L’humanité est en train de sombrer à cause de la criminalité de Washington

L’humanité est en train de sombrer à cause de la criminalité de Washington

Les américains vont bientôt être enfermés dans un pays avec un État policier irresponsable sauf si les représentants et les sénateurs américains trouvent le courage de poser des questions et de sanctionner les responsables du pouvoir exécutif qui enfreignent la loi, violent la Constitution, dissimulent des informations au Congrès, et donnent de fausses informations sur leurs crimes contre le droit, la Constitution, le peuple américain et ceux de l’Afghanistan, du Pakistan, du Yémen, de l’Irak, de la Libye, de la Syrie, de la Somalie, de Guantanamo et d’ailleurs. Le Congrès doit utiliser le pouvoir de destitution que la Constitution prévoit et cesser d’être inféodé au pouvoir exécutif sans foi ni loi. Les États-Unis ne font face à aucune menace qui justifie l’illégalité et l’abus de pouvoirs qui caractérisent le pouvoir exécutif au 21e siècle.

La destitution est le pouvoir le plus important du Congrès. La destitution est ce qui protège les citoyens, la Constitution et les autres branches du gouvernement de l’abus par l’exécutif. Si le pouvoir de révoquer des responsables de l’exécutif abusifs n’est pas utilisé, le pouvoir cesse d’exister. Un pouvoir inutilisé est comme une loi qui reste lettre morte. Son autorité disparaît. En acquiesçant aux illégalités du pouvoir exécutif, le Congrès a permis à l’exécutif de se placer au-dessus de la loi et d’éviter de rendre des comptes pour ses violations de la loi et de la Constitution.

Le directeur de la National Intelligence, James R. Clapper a ouvertement menti au Congrès et demeure en fonction. Keith B. Alexander, directeur de l’Agence de sécurité nationale, a également trompé le Congrès, et il demeure en fonction. Le procureur général Holder évite dire la vérité au Congrès sur à peu près tous les sujets, et il reste également en poste. La même chose peut être dite pour le président Obama, l’un des grands mystificateurs de notre temps, qui est si allergique à la vérité que celle-ci trouve rarement le moyen de sortir de sa bouche.

Si un citoyen américain ment à un enquêteur fédéral, même s’il n’est pas sous serment, il peut être arrêté, poursuivi, et envoyé en prison. Pourtant, ces mêmes fonctionnaires fédéraux peuvent mentir au Congrès et aux citoyens en toute impunité. Quel que soit la manière de considérer le système politique américain, il n’a rien à voir avec un gouvernement responsable. En Amerika personne n’est responsable, sauf les citoyens, qui doivent rendre des comptes non seulement vis-à-vis de la loi mais aussi face à des accusations gratuites pour lesquelles aucune preuve n’est nécessaire.

Le Congrès a le pouvoir de destituer toute personne nommée par le Président ainsi que le Président lui-même. Dans les années 1970, le Congrès allait destituer le Président Richard Nixon simplement parce qu’il avait menti au sujet de la date à laquelle il a appris le cambriolage du Watergate. Pour éviter la destitution, Nixon a démissionné. Dans les années 1990, la Chambre des représentants avaient destitué le président Bill Clinton pour avoir menti sur sa liaison sexuelle avec une stagiaire de la Maison Blanche. Le Sénat n’a pas suivi, sans doute parce que beaucoup avaient eux-mêmes des aventures sexuelles et ne voulaient pas avoir des comptes à rendre à leur tour.

Dans les années 1970, quand je faisais partie du personnel du Sénat, les lobbyistes des entreprises envoyaient de jolies femmes pour séduire les sénateurs afin de pouvoir les faire chanter et obtenir leur soumission. Ne soyez donc pas surpris si la NSA a adopté cette pratique des entreprises.

Les irrégularités de Nixon et Clinton étaient mineures, et de bien peu de conséquence, par rapport aux crimes de George W. Bush et Obama, leurs vice-présidents, et l’ensemble de ceux qu’ils ont nommés. Pourtant, la destitution est «sur la table», pour reprendre l’expression devenue tristement célèbre de Nancy Pelosi. http://www.nytimes.com/cq/2006/11/08/cq_1916.html. Pourquoi les électeurs californiens enverraient-ils une personne au Congrès qui refuse de les protéger contre un pouvoir exécutif absolu ? Qui Nancy Pelosi sert-elle ? Certainement pas le peuple de Californie. Certainement pas la Constitution américaine. Pelosi est en totale violation de son serment d’office. Est-ce que les Californiens la rééliront encore une fois? Pas étonnant que l’Amérique aille mal.

