En 2014, le taux de croissance du Maroc ne devrait pas dépasser les 2,5 % et celui du chômage friserait les 10 %. Qu’à cela ne tienne : ces chiffres ne freinent pas les ardeurs de jeunes diplômés français de plus en plus prisés par les entreprises marocaines. De quoi favoriser l’exil professionnel de plus en plus répandu en Europe. À l’image d’Aimad, la tendance touche également les Portugais : ils sont 30 000 par an à demander un visa pour immigrer en Angola, un pays qui a affiché 7,2 % de croissance en 2013. Les Espagnols aussi s’y mettent. Ils partent travailler en Algérie où plusieurs entreprises espagnoles sont installées, notamment à Oran, la 2e ville du pays.

« La RDC n’est pas un eldorado », dit Armel qui pense à l’Europe
Alors qu’Aimad pense traverser la Méditerranée dans le sens Nord-Sud, Armel, habitant de Kinshasa, prévoit de quitter la capitale de la République démocratique du Congo [RDC] pour rejoindre à tout prix la France. « Ce pays occidental est certes en crise, mais il répond toujours à mes aspirations », dit-il. « Malgré le boom économique que connait la RDC [selon l’ONU, le taux de croissance du pays atteindra les 8,5 % en 2015, NDLR], la corruption nous empêche de trouver du travail ici », poursuit-il. Et de préciser : « Je pense trouver du travail en France. C’est mieux que la RDC. Il y aura plus d’opportunités en France. Seul un idiot peut penser le contraire », poursuit l’étudiant de 24 ans. Comme beaucoup de Congolais, Armel rêve d’un avenir meilleur en France. Pourtant, les chiffres du chômage sont formels : plus de 24 % des jeunes de moins de 25 ans n’y ont pas d’emploi.

« On ne peut plus parler d’Afrique. Il y a des Afriques »
Eldorado pour Aimad et lieu de déprime pour Armel. Le moins que l’on puisse dire, c’est que l’Afrique n’inspire pas la même chose des deux côtés et d’un lieu à un autre, les situations sont très différentes. Alors question : peut-on parler d’une embellie en trompe-l’oeil ? Pour le spécialiste de l’économie africaine Philippe Hugon, « la croissance de l’Afrique n’est évidemment pas un leurre ». Et d’ajouter : « Malgré toutes les critiques émises contre le concept de PIB comme indicateur de croissance, tous les travaux scientifiques démontrent que le continent africain est bel et bien en pleine croissance. » Pour le directeur de recherche à l’Iris, « on doit tout de même relativiser cette croissance qui est inégale selon les pays ».

D’une part, « si l’Afrique a une croissance moyenne qui oscille entre 5 % en 2013 et 6 % en 2014, ce n’est qu’une moyenne ». Et par ailleurs, « cette croissance ne permet pas encore de baisser le nombre de pauvres même si elle réduit le taux de pauvreté », prévient-il. Sur un autre plan, il y a lieu de dire qu’il s’agit d’un continent hétérogène avec 54 États dont les trajectoires [économiques, NDLR] divergent », souligne-t-il. « D’un côté, on a des pays de l’Afrique orientale qui ont des taux de croissance de 8 à 10 % [Ethiopie, NDLR] et où l’économie interconnectée favorise beaucoup plus l’accès à l’eau potable et à l’électricité. Et de l’autre, on trouve des pays totalement en crise comme la Centrafrique, dont le système économique est en pleine décomposition », fait savoir Philippe Hugon, par ailleurs directeur scientifique de la revue Tiers Monde. « On ne peut donc plus parler d’Afrique. Il y a des Afriques », poursuit-il.

Voilà qui rappelle à qui voulait l’oublier que le continent est toujours en voie de développement malgré des « émergences » ici ou là. Les chemins croisés d’Aimad et d’Armel illustrent plus que jamais que le continent est bel et bien dans la mondialisation… du travail.

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6-Thabo Mbeki : « L’Afrique perd chaque année 60 milliards de dollars dans des transactions financières illicites »
http://economie.jeuneafrique.com/regions/international-panafricain/21751-thabo-mbeki-lafrique-perd-chaque-annee-60-milliards-de-dollars-dans-des-transactions-financieres-illicites.html
mardi 01 avril 2014 17:59 Par Jeune Afrique

Chargé par la Commission économique pour l’Afrique de traquer les flux financiers illicites, Thabo Mbeki a déclaré qu’entre 50 et 60 milliards de dollars sont illégalement transférés à l’extérieur du continent chaque année.


Thabo Mbeki a été le Président de l’Afrique du Sud entre 1999 et 2008

Thabo Mbeki, président du Groupe des personnalités de haut-niveau (GPHN) contre les flux financiers illicites en provenances d’Afrique, a présenté les résultats d’un rapport de progrès à l’occasion de la 7e réunion conjointe des ministres de l’Économie et des Finances qui s’est tenue dimanche 30 mars à Abuja, la capitale du Nigeria. L’ancien président de l’Afrique du Sud a déclaré que les pays africains perdaient entre 50 et 60 milliards de dollars par an. Des estimations qui n’incluent pas les fuites de capitaux provenant des transactions commerciales des multinationales, des activités criminelles ou encore de la corruption.

« Ces flux illicites appauvrissent le continent », a déploré Thabo Mbeki, nommé à la tête de ce panel mis en place en 2012 par la Commission économique pour l’Afrique (CEA) afin d’examiner la nature de ces fonds illicites. Selon lui, ces transactions seraient rendues possibles par la faiblesse des régimes fiscaux dans certains pays du continent. Il souligne l’importance de la mise en place de mécanismes efficients pour combattre ce phénomène.

Impacts sur le continent
« Afin de comprendre l’impact de ce phénomène en Afrique, nous avons décidé d’effectuer un certain nombre d’études de cas dans des pays comme le Nigeria, la RD Congo, le Kenya, le Liberia, le Mozambique, l’Algérie, Maurice et l’Afrique du Sud. D’après notre étude, il est clair que le continent perd un volume de capital important, capital qui aurait dû être mobilisé pour des investissements et pour entamer des processus d’industrialisation », a expliqué Thabo Mbeki, ajoutant que l’étude ne présentait pas les résultats par pays.

L’ancien président sud-africain souligne que les principaux bénéficiaires de ces flux illicites sont tout autant les pays développés que les économies émergentes, autrement dit, les principaux partenaires commerciaux du continent. Avant de conclure que « ces transactions ont pour corollaire une baisse des rentrées fiscales, un amenuisement des réserves de change, un affaiblissement de la gouvernance et une baisse des investissements, posant ainsi de véritables problèmes en termes de développement ».

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7-Les 10 pays d’Afrique les plus affectés par les flux financiers illicites
http://economie.jeuneafrique.com/regions/international-panafricain/20981-les-10-pays-dafrique-les-plus-affectes-par-les-flux-financiers-illicites.html
jeudi 19 décembre 2013 11:04 Par Jeune Afrique

Selon un rapport de Global Financial Integrity, les pays en développement ont vu près de 1 000 milliards de dollars sortir illégalement de leur territoire en 2011. Pour l’Afrique subsaharienne, ces flux ont représenté 5,7 % du PIB.


Le Nigeria est le pays africain qui a enregistré le plus de fuites illicites entre 2002 et 2011

Les flux financiers illicites dans les pays en développement ont atteint 946,7 milliards de dollars en 2011 selon le dernier rapport de Global Financial Integrity (GFI), une organisation non gouvernementale basée à Washington. Cela représente une hausse de 13,7 % par rapport aux 832,4 milliards de 2010 et de 250 % par rapport à 2002. Entre 2002 et 2011, l’étude estime que le monde en développement a perdu un total de 5 900 milliards de dollars.

