Koné Zakaria des fafn
C’est chose faite ! Depuis le 29 Novembre 2013, l’on sait définitivement l’auteur direct des crimes commis en Côte D’Ivoire depuis 1993 à nos jours. Le Chef d’état ivoirien vient d’avouer qu’il est le seul responsable de la situation chaotique dans le pays depuis 1993 parce qu’il ne fut pas écouté par son ainé, M. Bédié.

«Les problèmes de notre pays ont commencé le jour où Bédié et moi (Ouattara) nous ne nous sommes pas entendus. Maintenant que nous sommes ensemble, tout marche !»  M. Alassane Dramane Ouattara dans le Gbèkè le 29 Novembre 2013.

C’est un aveu ou une confession de taille. Longtemps, la crise qui secoue le pays fut attribuée aux différents dirigeants du pays à savoir, M. Bédié, le General Gué et le Président Gbagbo.

M. Bédié fut taxé de xénophobe et l’auteur d’une politique fasciste baptisée l’Ivoirité. Le General Guéi, quant à lui, fut accusé de créer l’exclusion et la traque des soldats nordistes proches de M. Ouattara. Finalement, le Président Gbagbo fut accusé d’être l’auteur du charnier de Yopougon, de xénophobie, de l’exclusion ou la marginalisation des populations du nord, l’assassinat des militants du RDR, le massacre des 7 femmes du RDR au marché d’Abobo (fief de M. Ouattara à Abidjan) provoquant la résolution 1975 de l’ONU (30 Mars 2011),  le bombardement de sa résidence et son transfert à la Haye le 29 Novembre 2011.

Selon un Cyber activiste du nom de Joël Curtis sur sa page Facebook du 30 Novembre 2013 :
« L’aveu ».
« Gbagbo n’y est pour rien ! »
« Lors de sa vadrouille en zone rebelle, Monsieur Dramane Ouattara, chef de la rébellion à la tête de l’autorité ivoirienne a fait un aveu. Cet aveu dédouane le Président Gbagbo.

Voici ce que dit Dramane Ouattara.
« Les problèmes ont commencé dans notre pays parce que mon frère Bédié et moi ne nous sommes pas entendus. Maintenant que nous nous sommes entendus et que nous sommes ensemble, la Côte D’Ivoire va bien » Dixit Dramane.

Ce qui veut dire que :

-Ce n’est pas parce que Gbagbo détestait les dioulas soit disant que notre pays a commencé à avoir des problèmes.
– Ce n’est pas parce que Gbagbo a soit disant manœuvré pour que Dramane soit exclu du scrutin de 2000 que la Côte D’Ivoire a commencé à avoir des problèmes.
– Ce n’est pas parce que Gbagbo traquait soit disant tous les militants du RDR que le pays a commencé à avoir des problèmes.

Ce qui est vrai, c’est que :

– La Côte D’Ivoire a eu des problèmes parce que Dramane Ouattara et Bédié ne s’étaient pas entendus.
– La Côte D’Ivoire a basculé en rébellion parce que Bédié et Dramane ne s’étaient pas entendus.
– La Côte D’Ivoire est restée divisée en deux parce que Bédié et Dramane ne s’étaient pas entendus.
– La Côte D’Ivoire a stagné parce que Bédié et Dramane ne s’étaient pas entendus.
– La Côte D’Ivoire a connu une élection sans désarmement parce que Bédié et Dramane ne s’étaient pas entendus.

C’est ce que ça donne quand ils ne s’entendent pas !

Donc,

– Maintenant qu’ils s’entendent, la Côte D’Ivoire a connu sa plus grosse barbarie digne d’une autre époque.
– Maintenant qu’ils s’entendent, la Côte D’ivoire vit sa plus grosse détresse.
– Maintenant qu’ils s’entendent, la Côte D’Ivoire connait ses plus gros massacres d’innocents aux mains nues.
–  Maintenant qu’ils s’entendent, en Côte D’ivoire le tribalisme et le népotisme sont de rigueur.
–   Maintenant qu’ils s’entendent, la Côte D’Ivoire est devenue un pays sans propriétaires.
–  Maintenant qu’ils s’entendent, les enfants de Cote D’Ivoire sont par centaines de milliers en exil.
–  Maintenant qu’ils s’entendent, la Côte D’Ivoire est retournée au parti unique.
–   Maintenant qu’ils s’entendent, leur bienfaiteur commun se trouve en détention et pris en otage par une certaine communauté internationale.
–  Maintenant qu’ils s’entendent, tous les dignes filles et fils du pays sont en prison.
–  Maintenant qu’ils s’entendent, ils ont droit de vie ou de mort sur les ivoiriens.

C’est ce que ça donne quand ils s’entendent !

Devons-nous encore chercher les responsables du drame ivoirien ailleurs pendant que Dramane reconnait être le responsable des problèmes dans notre pays ?

Et pour clore dans ses aveux, il caresse la rébellion :

« Les rebelles nous ont débarrassé d’un tyran. Donc, par conséquent, je me devais de les féliciter. Et c’est ce que j’ai fait » Dixit Ouattara.

Voici ce que ça donne quand Dramane et Bédié s’entendent. Ils se sont définitivement entendus le jour où Bédié a déposé ses valises au Golf Hôtel.

S’ils ne s’entendent pas, la Côte D’Ivoire est dans la merde !!!

S’ils s’entendent, la Côte D’Ivoire est dans la merde !!! Pour vous dire, Bédié et son nouveau frère Dramane Ouattara n’apportent rien à la Côte D’Ivoire.

Gbagbo dit que c’est parce que Bédié et Ouattara ne s’entendaient pas qu’il a du faire le tour du monde à la recherche de la paix et que maintenant qu’ils s’entendent, ils font le tour du monde pour empêcher la réconciliation.

Libérez Gbagbo !!! Libérez Gbagbo !!! Libérez Gbagbo !!! ».

