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A SAVOIR SUR LA MARCHE DU MONDE

A SAVOIR SUR LA MARCHE DU MONDE

1-Les sévères conséquences du réchauffement climatique se confirment

2-FMI/Lagarde inquiète de l’impact économique de la crise en Ukraine

3-Les Bourses mondiales continuent de parier sur la reprise économique

4-USA: le FBI enquête sur le courtage à haute fréquence à Wall Street

5-Goldman Sachs cherche à quitter le parquet du NYSE

6-Manipulation des changes: plainte contre 12 banques dont BNP Paribas

7-La fin de la domination de l’homme occidental

8- (cellule44  article mensonger que nous avons retiré)

9-États-Unis : le Ku Klux Klan recrute !

10-Zunzuneo, Cuba exige la fin des activités subversives américaines

11-Chine : la bulle financière qui fait trembler le monde

12-Le Pentagone demande 58,7 milliards de dollars pour financer ses programmes secrets

13-L’Inde, plus gros importateur d’armes au monde

14-La Californie vit dans l’angoisse d’un séisme dévastateur

15-Séismes : le risque d’un « big one » se rapproche au Chili

16-Accord entre Toyota et la justice américaine sur les Lexus

17-Antarctique/baleine: le Japon interdit de chasse

18-Pourquoi il faut miser sur la Colombie

19-Boeing disparu : retour à la case départ

20-Un virus fait flamber le cours du porc… et compromet la saison des « BBQ » aux Etats-Unis

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1-Les sévères conséquences du réchauffement climatique se confirment

http://www.lesechos.fr/economie-politique/monde/actu/0203407600080-les-severes-consequences-du-rechauffement-climatique-se-confirment-660778.php

31/03

Le Giec publie un rapport sur les conséquences du réchauffement. Crises alimentaire et sanitaire, risques majeurs pour l’humanité.

Le GIEC a publié son rapport un an et demi avant la conférence de l\'ONU sur le climat, qui doit se tenir à Paris - AFP

Le GIEC a publié son rapport un an et demi avant la conférence de l’ONU sur le climat, qui doit se tenir à Paris

Après avoir livré en septembre les dernières données sur l’ampleur sans précédent du réchauffement, les experts sur l’évolution du climat (Giec) dévoilent lundi matin à Yokohama (Japon) leur diagnostic sur les impacts d’un tel changement. Un document crucial à un an et demi de la conférence de l’ONU sur le climat qui doit se tenir à Paris. Ses conclusions, très préoccupantes, devraient pousser la communauté internationale à s’engager, enfin, dans la capitale française sur un accord mondial et contraignant pour bloquer la hausse du mercure à 2 degrés à l’horizon 2100.

Eau : le Sud mis à sec

Le niveau de recharge en eau des rivières et des nappes phréatiques des régions tropicales sèches va diminuer dans la plupart des cas. La sécurité alimentaire des pays du Sud pourrait être menacée et, avec elle, leur croissance économique, particulièrement dans les pays en voie de développement. Au nord, la modification des régimes des précipitations devrait augmenter le niveau des réserves en eau et… la fréquence des inondations.

Des zones littorales sous risque d’inondations

Les personnes et les biens exposés au risque de submersion « va croître de façon significative dans les prochaines décennies », selon le « Résumé pour les décideurs politiques » du rapport du Giec. Vers 2100, l’Est, le Sud-Ouest et le Sud de l’Asie concentreront les territoires les plus affectés par les inondations et l’érosion côtière. A l’échelle planétaire, une des toutes dernières versions de ce résumé estimait que les populations menacées passerait de 271 millions d’individus en 2010 à 345 millions en 2050. Elle évaluait le coût de ces submersions à 300 milliards de dollars pour une élévation de 1,26 mètre du niveau de mer. Une facture susceptible d’être ramenée à 90 milliards par des mesures d’adaptation.

Pêche : une ressource de plus en plus disparate

Avec le réchauffement, de plus en plus d’espèces devraient remonter les mers sous des latitudes élevées. Dans une mouture antérieure de son rapport, le Giec estimait que ces migrations vers le nord pourraient se traduire par une hausse de 30 à 70 % du rendement des pêches dans les régions concernées. Inversement, la biodiversité marine risque de s’appauvrir dans les zones tropicales. A l’horizon 2055, le rendement de coup de filet pourrait chuter de 40 à 60 % par rapport à 2005.

Agriculture : menaces sur la sécurité alimentaire

Sauf mesures d’adaptation, les rendements des principales cultures céréalières (blé, maïs, riz) devraient diminuer dans les régions tempérées et surtout dans les zones tropicales. Localement, cependant, le réchauffement pourrait se révéler bénéfique. Le Giec mentionne des hausses de rendement de plus de 10 % sur la période 2030-2049, mais aussi des baisses de plus de 25 % par rapport au siècle passé. « A partir de 2050, le risque d’impacts plus sévères sur les récoltes va augmenter. » Les prix agricoles vont monter et leur volatilité sur les marchés va s’accroître. « L’ensemble de la sécurité alimentaire est potentiellement affectée par le changement climatique », indiquent les experts.

Une croissance refroidie par le réchauffement

Selon les estimations compilées par le GIEC, une hausse de 2 degrés des températures pourrait entraîner une perte annuelle de l’ordre de 0,2 % à 2 % du produit économique brut mondial. Cette fourchette risque davantage de s’élargir que de se réduire.