« Les sociétés écran anonymes [société fictive créée pour dissimuler des transactions financières, NDLR], l’opacité des paradis fiscaux, et les techniques de blanchiment d’argent basées sur le commerce, ont drainé presque 1 000 milliards de dollars des pays les plus pauvres du monde en 2011, à un moment où les États pauvres comme riches luttent pour stimuler la croissance économique […] Cette étude devrait servir de sonnette d’alarme pour les dirigeants mondiaux », a déclaré Raymond Baker, le président de GFI.


Si l’Occident injecte de l’argent en Afrique par le biais des IDE, des importations et de l’aide au développement, le continent est en situation de créancier net par rapport au reste du monde une fois les flux financiers illégaux intégrés aux études, indique le communiqué de GFI.

Une croissance supérieure à celle du PIB
L’Afrique subsaharienne, qui enregistre une fuite de capitaux équivalente à 5,7 % du PIB chaque année, est la région qui souffre le plus de cette tendance en termes de rapport au PIB. Sur l’ensemble des pays, ces sorties illégales représentent en moyenne 4 % du PIB. Sur le continent, c’est le Nigeria qui fait figure de mauvais élève en se classant 10e à l’échelle mondiale en termes de fuites moyennes annuelles, suivi de l’Afrique du Sud, qui se classe 13e. Sur les 50 premiers, neuf pays africains sont classés.`

Durant la dernière décennie, la croissance des sorties de capitaux illicites a significativement dépassé celle du PIB. De plus, le montant des fuites en 2011 est environ dix fois plus élevé que l’aide publique au développement nette qui a été accordée la même année aux 150 pays qui ont fait l’objet de l’étude. Ce qui signifie que pour chaque dollar d’aide qui entre dans un pays en développement, 10 dollars en sortent de manière illicite.

La région Mena (Moyent-Orient et Afrique du Nord) a enregistré la plus grande croissance des flux financiers illicites (31,5 % par an), suivi de l’Afrique subsaharienne (19,8 %). Le continent asiatique est quant à lui celui qui enregistre le plus de flux illicites – 39,6 % du total des pays en développement.

« Les estimations fournies par notre nouvelle méthodologie sont encore susceptibles d’être extrêmement sous-estimées », explique Dev Kar, économiste en chef chez GFI, qui précise que les transactions en espèces ne peuvent être prises en compte. « Cela signifie qu’une grande partie des revenus du trafic de drogue, du trafic d’êtres humains, ainsi que d’autres activités criminelles, qui sont souvent réglées en espèce, n’est pas prise en compte dans ces estimations. »

Conséquences
« Les flux illicites ont des conséquences majeures sur les économies en développement », explique Brian LeBlanc, co-auteur du rapport. « Les pertes auraient pu être investies dans des entreprises locales, dans la santé, dans l’éducation, ou encore dans les infrastructures. »

Pour Dev Kar, limiter ces flux financiers devrait être une priorité pour les dirigeants africains comme pour l’Occident car ils entraînent – et sont entraînés par – une mauvaise gouvernance et un mauvais climat des affaires, ce qui entrave la croissance économique. « Les efforts menés par l’Union africaine et la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique – qui ont donné naissance au Groupe des personnalités de haut-niveau (GPHN) contre les flux financiers illicites présidé par l’ancien président sud-africain Thabo Mbeki – sont vitaux pour la prospérité à long-temre du continent. Mais les puissances occidentales et les pays africains eux-mêms ont encore beaucoup à faire pour réellement traiter le problème. »

Parmi les solutions proposées, GFI préconise notamment d’exiger des rapports, pays par pays, sur les ventes, les profits, les effectifs d’employés et les impôts payés par toutes les sociétés multinationales et de réformer les services douaniers afin de mieux détecter et prévenir les falsifications des transactions commerciales. L’organisation propose également de s’attaquer aux problèmes posés par les sociétés écran ainsi que les sociétés d’investissement en demandant confirmation de la propriété effective de tous les comptes bancaires et valeurs mobilières, et en exigeant que les informations sur les propriétaires physiques de toutes les sociétés soient divulguées et disponibles dans des registres publics.

Les pays africains qui ont enregistré le plus de flux illicites entre 2002 et 2011 (sorties annuelles moyennes en dollars)

1. Nigeria (10) – 14,2 milliards
2. Afrique du Sud (13*) – 10,1 milliards
3. Égypte (26) – 3,6 milliards
4. Soudan (30) – 2,6 milliards
5. Côte d’Ivoire (37) – 2,3 milliards
6. Éthiopie (39) – 2 milliards
7. Zambie (41) – 1,9 milliard
8. Togo (42) – 1,8 milliard
9. Algérie (50) – 1,5 milliard
10. RD Congo (52) – 1,5 milliard

*Rang mondial entre parenthèses

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8-Le Nigeria désormais première économie africaine devant l’Afrique du sud
http://www.boursorama.com/actualites/le-nigeria-desormais-premiere-economie-africaine-devant-l-afrique-du-sud-b914f35cb4837b81a9a70fcf9d55be7b
AFP le 06/04/2014

Pays le plus peuplé d’Afrique et premier producteur de pétrole africain, le Nigeria est devenu dimanche la première économie du continent grâce à un changement de calcul statistique, passant devant l’Afrique du Sud.


Un ouvrier inspecte les installations d’une plateforme pétrolière à Anemem le 14 avril 2009

Le PIB (produit intérieur brut) du Nigeria en 2013 s’élève désormais à 510 milliards de dollars, a annoncé le chef du Bureau national des statistiques, Yemi Kale. En 2012, le PIB du pays était de 453,9 milliards de dollars, selon cette même méthode, alors qu’il était de 384 milliards de dollars pour l’Afrique du Sud la même année.

« Le Nigéria est devenu la plus grande économie en Afrique en terme de PIB et devient la 26e plus grande économie dans le monde », a souligné la ministre des Finances Ngozi Okonjo-Iweala.
« Sur la base du revenu par tête, le Nigeria arrive en 121e position dans le classement mondial », a-t-elle ajouté.


Des clients dans un supermarché de Kano le 20 mars 2014

Des statisticiens des Nations unies recommandent aux pays de modifier tous les cinq ans le mode de calcul de leur produit intérieur brut pour prendre en compte les évolutions dans la production et la consommation, mais le Nigeria n’avait pas modifié sa méthode de calcul depuis 1990.
Les nouveaux chiffres, qui prennent en compte l’apparition et le développement rapide de nouveaux secteurs et de nouvelles industries, notamment les télécommunications et l’industrie locale du cinéma, Nollywood, donnent aux investisseurs étrangers une vision plus réaliste de l’économie du pays.

Mais, selon les experts, ces chiffres ne doivent pas être interprétés comme un signe de développement, l’Afrique du Sud étant largement devant le Nigeria en termes de PIB par habitant, d’infrastructures et de gouvernance.
Si une petite partie de la population est extrêmement riche, la grande majorité des quelques 170 millions de Nigérians vit avec moins de deux dollars par jour, dans un pays –le plus peuplé d’Afrique –qui manque cruellement d’infrastructures, où tous n’ont pas accès à l’eau potable, où les coupures d’électricité sont quotidiennes et la corruption endémique.

Pour Dawie Rodt, de l’Efficient Group, basé en Afrique du Sud, « en termes d’infrastructures et de systèmes de gestion l’Afrique du Sud reste un géant, loin devant le Nigeria ».
Selon Mme Okonjo-Iweala, le PIB par tête au Nigeria est désormais de 2.688 dollars pour 1.555 dollars en 2012. Mais celui de l’Afrique du sud est beaucoup plus élevé à 7.508 dollars.
Le changement de méthode de calcul « est plus cosmétique qu’autre chose. Mais nous pensons que cela va augmenter les opportunités d’investissement au Nigeria », a estimé de son côté Chuba Ezekwesili, un économiste du centre de recherche Nigeria Economic Summit.

