Genève 2 : le destin syrien se décide en ce moment

Photo : EPA

Par La Voix de la Russie | Le destin de la Syrie est en train d’être décidé dans la petite ville suisse de Montreux. Des représentants de près de 40 pays du monde s’y sont rassemblés. Les sympathisants de l’opposition syrienne exigent la création d’un gouvernement de transition, car, selon eux, le pouvoir de Bachar al-Assad viole les principes du communiqué de Genève 1. Toutefois, de nombreuses personnes estiment que la conférence de paix pourra mettre fin à la catastrophe humanitaire et élaborer une feuille de route pour régler le conflit syrien.

La station balnéaire suisse de Montreux, dont la population s’élève à près de 20 000 personnes, a été envahie de diplomates et de journalistes de près de 40 pays du monde. La conférence tant attendue a débuté. Cependant, personne ne sait combien de rounds seront nécessaires pour déterminer le destin de la Syrie.

La délégation syrienne de Damas resterait en Suisse au moins jusqu’au 1er février. Après la partie officielle de Genève 2, la majeure partie des délégations rentreront chez elles, alors que les représentants de Damas et de l’opposition se rendront à Genève. C’est là que le 24 janvier auront lieu des négociations syriennes internes. Les parties décideront elles-mêmes du nombre de rounds nécessaires et de leur durée.

La conférence de Genève 2, qui a déjà provoqué des scandales avant même son début, a commencé par une action de protestation. En effet, les sympathisants du président syrien ont, pendant toute la journée, tenu un meeting à 50 mètres de l’hôtel accueillant la conférence. Près de 200 personnes brandissant les drapeaux nationaux avec le portrait de Bachar al-Assad ont scandé « C’est notre président ! » En ouvrant la conférence, le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon a appelé tous les représentants syriens à mettre fin à la catastrophe humanitaire, afin de parvenir au règlement du conflit dans le pays.

« Tout le monde sait que la Syrie a traversé un chemin très difficile pour en être là aujourd’hui. De nombreuses personnes ont perdu la vie. Vous vous trouvez face à des défis. Nous nous trouvons face à des défis. Ils sont très importants. Mais votre présence ici donne de l’espoir », a déclaré le secrétaire général.

Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a souligné le rôle particulier du secrétaire d’État des États-Unis John Kerry dans l’organisation de Genève 2. Même si, a-t-il ajouté, la conférence a vu le jour malgré de nombreux problèmes réels et imaginaires. Moscou est toujours d’avis que les Syriens doivent déterminer leur avenir eux-mêmes, sans ingérence.

« Nous appelons une fois de plus les acteurs extérieurs à rigoureusement respecter les principes de base du droit international, dont la souveraineté des États, la non-ingérence et le règlement pacifique des différends. Depuis le tout début de la crise en Syrie, la Russie soutient qu’elle ne pouvait pas être résolue de force et qu’elle ne peut être surmontée que par un accord réciproque de toutes les parties syriennes », a annoncé le chef de la diplomatie russe.

Sergueï Lavrov n’a pas pu se priver d’ajouter que les négociations syriennes internes ne seraient pas simples, car de nombreux pays tentent consciemment de les faire échouer.

« Les négociations syriennes internes ne seront ni simples ni rapides. Il existe pas mal de forces qui oralement soutiennent Genève 2, mais qui dans les faits veulent son échec. Et malgré tout, même si cette conférence ne garantit pas à 100 % la paix en Syrie, elle lui donne une chance réelle », a-t-il ajouté.

Le secrétaire d’État des États-Unis John Kerry, qui n’est pas parvenu à dissimuler sa nervosité durant les négociations tripartites avec Sergueï Lavrov et Ban Ki-moon, n’a pas pu ne pas succomber à la tentation de déclarer que « Bachar al-Assad n’intégrera, en aucun cas, le gouvernement de coalition ». Catherine Ashton, chef de la diplomatie européenne, avait déjà soulevé la nécessité d’un gouvernement de transition en Syrie. Les discours du ministre syrien des Affaires étrangères Walid al-Mouallem et du représentant de l’opposition syrienne Ahmad Jarba ont confirmé les contradictions et la situation particulièrement tendue. Si le chef de la diplomatie syrienne a donné des chiffres effrayants des morts de civils, le chef de la Coalition de l’opposition syrienne dit que le pouvoir de Bachar al-Assad viole le communiqué de Genève 1.   N

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Une pensée sur “Genève 2 : le destin syrien se décide en ce moment”

  1. Bonjour, voilà que tout ce petit monde émanant subitement d’un réveil en sursaut, et encore en pyjama de soie, décide en quatre et trois sept et après bien évidement laissé mijoter le conflit jusqu’à leur bon vouloir, décide de donner un nouveau cap à la Syrie… Pourquoi???: Bachard al-Assad « viole le communiqué de Genève »!!!, Ali Baba a les quarante voleurs au cul!!!, si je puis dire ainsi… Avant rien n’était possible puisque, Russe et Américain verre à la main,et trinquant le bras bien tendu se renvoyant chacun la responsabilité de ce « plan carnage » et bien planifié par (eux même), n’attendez plus que le petit réveil matin sonne ce nouveau jour tant attendu, et avec l’incontournable »mur maître »(L’ONU), crié au: « cessons notre « indifférence » à ce bain de sang, et élaborons plutôt tous ensemble dans la mesure du (possible) un nouveau plan!!! « UN COMBAT DE BOXE DETERMINANT L’AVENIR DE LA SYRIE »!!!… Le sang n’a décidément pas fini de couler… Ils sont maintenant tous fixés l’oeil sur le ring, et l’oreille bien tendu au son du « glas » qui annoncera le premier round d’un combat destiné à une soit disant paix… « JE PROCLAME HAUT ET FORT!!!, COUP BAS MR L’ONU!!! CAR L’OPINION PUBLIC VIENT D’ETRE ADMINISTRE D’UN MAUVAIS COUP QU’IL NE PEUT ETRE ACCEPTE!!! »… Bien à vous.

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