Jusque-là, la CPI avait uniquement identifié les co-auteurs indirects de la crise post-électorale à savoir le Président Gbagbo, la Première Dame Simone Ehivet Gbagbo et le Ministre Charles Blé Goudé et avait soit débuté un semblant de procès ou réclamé le transfèrement de ces personnalités à la Haye. Aucun militant et/ou commandant de la rébellion ne fut inquiété par cette juridiction internationale. Apres plus de deux ans d’enquêtes ou d’investigations, l’on ignorait encore l’identité de l’auteur direct de la crise. Cependant, la Procureure Fatou Bensouda, sans aucune gêne professionnelle paradait avec fierté des co-auteurs indirects et tentait de convaincre l’opinion internationale d’avoir en sa possession les seuls responsables du chaos en Côte D’Ivoire. L’identité de l’auteur direct restera un secret jusqu’au 29 Novembre 2013, jour où le Chef d’état ivoirien se confessa pour son rôle subversif, guerrier et meurtrier dans la crise ivoirienne.

Comme quoi, la conscience et le sang des innocents versé ont fini par avoir raison de lui. Fut-ce un lapsus, une confession ou une déclaration d’autosatisfaction ? Nous y reviendrons !

Il est hautement important de disséquer les propos révélateurs du Chef d’état ivoirien. Il soutenait que lui et son ainé et allié d’aujourd’hui, M. Bédié ne s’étaient pas entendus.

Que fut la corde de discorde ou du malentendu ? Là-dessus, le Chef d’état ivoirien est resté muet comme une carpe.

Pour sa gouverne et dans le souci de rétablir la vérité, nous lui rafraichissons la mémoire.

En effet, le malentendu dont M. Ouattara fait cas, fut sa tentative de coup de force à prendre la Présidence de la République de Côte D’Ivoire, en violation flagrante de l’article 11 de la Constitution d’Août 1960, faisant du Président de l’Assemblée Nationale, M. Bédié , le dauphin constitutionnel, suite au décès du Président Houphouët-Boigny le 7 Décembre 1993.

M. Bédié avait alors activé l’armée française à l’escorter dans les locaux de la RTI (Télévision ivoirienne) afin de mettre les pendules à l’heure. Plus tard, il lança un mandat d’arrêt international à l’endroit de M. Ouattara pour fraude sur la nationalité et enfin il publia un ouvrage intitulé « LES CHEMINS DE MA VIE » dans lequel il soutenait la nationalité burkinabè de M. Ouattara et sa gestion calamiteuse a la Primature, laissant aux contribuables ivoiriens une sale note de 6900 milliards de dettes en l’espace de 3 ans (1990-1993).

A la lecture de ce qui précède, l’on ne peut accorder un quelconque intérêt au propos du Chef d’état ivoirien, dans la mesure où le fameux malentendu fut son entêtement à vouloir tordre le cou à la Constitution. Souhaitait-il que l’on approuve ce coup de force pour la simple raison d’avoir servi en qualité de Premier Ministre ? En quoi cela peut-il être décrit comme un malentendu ? Savait-il au moins le contenu de la Constitution de 1960 et la succession à la tête de l’état ? Comment un tel individu peut-il être à la tête d’un état si ce dernier ignore tout de l’appareil constitutionnel ?

Ceci expliquera en grande partie son refus de se soumettre à la décision du Conseil Constitutionnel du 3 Décembre 2010, déclarant le candidat Laurent Gbagbo, vainqueur des élections de Novembre 2010. Finalement, était-il normal ou approprié de tuer des milliers d’ivoiriens pour ce « malentendu » ? Reconnait-il, M. Ouattara, alors, ses crimes et son rôle meurtriers dans la crise actuelle ? Aucun repenti afin d’implorer le pardon des populations. Pour lui, la guerre menée à la Côte D’Ivoire fut légitime, justifiée et nécessaire. Par conséquent, il n’a aucun remord donc inutile d’implorer le pardon des populations.

Le Chef d’état ivoirien soutenait aussi que désormais grâce à l’alliance des ennemis d’hier, tout marche ! Qu’est ce qui marche réellement et pour qui ?

En effet, tout marche et baigne pour M. Ouattara qui finit par accéder à son rêve le plus cher de diriger la Côte D’Ivoire et sans être inquiété par les ivoiriens en particulier son ennemi et allié d’aujourd’hui, M. Bédié.

En clair, M. Ouattara a fini par assouvir ses besoins les plus profonds d’être lui aussi appelé « Monsieur le Président » même si l’accession au pouvoir fut dans les conditions les plus tragiques dans l’histoire récente de la Côte D’Ivoire. Cet individu a pris tout un pays en otage, créa un désordre inimaginable avec son cortège de coups d’état, de revendications les plus fantaisistes les unes que les autres, une rébellion de 10 ans et une guerre civile faisant des milliers de morts pour une question d’élection ou de résultats contestés. L’on aurait pu faire l’économie de cette guerre si le sieur Ouattara savait un pan de la Constitution du pays qu’il souhaitait vaille que vaille diriger et si cet individu était réellement un citoyen, un bon citoyen se soumettant aux décisions des institutions de « son pays ».

C’est justement parce que M. Ouattara avait le soutien de la France Chiraquienne puis celui de M. Sarkozy qu’il se permettait de défier l’autorité d’un état et de fouler au pied la souveraineté de la Côte D’Ivoire.

