ALERTE !!! COMMENT LE REGIME OUATTARA FAIT DISPARAITRE LES TEMOINS GENANTS : DUÉKOUÉ :Polémique autour de la mort d’un rescapé de la tuerie de Nahibly

jjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjLa polémique continue d’enfler à Duékoué après le décès du jeune Bahi. Comment une blessure à la jambe a pu entraîner la mort du jeune homme en si peu de temps ? C’est cette question qui est sur toutes les lèvres dans cette ville de l’ouest de la Côte d’Ivoire. en effet, le jeune Bahi, qui était un rescapé du massacre de Nahibly en juillet 2012, a trouvé la mort très tôt le matin du 1er janvier 2014, après son interpellation, la veille, par les Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FrCI) à Guézon, dans le département de Duékoué.

De sources militaires, ce jeune a été arrêté parce qu’il était recherché depuis la fin de la crise post- électorale pour une présumée participation à plusieurs attaques à main armée dans la région. C’est autour de 21h le mardi 31 décembre 2013, alors qu’il se promenait avec des amis, que Bahi a été pris. Mal- gré les démarches et autres actions de dissuasion des populations qui s’opposaient à son transfèrement à Duékoué, le jeune Bahi a été conduit à la grande ville.

La population avait même encerclé le camp des FRCI pour réclamer sa libération, mais en vain. Une intervention vigoureuse de la police, de la gendarmerie et d’autres militaires venus en renfort, a permis de desserrer l’étau et d’envoyer l’infortuné à Duékoué, où il allait trouver la mort dans des circonstances non encore élucidées. De fait, affirme une source à Duékoué, Bahi, une fois en ville, n’aurait pas hésité à dévoiler une cache d’armes qui se trouverait à Dahoua, un village de la commune.

Mais, selon les explications de notre source, le jeune Bahi aurait tenté de s’enfuir. C’est dans sa course qu’il a été atteint par balle à la jambe. Il a été, par la suite, conduit à l’hôpital et a succombé à sa blessure. Une histoire rocambolesque à laquelle ne croient pas du tout les parents du défunt. Pour eux, Bahi a été assassiné «par asphyxie car il était très gênant». en effet, selon leur témoignage, le jeune homme était le seul survivant du massacre des jeunes du camp de réfugiés de Nahibly
en 2012.

Le défunt avait même livré des noms de personnes ayant commis ces meurtres à certaines organisations de défense des droits de l’homme. «C’est mon frère, après avoir joué le mort, il a indiqué le lieu où ses amis d’infortune de Nahibly ont été tués et jetés dans un puits. Les révélations de mon frère avaient permis la découverte de 6 corps dans un puits en octobre 2012. Il avait donné des noms aux organisations des droits de l’Homme comme Amnesty international, Fidh, Lidho… Il craignait pour sa vie et allait de village en village pour se cacher», a témoigné DA, le frère du jeune Bahi.

Avant de poursuivre : «il a été arrêté en plein village sans arme. Comment quelqu’un qui a reçu une balle au pied peut mourir de cette blessure ? Nous demandons une autopsie». Pour lui, les organisations internationales de défense des droits de l’homme n’ont pas suffisamment protégé son frère.

Hervé Kpodion (source: bt)
(http://www.linfodrome.com / inter du 3 Janv 2014 Page 4)

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