Energie : des impacts très variables

La demande en énergie pour se chauffer devrait diminuer. Inversement, elle devrait croître pour rafraîchir les logements et les commerces. L’évolution démographique de la planète et les progrès technologiques auront eux aussi un impact. Celui du réchauffement variera selon les types de production énergétique. L’état futur des disponibilités en eau et de leur température risque surtout de poser un problèmes pour les centrales thermiques et nucléaires. La fiabilité des réseaux électriques est menacée.

Une « facture sanitaire » élevée

Les vagues de chaleur, tempêtes, les inondations et incendies, qui gagneront en intensité, feront toujours plus de victimes en nombre de blessés, de malades et de morts. Les régions pauvres du globe seront particulièrement exposées à la montée attendue des pathologies mortelles liées au réchauffement.

Des risques de tensions sociales accrues

Le réchauffement, en impactant négativement la croissance économique va compromettre l’effort de réduction de la pauvreté dans le monde. Dans les pays à faible niveau de revenu, les inégalités sociales vont se creuser et ce d’autant plus que les vagues de migrations climatiques devraient s’y multiplier. Le Giec redoute l’apparition de nouvelles poches de pauvreté dont ne seraient pas exempts les pays développés. « Le changement climatique peut, indirectement, augmenter les risques de conflits violents », considèrent ses experts, pointant notamment des menaces de guerre civiles.

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2-FMI/Lagarde inquiète de l’impact économique de la crise en Ukraine

http://www.letemps.ch/Page/Uuid/df318a2e-ba7d-11e3-a680-bce2e30a827d/FMI/Lagarde_inqui%C3%A8te_de_limpact_%C3%A9conomique_de_la_crise_en_Ukraine

AWP jeudi 03 avril 2014

Washington (awp/afp) – La directrice générale du FMI, Christine Lagarde, a estimé mercredi que la crise en Ukraine pourrait avoir de « vastes » retombées sur l’économie mondiale si elle n’est pas « bien gérée ».

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« La situation en Ukraine, si elle n’est pas bien gérée, pourrait avoir des retombées plus vastes » sur l’économie mondiale, a déclaré la dirigeante du Fonds monétaire international (FMI) à Washington selon le texte de son discours communiqué à la presse.

L’Ukraine, qui a obtenu un pré-accord du Fonds pour un plan d’aide, est au bord de l’asphyxie financière et connaît de fortes tensions avec son voisin russe qui a absorbé une de ses régions, la Crimée.
En représailles, les Occidentaux ont sanctionné plusieurs proches du président Vladimir Poutine et menacent de frapper plus durement l’économie russe en cas d’escalade.

Selon Mme Lagarde, la crise ukrainienne s’inscrit dans la « montée des tensions géopolitiques » qui menacent les perspectives économiques mondiales. Le FMI doit publier mardi ses nouvelles projections de croissance lors de son assemblée générale à Washington.
La dirigeante craint également une déflation dans les pays riches, particulièrement dans la zone euro, qui pourrait « restreindre » la demande et l’activité.

Pour éloigner ce spectre, Mme Lagarde juge « nécessaire » que la Banque centrale européenne assouplisse davantage sa politique monétaire, notamment en recourant à des « mesures non-conventionnelles ».
Début mars, le FMI avait déjà appelé la BCE à baisser davantage ses taux directeurs et augmenter ses injections de liquidité par des rachats d’actifs.

Un des responsables de l’institut monétaire européen, Vitor Constancio, a toutefois affirmé mardi ne pas croire au scénario de la déflation en zone euro.
Dans son discours, la patronne du FMI a également assuré que les pays émergents restaient exposés aux risques de « volatilité financière » en raison du progressif retour à la normale monétaire aux Etats-Unis.

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3-Les Bourses mondiales continuent de parier sur la reprise économique

http://www.lesechos.fr/journal20140403/lec2_finance_et_marches/0203416971925-les-bourses-mondiales-continuent-de-parier-sur-la-reprise-economique-661872.php

Par Pierrick Fay | 03/04 | 06:00

La Bourse de Paris est au plus haut depuis septembre 2008 alors que Wall Street a touché un nouveau record.
Les investisseurs continuent de miser sur les actions pour profiter de la reprise économique.

http://www.lesechos.fr/medias/2014/04/03/661872_0203418593412_web_tete.jpg

Depuis le début de l’année, les marchés boursiers donnent l’impression que rien, ou presque, ne peut leur arriver. Alors que l’indice S&P 500 engrange record sur record à Wall Street, la Bourse de Paris est revenue à son plus haut niveau depuis le 3 septembre 2008, non loin des 4.500 points. Les investisseurs se sont remis avec une étonnante facilité des soubresauts enregistrés depuis le 1er janvier, entre la rechute des émergents fin janvier et la crise ukrainienne en mars, couplée aux inquiétudes sur la vigueur de la Chine. « Il y a eu des moments de tensions sur les marchés avec des phases de consolidations, fin janvier et début mars, mais on a le sentiment que les marchés actions résistent à tout », reconnaît Jean-Marie Mercadal, directeur général délégué d’Ofiam. « On constate que, dès qu’il y a des creux de marché, les investisseurs reviennent. » Ainsi, à Paris, l’indice CAC 40 s’est repris de 7,8 % depuis son point bas du 3 février.

