Par IVOIREBUSINESS – Affi N’guessan à Ouattara « Tu as le choix entre la CPI et les Etats généraux ».

Le président du Front populaire ivoirien, Pascal Affi N’Guessan, a été très offensif hier à l’occasion de sa première conférence de presse depuis sa sortie de prison. C’est peu dire qu’il a craché ses vérités au chef de l’Etat, Alassane Ouattara, en disant qu’il avait le choix entre la Cour pénale internationale (CPI) et les Etats généraux de la République, pour réconcilier les ivoiriens et remettre le pays sur les rails.
Hier mardi 4 décembre au QG de campagne du FPI à Cocody-Riviera, Affi N’guessan a affirmé que « l’ONU n’a plus aucune considération pour Ouattara », allusion faite au dernier rapport des experts de l’ONU qui accuse ouvertement Ouattara d’utiliser des escadrons de la mort, mercenaires, et tueurs à gages, pour assassiner, tenter d’assassiner, et enlever des opposants politiques.
Il a poursuivi en disant : «Nous sommes scandalisés par cette information qui a été rendue publique par l’ONU », car «c’est une honte pour le gouvernement. Cela démontre que c’est un gouvernement à la tête d’un État voyou. Le gouvernement gagnerait à changer de méthode et à sortir du brigandage politique ».
Pour lui « C’est une accusation fondée», car « l’Onu est une institution malgré tout sérieuse. C’est la première institution internationale qui rassemble l’ensemble des États. Nous mêmes ici, en Côte d’Ivoire, nous vivons cette situation. Il ne se passe pas un jour que le gouvernement ne procède pas à des enlèvements. Ça existe donc».
Et de dénoncer les enlèvements et actes de tortures perpétrés par la DST (Direction de la surveillance du territoire), une véritable GESTAPO comme du temps de l’Allemagne Nazie.
Pour preuve selon le président du FPI, ‘’Blé Goudé, Jean Yves Dibopieu, Abehi, Seka Seka, etc… ont été enlevés par le pouvoir d’Abidjan et sont en train de mourir».
Il s’est montré très offensif en disant que « ces cas de violations de droits de l’homme, de tortures, d’assassinats, de tueries d’honnêtes citoyens, de licenciements massifs, de chômage accru, montrent à l’évidence que l’Onu n’a aucune considération pour Alassane Ouattara ».

LA SOLUTION SELON AFFI N’GUESSAN : « LES ETATS GÉNÉRAUX »

Pour le président du Front populaire ivoirien, les états généraux de la République permettront à la Côte d’Ivoire de sortir de cette situation dramatique, et cela aidera Alassane Ouattara à ne pas rejoindre la CPI: «Je veux aider Ouattara à ne pas aller à la CPI. Les états généraux de la République, c’est pour préparer les élections, c’est pour avoir du temps. Ce n’est pas le dialogue qui perd le temps, mais c’est l’absence du dialogue qui perd le temps. Pour ne pas qu’on aille encore à des bagarres, asseyons-nous et discutons», dira-t-il.
Pour lui les états généraux permettront un «débat large, inclusif, franc et sincère sur toutes les questions qui divisent les Ivoiriens depuis plusieurs années, qui constituent les causes de la crise ivoirienne et dont la résolution permettra de fonder un nouveau consensus national pour la paix, la stabilité, l’unité et la réconciliation nationale. Sans omettre la question de son éligibilité en 2015, étant donné que l’acceptation de sa candidature a fait l’objet d’usage exceptionnelle de l’article 48 au terme des négociations de Pretoria».

AFFI FORMEL : SI OUATTARA NE FAIT PAS LES ETATS GÉNÉRAUX, IL IRA A LA CPI

Affi N’guessan est formel, et même convaincu que les Etats généraux sont la seule porte de sortie pour Ouattara car « S’ il ne fait pas les états généraux, il sera à la CPI. Parce qu’il ne peut pas tenir entre le refus des états généraux et le refus de la CPI. Si au lendemain du 11 avril, il avait choisi la réconciliation, il ne serait pas là où il est. Ouattara a mis la CPI en difficulté, la CPI va le mettre en difficulté».

Eric Lassale,

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