– Nollywood et téléphonie mobile –
Le Nigeria, principal producteur et exportateur de pétrole africain, a enregistré de forts taux de croissance ces dernières années, devenant de plus en plus attractif pour les investissements des entreprises étrangères, malgré la corruption rampante, les problèmes de vol de pétrole à grande échelle et l’insurrection islamiste qui sévit dans le Nord.
Le taux de croissance annuel a atteint en moyenne 6,8% entre 2005 et 2013 et les prévisions de croissance pour cette année sont de 7,4%, selon les chiffres du Fonds monétaire international (FMI).


Le Nigeria devient la première économie d’Afrique

En comparaison, l’Afrique du Sud a connu un taux de croissance légèrement supérieur à 5% entre 2005 et 2008-9, et peine depuis à dépasser les 3,5%.

Les télécoms et l’industrie du cinéma comptent parmi les secteurs qui ont le plus évolué au Nigeria depuis 1990.
A cette époque, le Nigeria comptait peu de lignes de téléphone fixe alors qu’aujourd’hui, il s’agit du plus important marché de téléphonie mobile d’Afrique, avec environ 167 millions de lignes en service selon la commission nigériane des communications.
La très prolifique industrie du film de Nollywood génère quant à elle jusqu’à 590 millions de dollars de chiffre d’affaires annuel, selon Robert Orya, à la tête de la banque nigériane de l’import-export.

– ‘Effet psychologique’ –
Certains experts, comme Roelof Horne, de l’Investec Asset Management, attendent de cette révision un « effet psychologique » sur la perception du continent africain par les étrangers.
Mais pour Bismarck Rewane, directeur de la firme Financial Derivatives Company basée à Lagos, la révision du PIB ne peut être significative « que si elle a un impact positif sur le niveau de vie des gens ».
« Les Nigérians paieront toujours l’essence le même prix, ils auront toujours le même argent dans leurs poches et la distribution d’électricité ne va pas changer lundi matin », rappelle-t-il
« Du coup, l’exercice ressemble plutôt à un voyage de la réalité vers la vanité », assène-t-il.

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9-En Egypte, plus de 500 Frères musulmans condamnés à mort
http://www.lemonde.fr/afrique/article/2014/03/24/529-freres-musulmans-condamnes-a-mort-en-egypte_4388494_3212.html
Le Monde.fr avec AFP et Reuters | 24.03.2014

Un tribunal égyptien a condamné à mort lundi 24 mars en première instance plusieurs centaines de partisans du président islamiste Mohamed Morsi, destitué par l’armée, pour des violences commises durant l’été, ont déclaré des sources judiciaires. Dix-sept autres ont été acquittés, selon l’avocat Ahmed Al-Charif — il s’agit du plus important procès depuis le début de la répression des pro-Morsi.

Seuls 153 des condamnés sont détenus, les autres sont en fuite, ont précisé ces sources. Mardi, 700 autres personnes sont citées à comparaître. Parmi les accusés figurent de nombreux dirigeants des Frères musulmans de Mohamed Morsi, dont leur Guide suprême, Mohammed Badie, accusés de violences ayant causé la mort de deux policiers et d’attaques contre des biens publics et privés. Là aussi, la majorité des accusés sont en fuite.

« UNE CATASTROPHE, UNE MASCARADE ET UN SCANDALE »
En l’état, ce verdict, sans précédent dans l’histoire égyptienne, est « une catastrophe, une mascarade et un scandale qui aura des conséquences pour l’Egypte pendant des années », a déploré Gamal Eid, expert juridique à la tête du Réseau arabe pour l’information sur les droits de l’homme.

Toutefois, notent les experts, la loi égyptienne prévoit un nouveau procès pour tout accusé en fuite qui se rend à la justice et un appel devant la Cour de cassation devrait selon toute vraisemblance permettre aux condamnés actuellement en détention d’obtenir également un nouveau procès ou de voir leur peine commuée. En outre, la peine de mort doit encore être validée par le mufti, représentant de l’islam auprès de l’Etat. Les Etats-Unis se sont dits « profondément inquiets » de ces condamnations à mort.

DES MILLIERS DE PRO-MORSI ARRÊTÉS
Ce procès de masse s’est déroulé à Minya, une ville de Moyenne-Egypte qui avait été le théâtre de nombreuses violences contre les forces de sécurité et la minorité chrétienne copte. Le 14 août, lors de la journée la plus sanglante de l’histoire récente d’Egypte, policiers et soldats avaient lancé l’assaut sur deux rassemblements pro-Morsi au Caire, faisant des centaines de morts et embrasant le pays déjà secoué par des violences quotidiennes depuis la destitution par l’armée, le 3 juillet, de son seul président jamais élu démocratiquement.

Les Frères musulmans appellent régulièrement à manifester pour réclamer le retour au pouvoir de M. Morsi. Leurs rassemblements ont souvent dégénéré en violences. Fin décembre, la confrérie vieille de quatre-vingt-cinq ans a été déclarée « terroriste ». Depuis, lui appartenir, posséder sa littérature ou participer à ses manifestations est passible de prison.

Selon Amnesty International, 1 400 de ses partisans ont été tués dans la répression, et des milliers d’islamistes ont été arrêtés et sont désormais jugés, à l’image de M. Morsi et de la quasi-totalité des dirigeants des Frères musulmans, qui encourent la peine de mort.

Lire aussi :
Égypte : le Caire, cible de trois attaques à la bombe
http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAWEB20140403082922/terrorisme-le-caire-egypte-ajnad-misr-terrorisme-gypte-le-caire-cible-de-trois-attaques-a-la-bombe.html
Égypte : dans les mâchoires d’Al-Qaïda
http://www.jeuneafrique.com/Article/JA2777p049.xml0/terrorisme-al-qaida-freres-musulmans-jihadiste-gypte-gypte-dans-les-machoires-d-al-qaida.html


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10-Madagascar: plus de 1500 sinistrés après le passage du cyclone Hellen
http://www.rfi.fr/afrique/20140403-madagascar-plus-1500-sinistres-apres-le-passage-cyclone-hellen/
03-04-2014

A Madagascar, l’heure est à l’évaluation des dégâts après le passage du cyclone Hellen dans la région de Majunga, dans le nord-ouest du pays, le lundi 31 mars. Les autorités dénombrent trois personnes décédées et huit disparues dans le naufrage d’un bateau, et plus de 1 500 sinistrés.


Plus de 5 000 hectares de rizières ont été inondés après la passage dy cyclone Hellen à Madagascar.

Les personnes décédées et disparues, 11 au total, étaient à bord d’un bateau vendredi alors que la mer était déjà agitée. Sur les terres, les autorités ne dénombrent pas de victimes. Les vents étaient moins violents que prévu.

« On a vraiment craint le pire pour Madagascar étant donné que théoriquement, un cyclone tropical intense devrait générer un vent fort entre 170 et 220 km/h. Mais là, quand il a touché terre, on était seulement à 110 km/h. Ce sont plutôt les précipitations qui ont causé beaucoup de dégâts », explique le général Charles Rambolarson, secrétaire exécutif adjoint du Bureau national de gestion des risques et catastrophes (BNGRC).

L’activité agricole touchée
La montée des eaux a fait près de 1 500 sinistrés, plus de 5 000 hectares de rizières sont inondés dans une région où l’agriculture était déjà mise à mal par les invasions de criquets : « Dans les zones touchées, il y a eu l’invasion acridienne auparavant. Les gens étaient déjà en difficulté. Et si on ne prend pas les mesures nécessaires, il y aura certainement de l’insécurité alimentaire », prévient le général Charles Rambolarson.

L’évaluation des besoins continue aujourd’hui dans les zones enclavées. La distribution de nourriture et de semence ainsi que le traitement des eaux sont mis en œuvre progressivement.