Il faut dire que la crise ukrainienne n’a pas dégénéré en conflit et que le calme semble revenu sur les marchés émergents (voir ci-dessous). Par ailleurs, l’amélioration économique se confirme aux Etats-Unis et en Europe. Dans la zone euro, la reprise du secteur manufacturier s’est confirmée en mars. Le chômage surtout a baissé en février, à 11,9 %. Aux Etats-Unis, les derniers chiffres publiés semblent montrer que le ralentissement du début d’année, lié à la météo, n’a été que passager. « La poursuite de la reprise est en marche, soutenue par une baisse des impôts, une amélioration de la confiance des consommateurs et une reprise des investissements des entreprises », estiment les analystes d’ING IM.

Taux durablement bas

Pour Jean-Marie Mercadal, « les investisseurs se sont calés sur un scénario de lente reprise de l’économie mondiale, notamment en Europe. Une croissance molle, mais positive et qui n’est surtout pas de nature à faire remonter les taux d’intérêt. Dans ce contexte, les investisseurs ont le choix entre des actifs obligataires qui ne rapportent pas grand-chose et les actions ». Les taux d’intérêt devraient en effet rester encore très bas durant un temps « considérable », dixit les banques centrales, favorisant ainsi l’investissement en actions, plus risqué mais potentiellement plus rémunérateur. Aux Etats-Unis, la patronne de la Fed tente d’ailleurs de dissiper la mauvaise impression laissée lors de sa première conférence de presse. Janet Yellen a martelé lundi que le soutien exceptionnel de la banque centrale à l’économie était « encore nécessaire » et le serait « pendant un certain temps ». En Europe, la situation est un peu plus complexe alors que les marchés s’interrogent sur le manque de réactivité de la Banque centrale européenne face au risque déflationniste. A ce titre, la réunion prévue aujourd’hui à Francfort sera très suivie par les investisseurs.

Pour l’instant, les flux d’investissement soutiennent les marchés européens. Mais, pour les économistes de la Société Générale, « il convient de rester prudent dans la lecture de ce retour de fortune », alors que « les économies développées éprouvent des difficultés, ne serait-ce qu’à retrouver les niveaux d’activité d’avant-crise » et que «  le nécessaire désendettement global n’a pas encore commencé ». Et la banque de rappeler que « les évolutions récentes sur les marchés émergents sont là pour rappeler que les sentiments de marchés et les flux de capitaux peuvent se retourner brutalement ». La panne des valeurs biotech, nouveaux chouchous de Wall Street, en est l’illustration. Le Nasdaq Biotech a chuté fin mars de plus de 12 % en huit séances.

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4-USA: le FBI enquête sur le courtage à haute fréquence à Wall Street

http://www.letemps.ch/Page/Uuid/ac717a80-b95c-11e3-921c-c4e68dd9a813/USA_le_FBI_enqu%C3%AAte_sur_le_courtage_%C3%A0_haute_fr%C3%A9quence_%C3%A0_Wall_Street

AWP vendredi 04 avril 2014

New York (awp/afp) – La police fédérale américaine (FBI) enquête « depuis un certain temps » sur le courtage à haute fréquence à Wall Street, a indiqué lundi un de ses porte-parole.

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Les enquêteurs recherchent en particulier à savoir si de « possibles violations de la réglementation boursière », « fraudes informatiques » ou « délits d’initiés » ont été commis par des entreprises ou des individus spécialisées dans cette pratique, qui consiste à exécuter des achats et ventes d’actions à très grande vitesse grâce à de complexes algorithmes, a déclaré à l’AFP ce représentant du FBI.

Il n’a pas souhaité préciser si l’enquête était en rapport avec les investigations menées par le ministre de la Justice de l’Etat de New York, Eric Schneiderman.

Ce dernier s’intéresse depuis plusieurs mois aux pratiques des courtiers à haute fréquence, sources potentielles, selon lui, de concurrence déloyale puisqu’elles permettent à ces acteurs du marché de devancer leurs concurrents de quelques millisecondes.

Ses services ont confirmé mi-mars l’ouverture d’une enquête officielle.

Le débat sur le courtage à haute fréquence a été relancé lundi par la sortie du livre « Flash Boys: a Wall Street Revolt » de Michael Lewis. Selon l’auteur, la place financière new yorkaise est « viciée » par les traders qui profitent de l’avantage temporel que leur apportent des technologies ultra perfectionnées sur les investisseurs ne possédant pas le même niveau de sophistication.

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5-Goldman Sachs cherche à quitter le parquet du NYSE

http://affaires.lapresse.ca/bourse/201404/01/01-4753535-goldman-sachs-cherche-a-quitter-le-parquet-du-nyse.php

01 avril 2014

Dernier symbole en date de l’évolution de Wall Street, la banque américaine Goldman Sachs s’apprête à vendre son activité de teneur de marché sur le parquet du New York Stock Exchange, indique mardi le Financial Times.

Goldman Sachs s'était lancé dans cette activité en... (Photo Archives Reuters)

Goldman Sachs s’était lancé dans cette activité en 2000, avec l’acquisition pour 6,5 milliards de dollars de l’entreprise Spear Leeds and Kellogg.

«La banque semble avoir trouvé un acheteur pour l’unité, évaluée par des analystes à 30 millions de dollars ou moins», écrit le quotidien économique britannique sur son site internet sans préciser l’identité de l’éventuel acquéreur.