M. Ouattara était foncièrement convaincu qu’il ne lui arriverait rien, en tout cas pas la prison encore moins un quelconque assassinat de peur de bruler la Côte D’Ivoire. En véritable brute et avec le soutien des occidentaux, la vie politique en Côte D’Ivoire fut rythmée selon les humeurs de M. Ouattara. Les media occidentaux étaient aussi là pour enfoncer le clou tout en diabolisant ses opposants. Ce fut une campagne et une guerre perdue d’avance pour ses rivaux politiques, adoptant une attitude indépendante et défiante vis-à-vis de l’ancienne métropole. Le Président Gbagbo fut donc la victime de cette guerre et son incarcération est une détention punitive afin de dissuader tous les nationalistes ou souverainistes tentant de rééditer ses exploits. En d’autres termes, la Françafrique est résolument installée en Afrique afin de protéger ses intérêts économiques, son marché ou pré-carré très convoité par les BRICS ou pays émergents et pour l’exploitation abusive des ressources naturelles des pays africains sous le chapitre de la guerre contre le terrorisme international, la protection des droits de l’homme, l’instauration de la démocratie et l’application stricte de la justice. En réalité, ces concepts sont des pures inventions afin d’annexer de nouveaux territoires et d’évincer les Chefs d’état démocratiquement élus s’opposant à leur hégémonie en Afrique. En clair, tout marche pour M. Ouattara, le pion françafricain et pour la France.

Quant aux états généraux réclamés par le FPI, parti du Président Gbagbo et principal parti d’opposition, états généraux pouvant déboucher sur une bonne compréhension de la crise qui secoue le pays depuis 1993 et faciliter une réconciliation réussie ou parfaite, le Chef d’état ivoirien a balayé du revers de la main cette proposition.

«On ne perdra pas le temps avec les états généraux de la république à cause de 10% des habitants de la CI» ! Dixit M. Alassane Dramane Ouattara dans le Gbèkè.

« Oui, Dramane Ouattara a raison de le faire savoir au FPI lors de sa récente visite dans son fief rebelle à Bouaké. Oui, pourquoi encore des états généraux de la république pour connaître la source des problèmes de la Côte d’Ivoire qui a engendré ces milliers de morts innocents, quand Dramane Ouattara lui-même affirme toujours à Bouaké lors de sa visite, suite à leur guerre des héritiers pour la succession après la mort d’Houphouët en 1993, que lui et Bédié sont la source des problèmes de la Côte d’Ivoire, quand il dit: «Les problèmes de notre pays ont commencé le jour où Bédié et moi (Ouattara) nous ne nous sommes pas entendus. Maintenant que nous sommes ensemble, tout marche» ! Tout n’est-il pas clair ? S’exclamait un autre Cyber activiste le 29 Novembre 2013.

Au contraire le Chef d’état ivoirien impose son diktat aux populations car selon lui seulement 10% de cette population serait mécontente. Que représentent-ils ces 10% sur une population de 24 millions ? Insignifiant pour M. Ouattara et pour causes.

L’adoption de la révision du code de la nationalité le 23 Aout 2013 en serait la raison principale. Combien sont-ils ces apatrides à être naturalisés ? Aucun chiffre officiel avancé.

Cependant, selon les calculs politiciens de M. Ouattara, il serait de l’ordre de 90%. Avec 90% de supporters ou militants, l’on gagne à coup sur les élections et il n’est point utile de tendre une quelconque perche a la minorité (10%).

Les états généraux réclamés par le FPI n’est pas une priorité pour Ouattara. Il ne compte pas y accorder un intérêt particulier. Il n’est pas prêt à dialoguer avec la minorité. Il n’est pas prêt à faire des sacrifices afin d’accommoder les revendications légitimes d’une frange de la population.

Le Président Gbagbo avait fait d’énormes concessions et faire avaler des couleuvres aux populations au nom de la paix et la réconciliation. Pour cela, il avait use de l’article 48 faisant du chef d’état actuel un candidat exceptionnel. Un tel homme d’état est un véritable rassembleur. Le sieur Ouattara affectionne le désordre, l’exclusion et la marginalisation des autres ne partageant pas son idéologie. Ironiquement, il avait fait de ces concepts inventes de toutes pièces son cheval de bataille. Qui l’eut cru qu’une telle victime se transformerait en bourreau ? Violente question. Seul le Naba pardon le Chef d’état ivoirien pourra esquisser un semblant d’explications. Sous lui, le rattrapage ethnique et l’exclusion du FPI est devenue une règle d’or sinon une loi cardinale à respecter. Il faut à tout prix faire payer au FPI « son arrogance, ses crimes et sa tyrannie ». Nous sommes encore dans un état revanchard et non un état soucieux de réconcilier ses populations.

C’est aussi la preuve que le Chef d’état ivoirien ne veut pas de la réconciliation. La réconciliation, la vraie, exposerait dans les moindres détails son rôle plus que nocif et meurtrier depuis sa tentative de coup de force en Décembre 1993. C’est cela les états généraux et rien d’autre. Cela permettra de mieux appréhender la crise, trouver les fauteurs de troubles, se parler franchement et au besoin se pardonner mutuellement. Le pardon mutuel conduira à la réconciliation. Pour l’instant, la réconciliation version Ouattara, souhaite un peuple lié bras et pieds, totalement soumis, acceptant les nouvelles donnes et acceptant le vainqueur du jour. Ne pas aller en profondeur des problèmes de la crise mais plutôt les aborder avec une censure étatique afin d’éviter d’écorcher sa majesté le « Naba ivoirien ».

Voilà qui est donc clair !

M. Ouattara a pris tout un pays en otage parce qu’il fut rejeté dès sa tentative de prise de pouvoir de façon anticonstitutionnelle suite au décès du Président Houphouët-Boigny, le 7 Décembre 1993. La crise qui secoue la Côte D’Ivoire depuis cette date fatidique est l’œuvre d’un seul individu souhaitant vaille que vaille être Président de la République de Côte D’Ivoire. La guerre qu’a menée le sieur Ouattara à la Côte D’Ivoire par personnes interposées et par le rythme incessant des coups de force fut uniquement pour occuper la tête de ce pays.