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11-Génocide rwandais : Paul Kagamé maintient ses accusations contre la France
http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAWEB20140407153159/france-rwanda-paul-kagame-genocide-rwandais-rwanda-genocide-rwandais-paul-kagame-maintient-ses-accusations-contre-la-france.html
07/04/2014

Lors des commémorations lundi du vingtième anniversaire du génocide rwandais, le président Paul Kagamé a réaffirmé ces critiques contre la France pour son rôle durant le génocide de 1994. L’ONU, quant à elle, a exprimé sa « honte » pour n’avoir pas pu l’empêcher.


Le président rwandais Paul Kagamé à Bruxelles, le 2 avril 2014, au sommet UE-Afrique.

Paul Kagamé, a réitéré, lundi 7 avril, lors de son discours des manifestations commémoratives du génocide de 1994, les attaques qu’il a formulées contre la France dans une interview accordée à Jeune Afrique, publiée dans l’édition du 6 avril<http://fr.zinio.com/www/browse/product.jsp?offer=500367311&amp;productId=500613910&amp;pss=1&amp;bd=1&amp;WT.mc>. Le président rwandais y évoque, entre autres sujets, la relation douloureuse qu’a entretenue son pays avec la France et expose sans ambiguïté le rôle qu’il estime être celui de cette dernière dans le génocide. Des propos qui ont entraîné l’annulation de la participation des représentants français aux manifestations commémoratives à Kigali.

« Les faits sont têtus »
« Les gens ne peuvent être soudoyés ou forcés de changer leur histoire. Aucun pays n’est assez puissant – même s’il pense l’être – pour changer les faits », a déclaré en anglais le président rwandais avant de lancer, en français, « après tout, les faits sont têtus », déclenchant les acclamations des 30 000 spectateurs rassemblés au Stade Amaharo de Kigali.
« Le temps écoulé ne doit pas occulter les faits, amoindrir les responsabilités ou transformer les victimes en méchants », a-t-il également martelé, faisant apparemment référence aux sévères critiques dirigées récemment contre Kigali par ses plus proches alliés internationaux, États-Unis en tête.

Le vingtième anniversaire du génocide représente un enjeu diplomatique important pour Kigali, qui a longtemps bénéficié sur le plan diplomatique du sentiment de culpabilité de la communauté internationale, restée inerte face aux massacres. Mais les autorités rwandaises ont récemment été accusées – par l’ONU et Washington – de déstabiliser l’est de la RDC et d’être impliquées dans les meurtres ou tentatives de meurtre de dissidents rwandais réfugiés en Afrique du Sud. « Ceux qui pensent que le Rwanda ou l’Afrique ont encore besoin de leur approbation pour être gouvernés comme il se doit par leur peuples, par les dirigeants que leur peuples ont choisis, vivent toujours dans un passé révolu », a rétorqué Paul Kagamé.

« Nous aurions dû faire beaucoup plus »
Prenant la parole à son tour, quelques temps avant le président rwandais, Ban Ki-moon a reconnu pour sa part que les Nations unies auraient pu mieux faire pour empêcher les massacres de 1994 au Rwanda. « Nous aurions pu faire beaucoup plus. Nous aurions dû faire beaucoup plus, a-t-il insisté. « Les Casques bleus ont été retirés du Rwanda au moment où l’on en avait le plus besoin »,  a déclaré le secrétaire général de l’ONU, tout en relevant le courage remarquable de membres de l’ONU au Rwanda à l’époque.
L’ONU, impuissante face aux tueries, avait en effet retiré l’essentiel de ses quelque 2 500 soldats déployés au Rwanda, mi-avril 1994, au plus fort des massacres commencés le 7 avril, quelques heures après la mort du président Juvénal Habyarimana, dont l’avion a été abattu la veille au soir au-dessus de Kigali. Entre avril et juillet 1994, quelque 800 000 personnes, essentiellement issues de la minorité tutsi, ont été exterminées au Rwanda.

Les leçons du génocide rwandais
« En l’espace d’une génération, la honte ne s’est pas effacée », a estimé Ban Ki-moon, rappelant qu’un an après le génocide au Rwanda, des Bosniaques musulmans avaient été abandonnés à leur sort dans l’enclave de Srebrenica, censée être protégée par l’ONU.
Ban Ki-moon a toutefois rappelé que le devoir de l’ONU est de toujours protéger les personnes, et a assuré avoir demandé aux représentants onusiens dans le monde d’agir sans attendre des instructions de la hiérarchie si des gens risquent d’être victimes d’atrocités. Dans cette optique, depuis mi-décembre, les portes des bases de l’ONU au Soudan du Sud sont ouvertes à plusieurs milliers de personnes fuyant les combats et les massacres qui déchirent le pays.
« Grâce à ce geste, des milliers de personnes sont encore en vie aujourd’hui – et c’est là un effet des leçons tirées de ce qui s’est passé au Rwanda », a-t-il expliqué. « Nous ne devons pas nous contenter de répéter éternellement ‘plus jamais ça' ».

Lire aussi :
Rwanda – Paul Barril, ex-gendarme de l’Élysée : « Kagame craint toujours mes révélations »
http://www.lepoint.fr/monde/rwanda-paul-barril-ex-gendarme-de-l-elysee-kagame-craint-toujours-mes-revelations-07-04-2014-1809744_24.php
Guillaume Ancel : « L’histoire mythique de l’opération Turquoise ne correspond pas à la réalité »
http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAWEB20140407102638/rwanda-fpr-paul-kagame-armee-francaise-genocide-rwandais-guillaume-ancel-l-histoire-mythique-de-l-operation-turquoise-ne-correspond-pas-a-la-realite.html
Rôle de la France au Rwanda : et si Paul Kagame disait vrai ?
http://www.lepoint.fr/monde/role-de-la-france-au-rwanda-et-si-paul-kagame-disait-vrai-07-04-2014-1810025_24.php
Couvrir le génocide rwandais : une journaliste de l’AFP témoigne
http://www.lepoint.fr/monde/couvrir-le-genocide-rwandais-une-journaliste-de-l-afp-temoigne-08-04-2014-1811075_24.php
Rwanda : les comptes ne sont pas réglés
http://www.lepoint.fr/monde/rwanda-les-comptes-ne-sont-pas-regles-07-04-2014-1809788_24.php
La France annule sa participation aux commémorations du génocide rwandais
http://www.francetvinfo.fr/monde/afrique/la-france-annule-sa-participation-aux-commemorations-du-genocide-rwandais-apres-les-accusations-du-president-kagame_570073.html#xtor=EPR-51-[alerteinfo]-20140405-[titre]-[popin-7-7-2013]
Rwanda : un nouveau miracle africain ?
http://www.lepoint.fr/afrique/economie/rwanda-un-nouveau-miracle-africain-03-04-2014-1808732_2033.php

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12-Rwanda : un génocide en questions
http://bernardlugan.blogspot.com/
jeudi 3 avril 2014

Assassinat du président Habyarimana, jeu trouble de Washington, enquête du juge Trévidic : clés de compréhension et d’explication.


Editions du Rocher, 286 pages,
cahier de cartes en couleur, 22 euros.

Voir la vidéo jusqu’au bout ! :
Rwanda : un génocide en questions : http://www.youtube.com/watch?v=OWb8EKPMFNg

Le 6 avril 1994, l’avion transportant deux présidents africains en exercice, MM. Juvénal Habyarimana du Rwanda et Cyprien Ntaryamira du Burundi était abattu par un missile[1]. Aucune enquête internationale ne fut ouverte afin d’identifier les auteurs de cet attentat qui fut le déclencheur du génocide du Rwanda[2].