NYSE a refusé de commenter et Goldman Sachs n’a pas répondu aux sollicitations de l’AFP.

Goldman Sachs s’était lancé dans cette activité en 2000 avec l’acquisition pour 6,5 milliards de dollars de l’entreprise Spear Leeds and Kellogg, présentée à l’époque comme la première société de compensation américaine en terme de volume et l’un des plus importants acteurs sur le parquet du NYSE.

Un teneur de marché est chargé d’animer les échanges sur un titre en affichant les prix d’achat et de vente qu’il propose pour des quantités données, contribuant ainsi à la liquidité du marché et à la continuité des cotations.

Il en existe encore six sur le parquet du NYSE, un des derniers marchés boursiers mondiaux fonctionnant encore partiellement à la criée.

Mais la salle historique de Wall Street ne vibre plus aux moindres soubresauts du marché, les courtiers abandonnant peu à peu la pièce au profit des échanges purement électroniques, plus rapides et moins coûteux.

Le débat sur l’évolution des échanges sur la place financière new-yorkaise a été relancé lundi par la sortie d’un livre dénonçant le courtage à haute fréquence.

Flash Boys: a Wall Street Revolt, de Michael Lewis, raconte comment le courtage à haute fréquence, qui permet grâce à des algorithmes complexes d’exécuter des ordres à très grande vitesse, privilégie les investisseurs disposant des technologies les plus sophistiquées.

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6-Manipulation des changes: plainte contre 12 banques dont BNP Paribas

http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/finance-marches/actu/afp-00593772-manipulation-des-changes-plainte-contre-12-banques-dont-bnp-paribas-661461.php

01/04 | 19:40

Un groupe d’investisseurs et de fonds de pension a déposé une plainte conjointe contre douze grandes banques internationales, dont la français BNP Paribas, accusées d’avoir manipulé à leur profit le marché des changes, selon un document judiciaire consulté mardi par l’AFP.

 

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La plainte a été déposée lundi soir au tribunal de district de Manhattan Sud.

Les plaignants, basés aux Etats-Unis ou aux Caraïbes, accusent ces banques d’avoir communiqué entre elles, « dans des sites de messagerie privés, via des textos ou des courriels afin de mener à bien leur entente », selon cette plainte, révélée par le Wall Street Journal.
Outre BNP Paribas, les établissements financiers visés sont les suisses Credit Suisse et UBS, les britanniques Barclays, HSBC et Royal Bank of Scotland, l’allemande Deutsche Bank, les américaines Bank of America, Citigroup, Goldman Sachs, JPMorgan Chase et Morgan Stanley.
De multiples enquêtes ont été ouvertes dans le monde sur les manipulations dont se seraient rendues coupables de grandes banques sur les marchés des changes.

Dernière en date, la Commission de la Concurrence (Comco) suisse a annoncé lundi avoir ouvert une enquête pour une possible entente sur le marché des devises, visant notamment UBS et Crédit Suisse.
Les enquêteurs soupçonnent une entente illicite entre courtiers, qui auraient utilisé des forums de discussion sur internet et des messageries instantanées pour influencer le taux de référence quotidien WM/Reuters.
Selon la plainte déposée lundi, les cambistes des douze banques mises en cause auraient baptisé les forums de messagerie qui leur servaient de canaux de communication par des noms comme « Le Cartel », « Le club des bandits », « La Mafia » ou encore « Une équipe, un rêve », selon la plainte.

Les plaignants affirment s’appuyer sur certaines « preuves » fournies aux enquêteurs par les banques elles-mêmes.
Celles-ci montreraient par exemple que Richard Usher, ancien responsable des marchés de changes de JPMorgan Chase à Londres entre 2010-2013, avait pour habitude d’échanger des informations sur les ordres de ses clients avant la fixation de taux de référence.
Ce serait aussi le cas d’une dizaine d’autres cambistes, dont les noms sont cités.

On apprend aussi dans la plainte que de hauts responsables de BNP Paribas auraient été entendus par des enquêteurs du département américain de la Justice (DoJ) dans cette affaire.
La banque française aurait décidé en conséquence de suspendre, le 6 mars, Robert de Groot, son responsable des changes.
Les enquêteurs américains ont aussi entendu trois cambistes de Deutsche Bank à New York: Robert Wallden, Diego Moraiz et Christopher Fahy ont par la suite été licenciés, affirme la plainte.

– Affaire explosive –
Tous les plaignants avaient déjà déposé plainte individuellement contre ces établissements mais ont préféré se regrouper pour donner plus de poids à leur démarche.
Le scandale a éclaté au printemps 2013 quand l’Autorité de conduite financière (FCA) britannique a lancé une enquête sur ce marché, dont les transactions se montent chaque jour à plus de 5.000 milliards de dollars.
La plupart des grandes banques concernées ont indiqué qu’elles coopéraient avec les enquêteurs sans davantage de précisions. Au moins une trentaine de cambistes ont déjà été suspendus.

La Banque d’Angleterre, accusée d’avoir fermé les yeux sur ces manipulations présumées, a aussi suspendu l’un de ses employés.
Cette affaire risque d’être explosive pour le monde de la finance, déjà ébranlé par le scandale des manipulations du taux interbancaire Libor, qui a valu de lourdes amendes notamment à Barclays, RBS, UBS ou Rabobank.