Les arguments avancés sous le chapitre des revendications furent de la pure distraction pour les populations et une campagne  de diabolisation à l’endroit de ses rivaux politiques. Par conséquent, l’exclusion, la xénophobie, la marginalisation des populations du nord, les supposés charniers de yopougon et autres, l’assassinat des militants RDR, les viols collectifs des femmes du RDR, le massacre des 7 femmes du marché d’Abobo, les accusations de détournements de deniers publics et bien d’autres crimes furent de la pure invention et avaient un souci majeur, celui de salir au maximum un honnête citoyen et un vrai fils du pays, en l’occurrence le Président Gbagbo. Ceci explique d’ailleurs la vacuité actuelle du dossier impliquant le Président Gbagbo à la Haye. En d’autres termes, il n’y a pas de preuves réelles pesant contre le Président Gbagbo.

Le Chef d’état ivoirien a officiellement dédouané après l’aveu de la France, son rival politique, le Président Gbagbo lors de sa visite d’état dans le Gbèkè du 25 Novembre au 1er Décembre 2013. Les masques ont fini par tomber et celui du fauteur de trouble en la personne de M. Ouattara. Pour les crimes, l’on connaissait  jusque-là l’identité des co-auteurs indirects de la crise et depuis le 29 Novembre, l’auteur direct est connu : Le Chef d’état ivoirien, M. Alassane Dramane Ouattara (confessions du 29 Novembre 2013).

Est-ce l’aveu du Chef d’état ivoirien un lapsus ou une déclaration d’autosatisfaction ?

L’aveu du Chef d’état ivoirien fut en réalité une menace à visage découvert à l’endroit des populations ivoiriennes et à son allié, M. Bédié, si par une quelconque tournure constitutionnelle, sa candidature est rejetée pour les échéances de 2015, sa véritable obsession. Cet homme de peu de foi ni loi rendrait comme il l’avait fait 10 ans durant, le pays ingouvernable grâce à l’aide de ses mercenaires, sa soldatesque (FRCI), la force Licorne (armée française) stationnée en Côte D’Ivoire et l’ONUCI. En clair, M. Ouattara impose sa candidature aux élections prochaines à coups de crosse de fusil en parfaite connaissance de son inéligibilité pour nationalité douteuse.

L’on se rappelle de 2005, suite aux accords de Pretoria, l’usage de l’article 48 de la Constitution de Juillet 2000 par le Président Gbagbo afin de faire de MM. Ouattara et Bédié, des candidats exceptionnels aux élections de 2010. L’un (M. Ouattara) fut frappé par l’article 35 pour nationalité douteuse et l’autre (M. Bédié) avait dépassé l’âge requis.

L’article 48 ne peut être utilisé par le Chef d’état actuel afin de se présenter aux élections de 2015 car cet article est uniquement utilisé en cas de guerre ou de catastrophes naturelles empêchant la tenue des élections. Ce qui n’est pas le cas en ce moment car tous y compris le Chef d’état ivoirien, soutiennent que le pays est en paix, en sécurité et en plein chantier.

Par conséquent, l’article 48 devient caduc.

Aussi, l’article 48 ne peut être utilisé afin de régler les problèmes d’identité d’un Chef d’état en fonction.

L’aveu pouvait aussi s’apparenter à un lapsus si le Chef d’état ivoirien n’avait pas fait d’autres déclarations incendiaires.

Pour une excellente compréhension de l’état d’esprit du Chef d’état ivoirien, un certain nombre de facteurs doit être considéré pour la circonstance.

M. Ouattara se trouvait en territoire connu, acquis et conquis, son fief ou bastion. Bouaké fut le bastion et la capitale des zones ex- assiégées ou CNO. La population locale a entièrement disparu pour laisser place à une colonie étrangère en provenance de la sous-région. Bouaké n’est plus aux Baoulés mais plutôt à l’ensemble des pays de la sous-région.

Les chiffres actuels soutiennent que sur 5 Bouakéens ou Bouakois, 4 sont de la sous-région.  En d’autres termes, le sieur Ouattara s’adressait à « ses parents et militants » et non à des ivoiriens. Par conséquent, il s’exprimait avec assurance et aussi rassurait ses parents un peu pessimistes quant aux échéances électorales de 2015. Aussi, il exerçait une pression à peine voilée sur l’opposition (FPI) et son électorat « estimé à 10% de la population ».

« Je veux que les journaux les informent pour qu’ils se préparent. Mettons-nous au travail au lieu de se rassembler et distraire tout le monde. Les élections présidentielles prochaines auront bien lieu en octobre 2015 et 2015 c’est dans moins de deux ans, je les invite à se mettre au travail et à préparer les élections de 2015. Moi, je ne vais pas rattraper le temps perdu, les élections auront bien lieu en octobre 2015. Il y a eu une époque des conférences nationales mais c’est une époque révolue. On ne peut pas se mettre à se remuer tout le temps. Ce n’est plus opportun. Je ne sais pas à quoi serviront les états généraux de la république ». Dixit M. Alassane Dramane Ouattara.

Quant à la rébellion nordiste de 10 ans ayant pourri l’environnement politique en Côte D’Ivoire, un clin d’œil plus que furtif s’impose.

Le Chef d’état a longtemps nié et rejeté « les accusations vaines du FPI lui attribuant la paternité de la rébellion ». Les éléments audio-visuels sont encore disponibles pour étayer notre thèse.

M. Ouattara soufflait du froid et du chaud dans la politique ivoirienne. Il tentait maladroitement et hypocritement de passer pour le défenseur des sans voix, des exclus et marginalisés, l’avocat du respect strict des droits de l’homme, « choses manquant gravement à ses opposant ou rivaux politiques ».

Aussi, il menaçait sous cap et en sourdine les différentes autorités en place avec des propos séditieux et incendiaires du genre « Je frapperai ce pouvoir moribond et il tombera comme un fruit mur (à l’endroit de M. Bédié de 1993-1999) » et « Je rendrai le pays ingouvernable (à l’endroit du Président Gbagbo de 2000 à 2011 avec plusieurs  tentatives de coups d’état, une rébellion de 10 ans et une guerre civile) ».