La question primordiale est : Quel est le but de la surveillance de tous les Américains ? C’est une surveillance hors de toute proportion au regard de la prétendue menace terroriste. La Constitution américaine est ignorée et le droit national violé. Pourquoi ? Est-ce que le gouvernement américain a un agenda non déclaré pour lequel la «menace terroriste» est une couverture ?

Quel est cet agenda ? Quel agenda est plus important que la Constitution américaine et la responsabilité du gouvernement devant la loi ? Les citoyens ne sont en sécurité que si le gouvernement est responsable devant la Constitution et la loi. C’est une idée absurde que de penser que les américains sont plus menacés par le terrorisme que par un gouvernement avec un pouvoir absolu qui peut les exécuter, les torturer et les jeter en prison à perpétuité sans procès ou aucun motif valable. Sous Bush / Obama, les Etats-Unis sont revenus au pouvoir absolu des Césars, des tsars, et des autocrates.

Dans la célèbre pièce de théâtre, “A Man For All Seasons”, Sir Thomas More, chancelier d’Angleterre, demande: Alors, vous voulez que je réduise la loi afin de pourchasser les démons ? Et que ferons-nous, avec cette loi réduite, lorsque le diable sera en nous ?

C’est la question juridique le plus importante jamais posée, et elle est rarement posée aujourd’hui, pas dans nos facultés de droit, ni par nos associations d’avocats, et certainement pas par le (sic) ministère de la Justice ou les procureurs américains.

Les conservateurs américains considèrent les libertés civiles comme de simples excuses permettant à des juges libéraux de choyer des criminels et des terroristes. Ne vous attendez jamais à ce qu’un républicain conservateur, ou plus de deux ou trois d’entre eux, défende votre liberté civile. Les républicains ne croient tout simplement pas à la liberté civile. Les Démocrates ne peuvent pas concevoir que Barack Obama, le premier président noir dans le Bureau Ovale, membre d’une minorité opprimée, ne défende pas la liberté civile. Cette combinaison de désintérêt et de déni est la raison pour laquelle les Etats-Unis sont devenus un État policier.

La liberté civile a peu d’amis au sein du gouvernement, des partis politiques, des écoles de droit, des barreaux ou de la magistrature fédérale. Par conséquent, aucun citoyen n’est sécurisé. Récemment, une femme au foyer faisait des recherches pour une cocotte-minute sur internet, à la recherche de la meilleure affaire. Son mari était à la recherche d’un sac à dos. Le résultat a été que l’équipe SWAT entièrement armé est apparut à la porte demandant à fouiller les lieux et leur enjoignant de répondre à leurs questions.

http://www.theatlanticwire.com/national/2013/08/government-knocking-doors-because-google-searches/67864/

Je suis toujours étonné quand quelqu’un dit: «Je n’ai rien fait de mal. Je n’ai rien à craindre. “Si vous n’avez rien à craindre du gouvernement, pourquoi les Pères fondateurs ont mis des protections dans la Constitution que Bush et Obama ont démolie ? Contrairement aux pères fondateurs qui ont conçu notre gouvernement de manière à protéger les citoyens, le troupeau de mouton américain fait confiance au gouvernement pour sa propre disparition.

Glenn Greenwald a récemment expliqué comment la masse de données qui sont accumulés sur chaque Américain est exploité pour détecter tout signe de comportement criminel non liée au terrorisme. Etant donné que ces perquisitions sans mandat sont des preuves illégales dans un procès pénal, les autorités cachent la manière illégale dont la preuve a été obtenue afin de garantir la condamnation fondée sur des preuves obtenues illégalement.http://www.informationclearinghouse.info/article35773.htm

En d’autres termes, l’utilisation de la surveillance justifiée par la «guerre contre le terrorisme» s’est déjà propagée dans les poursuites des criminels de droit commun où il a corrompu les garanties juridiques et l’intégrité, le cas échéant, du système de justice pénale, les procureurs et les juges.

Ceci est juste l’une des nombreuses façons dont vous avez beaucoup à craindre, si vous pensez que vous faites quelque chose de mal ou non. Vous pouvez être inquiété pour les crimes basés sur des déductions tirées de votre activité sur Internet et des blagues avec des amis sur les médias sociaux. Les jurés rendus paranoïaques par la «menace terroriste» vous condamneront.