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7-La fin de la domination de l’homme occidental

http://www.lepoint.fr/invites-du-point/didier_raoult/la-fin-de-la-domination-de-l-homme-occidental-01-04-2014-1807790_445.php#xtor=EPR-6-[Newsletter-Mi-journee]-20140401

Le Point.fr – Publié le 01/04/2014

Pour le professeur Didier Raoult, l’homme blanc occidental fait moins rêver. Sa force n’est plus ce qu’elle était, il opprime plus dans les souvenirs que dans la réalité.

http://www.lepoint.fr/images/2014/04/01/isagr-2550346-jpg_2191641.JPG

La théorie de Darwin sur l’évolution postule que ce sont les modifications internes – que nous appellerions aujourd’hui génétiques – qui entraînent des modifications évolutives chez les animaux comme chez les hommes. Lamarck, à l’inverse, disait que l’adaptation au milieu précédait les modifications internes. Pour l’évolution des sociétés humaines, c’est le mécanisme de Lamarck qui prévaut.

C’est sur ce principe d’imitation du modèle dominant qu’est fondée la mode par exemple. Jusqu’au courant du XXe siècle, ceux qui donnaient le la étaient les plus riches, on guettait leurs nouvelles coiffures, nouveaux vêtements, nouvelles chaussures et nouveaux bijoux pour les imiter. Cette imitation des plus nantis se faisait graduellement depuis la cour jusqu’à l’aristocratie, puis la bourgeoisie, et enfin le peuple.

Nouvelle ère

Au début du XXe siècle, les populations colonisées ont aussi commencé à adopter nos vêtements. Une autre révolution est apparue dans les années 50 quand les femmes se sont mises à imiter l’homme blanc occidental, devenu le modèle dominant mondial. Cette imitation de l’homme blanc occidental s’est répandue dans tous les pays du monde. En Afrique, en Asie, en Océanie, on a vu se transformer l’habillement des populations, les plus jeunes ont adopté le blue-jean, tee-shirt et chemise ouverte, les cadres, le costume-cravate.

Il semble qu’au XXIe siècle les choses se retournent. On voit réapparaître, dans la plupart des pays du monde, les vêtements traditionnels. En Afrique, dans les pays arabes, en Inde, la volonté de porter les vêtements de sa culture est un élément nouveau. Ce qui suscite chez nous des réactions assez violentes, notamment concernant le port du voile. Le fait d’utiliser les vêtements de sa culture ne devrait pourtant pas nous empêcher de dormir.

Ce qui témoigne probablement de la défaite du modèle dominant. L’homme blanc occidental fait moins rêver. Sa force n’est plus ce qu’elle était, il opprime plus dans les souvenirs que dans la réalité. C’est un président métis qui dirige les États-Unis… Le mécanisme lamarckien n’opère plus sur l’évolution des sociétés. Nous entrons dans une nouvelle ère. Multipolaire.

* Le professeur Didier Raoult est spécialiste des maladies infectieuses tropicales émergentes à la faculté de médecine de Marseille.

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9-États-Unis : le Ku Klux Klan recrute !

http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAWEB20140401190759/

01/04/2014

L’organisation suprémaciste américaine Ku Klux Klan s’est lancée dans une campagne de recrutement dans plusieurs villes des États-Unis. En toute légalité.

http://www.jeuneafrique.com/photos/042014/001042014192810000000kkkwantstyouopki.jpg

Certaines mauvaises herbes sont décidément tenaces. Plutôt silencieuse ces deux dernières décennies, l’organisation suprématiste blanche Ku Klux Klan cherche à recruter de nouveaux adhérents, a rapporté lundi 31 mars le quotidien britannique The Telegraph. Pour preuve, les tracts qui essaiment depuis la fin de la semaine dernière dans quelques villes des États du Sud des États-Unis – Texas, Louisiane – et même plus au nord dans l’Illinois ou en Pennsylvanie, détournant la célèbre affiche de l’Oncle Sam visant à recruter des troupes pour le front.

Sur les tracts, on pouvait ainsi lire : « Neighbourhood Watch!!! The law abiding citizens of your community can sleep in peace knowing the Klan is awake! The KKK wants you ». [Surveillance de quartier !!! Les citoyens de votre communauté qui respectent la loi peuvent dormir en paix, le Klan est réveillé ! Adhérez !] Le porte-parole de la police de Rhome (Texas), Kevin Benton, a déclaré qu’il n’avait jamais rien vu de tel depuis les années 1990.

939 groupuscules actifs

Aux États-Unis, l’opération est légale, la liberté d’expression consacrée dans le premier amendement ayant une définition très vaste. Profitant de ce cadre juridique permissif, les groupuscules suprématistes pullulent toujours autant. Le Southern Poverty Law Center, association qui se consacre à la surveillance des mouvements d’extrême droite et des groupuscules racistes, recense 939 groupes actifs concentrés le plus souvent au Sud des États-Unis.

Puissant jusqu’alors dans le monde carcéral, le Ku Klux Klan a repris de la vigueur depuis l’élection de Barack Obama. En effet, le président américain a cristallisé contre sa personne les vieux démons de la société américaine. Le chômage, une immigration présumée massive, et les projections selon lesquelles la population blanche deviendrait minoritaire en 2050 ont alimenté les fantasmes d’une partie de l’opinion publique. Constituant au passage un terreau idéal pour une expansion des groupes suprématistes.