M. Ouattara souhaitait conserver une sorte de réputation d’homme démocrate, soucieux des droits de l’homme et se battant pour l’Egalite entre les ivoiriens. En réalité, c’est un véritable inculte politique, utilisant une quelconque misère des populations du nord, misère qu’il a lui-même créée avec l’introduction de la carte de séjour en 1990, marginalisant les personnes avec les patronymes musulmans, un véritable putschiste, le fossoyeur de l’économie ivoirienne, un corrompu à souhait, un despote, un tyran et un génocidaire.

Le génocide fut attribué malicieusement au Président Gbagbo pendant son mandat à la tête de l’état ivoirien. Désormais il est hors d’état de nuire aux populations car détenu à la Haye. Alors comment expliquer les fosses communes et les charniers découverts çà et là dans l’ouest du pays entre Mai 2011 et Août 2013 ? Serait-il l’œuvre du Président Gbagbo depuis sa cellule de la Haye ? Serait-il celui-là même qui dirige les commandants FRCI à massacrer impunément les populations et abuser les droits de l’homme des citoyens ivoiriens ? Qui est en réalité le responsable de toutes ses tueries inutiles ?

La confession du 29 Novembre 2013 nous apporte tous les éléments nécessaires à cette question. Seul M. Ouattara est responsable des milliers de morts d’innocentes personnes pour son ambition à vouloir diriger un pays autre que le sien. A quand donc la saisie du dossier par la CPI et l‘émission de mandats d’arrêt international à l’endroit du Chef d’état ivoirien, le PAN Soro Guillaume et les commandants FRCI ?

Pour l’instant, le Président Gbagbo croupit dans les geôles de la CPI pour les crimes de M. Ouattara. C’est cela la justice occidentale ou internationale. L’innocent paie pour les crimes du véritable coupable pour la simple raison qu’il a refusé de se soumettre au diktat de la communauté internationale. Que faut-il attendre d’autres de la part de cette communauté internationale et sa justice ou sa juridiction internationale, la CPI qui se veut indépendante, impartiale et blanche comme neige ? Rien ! Absolument rien !

Le dossier Laurent Gbagbo est hautement politique, habilement maquillé de termes juridiques afin de le maintenir loin de la politique, le punir et en faire un exemple pour les éventuels récalcitrants ou souverainistes tentant de rééditer les exploits du plus célèbre prisonnier de la Haye.

Le dossier Laurent Gbagbo est entièrement vide, totalement défaillant en plusieurs points, très faible de sorte à provoquer un quelconque procès en bonne et due forme.

Le ballet politico-juridique que la Procureure Fatou Bensouda et les juges de la Chambre Préliminaire 1 nous ont habitué, n’est que l’expression d’une communauté internationale aux abois, incapable de gérer un dossier aussi gênant que celui de leur ennemi commun, le Président Gbagbo. L’on ne peut apporter des preuves à partir de rien. Le faire, c’est fabriquer des preuves sur mesure et pour la circonstance afin d’écrouer un innocent, un souverainiste luttant pour de meilleures conditions pour sa population, une indépendance totale des états africains sous le poids énorme de la françafrique, les maintenant dans une servitude inimaginable 60 ans après les soit disant indépendances des états africains. Cette politique française ou occidentale n’est rien d’autre que le prolongement de leur attitude négrière remontant à la période où les africains furent considérés comme des « nègres, des sous-hommes » auxquels il fallut apporter une quelconque civilisation. Cette attitude n’a point changé les rapports entre l’occident et les états africains, états qui demeurent jusqu’à nos jours une source intarissable pour la richesse économique de l’occident.

L’indépendance des états africains en 1960 ne fut plutôt la célébration de la cogérance des états africains, positionnant des préfets locaux ayant embrassé et épousé la domination occidentale. Pouvait-il en être autrement que le colon d’hier confie de vastes richesses aux « nègres et sous-hommes » en l’espace d’un tour magique ? Sommes-nous encore à célébrer l’indépendance acquise depuis les années 60 ? Sommes-nous réellement indépendants ?

L’attitude de la CPI de Fatou Bensouda vis-a-vis de la rebellion de M. Ouattara trouve desormais une explication plus aisee. Selon la Procureure Fatou Bensouda, la negresse de service, son bureau s’attele a la criminalisation et le jugement des pro-Gbagbo avant de s’interesser aux rebelles ou chefs rebelles de M. Ouattara. Elle soutient que c’est un processus qu’elle suit de facon assidue et methodiquement afin de situer les responsabilites des uns et des autres dans la crise post-electorale. Pour l’instant c’est le cas des pro-Gbagbo et cela lui a déjà valu plus de deux ans de son mandat de son mandat de 7 ans. Combien de temps cela lui prendra afin de clore le chapitre des crimes des pro-Gbagbo ? 3 ans ? 4 ans ? 5 ans ? A quand le proces des pro-Ouattara ?

Pour l’instant, la Procureure Fatou Bensouda ne veut pas entendre parler d’un quelconque proces des pro-Ouattara. Son attitude est que ces rebelles et leur mentor M. Ouattara ont sauve le bateau ivoire des « griffes d’un tyran de la trempe de M. Gbagbo ». En d’autres termes, ce sont des sauveurs, des anges et leur implication dans la rebellion et la guerre de Mars/Avril 2011 fut totalement justifiee. Par consequent, l’on ne peut que les feliciter et non les punir. C’est d’ailleurs la meme attitude partagee par le Chef d’etat ivoirien dans son discours du 29 Novembre 2010 :

« Les rebelles nous ont débarrassé d’un tyran. Donc, par conséquent, je me devais de les féliciter. Et c’est ce que j’ai fait » Dixit Ouattara.