Les Etats-Unis à la manœuvre
Mis en place au mois de mai 1995 après sa création au mois de novembre 1994 par le Conseil de sécurité de l’ONU avec compétence pour la période allant du 1er janvier au 31 décembre 1994, le TPIR (Tribunal pénal international pour le Rwanda) fut installé à Arusha, en Tanzanie.
Dès le début, les Etats-Unis d’Amérique firent pression afin que l’attentat du 6 avril 1994, pourtant totalement inclus dans les limites chronologiques imparties au TPIR, soit écarté de son champ d’investigation. Avec une grande constance, tous les Procureurs qui se succédèrent à la tête de ce tribunal respectèrent cette étrange exclusion. Le TPIR spécialement créé pour juger les responsables du génocide, refusa donc de rechercher les auteurs de l’acte terroriste qui en fut la cause (!!!).

L’insolite attitude des Etats-Unis pose d’autant plus problème qu’en 1995, il ne faisait alors de doute pour personne que les auteurs de l’attentat du 6 avril 1994 étaient ces « Hutu extrémistes » tant de fois dénoncés par les ONG américaines. Pourquoi les Etats-Unis étaient-ils donc opposés à ce que la responsabilité de ces derniers dans l’attentat qui déclencha le génocide du Rwanda soit officiellement mise en évidence par une enquête du TPIR? La réponse à cette question est peut-être que les services de Washington savaient déjà que l’attentat n’avait pas été commis par les « Hutu extrémistes »… En interdisant au TPIR de mener l’enquête sur l’assassinat du président Habyarimana, les Etats-Unis protégèrent donc de fait ceux qui, en détruisant en vol son avion, permirent au FPR (Front patriotique rwandais), mouvement essentiellement tutsi totalisant de 10% à 15% de la population, de s’emparer militairement d’un pouvoir que l’ethno-mathématique électorale lui interdisait de conquérir par les urnes. Un retour en arrière est ici nécessaire.

Washington qui avait décidé de créer un fort pôle d’influence en Afrique centre-orientale, fit de l’Ouganda le pivot de sa stratégie dans cette partie du continent. A partir de ce pays, les Etats-Unis armèrent et conseillèrent le FPR qui, depuis octobre 1990, menait la guerre contre le Rwanda. Ils lui fournirent une aide diplomatique et, par le biais d’ONG liées à leurs services, ils montèrent des campagnes internationales de diabolisation du régime Habyarimana tout en présentant au contraire les hommes du général Kagamé comme des combattants de la démocratie.

Tant que François Mitterrand fut au pouvoir en France, ce plan de conquête du Rwanda fut mis en échec. Il réussit  en 1994 quand, à la faveur de la seconde cohabitation, une droite en partie atlantiste occupa l’Hôtel de Matignon.

Le 7 avril, une fois le président Habyarimana assassiné, le FPR reprit unilatéralement les hostilités violant ainsi les accords de paix d’Arusha. Le président Mitterrand fut alors partisan d’une intervention militaire française destinée à ramener le FPR sur ses lignes de départ et cela afin de sauver le processus de paix d’Arusha[3]. Comme le gouvernement de Monsieur Edouard Balladur y était opposé, le général Kagamé eut le champ libre pour conquérir le pays et au mois de juillet 1994 il fut le maître à Kigali.

A partir du Rwanda, les Etats-Unis préparèrent ensuite la seconde phase de leur plan qui était le renversement du maréchal Mobutu du Zaïre. En 1997, paralysée par les fausses accusations de complicité avec les « génocidaires » montées de toutes pièces par les services américains et qui avaient été relayées par la presse hexagonale, la France n’osa pas intervenir pour soutenir son allié zaïrois attaqué par une coalition ougando-rwandaise. Le Zaïre redevenu RDC (République démocratique du Congo) fut démembré et l’exploitation-pillage des richesses du Kivu par les sociétés-écran rwandaises débuta. La connaissance de cet arrière-plan est indispensable à la compréhension du dossier rwandais[4].

Les preuves contre le FPR s’accumulent
Revenons à l’attentat du 6 avril 1994. En 1998, saisi des plaintes déposées par les familles de l’équipage français de l’avion et par la veuve du président Habyarimana, le juge anti-terroriste Bruguière mena son enquête. Au mois de novembre 2006, il rendit  une ordonnance de soit-communiqué et mit en examen neuf personnalités très proches du général Kagamé, accusées d’avoir organisé ou perpétré l’attentat du 6 avril 1994. Ne pouvant poursuivre le chef de l’Etat rwandais car il était protégé par son immunité, le juge français demanda au TPIR de l’inculper. En vain.

La contre-attaque du général Kagamé se fit à travers ses puissants réseaux d’influence français et par le biais d’une presse qui ne cessa jamais de lui servir de porte-voix, notamment Libération et Le Figaro quand Patrick de Saint-Exupéry collaborait à ce dernier titre. Appuyé sur les uns et sur les autres, il tenta une manœuvre dilatoire destinée à discréditer le travail du juge Bruguière en prétendant que ce dernier aurait été influencé par des témoins dont les propos lui auraient été mal traduits ou qu’il aurait mal interprétés.

Cette argumentation qui fut reprise sans vérification par les médias ne correspond pas à la vérité car les témoins entendus par le juge Bruguière furent également auditionnés par le TPIR devant lequel la traduction simultanée (kinyarwanda-français-anglais) était faite par des traducteurs assermentés. Or, les procès-verbaux des audiences montrent que ces témoins firent aux juges internationaux les mêmes déclarations qu’au juge français. Avec une différence toutefois : ils déposèrent sous serment et en pleine connaissance des graves sanctions –dont l’incarcération à l’audience-,  qu’entraînait le parjure devant ce tribunal international.

Le juge Trévidic ayant succédé au juge Bruguière en 2007, de nouveaux éléments accablants pour les responsables de l’actuel régime de Kigali s’ajoutèrent peu à peu au dossier. Entre autres :

– Le jeudi 21 juin 2012, à Johannesburg, le général Faustin Kayumba Nyamwasa, ancien chef d’état-major de l’APR (Armée patriotique rwandaise), qui était en 1994 responsable du renseignement militaire du général Kagamé, affirma sous serment devant un tribunal, que ce dernier « a ordonné le meurtre du président Habyarimana»[5], confirmant ainsi les termes de l’ordonnance du juge Bruguière.

– Le 9 juillet 2013, la correspondante de RFI en Afrique du Sud, Madame Sonia Rolley, publia deux entretiens exclusifs, l’un avec le général Faustin Kayumba Nyamwaza, l’autre avec le colonel Patrick Karegeya, ancien chef des renseignements du général Kagamé, dans lesquels les deux hommes accusaient de la façon la plus claire ce dernier d’être l’ordonnateur de l’attentat du 6 avril 1994 qui coûta la vie au président Habyarimana.

Patrick Karegeya qui avait affirmé au micro de RFI qu’il était en mesure de prouver d’où les missiles avaient été tirés, fut étranglé dans sa chambre d’hôtel de Johannesburg le 1er janvier 2014.
Le général Kayumba et le colonel Karegeya demandaient depuis des mois à être entendus par le juge Trévidic. Ce dernier ne pourra donc plus interroger le second…Quant au premier, le juge doit se hâter de le rencontrer car il a échappé de justesse à une seconde tentative de meurtre le 4 mars 2014…

– En juillet 2013 puis en janvier 2014, Jean-Marie Micombero, ancien secrétaire général au ministère rwandais de la Défense et qui, le 6 avril 1994, était affecté à une section chargée du renseignement dépendant directement de Paul Kagamé, témoigna devant le juge Trévidic. Réfugié en Belgique depuis 2010 où il est placé sous protection policière, il a donné les noms des deux hommes qui, le 6 avril 1994, tirèrent deux missiles sur l’avion présidentiel. Il a également livré nombre de détails sur les préparatifs et sur le déroulement de l’attentat[6]. Ces déclarations recoupaient en les confirmant celles recueilles en leur temps par le juge Bruguière auprès d’autres témoins.