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10-Zunzuneo, Cuba exige la fin des activités subversives américaines

http://www.rtl.be/pourlui/article/reseau-zunzuneo-cuba-exige-la-fin-des-activites-subversives-americaines-288061.htm?utm_medium=email&utm_campaign=email&utm_source=sharing

AFP , le 04 avril 2014

La Havane a exigé vendredi que les Etats-Unis « mettent fin à leurs activités illégales et secrètes » contre Cuba, en réaction aux révélations sur le lancement par les Etats-Unis du réseau social Zunzoneo de 2009 à 2012 destiné, selon Washington, à faciliter la liberté d’expression des Cubains.

http://www.rtl.be/pourlui/GED/09160000/9164000/9164040.jpg

Ce projet « démontre une nouvelle fois que les Etats-Unis n’ont pas renoncé à leurs plans subversifs contre Cuba, qui cherchent à déstabiliser le pays pour provoquer des changements dans notre organisation politique », a affirmé dans un communiqué la directrice du département Etats-Unis du ministère cubain des Affaires étrangères, Josefina Vidal.

« Le gouvernement des Etats-Unis doit respecter le droit international et les principes des Nations unies et donc cesser ses activités illégales et secrètes contre Cuba, qui sont rejetées par le peuple cubain et l’opinion internationale », ajoute Josefina Vidal.

Washington a reconnu jeudi avoir créé ce réseau social Zunzoneo, via téléphones portables, à Cuba dans le cadre de leur aide à la société civile, mais nié qu’il ait été « clandestin ».

Ce réseau social, dans l’esprit de Twitter, était financé via des société écrans et des banques étrangères et géré par l’Usaid, l’agence fédérale d’aide au développement dépendant du département d’Etat, selon l’agence d’information Associated Press qui a révélé son existence.

Un porte-parole de l’Usaid, Matt Herrick, a affirmé que ce projet entrait dans le cadre de la mission de son agence : « La politique américaine consiste depuis longtemps à aider les Cubains à améliorer leur capacité à communiquer ensemble et avec le monde extérieur ».

Selon AP, le réseau visait à attirer des abonnés via des informations sur la météo et le sport, et à passer ensuite à des contenus plus politiques.

Le porte-parole de la Maison Blanche Jay Carney a de son côté expliqué que le programme était légal et avait été discuté au Congrès, mais avait été appliqué « de façon discrète pour protéger les participants ».

Le sénateur Patrick Leahy, chef de la commission des Affaires judiciaires et qui a autorité sur les opérations à l’étranger, a pour sa part affirmé qu’il n’était pas au courant d’une telle opération à Cuba.

« Si je l’avais été, j’aurais demandé +au nom du ciel, qu’est-ce qui vous prend?+ C’est idiot, idiot, idiot », a-t-il ajouté à la télévision MSNBC. « Ce n’est pas le genre de programme dans lequel l’Usaid devrait être impliqué », a insisté M. Leahy en indiquant que l’administrateur de l’agence, Rajiv Shah, devrait en répondre devant une sous-commission du Congrès mardi prochain.

Lire aussi :

Cuba veut attirer les investissements étrangers

http://www.bfmtv.com/economie/cuba-veut-attirer-investissements-etrangers-743651.html

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11-Chine : la bulle financière qui fait trembler le monde

http://www.agenceecofin.com/les-echos/1501-16688-chine-la-bulle-financiere-qui-fait-trembler-le-monde

15 janvier 2014

La dette cumulée – privée et publique – de la Chine représente près de 215 % de son PIB. Détenteur de l’essentiel du capital des banques du pays, Pékin garde en principe le contrôle de la situation. A condition de parvenir aussi à encadrer la finance parallèle, qui représente déjà 44 % du PIB chinois.

Chine : la bulle financière qui fait trembler le monde

La Chine coulera-t-elle par sa dette ? La question, qui faisait encore sourire la majorité des économistes il y a seulement trois ans, n’est désormais plus totalement incongrue. Les symptômes de l’inquiétude sont palpables. Par deux fois au moins en 2013, le marché interbancaire a connu une subite poussée de stress, les taux s’envolant à des niveaux proches de 10 %. Le dernier épisode date de la fin décembre et il semble démontrer que la fébrilité fait désormais partie des ingrédients avec lesquels il va falloir compter, de manière récurrente, au sujet de la finances chinoise.

Celle des milieux d’affaires et des économistes se nourrit de deux inquiétudes principales : le volume d’endettement de l’économie chinoise, d’une part, et la nature de cette dette, d’autre part. Pour ce qui concerne la première, le Bureau national d’audit (BNA) a publié en tout début d’année le résultat très attendu de son analyse des finances locales chinoises. Le bilan est plutôt inquiétant : en intégrant un échelon administratif nouveau dans ses calculs – le village – le BNA affirme que la dette des gouvernements locaux s’établissait à 17.900 milliards de yuans à la mi-2013, contre 10.700 milliards à la fin 2010, soit une hausse de 67,3 % en deux ans et demi.