Ces propos du Chef d’etat ivoirien expliquent l’impunite en Cote D’Ivoire et l’immunite particuliere dont jouissent les chefs rebelles et les militants du RDR. A la lecture des propos du Chef d’etat ivoirien, l’on comprendra aisement que les rebelles et militants RDR ont absolument carte blanche de sevir en toute impunite. Ils ne seront jamais inquietes ni par les autorites judiciaires ivoiriennes ni par la Cour Penale Internationale. L’on ne felicite pas des criminels mais plutôt des gens ayant sauve la vie de millions d’ivoiriens sous « la tyrannie de M. Gbagbo ». Comment esperer punir ces gens-la ? Il est virtuellement impossible d’explorer cette option. Par consequent, l’impunite est et demeura en place tant que lui, le chef rebelle soutenu par la communaute internationale est au pouvoir. Par consequent, les chefs rebelles ne seront jamais poursuivis par le bureau du Procureur. Ceci explique la lenteur des poursuites a l’endroit des pro-Ouattara et l’accent special sur les pro-Gbagbo afin de faire d’eux les uniques responsables des crimes commis pendant la crise post-electorale meme avec le statut de co-auteurs indirects. Impensable ! Incroyable ! Telle est la triste realite de la justice occidentale. Que faut-il donc esperer du proces du President Gbagbo dans de telles circonstances ? Sans etre des defaitistes, nous soutenons que les occidentaux ne peuvent abandonner M. Ouattara apres avoir investi des milliards CFA dans la rebellion et la guerre contre le President Gbagbo. Aussi liberer le President Gbagbo serait le dedouaner de tous les supposes crimes pesant contre lui. Ils ne sont pas prets a se compromettre ou se discrediter, d’où le statut quo ou le prolongement de la detention du President Gbagbo. Tous ces reports et refus des quetes de liberte provisoire sont en realite, le refus de la communaute internationale de liberer le President  Gbagbo et prendre l’entiere responsabilite de leur implication ou complot contre l’etat ivoirien. Si un individu ou une structure doit payer, ce ne sera jamais eux mais plutôt le President Gbagbo.

C’est cela la loi de la justice internationale. L’innocent paie pour les crimes des veritables coupables. Par consequent, l’on ne peut esperer voir le President Gbagbo sortir libre des griffes de la justice internationale a travers les proces mais plutôt par une action concertee et d’envergure, exercant des pressions politiques enormes sur les grands de ce monde.

En ce qui concerne les 10% que representerait le FPI, selon les propos du Chef d’etat ivoirien, un arret sur images des resultats des elections de 2010 s’impose.

En effet, le Conseil Constitutionnel avait donne le President Gbagbo , gagant avec un score de 51.9%. La CEI (Commission Electorale Independante ?) aux mains d’un proche des proches de M. Ouattara, en l’occurrence, M. Youssouf Bakayoko, avait quant a lui annonce le taux de 54.1% pour son mentor, M. Ouattara et 48% pour le President Gbagbo. Ce sont d’ailleurs ces chiffres eronnes qui furent circules ou diffuses a travers le monde gace aux soins des media occidentaux. De nos jours, le CChef d’etat quant a lui, soutient que le FPI represente seulement 10% de l’electorat. En clair des chiffres officiels (51.9% pour M. Gbagbo) en passant a ceux (chiffres officieux) de la CEI (54.1% pour M. Ouattara) a ceux du Chef d’etat ivoirien (10%), l’on se perd en conjecture. Soit le Chef d’etat ivoirien a serieusement gagne en popularite depuis son accession tragique au pouvoir ou soit il prepare les ivoiriens a sa prochaine victoire aux elections de 2015. Nous soutenons la seconde option. Le Chef d’etat informait de facon voilee sa victoire prochaine afin que cela ne soit point contestee. Avec 10% de l’electorat sur une population de 24 millions, il est virtuellement impossible au FPI de remporter les echeances electorales. L’on s’accordera qu’avec 90% de l’electorat, une victoire est plus que certaine voire un plebiscite, avec des chiffres sovietiques. Le decor est ainsi plante.

Le souhait du FPI (10% de l’electorat) de voir des etats generaux devenir une realite afin de saisir tous les aspects de la crise actuelle n’est pas du tout du gout du Chef d’etat. Aussi, pour lui, c’est une perte de temps. Il faut selon lui, mettre de cote toutes ces conferences et autres qui ne font pas reellement avancer les choses en Cote D’Ivoire. Il faut selon lui, se mettre au travail et se preparer aux elections de 2015, son obsession majeure. Par consequent, il ne peut accorder un interet particulier a leur demande et surtout qu’ils representent seulement 10%. 10% representent 2 400 000 personnes sur une population de 24 millions. En fait une goutte d’eau, une population insignifiante. Le faisant, ne serait-il pas en train de créer des frustres comme il le fut par le passe et ayant entraine des coups d’etat et la rebellion ?

Un Chef d’etat qui neglige une frange de sa population au profit de la majorite n’est pas digne de se faire appeler un homme d’etat. C’est une violation flagrante des articles 30 et 34 de la Constitution de Juillet 2000 :

Article 30

« La République de Côte d’Ivoire est une et indivisible, laïque, démocratique et sociale.

Elle assure à tous l’égalité devant la loi, sans distinction d’origine, de race, d’ethnie, de sexe et de religion. Elle respecte toutes les croyances.

Son principe est le gouvernement du peuple par le peuple et pour le peuple ».

Article 34

« Le Président dela Républiqueest le Chef de l’État. Il incarne l’unité nationale. Il veille au respect dela Constitution. Ilassure la continuité de l’État. Il est le garant de l’indépendance nationale, de l’intégrité du territoire, du respect des engagements internationaux ».

Pendant la crise ivoirienne sous la presidence de M. Ouattara, tous les sacrifices mais les plus humiliants furent consentis afin de satisfaire M. Ouattara et sa rebellion. Quel est le sacrifice fait par le sieur Ouattara afin de juguler la crise actuelle ? Aucun ! Il est plutôt defiant et menacant a l’endroit des populations dont les revendications l’agacent terriblement. Peut-on considerer un tel homme d’etat comme un rassembleur ou un homme epris de paix et soucieux pour la reconciliation ? Non ! Non et non ! Ces propos du 29 Novembre ont defintivement clos le debat sur la paix et la reconciliation en Cote D’Ivoire.

