ue_usa_bandierer375_01nov08.jpgSe réveiller d’urgence…

Le fameux partenariat Transatlantique fait actuellement la Une d’un bon nombre de nos médias, pour des raisons tout à fait objectives : personne ne sait de quoi il s’agit et tout le monde s’inquiète.

Le NOM se met doucement mais sûrement en place à travers ce traité transatlantique du 30 avril 2007, conclue à Washington, qui promet la fin des libertés fondamentales.

Revenons dessus en tentant d’y cerner l’article 35, véritable coup d’état démocratique puisque sont directement visés les Parlements nationaux.

Citation:
Cadre institutionnel et rôle du Parlement
35.  souligne que seule la participation plus large à tous les niveaux du Congrès des États-Unis, du Parlement européen permettra réellement de renforcer l’ensemble du processus et que les échanges interparlementaires existants devraient être graduellement transformés en une « assemblée transatlantique » de fait.

Si on essaie d’analyser ce recouvre le terme « d’échanges interparlementaires existants », il ne s’agit vraisemblablement  de rien d’autre que de mettre un terme à l’existence de nos Parlements Nationaux, donc de nos démocraties.

C’est d’ailleurs très exactement ce qui se passe depuis plus d’un an avec ce fameux pacte puisque les parlements nationaux ne sont plus consultés.
Ils ne l’ont pas été sur l’Union Bancaire Européenne  et sur  le rôle de la BCE  qui devient de plus en anti-démocratique,  vu le niveau de pouvoir qui viennent de lui être concédés par des technocrates  soumis aux lobbys.

Les Parlements  ne le seront pas plus sur le reste  jusqu’au jour où les nécessités budgétaires feront prendre conscience de leur inutilité.

Le déficit démocratique de la zone euro : la liste de lecture des égaré

Source: WikiStrike

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2 pensées sur “UE: Les parlements nationaux vont disparaître”

  1. La commission européenne a rédigé un mandat de négociation sous la dictée des grands lobbies qui pullulent à Bruxelles, mandat que les gouvernements se sont empressés d’approuver sans y apporter de modification (mis à part à la marge pour ce qui concerne l’audiovisuel ce qui nous a été vendu comme un grand succès). Même Hubert Védrine qui n’est pas particulièrement connu pour son anti atlantisme, ni pour son anti européisme trouve que notre gouvernement a trop vite abandonné la partie (il est vrai que ce n’est pas la première fois voir le traité Merkozy que l’on allait renégocier, on allait voir ce qu’on allait voir : on a vu !).
    Pour les détails il faudra faire quelques recherches car le plus grand secret est maintenu par les négociateurs (il parait que même les gouvernements européens s’en plaignent, mais pas tous comme on le verra plus loin). Ce mandat en bref c’est la main mise des grandes compagnies privées sur toutes politiques publiques environnementales, de santé, sur toute tentative de régulation des activités bancaires, sur toute politique tendant à la protection des consommateurs etc. Ce mandat c’est l’obligation pour tout Etat ou tout gouvernement local (département, commune région) de traiter à égalité les sociétés privées et les services publics, par exemple une école privée (quelle qu’elle soit) devra recevoir exactement les mêmes financements que les écoles publiques, les hôpitaux publics et les hôpitaux privés auront accès au même montant de financement public. Si un Etat ou une région ne peut pas financer à égalité le privé et le public (et aucun Etat ne sera capable de le faire !) il sera obligé de privatiser !
    Le traité qui se dessine c’est aussi l’instauration d’un organe supranational non élu chargé de vérifier que les Etats n’érigent pas des règlements qui mettraient un frein au libre échange transatlantique, si par exemple l’Etat français voulait modifier une réglementation en matière de marché public (des milliards sont en jeu chaque année) il faudrait qu’il consulte au préalable (dans un soucis de transparence nous disent-ils) cet organe supra national. Ce grand marché de libre échange transatlantique c’est encore beaucoup d’autres choses qui mettent en péril notre contrat social et surtout nos démocraties tellement déjà mal en point.
    Monsieur Hollande vient de déclarer dans le prolongement de sa parade amoureuse avec Barak Obama au son des roucoulades des pigeons français exilés à San Francisco « dès lors que les principes sont fixés, que les mandats sont donnés, que les intérêts sont connus, aller vite n’est pas un problème, c’est une solution. » et d’ajouter « nous avons tout à gagner à aller vite. Sinon, nous savons bien qu’il y aura une accumulation de peurs, de menaces, de crispations». Tout est dit ! Au passage on voit à quel point notre président tient en haute estime les français qui l’ont élu et qui sont majoritairement opposés à ce traité et à quel point la démocratie fait peur aux soi disant élites.
    Un dernier point ne comptons pas sur nos députés et sénateurs pour y mettre bon ordre car leur ratification ne sera même pas nécessaire et ils ne seront sans doute pas consultés.

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