Nous devrions être très méfiants vis-à-vis de la motivation derrière l’espionnage universel des citoyens américains. Les autorités sont conscientes que la menace terroriste ne justifie pas l’espionnage inconstitutionnel et illégal. Il n’y a eu que très peu d’événements terroristes réels aux États-Unis, ce qui explique pourquoi le FBI doit trouver des gens désemparés autour desquels organiser un complot orchestré par lui afin de garder la «menace terroriste» vivante dans l’esprit du public. Au dernier décompte, il y a eu 150 «opérations d’infiltration» dans lequel le FBI a recruté des personnes qui sont déconnectées de la réalité, pour les engager dans un complot bien rémunéré conçu par le Bureau Fédéral. Une fois que les dupes sont d’accord, ils sont arrêtés comme des terroristes et le complot révélé, toujours avec la déclaration qui l’accompagne que le public n’a jamais été en danger, que le FBI avait le contrôle de la situation.

Lorsque 99% de tout le terrorisme est organisée par le FBI, pourquoi avons-nous besoin que le NSA espionne toutes les communications de tous les Américains et des gens dans le reste du monde?

Le terrorisme vient rarement de l’extérieur. La source est presque toujours le pouvoir en place. La police secrète tsariste faisait sauter des bombes dans le but d’accuser et d’arrêter les agitateurs du travail. Les nazis ont brûlé le Reichstag afin de décimer les communistes et prendre le pouvoir absolu au nom de la «sécurité publique». Une prétendue menace terroriste est une façon d’utiliser la peur pour bloquer l’opposition populaire à l’exercice arbitraire du pouvoir du gouvernement.

Afin d’être «à l’abri des terroristes”, la population américaine, avec quelques exceptions, a accepté la disparition de ses libertés civiles, comme l’habeas corpus, qui remonte à plusieurs siècles au Magna Carta comme une contrainte sur le pouvoir du gouvernement. Comment, alors, peuvent-ils se protéger de leur gouvernement? Les Américains sont aujourd’hui dans la même position que les anglais avant la Grande Charte de 1215. Les américains ne sont plus protégés, par la loi et la Constitution, de la tyrannie du gouvernement.

La raison pour laquelle les Pères fondateurs ont écrit la Constitution était de faire que les citoyens soient protégés vis-à-vis de leur gouvernement. Si les citoyens permettent au gouvernement de supprimer la Constitution, ils pourraient être à l’abri des terroristes étrangers, mais ils ne sont plus sûrs de leur gouvernement.

Qui pensez-vous a plus de pouvoir sur vous, les terroristes étrangers ou «votre» gouvernement?

Washington définit toute résistance à son impérialisme et sa tyrannie comme du «terrorisme». Ainsi, les américains qui défendent l’environnement, qui défendent la faune, qui défendent les libertés civiles et les droits humains, qui protestent contre les guerres et le vol du peuple en faveur des intérêts particuliers, deviennent tous des “extrémistes de l’intérieur”, le terme Homeland Security ayant été remplacé par «terroriste». Ceux qui ne sont pas en phase avec Washington et les puissants intérêts privés qui nous exploitent, nous et tous les autres peuples de la terre pour leurs profits et leur pouvoir, tombent du mauvais côté de division du monde en noir et blanc de Bush: «vous êtes avec nous ou contre nous».

Aux États-Unis la pensée indépendante est sur le point d’être criminalisées alors que les manifestations sont garanties par la Constitution ainsi que la liberté de la presse. http://www.theguardian.com/commentisfree/2013/aug/10/james-risen-prison-journalism-criminalised. Le principe constitutionnel de la liberté d’expression a été redéfini et est considéré maintenant comme une trahison, comme une aide à un ennemi indéterminé, et comme visant à renverser le gouvernement en jetant le discrédit sur ses motivations et en révélant ses méfaits secrets. Les locataires assoiffés de pouvoir de Washington ont mené les Etats-Unis si proche de la Gestapo en Allemagne et de la Russie stalinienne que ce n’est plus drôle. En effet, il est parfois difficile de voir la différence.

Les néo-conservateurs ont déclaré que les américains sont un peuple «exceptionnel» et «indispensable.” Pourtant, les libertés civiles des Américains ont diminué bien plus qu’ils ne sont devenus “indispensables” et “exceptionnels”. Nous sommes maintenant tellement exceptionnels et indispensables que nous n’avons plus aucun droit.

Et pas plus que le reste du monde. Le Néo conservatisme a créé un nouveau nationalisme américain dangereux. Les néoconservateurs ont donné à Washington le monopole du droit et doté ses agressions militaires d’une morale qui remplace les Conventions de Genève et les droits de l’Homme. Washington, du fait de son «exceptionnalisme», a le droit d’attaquer les populations dans les pays avec lesquels il n’est pas en guerre, comme le Pakistan et le Yémen. Il utilise la couverture de son «exceptionnalisme» pour assassiner des gens dans de nombreux pays. http://news.antiwar.com/2013/08/11/us-drones-pound-yemen-but-targets-arent-all-militants/print/. Hitler a essayé de commercialiser l’exceptionnalisme du peuple allemand, mais il lui manquait les compétences de Madison Avenue de Washington.