Pour le régime de Kigali, ces avancées du dossier sont terriblement destructrices et c’est pourquoi ses affidés ont reçu l’ordre d’allumer des contre-feux. La presse française est donc actuellement et une nouvelle fois à la manœuvre, n’hésitant pas à travestir les faits tout en continuant à réciter une histoire aujourd’hui obsolète.

La thèse fondant la « légitimité » du régime du général Kagamé, à savoir celle du génocide « programmé »  et « planifié » par les « extrémistes » hutu, a en effet volé en éclats devant le TPIR. Dans tous ses jugements concernant les « principaux responsables du génocide », tant en première instance qu’en appel, ce tribunal international a en effet clairement établi qu’il n’y avait pas eu « entente » pour le commettre[7].

Conclusion : si ce génocide n’était pas « programmé », c’est donc qu’il fut « spontané ». Et s’il fut « spontané », c’est qu’un évènement d’une exceptionnelle gravité poussa certains à le commettre. Nous en revenons ainsi à l’assassinat du président Habyarimana.

Que contient le dossier du juge Trévidic ?
La question de savoir qui ordonna l’attentat du 6 avril 1994 est donc primordiale. Voilà pourquoi, depuis des années, les services rwandais tentent d’enfumer la justice française, précisément parce qu’elle est la seule à enquêter sur cette affaire depuis qu’en janvier 1997, Madame Louise Arbour ordonna à Michael Hourigan de cesser ses investigations.

Quelques mois auparavant, cet avocat australien devenu fonctionnaire de l’ONU avait été personnellement chargé par Madame Arbour, Procureur du TPIR de septembre 1996 à septembre 1999, d’identifier les commanditaires et les auteurs de l’attentat du 6 avril 1994. Madame  Arbour voulait alors étayer l’acte d’accusation jusque là rachitique qu’elle était occupée à dresser contre les anciens dirigeants du régime Habyarimana afin de montrer que cet attentat avait été commis par des « extrémistes hutu » et qu’en le commettant, ces derniers avaient donné le signal du génocide qu’ils avaient programmé.

Or, sur place, à Kigali, menant son enquête, Michael Hourigan découvrit tout au contraire que les auteurs de l’attentat n’étaient pas des « Hutu extrémistes », mais des Tutsi du FPR… et il obtint même les noms de ceux qui auraient abattu l’avion du président Habyarimana sur ordre du général Kagamé. Il rédigea ensuite un rapport qu’il remit personnellement à Madame Arbour. A partir du moment où il lui fit ces révélations, cette dernière changea totalement d’attitude à son égard, devenant cassante, le sommant de mettre un terme à ses recherches et exigeant la confidentialité absolue sur ses découvertes. Le contrat de Michael Hourigan avec l’ONU ne fut pas renouvelé.

Bien que le TPIR ait refusé de le lui communiquer au  prétexte qu’il n’existait pas (!!!), le juge Bruguière obtint malgré tout une copie du « Rapport Hourigan ». Devant le juge, Michael Hourigan authentifia son texte et il en confirma la teneur.
Le capitaine sénégalais Amadou Deme, adjoint de Michael Hourigan et ancien numéro 2 du renseignement de l’ONU au Rwanda a confirmé à la fois les résultats de l’enquête à laquelle il avait personnellement participé et l’insolite changement d’attitude de madame Arbour à partir du moment où le FPR fut suspecté d’avoir assassiné le président Habyarimana.

Tous ces éléments ainsi que de multiples autres témoignages figurent dans le dossier d’instruction et ils pèsent naturellement plus lourd que les tentatives d’enfumage médiatique périodiquement faites par les services de Kigali à travers les journaux français. C’est pourquoi, au mois de novembre 2013, le juge Trévidic refusa le non lieu demandé par les avocats des personnalités rwandaises mises en examen par le juge Bruguière en 2006. Cette décision était parfaitement justifiée car :

1) Comment le juge Trévidic aurait-il pu faire autrement que de refuser le non lieu avec un dossier donnant, entre autres, le lieu du tir des missiles, les noms des deux tireurs et des membres de leur escorte, la marque et la couleur des véhicules utilisés pour transporter les missiles depuis l’Ouganda jusqu’au casernement de l’APR situé au centre de Kigali et de là jusqu’au lieu de tir à travers les lignes de l’armée rwandaise ainsi que le déroulé de l’action ?

2) Comment le magistrat instructeur aurait-il pu rendre un non lieu quand son dossier contient la preuve que l’avion présidentiel rwandais a été engagé par deux missiles dont la traçabilité a été établie ? Grâce à la coopération judiciaire de la Russie il sait en effet que ces deux missiles dont les numéros de série étaient respectivement 04-87-04814 et 04-87-04835 faisaient  partie d’un lot de 40 missiles SA 16 IGLA livrés à l’armée ougandaise quelques années auparavant. Or, Paul Kagamé et ses principaux adjoints furent officiers supérieurs dans l’armée ougandaise avant la guerre civile rwandaise et, de 1990 à 1994, l’Ouganda fut la base arrière, mais aussi l’arsenal du FPR.

3) Comment un non lieu aurait-il pu être envisagé quand, devant le TPIR, il fut amplement démontré que l’armée rwandaise ne disposait pas de tels missiles et que l’arme du crime était en revanche entre les mains du FPR ?

4) Comment le juge Trévidic aurait-il pu satisfaire à la demande exorbitante de non lieu alors qu’il sait que cette même armée rwandaise, paralysée par l’embargo sur les armes et la mise sous séquestre par l’ONU de son armement lourd et de ses hélicoptères, n’était pas en état de combattre et que ce fut le FPR qui reprit unilatéralement les hostilités car il savait qu’il allait gagner la guerre ?

5) Comment un tel non lieu aurait-il pu être justifié alors que, comme cela fut  largement démontré devant le TPIR, les forces du FPR qui n’attendaient qu’un signal pour lancer leur offensive préparée de longue date, reçurent l’ordre de marche depuis leurs bases de la frontière ougandaise dans la nuit du 6 au 7 avril, juste après l’annonce de la mort du président Habyarimana ?

Le général Kagamé va-t-il néanmoins réussir à faire enterrer le dossier ?
En dépit de toutes les pressions qu’il subit, il faudra bien que, tôt ou tard, le juge Trévidic face la balance entre les éléments que contient le dossier de l’assassinat du président Habyarimana.
Or, si le magistrat instructeur a bien entre les mains suffisamment d’éléments pour renvoyer les mis en examen devant la Cour d’Assises, tout va in fine dépendre du Parquet chargé de porter l’accusation à l’audience.

Nous voilà donc revenus aux réseaux d’influence que Kigali entretient en France et dont la mission est de tenter d’influencer le juge Trévidic pour que soit étouffé le dossier. En effet, et comme l’a dit Madame Carla Del Ponte qui succéda à Louise Arbour au poste de Procureur du TPIR : « S’il était avéré que c’est le FPR qui a abattu l’avion du président Habyarimana, c’est toute l’histoire du génocide du Rwanda qu’il faudrait re-écrire ».
Et de cela, les alliés, les soutiens et les obligés du général Kagamé ne veulent évidemment pas entendre parler.

Les éléments contenus dans cette analyse seront naturellement occultés par la presse française à l’occasion du vingtième anniversaire du début du génocide du Rwanda. Les journalistes paresseux continueront à réciter une histoire obsolète ; quant aux journalistes militants ils recopieront ou liront les fiches qui leur ont été remises par les agents de Kigali.