Avant de clore ce dossier exclusivement reserve aux balivernes et idioties du Chef d’etat ivoirien, un dernier clin d’œil aux populations et aux leaders politiques de l’opposition.

Est-il possible de faire la politique dans un etat barbare et dans le desordre ? Sont-ils des desordones a l’image du Chef d’etat ivoirien ou sont-ils pour la legalite, l’etat de droit, la democratie, les droits de l’homme, la protection des libertes individuelles et surtout pour le strict respect de la Constitution de Juillet 2000 ? Pourquoi se font-ils complices des idioties et des violations flagrantes des droits constitutionnels des ivoiriens en restant presque muets, inactifs et soumis ? est-ce la peur de gouter aux horreurs de la prison ou de se faire physiquement eliminer ?

Ce rapport entre les politiques de l’oppostion et le Chef d’etat ivoirien encourage ce dernier a demeurer defiant et narguer a longueur de journee les populations meurtries et cherchant qu’ une bouee de sauvetage soit de ses leaders ou du createur lui-meme. Ces populations sont plus que motivees, mobilisees et n’attendent qu’un mot d’ ordre afin d’occuper les rues. Tristement ce mot d’ordre tarde toujours a se materialiser car l’on caresse le Chef d’etat dans le sens des poils, esperant soit l’avoir a l’usure ou aux sentiments. Comment peut –on avoir un sanguinaire aux sentiments ? Seuls les politiques peuvent esquisser des elements de reponses. En attendant, les populations meurent de faim ou sous les balles assassines des FRCI pendant que les politiques se perdent dans des discours d’apaisement, de reconciliation et de paix. De quelle reconciliation ou paix parlent-ils ? Ont-ils reellement la foi que cela chose faite sous le mandat tortionnaire et totalitaire de M. Ouattara ?

L’hesitation des politiques a ne pas prendre le taureau par les cornes de peur d’etre taxe de trouble fete ou de subversif, expose dangereusement les populations qui ne savent plus a quel saint se vouer. Pendant qu’ils hesitent, les populations meurent par cascade d’où les propos du Chef d’etat ivoirien soutenant 10 % que cette population representerait. En clair, en plus des massacres, la naturalisant tout azimut des soit disant apatrides par milliers sinon millions et la colonisation de la Cote D’Ivoire par les ressortissants de la sous-region, il est tout a fait naturel que le Chef d’etat soutienne 10% comme la population ou l’electorat du FPI. Cela s’est fait et dit sous les regards impuissants des leaders politiques de l’opposition sans qu’ils n’y trouvent quelque chose a dire ou denoncer. Ils se comporte comme si la Cote D’Ivoire est celle sous le President Gbagbo, un etat de droit ou les lois sont debattues avant d’etre adoptees. L’Assemblee Nationale est entierement aux mains du Chef d’etat ainsi que l’appareil electoral sans oublier le Conseil Constitutionnel aux mains d’un de ses proches en l’occurrence le Professeur Francis Wodie. En clair, les des sont pipes avant meme la tenue des elections et cela n’inquiete ni n’interpelle pas les leaders politiques de l’opposition. A cette allure, nous pouvons soutenir sans aucune hesitation, que la Cote D’Ivoire n’est pas prete a sortir de l’orniere.

Les recommandations du FDRC.

Tous les maux de la société ivoirienne, les problèmes sociaux et politiques sont l’œuvre d’un seul individu : M. Alassane Dramane Ouattara.

Il est inutile de prétendre que les problèmes affectant les populations n’ont rien de politique. Les personnes n’ayant pas pris part aux élections de Novembre 2010 ou prétendant être neutres, sont aussi victimes de la politique de M. Ouattara. L’absence de paix, de démocratie, des droits de l’homme, de sécurité des biens et des personnes, la cherté de la vie, le chômage technique et ethnique, le rattrapage ethnique, l’éducation, les salaires bloqués et sans avancement, la santé pour tous, la pension et retraite, la rareté de l’argent et bien d’autres affectent tout le monde sans distinction. Seuls le clan Ouattara et ses Ex com. bénéficient des retombées financières du pays. Ils ne se gênent même pas à étaler leur richesse mal acquise et dans le sang des ivoiriens.

Cependant, nous ruminons impuissants notre colère et notre ras-le-bol dans nos salons privés, en attendant qu’un miracle quelconque s’opère.

Pendant que nous attendons ce geste divin, nous mourons de faim, de maladies ou sous les balles assassines des FRCI. Il est évident que le gouvernement actuel ne vienne jamais à améliorer les conditions des populations puisque dans les faits, elles sont heureuses de leur sort.

Une nouvelle mentalité combattive s’impose à tous. La diaspora doit changer de tactiques pour imposer sinon forcer le changement. Les populations ivoiriennes doivent forcer l’avènement d’une société plus juste, égalitaire, tolérante, démocrate et profitable à tous.

Article 31

« La souveraineté appartient au peuple ».

L’appel à la mobilisation intensive et actions d’envergure.