Fitch ne s’était pas trompé

L’agence Fitch, qui fit figure de pessimiste lorsqu’elle annonça que la dette cumulée, privée et publique, pourrait atteindre 218 % du PIB à la fin 2013 (contre 131 % cinq ans plus tôt), ne s’est finalement pas beaucoup trompée. L’Académie chinoise des sciences sociales a en effet établi que le montant avoisinait 215 % du PIB. Un niveau très élevé pour un pays en développement, à l’Etat providence encore embryonnaire et dont la population va vieillir rapidement. Mais c’est surtout la croissance fulgurante de cette dette qui inquiète.

Sur le papier, Pékin garde le contrôle de la situation, du fait qu’il détient l’essentiel des banques chinoises et peut donc intervenir à tout moment. Si les niveaux de créances douteuses affichés par les grandes banques, situés autour de 1 %, ne convainquent guère, beaucoup d’économistes estiment que l’Etat peut réitérer, le cas échéant, les sauvetages bancaires qu’il avait opérés à la fin des années 1990.

Encore faut-il que la finance informelle ne devienne pas totalement incontrôlable. Or, c’est là que réside le véritable flou. Face à un système bancaire averse au risque et incapable de financer correctement le secteur privé, ce « shadow banking », vient notamment offrir des financements aux petites sociétés qui, à 90 % d’entre elles selon Citic Securities, n’ont pas accès au crédit bancaire. Cette finance de l’ombre, encore marginale il y a cinq ans, a doublé entre 2010 et 2012 pour représenter 44 % du PIB chinois à la fin 2012 selon Standard & Poor’s.

Les autorités tentent donc aujourd’hui de reprendre en main cette nébuleuse. Elles ont publié, début décembre, un texte dont le contenu commence à filtrer dans les médias du pays.

Finances officielle et officieuse très imbriquées

Ce « document 107» émanant directement du gouvernement central se garde de condamner catégoriquement la finance de l’ombre. Il n’hésite pas à mettre en avant son rôle « bénéfique » et « inévitable » pour le financement de l’économie. Pour autant, les nouvelles régulations visent deux objectifs. D’une part, il s’agit de mieux superviser ce secteur, en clarifiant notamment le rôle dévolu à chacun des grands régulateurs financiers du pays (Bourse, banque et assurance, sans compter la banque centrale). D’autre part, le but est d’encadrer fortement, voire d’interdire aux banques chinoises les pratiques qui, jusqu’à présent, leur permettaient de contourner les normes prudentielles via des activités hors-bilan. Pékin vient d’ailleurs d’annoncer qu’il allait désormais imposer à ses grands établissements une plus grande transparence, en ligne avec le comité de Bâle. Ils devront notamment mieux communiquer sur leurs activités hors-bilan. Preuve que c’est bien l’imbrication entre finance officielle et officieuse qui pourrait constituer, en cas de crise, le principal maillon de propagation de la panique.

Gabriel Grésillon, correspondant à Pékin du journal Les Echos

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12-Le Pentagone demande 58,7 milliards de dollars pour financer ses programmes secrets

http://www.opex360.com/2014/03/12/le-pentagone-demande-587-milliards-de-dollars-pour-financer-ses-programmes-secrets/

Le 12-03-2014

Lancé en 1978, le démonstrateur Tacit Blue Whale a réalisé une centaine de vols d’essais dans le cadre du programme Pave Mother de l’US Air Force. Cet avion a ainsi servi à mener des travaux sur la furtivité. Ce qui donna lieu à la conception du F-117 Nigthawk et du bombarder B-2 Spirit.

http://www.opex360.com/images/tacit-20140312.jpg

Cet appareil aurait effectué 250 vols jusqu’à ce qu’il soit mis sous cocon en 1985. Ce n’est que 11 ans plus tard que son existence a été révélée au grand public, à l’occasion de son transfert au musée de l’US Air Force, à Wright-Patterson. Comment a été financé le Tacit Blue Whale? Tout simplement en utilisant des crédits portant la mention « classified » inscrits au budget du Pentagone.

Et ils sont nombreux ces programmes confidentiels ou affublés de noms de code mystèrieux. Chaque année, le Pentagone leur alloue une cinquantaine de milliards de dollars, soit quasiment le montant du budget français de la Défense.

Mais pour l’année fiscale 2015, qui commencera le 1er octobre prochain; il est question d’augmenter cette somme de 1,5% par rapport à l’année précédente pour la porter à 58,7 milliards de dollars. Ce qui représente, tout de même, 12% du budget de base requis pour le Pentagone (495,6 milliards de dollars).

Et l’on pourrait même ajouter à ce montant les 13.3 milliards de dollars demandés par le département américain de la Défense pour financer ses activités en matière de renseignement (Defense’s Military Intelligence Program, MIP).

Dans les documents budgétaires rendus publics, certains programmes classifiés(les black programs) sont dotés de sommes importantes, comme ces système destinés à l’US Air Force qui bénéficient d’une dizaine de milliards de dollars. D’autres sont connus depuis plusieurs années, comme celui mystérieusement appelé « Chalk Eagle », qui développé pour l’US Navy reçoit en moyenne plus de 540 millions de dollars lors de chaque exercice budgétaire.