Bernard Lugan
03/04/2014

[1] Un premier missile rata sa cible.
[2] La « communauté internationale » se montra plus empressée quand il s’agit d’identifier les assassins de M. Rafik Hariri (2005), ancien Premier ministre libanais, et de Mme Bénazir Bhutto (2007), Premier ministre du Pakistan.
[3] Si une telle opération avait été décidée, il n’y aurait pas eu de génocide.
[4] Aujourd’hui,  à Washington, le général Kagamé voit son étoile pâlir en raison des accusations portées contre son régime par les défenseurs des droits de l’Homme.
[5] Après avoir rompu avec Paul Kagamé, le général Nyamwaza se réfugia en Afrique du Sud où au mois de juin 2010, il survécut par miracle à une tentative d’assassinat.  C’est à l’occasion du procès des six Rwandais qui tentèrent de le réduire au silence qu’il  fit cette déclaration.
[6] Voir à ce sujet l’interview donnée à Pierre Péan intitulée « J’ai assisté à la préparation de l’attentat qui a déclenché le génocide » (Marianne numéro du 28 mars au 3 avril 2014).
[7] A l’exception du jugement de Jean Kambanda, ancien Premier ministre condamné en 1998, après qu’il eut plaidé coupable contre la promesse d’une peine réduite, procédure qui de facto lui avait fait accepter l’acte d’accusation du procureur. Depuis, il est fermement revenu sur cette reconnaissance.

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13-Centrafrique : l’UE lance officiellement son opération militaire
http://www.afrik.com/centrafrique-l-ue-lance-officiellement-son-operation-militaire
mercredi 2 avril 2014

L’Union européenne a annoncé ce mercredi le lancement officiel de son opération militaire en Centrafrique.


L’Union européenne a annoncé ce mercredi le lancement officiel de son opération militaire en Centrafrique.

Après plusieurs tergiversations, l’Union européenne s’est finalement décidée à annoncer ce mercredi le lancement officiel de son opération militaire en Centrafrique, où au moins 500 hommes devraient être mobilisés. « Le Conseil a approuvé le lancement de l’opération militaire de l’UE en République centrafricaine », a indiqué une porte-parole, Susanne Kieffer, sur son compte Twitter. Cette mesure de l’Union européenne était très attendue ces derniers jours. D’autant que de nouvelles violences ont éclaté en Centrafrique, dans la capitale Bangui. Pas plus tard que samedi, des soldats tchadiens, chargé de rapatrier leurs compatriotes ont tiré sur la foule, faisant au moins 24 morts et plusieurs blessés.

Face à la détérioration de la situation ces derniers jours, la chef de la diplomatie de l’Union européenne, Catherine Ashton, s’est alarmée jeudi dernier de « l’escalade de la violence » en Centrafrique, et appelé la communauté internationale à agir rapidement. « Je suis alarmée par la détérioration de la situation à Bangui et l’escalade de la violence depuis le 22 mars, sur la situation extrêmement grave dans le pays africain. Les attaques contre des civils sont inacceptables », a-t-elle indiqué.

Catherine Ashton avait également affirmé qu’elle était particulièrement préoccupée par « la vulnérabilité des minorités qui sont victimes d’actes de représailles. L’action combinée de la force africaine MISCA et de l’opération française Sangaris est essentielle pour réduire la tension et rétablir l’ordre public dans les meilleurs délais. Les attaques les visant sont donc inacceptables ». Des questions qui seront abordées ce mercredi lors du quatrième sommet UE-Afrique, à Bruxelles, où la situation sécuritaire de la Centrafrique sera au cœur des discussions. Une quarantaine de chefs d’Etat y sont conviés.

Lire aussi :
Centrafrique : « Jamais l’Union européenne n’était allée aussi vite ! »
http://www.lepoint.fr/editos-du-point/jean-guisnel/centrafrique-jamais-l-union-europeenne-n-etait-allee-aussi-vite-05-04-2014-1809380_53.php#xtor=EPR-6-[Newsletter-Mi-journee]-20140405

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14-Centrafrique : le Tchad retire son contingent de la Misca
http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAWEB20140403133001/tchad-bangui-centrafrique-moussa-faki-mahamat-misca-centrafrique-le-tchad-retire-son-contingent-de-la-misca.html
03/04/2014

Le Tchad a annoncé jeudi qu’il allait retirer « progressivement » son contingent de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique (Misca). Une décision qui fait suite à de nombreux incidents impliquant des soldats tchadiens sur le terrain.

Lire le communiqué intégral du Tchad :

Alors que la présidente de la transition tchadienne a annoncé cette semaine une enquête sur une tuerie à Bangui impliquant des soldats tchadiens <http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAWEB20140401165858/> , N’Djamena a annoncé, jeudi 3 avril, en plein sommet UE-Afrique à Bruxelles <http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAWEB20140402190045/> , sa décision de retirer son contingent de la Misca. « Malgré les sacrifices consentis, le Tchad et les Tchadiens font l’objet d’une campagne gratuite et malveillante tendant à leur faire porter la responsabilité de tous les maux dont souffre la RCA », indique un communiqué du ministère tchadien des Affaires étrangères, distribué aux journalistes du sommet à la mi-journée.

« Face à ces accusations répétées, le Tchad, après avoir informé la présidente de la transition centrafricaine, la président de la Commission de l’Union africaine et le secrétaire général des Nations unies décide du retrait du contingent tchadien de la Misca. Les modalités pratiques de ce retrait seront arrêtées de commun accord entre le Tchad et l’Union africaine », poursuit le document.

« Ce retrait sera progressif », a précisé le ministre des Affaires étrangères, Moussa Faki Mahamat. »En attendant, le Tchad assumera sans faille sa mission de paix dans les zones relevant de sa responsabilité ». Le contingent tchadien représente un millier d’hommes.

« Les Tchadiens ont beaucoup payés. 110 000 ont été rapatriés dont les biens ont été pillés, des centaines voire des milliers ont été tués. Quand vous apportez votre concours et que celui-ci est considéré plus comme un problème qu’une solution, la sagesse est de retirer ses troupes pour se concentrer sur le volet politique », explique Moussa Faki Mahamat.

Outre les accusations répétées à son encontre, le Tchad reproche aux autorités centrafricaines leur position ambiguë vis-à-vis des anti-balaka. « Certains membres du gouvernement ne sont pas clairs, qualifient les anti-balaka de patriotes – alors que les Nations unies les ont qualifiés de force ennemie qui doit être traitée comme telle, dénonce le ministre tchadien. Les militaires agissent sous des ordres avec des ordres clairs. »

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15-Cacao : le Nigeria veut doubler sa production
http://www.lepoint.fr/afrique/economie/cacao-le-nigeria-veut-doubler-sa-production-29-03-2014-1806976_2033.php
Le Point.fr – Publié le 29/03/2014

Selon un haut responsable, le pays a pris ses dispositions pour atteindre les 500 000 tonnes au cours des 10 prochaines années.


Cacao : le Nigeria veut doubler sa production

Selon le quotidien privé Vanguard, cette hausse de la production serait rendue possible par la distribution aux producteurs de semences de cacao hybrides mises au point par l’Institut de recherche du cacao. Celles-ci devraient mettre deux ou trois ans pour mûrir, à la différence des semences traditionnelles qui ont besoin de cinq ans. Il s’agit là d’une illustration exemplaire du fait que « le gouvernement fédéral investit beaucoup dans la production du cacao et la régénération des plantations de cacao en distribuant aux producteurs des semences hybrides ». « Nous produisons actuellement environ 250 000 tonnes de cacao, mais le gouvernement s’attelle à doubler cette production à 500 000 tonnes par saison au cours des 10 prochaines années », a indiqué Israel Ikwejulor, directeur du service fédéral d’inspection de la production.