Washington est toujours moralement irréprochable, quoi qu’il fasse, et ceux qui dénoncent ses crimes sont des traîtres qui, dépouillés du cocon des libertés civiles, sont enfermés et maltraités jusqu’à ce qu’ils avouent leurs crimes contre l’État. Celui qui dit la vérité, comme Bradley Manning, Julian Assange, et Edward Snowden, sont étiquetés comme des ennemis de l’État et sont impitoyablement persécutés.

Comment la nation “indispensable, exceptionnelle” peut-elle avoir une politique diplomatique? Un département d’État ‘’néoconisé’’ peut-il être fondée sur autre chose que la coercition ? Bien sûr que non. C’est pourquoi Washington ne produit que la guerre et les menaces de guerre.

Où que l’on porte son attention, on entend toujours la même rengaine, Washington qui menace “nous allons vous bombarder et vous ramener à l’âge de pierre” si vous ne faites pas ce que nous voulons et si vous n’êtes pas d’accord avec ce que nous exigeons. Nous allons imposer des “sanctions”, l’euphémisme de Washington pour les embargos, et affamer vos femmes et vos enfants à mort, nous ne vous permettrons de recevoir aucune fourniture médicale, nous vous interdirons le système de paiement international à moins que vous ne vous repentiez et consentiez à être notre marionnette, et nous vous interdirons de publier vos bulletins d’information sur Internet.

C’est le visage que Washington présente au monde: le visage dur d’un vrai tyran.

La puissance de Washington survivre encore un peu, car il y a encore des hommes politiques en Europe, au Moyen-Orient, en Afrique, en Asie, en Amérique latine et au Canada, en Australie, en Nouvelle-Zélande, et les ONG en Russie, qui sont payés par le tout-puissant dollar. En échange de l’argent de Washington, ils approuvent l’immoralité de Washington et ses destructions meurtrières du droit et de la vie.

Mais le dollar est en train d’être détruit par l’assouplissement quantitatif, et l’économie américaine intérieure est en train d’être détruite par la délocalisation des emplois.http://www.manufacturingnews.com/news/TAA0731131.html

Rome était puissante jusqu’à ce que les germains cessent d’y croire. Ensuite, l’édifice pourri s’est effondré. Washington sera confronté tôt ou tard au même sort. Un régime illégal, inhumain, inconstitutionnel basée sur la seule violence, dénuée de toute morale et de toute compassion humaine, n’est pas acceptable pour la Chine, la Russie, l’Inde, l’Iran et le Brésil, ou les lecteurs de ces colonnes.

Le mal qu’est Washington ne peut pas durer éternellement. Les criminels pourraient détruire le monde dans une guerre nucléaire, mais l’illégalité et le manque d’humanité à Washington, qui assassine toujours plus de gens, n’est plus acceptable pour le reste du monde, pas même pour ses marionnettes européennes, malgré leurs leaders à la solde de Washington.

Gorbatchev a raison. L’effondrement de l’Union soviétique a été une débâcle pour le monde entier. Il a transformé les États-Unis de la “ville sur la colline», le «phare pour l’humanité”, en un état militariste agressif. Par conséquent, l’Amerika est maintenant méprisé par tous ceux qui ont une conscience morale et un sens de la justice.

Paul Craig Roberts

Traduction Avic

http://www.paulcraigroberts.org/2013/08/13/humanity-is-drowning-in-washingtons-criminality-paul-craig-roberts/

One Reply to “L’humanité est en train de sombrer à cause de la criminalité de Washington”

  1. Bachar al-Assad brise les projets de Barack Obama

    par Pierre Khalaf

    Partenaires | Beyrouth (Liban) | 2 septembre 2013
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    Bachar al-Assad brise les projets de Barack Obama