Le secret entourant ces programmes sera peut être levé un jour. Comme cela fut le cas pour avions U2 (pris pour des Ovnis autour de la fameuse zone 51 dans les années 1950), le F-117 Nighthawk ou encore, plus récemment, le drone RQ-180

Lire aussi :

Les essais du missile Brimstone avec le drone MQ-9 Reaper ont été menés avec succès

http://www.opex360.com/2014/03/21/les-essais-du-missile-brimstone-avec-le-drone-mq-9-reaper-ont-ete-menes-avec-succes/

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13-L’Inde, plus gros importateur d’armes au monde

http://www.la-croix.com/Actualite/Monde/L-Inde-plus-gros-importateur-d-armes-au-monde-2014-03-17-1121762

17/3/14

L’Asie tire les importations d’armes vers le haut, selon un rapport du Sipri, un groupe de réflexion suédois.

Exposition internationale d’armement à New Delhi, Inde en février. 

Exposition internationale d’armement à New Delhi, Inde en février. 

Alors que l’Europe diminue progressivement ses achats, le monde entier se réarme et la Chine devient un acteur majeur de l’exportation.

C’est une véritable course à l’armement qui s’opère en Asie du Sud. Selon un rapport de l’Institut international de recherche sur la paix de Stockholm, l’importation par l’Inde d’armes importantes a plus que doublé (+ 111 %) entre 2004-2008 et 2009-2013, faisant de ce pays le premier importateur mondial.

Le géant asiatique est suivi de ses deux voisins et rivaux : la Chine et le Pakistan, qui a lui aussi augmenté ses importations dans les mêmes proportions (+ 119 %). Mais les importations de l’Inde « étaient presque trois fois plus importantes que celles de Chine ou du Pakistan », précise le rapport, qui ajoute que ce pays se fournit à 75 % auprès de la Russie.

Cette région du monde concentre les foyers de crise parmi les plus dangereux. Outre la rivalité entre l’Inde et les alliés chinois et pakistanais, des tensions récurrentes existent entre les deux Corée, en mer de Chine ou encore en Afghanistan.

« Les transferts d’armement chinois, russes et américains vers l’Asie du sud sont poussés par des considérations économiques et politiques, explique Siemon Wezeman, chercheur du programme sur les transferts d’armes du SIPRI. En particulier, la Chine et les États-Unis semblent utiliser les livraisons d’armement vers l’Asie pour renforcer leur influence dans la région. »

La Chine devenue pays exportateur

Si les États-Unis sont un exportateur d’armes historique, l’émergence de la Chine sur ce marché très fermé est spectaculaire. La deuxième économie mondiale est désormais quatrième exportateur mondial d’armement, prenant la place de la France. Ses principaux clients sont le Pakistan, le Bangladesh et le Myanmar (Birmanie).

Paradoxalement, le premier client de la France en 2009-2013 est la Chine, malgré l’embargo européen qui pèse sur les ventes d’armes vers le pays. « C’est surtout dû à la production sous licence d’hélicoptères français en Chine », précise le rapport.

L’autre région qui connaît une hausse importante des importations d’armes est la région du Golfe arabo-persique. « En 2009-2013, les Émirats arabes unis étaient le quatrième importateur mondial et l’Arabie saoudite le cinquième, alors qu’elle était au 18e rang en 2004-2008 », indique le rapport.

La France est le troisième fournisseur d’armes de ces deux pays, mais « les États-Unis, qui ont représenté 45 % des livraisons d’armes aux États du Golfe, ont signé une série de contrats importants qui vont maintenir leur haut niveau d’exportations d’armement vers ces pays », précise Pieter Wezeman, un autre chercheur du programme sur les transferts d’armes du SIPRI.

En 2013, pour la première fois, les États-Unis ont autorisé la vente de missiles de croisières aéroportés de longue portée vers les États du Golfe. Des évolutions sûrement liées aux tensions existant entre ces pays et l’Iran, soumis lui à des sanctions internationales et qui a représenté seulement 1 % des importations de la région.

Diminution des importations en Europe

De son côté, l’Europe a diminué ses importations de 25 % entre 2004-2008 et 2009-2013, confirmant le désarmement qui s’opère sur le Vieux Continent. Autre signe de cette évolution, le rapport note l’achat de nombreuses armes d’occasion par les pays européens. Le continent continue néanmoins d’exporter, en particulier, dans l’ordre croissant, l’Italie, l’Ukraine, l’Espagne, le Royaume-Uni, la France, l’Allemagne et surtout la Russie.

Cette dernière reste le second exportateur mondial derrière les États-Unis. Ses ventes ont augmenté de 28 % entre 2004-2008 et 2009-2013. Selon le rapport, elles incluent notamment « la livraison à l’Inde d’un porte-avions et du seul sous-marin nucléaire exporté » entre 2009 et 2013.

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14-La Californie vit dans l’angoisse d’un séisme dévastateur

http://www.lefigaro.fr/sciences/2014/03/17/01008-20140317ARTFIG00382-la-californie-vit-dans-l-angoisse-d-un-seisme-devastateur.php

17/03/2014

VIDÉO – Un tremblement de terre de magnitude 4,4 a frappé Los Angeles lundi matin, alors que les Californiens craignent depuis longtemps le «Big One», un séisme majeur prévu dans les prochaines décennies.

Cet expert de l'université californienne Caltech donne des précisions sur le séisme de lundi
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One Reply to “A SAVOIR SUR LA MARCHE DU MONDE”

  1. Bonjour, un seul mot peut définir toutes nos suspicions, nos réflexions, nos constations, notre intuition: TRIBULATIONS!!! Bien à vous.

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