Il y a lieu de rappeler ici que le Nigeria est le quatrième producteur mondial de cacao. Avec de vastes étendues de terre, des conditions météorologiques favorables et le soutien du gouvernement aux producteurs, il y a de quoi être optimiste quant à l’atteinte de l’objectif des 500 000 tonnes. Enfin, bien que producteur majeur de cacao, le Nigeria n’est pas un consommateur de ce produit, ce qui est un obstacle à la transformation du cacao en gâteaux, liqueur et poudre.

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16-Cameroun : le diamant lui va si bien
http://www.lepoint.fr/afrique/economie/cameroun-le-diamant-lui-va-bien-05-04-2014-1809416_2033.php#xtor=EPR-6-[Newsletter-Mi-journee]-20140405
Le Point.fr – Publié le 05/04/2014

Moins de deux ans après son admission au processus de Kimberley, le Cameroun engrange plus de 400 millions de francs CFA.


Cameroun : le diamant lui va si bien

Cette enveloppe représente l’équivalent de 3 500 carats de diamant vendus en l’espace d’un an alors que la mise en service du gisement de Mobilong dans l’est du pays aurait une capacité de production de 500 carats par an. Ces recettes, d’après la coordination du Secrétariat national permanent du processus de Kimberley (SNPPK), devraient connaître une nette amélioration, avec la diminution des actes de vol et de trafic. Les autorités entendent mieux canaliser cette activité, avec le projet de création d’une unité de transformation de diamant. À ce sujet, le ministère des Mines, de l’Industrie et des Nouvelles technologies qui pilote le projet précise que « le Cameroun est à la recherche des cabinets d’études pouvant réaliser les prestations relatives à l’appui à la mise en place d’une unité de taille de diamant ». À la suite de l’admission du Cameroun au processus de Kimberley, le pays entend tirer grand profit de la commercialisation du diamant, ce certificat lui permettant de vendre le diamant sur les plateformes commerciales privilégiées à travers le monde.

Lire aussi :
Nouveaux enlèvements de religieux occidentaux dans le nord du Cameroun
http://www.lepoint.fr/monde/nouveaux-enlevements-de-religieux-occidentaux-dans-le-nord-du-cameroun-05-04-2014-1809538_24.php

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17-Fièvre Ebola : l’épidémie est l’une des « plus effrayantes » jamais enregistrées
http://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/ebola/l-epidemie-de-fievre-ebola-en-afrique-occidentale-est-parmi-les-plus-effrayantes-jamais-enregistrees-selon-l-oms_572151.html#xtor=EPR-51-[alerteinfo]-20140408-[titre]-[popin-7-7-2013]
08/04/2014

Selon un responsable de l’OMS, l’épidémie, qui touche l’Afrique de l’Ouest, pourrait encore durer de deux à quatre mois.


Des docteurs de Médecins sans frontières (MSF) transportent le corps d’une personne morte de la fièvre Ebola, à Guékédou (Guinée), le 1er avril 2014.

L’épidémie de fièvre Ebola en Afrique occidentale figure parmi « les plus effrayantes » jamais enregistrées depuis l’apparition de la maladie il y a quarante ans, a déclaré, mardi 8 avril, l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Au total, 111 personnes en sont mortes cette année, selon l’OMS.

Au cours d’un point de presse effectué à Genève, Keiji Fukuda, vice-directeur général de l’OMS, a indiqué que la propagation de l’épidémie était particulièrement inquiétante. Elle a commencé dans le sud de la Guinée, pour s’étendre vers la capitale Conakry et le pays voisin, le Liberia.

L’OMS a déclaré s’attendre à ce que l’épidémie du virus Ebola en Afrique de l’Ouest dure de deux à quatre mois. L’agence des Nations unies n’a toutefois recommandé aucune limitation des voyages à destination de la Guinée, où ont été recensés 157 cas suspects ou confirmés, dont 101 mortels. Aucune restriction n’a été formulée, non plus, pour le Liberia, où 21 cas suspects ou confirmés ont été signalés, dont 10 morts.

Lire aussi :
Guinée : 5 nouveaux cas de fièvre Ebola depuis ces dernières 24 heures
http://www.afrik.com/guinee-5-nouveaux-cas-de-fievre-ebola-depuis-ces-dernieres-24-heures
Ebola: nouveau cas suspect découvert au Liberia, non lié à la Guinée
http://www.jeuneafrique.com/actu/20140403T134554Z20140403T134526Z/ebola-nouveau-cas-suspect-decouvert-au-liberia-non-lie-a-la-guinee.html
Ebola: trois cas suspects décelés au Mali
http://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/ebola/ebola-trois-cas-suspects-deceles-au-mali_568617.html#xtor=EPR-2-[newsletterquotidienne]-20140404-[lestitres-coldroite/titre3]

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18-Ebola : la France prend des mesures de sécurité à l’aéroport Roissy-Charles-Gaulle
http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAWEB20140403091037/france-sierra-leone-guinee-liberia-sante-ebola-la-france-prend-des-mesures-de-securite-a-l-aeroport-roissy-charles-gaulle.html
03/04/2014

Selon « Le Parisien », qui s’est procuré jeudi une note de la Direction générale de la santé, la France a décidé de renforcer ses mesures de sécurité pour l’accueil des passagers en provenance des pays de l’Afrique de l’Ouest arrivant à l’aéroport Roissy-Charles-Gaulle.


Du matériel médical est réceptionné à l’aéroport de Conakry, en Guinée, le 29 mars 2014.

La France passe au « niveau P4 » (le plus élevé) de vigilance face au risque d’apparition d’un cas de virus Ebola sur son territoire. Selon Le Parisien, la Direction générale de la santé (DGS) vient de mettre à jour la procédure d’accueil de passagers en provenance des pays concernés (la Guinée, le Sierra Leone, le Liberia) <http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAWEB20140325120418/>  arrivant à l’aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle.

La note de la DGS, dont le quotidien régional français dit s’être procuré, le 3 mars, une copie, précise que, « dans l’hypothèse où les symptômes se déclareraient lors d’un vol Guinée-Paris, Air France a assuré une information spécifique auprès du personnel navigant de façon à ce que les premières mesures d’isolement d’un passager malade soient mises en place pendant le vol et les autorités aéroportuaires immédiatement alertées ».

Voir notre carte interactive « Ebola et l’Afrique, près de 40 ans d’épidémies » :

Mesure anticipative
Une mesure anticipative pour faire face à une fièvre hémorragique qui a déjà fait 83 morts en Guinée et continue à se propager dans les autres pays de l’Afrique de l’Ouest, notamment la Sierra Leone et le Liberia.
En attendant, un dispositif d’information « plus vaste », en cours de préparation selon Le Parisien, le document de la DGS a désigné le Centre national de référence à l’Inserm de Lyon pour centraliser les analyses de prélèvement. Une liste reprenant des services hospitaliers habilités à recevoir un éventuel patient atteint par le virus d’Ebola a également été établie.

Et sur le site internet du ministère des Affaires étrangères <http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/conseils-aux-voyageurs/infos-pratiques-20973/article/virus-ebola-guinee-forestiere> , une note d’alerte déconseille déjà les voyageurs en destination de la Guinée de « se déplacer ou de séjourner dans les zones touchées par la fièvre hémorragique, sauf raison impérative ».


Source : Ministère français des Affaires étrangères

Lire aussi :
Ebola : cinq choses à savoir sur un tueur impitoyable
http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAWEB20140325151747/

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19-Tunisie : les Ben Ali empochaient un quart des bénéfices du secteur privé
http://www.afrik.com/tunisie-les-ben-ali-empochaient-un-quart-des-benefices-du-secteur-prive
jeudi 27 mars 2014

Selon la Banque mondiale, les proches du Président déchu Ben Ali ont bénéficié durant des années d’un cadre réglementaire qui protégeait leurs intérêts de la concurrence, leur permettant d’empocher près 25% des bénéfices du secteur privé.

Source : correspondance personnelle
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