  • Aux associations des consommateurs victimes de la cherté de la vie et la rareté de l’argent en circulation : Sortez manifester votre ras-le-bol en occupant les capitales et villes aussi longtemps que nécessaire. Refuser de payer les factures de la CIE/SODECI jusqu’ à la révision des taxes sauvages ajoutées et au retour des factures normalisées et à portée des bourses.
  • Aux associations et syndicats des élèves et étudiants : Votre système éducatif est en sérieuse panne. Vos diplômes n’ont aucune valeur hors du pays car de mauvaise qualité : Sortez des classes manifester votre ras-le-bol pour des classes à effectifs pléthoriques, sans micro, toilettes, restaurants, équipements didactiques, le cout élevé des inscriptions, l’inscription en ligne, l’occupation des cités universitaires par les FRCI, le manque de salles de TD, d’amphis, de cars de transport, de bourse et bien d’autres choses. Occuper les rues, capitales et villes aussi longtemps que nécessaire.
  • Aux associations et syndicats des transporteurs : Garez vos véhicules afin de mettre fin aux tracasseries routières et au racket des FRCI. Manifestez votre ras-le-bol jusqu’à ce que vous obteniez gain de cause. Exigez la réduction du cout de l’essence et du gasoil et bien d’autres choses affectant votre profession.
  • Aux associations et syndicats des travailleurs, fonctionnaires et agents de l’état : Restez loin de vos lieux de travail et occupez les rues aux côtés de vos enfants déscolarisés et les associations des consommateurs pour les salaires souvent impayés, en retard, bloqués et sans garantie de hausse, d’avancement et de promotion.
  • Aux médecins, infirmiers, infirmières, sages-femmes, filles et garçons de salles, agents des hôpitaux et établissements sanitaires : Arrêter immédiatement le travail et exiger des meilleures conditions de travail, la garantie de l’emploi jusqu’à la retraite, un statut particulier ou une grille salariale décente, la hausse des salaires et les avancements sociaux, la sécurité du personnel soignant et des hôpitaux et bien d’autres revendications d’ordre professionnel. Assurez uniquement un service restreint pour les urgences jusqu’à la satisfaction de vos doléances.
  • Aux chômeurs diplômés et aux enfants et jeunes déscolarisés : Occupez les artères des grandes villes, capitales jusqu’à ce que gain de cause s’en suive. M. Ouattara vous a promis un million d’emplois. Cependant, il n’embauche que ses militants. Les concours professionnels sont aussi l’objet de rattrapage ethnique.
  • Aux partis politiques : Exiger la restauration de l’état de droit, la démocratie, la justice pour tous, la fin de l’impunité, la libération pure et simple des détenus politiques et militaires, le retour des exilés, la révision de la composition de la CEI, l’encasernement des FRCI, la réhabilitation des forces régaliennes en les équipant d’armes à feu, moyens de locomotion et de communication, la restitution des postes de Police et Gendarmerie encore illégalement occupés par les FRCI, la restitution des camps paramilitaires tels la BAE aux éléments de la Police, la mise en place d’un nouveau programme DDR, la loi sur la refonte de l’armée, le rapatriement des Dozo dans leur sphère géographique et bien d’autres choses de nature à faire évoluer la vie politique en Côte D’Ivoire. Organiser des marches et sit-in d’envergure à travers le pays. Multiplier les meetings géants à travers le pays jusqu’à ce que le gouvernement ivoirien satisfasse toutes vos doléances.
  • Aux forces régaliennes (Police et Gendarmerie) : Exigez la réhabilitation de vos corps, unités, de vos lieux de travail (postes de Police et Gendarmerie), la restitution des postes de Police et Gendarmerie, des camps militaires et paramilitaires, la dotation en armes à feu, moyens de communication et de locomotion, le désarmement des éléments ou supplétifs Dozo dans les postes de Police et des corridors, la démobilisation et rapatriement des supplétifs Dozo jouant les rôles régaliens, l’amélioration des conditions de travail, la hausse des salaires et la restitution des avantages sociaux accordés sous l’administration Gbagbo, la fin du rattrapage ethnique à la tête des chaines de commandement et au sein des unités, la revalorisation des concours d’entrée à la Police et Gendarmerie sur la base des diplômes et non du rattrapage ethnique, la loi sur la refonte de l’armée et du statut des corps chargés de la sécurité etc. Occuper les rues, ministères de tutelle, camps et autres lieux stratégiques ou névralgiques jusqu’à la satisfaction de vos doléances. Désobéir à la hiérarchie militaire et refuser d’accomplir vos missions et taches régaliennes.
  • Aux populations ivoiriennes : Prenez la rue pour soutenir les différentes actions des associations et syndicats en guise de soutien et pour l’amélioration du paysage politique et économique du pays. Manifestez-vous pour vos enfants déscolarisés, sans emploi, victimes des balles assassines des FRCI, victimes de la drogue et de la prostitution, la cherté de la vie, l’absence de sécurité pour vos biens et personnes, pour l’intimidation constante des FRCI, les soins médicaux très élevés, les hôpitaux sous-équipés et bien d’autres choses. Vous devez occuper les rues jusqu’à ce que les conditions changent ou que le pouvoir abdique.
  • Aux planteurs et producteurs de cacao, café, palme à huile, hévéa, noix d’acajou et autres : Refusez de vendre vos produits à vil prix. Exigez un prix décent fixé par l’état. Exigez la fin des tracasseries des FRCI dans les plantations et villages. Exigez le départ des FRCI des villages et exigez la fin des tracasseries routières. Exigez des statuts de producteurs et une prise en charge médicale. Exigez la construction des dispensaires, centres de santé, équipement  des établissements sanitaires, l’éradication de certaines maladies tropicales et le bitumage des pistes villageoises pour le transport des marchandises.
  • Aux parents des victimes et victimes de Septembre 2002, Novembre 2004 et la crise post-électorale de 2010/2011 à nos jours : Revendiquez que justice soit rendue à toutes ces victimes.
  • A la diaspora ivoirienne : Multiplier les marches, sit-in désormais devant les chancelleries Ivoiriennes, françaises, anglaises, américaines, les institutions internationales telles l’ONU, l’Union Européenne, le Haut-Commissariat pour les Réfugiés, Amnesty International, RFI, France 24, BBC, CNN et bien d’autres jusqu’à ce que les choses changent en Côte D’Ivoire.

Fait à Londres le 1er Decembre 2013.

Nick De Bessou
Juriste & Anthropologue Politique.
Président du FDRC.
Forum pour la Démocratie et la Résolution des Crises.
nickdebessou.over-blog.com
@nickdeBessou1

Publicités

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.