1385294096Après avoir visionné un film sur la crise ivoirienne/ DOMINIQUE JOSSE (responsable Afrique du Parti Communiste Français) : « LE DOSSIER DE LA CPI CONTRE GBAGBO EST CREUX…»

Rencontre d’échanges pour comprendre sans haine ni ressentiment les implications et les relents de la crise ivoirienne. Voilà le tableau sur lequel les organisations de la résistance de la diaspora ivoirienne ont inscrit ce samedi 23 novembre, la projection-débat du film documentaire du journaliste italien,
Sylvestro Montanaro sur la crise ivoirienne. Des autorités politiques françaises ont assisté à la cérémonie…

«Le film que nous venons de voir cherche la vérité en donnant à comprendre ce qui s’est réellement passé et la nature du régime actuel en Côte d’Ivoire. Faire toute la lumière et dire la vérité en toute clarté sur ce qui s’est passé ces dix dernières années.

C’est une question très lourde. Et ce n’est pas possible de penser l’avenir de la Côte d’Ivoire en masquant cette vérité. Jusque là, il n’y a personne du camp Ouattara qui est inquiété. Les rebelles ont pourtant commis des exactions en Côte d’Ivoire…Il ya aussi les implications de la domination économique de la France sur la Côte d’Ivoire… En réalité, la CPI a un dossier creux à l’égard Gbagbo.» C’est en ces termes que M. Dominique Josse, responsable du collectif Afrique du parti communiste Français a décrit le drame politico-militaro-judiciaire qui se joue actuellement en Côte d’Ivoire et ce, après avoir visionné « Francia in nero »(LA FRANCE DANS LE NOIR) le film documentaire du journaliste d’investigation italien, Sylvestro Montanaro sur la crise ivoirienne.

C’était ce samedi 23 novembre 2013, au 8 de la rue Godillot à Saint-Ouen. A l’initiative de deux associations de résistance de la diaspora ivoirienne notamment le Comité de Résistance pour la Démocratie (CRD) et Halte Génocide. Plusieurs personnalités politiques françaises,dont un membre du puissant Sénat Français, des avocats, les leaders de la galaxie patriotiques de la Diaspora accompagnés une fois n’est pas coutume, de medias français – le Parisien, L’Humanité, Le grigri international et l’Equipe ont assisté à la projection.

GBAGBO N’EST PLUS PERÇU
COMME UN MAUVAIS PERDANT

D’une durée d’un peu plus de 45 minutes, le film du journaliste de la chaîne italienne RAI 3 a, selon les experts de la communication institutionnelle et politique présents au visionnage, contribué à changer depuis sa diffusion en Europe, la perception des occidentaux des choses en Côte d’Ivoire. Les interrogations, la soif de compréhension, le nouveau souci du discernement, tout cela ajouté à l’échec flagrant de Fatou Bensouda, procureure de la CPI à trouver des preuves fiables contre Gbagbo ont totalement modifié la donne. Il est désormais loin le temps où Gbagbo n’était dans l’opinion de l’occident qu’un dictateur, mauvais perdant qui a refusé la victoire de son adversaire politique au dernier tour de la présidentielle de 2010. Pourquoi les poursuites judiciaires sont-elles dirigées contre un seul et unique camp alors que les preuves de l’implication flagrante des hommes de Ouattara dans de graves exactions contre les populations civiles en Côte d’Ivoire existent ?

Ces questions et tant d’autres choses ont dominé les débats après la projection du film documentaire. L’horizon de la libération de Gbagbo n’étant plus bouché, les politiques occidentaux veulent sans doute se démarquer du régime d’Abidjan aussi fréquentable qu’une mare aux crocodiles. C’est ce qui explique selon les organisateurs de la cérémonie, Pacôme Zegbé du CRD et Matilde Tépo de « Halte Génocide », les raisons de cette présence politique et médiatique de qualité. Soulignons pour finir qu’attendu,
le journaliste Italien n’a pas pu faire le déplacement de Paris pour des problèmes familiaux. Toutefois, Sylvestro Montanaro s’est adressé au public, aux médias et aux personnalités politiques qui ont fait le déplacement par vidéo conférence.

Augustin Djédjé – eventnewstv

 

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