    Par Ghaleb Kandil

    La résistance de la Syrie face à la guerre coloniale, qui l’a prend pour cible depuis deux et demi, a ouvert la voie à de nouveaux équilibres internationaux susceptibles de libérer le monde de l’hégémonie américano-sioniste. En prenant appui sur cette résistance, les partenaires et les amis de la Syrie ont commencé à jeter les fondements de nouvelles relations sur les scènes internationale et régionales, un quart de siècle après la transformation de l’Organisation des Nations unies en instrument états-unien.
    Le projet d’agression contre la Syrie, sous le prétexte de l’utilisation par le régime d’armes chimiques contre sa population, place le monde à la croisée des chemins. Soit les États-Unis réussissent à renouveler leur hégémonie totale et assujettissent toutes les puissances émergentes, soit un nouvel ordre mondial est consacré, grâce à la résistance épique de l’État syrien, de son armée et de son peuple, conduits par le président Bachar al-Assad, devenu le symbole du refus du diktat étranger et du leader attaché, même au prix de sa vie, à l’indépendance de son pays.
    Le prétexte des armes chimiques n’a pas réussi à convaincre les opinions publiques occidentales de la pertinence d’une attaque contre la Syrie. La Russie et l’Iran ont démonté les arguments des États-Unis sur l’utilisation de gaz toxique par l’armée gouvernementale syrienne. Le président Vladimir Poutine a déclaré à ce sujet : « Les forces syriennes sont à l’offensive et cernent l’opposition dans plusieurs régions. Dans ces conditions, fournir un tel prétexte à ceux qui appellent à une intervention armée serait une absurdité totale. L’interception de conversations quelconques ne peut pas servir de base pour la prise de décisions fondamentales, notamment le recours à la force contre un État souverain ».
    Évidemment, l’Occident tente d’étouffer les révélations fracassantes de la correspondante de l’Associated Presse (AP) en Jordanie, Dale Galvak, qui a publié une enquête, étayée de témoignages de rebelles syriens, reconnaissant qu’une erreur de manipulation de leur part de gaz toxique fourni par l’Arabie saoudite, est à l’origine de la catastrophe chimique du 21 août, dans la Ghouta orientale.
    La résistance de Syrie, le soutien indéfectible de ses alliés, et la peur d’une puissante riposte, ont effrayé les États-unis. C’est donc un Barack Obama « faible », comme l’ont décrit les médias israéliens, « hésitant et confus », comme l’a qualifié le vice-ministre syrien des Affaires étrangères Fayçal Moqdad, qui a annoncé, samedi soir, le report de l’agression contre la Syrie. Abandonné par ses plus proches alliés, incapable de former une coalition internationale, Obama a lancé la balle dans le camp du Congrès, en décidant de lui demander l’autorisation avant toute frappe contre la Syrie. Le Congrès, soumis à de fortes pressions de la part de l’opinion publique (80 à 90 % des États-uniens sont hostiles à toute intervention de leur pays en Syrie), a annoncé qu’il examinera la requête du président à partir du 9 septembre. C’est-à-dire que les élus ont laissé à Obama tout le temps nécessaire pour trouver une issue au piège dans lequel il s’est lui-même enfermé. Il tentera de trouver une solution avec Poutine lors du G20, à Saint-Petersbourg, le 4 septembre.
    Mais quelle que soit la décision du Congrès, la Syrie est prête à se défendre. C’est le président Bachar el-Assad qui l’a encore réaffirmé dimanche. « La Syrie est capable de faire face à toute agression extérieure, a-t-il dit dans une déclaration diffusée par l’agence Sana. Grâce à la résistance de son peuple et de son armée elle continue d’accumuler les victoires jusqu’au retour de la sécurité et de la stabilité dans le pays ».
    De son côté, Fayçal al-Mokdad a estimé que « le Congrès états-unien doit faire preuve de sagesse (…) Les allégations sur l’utilisation par la Syrie des armes chimiques n’ont aucun fondement », a-t-il réaffirmé, en estimant que M. Obama était « clairement hésitant, déçu et confus quand il parlait (samedi) » car « personne ne peut justifier une agression injustifiable ».
    M. Moqdad s’en est aussi pris au gouvernement français, seul partisan d’une agression contre la Syrie après la défection de la Grande-Bretagne, du Canada et des autres alliés traditionnels de Washington. « Les politiciens français ont trompé le peuple français et se sont comportés de façon irresponsable. Ils ont falsifié les faits et soutiennent des organisations comme Al-Qaïda », a-t-il martelé.
    Le chef des Gardiens de la révolution iraniens a mis, de son côté, en garde contre une intervention militaire US en Syrie. « Le fait que les États-uniens croient qu’une intervention militaire sera limitée à l’intérieur des frontières de la Syrie est une illusion, elle provoquera des réactions au-delà de ce pays », a déclaré le commandant Mohammad Ali Jafari, cité par l’agence Isna.
    La Syrie est la forteresse de l’arabité et Bachar al-Assad est le défenseur de son étendard. Aucune menace ne parviendra à briser sa volonté. Il sera toujours le symbole des hommes libres, prêts à tous les sacrifices pour sauvegarder l’indépendance et la souveraineté de son pays face aux envahisseurs colonialistes et aux régimes rétrogrades arabes, qui véhiculent la pensée obscurantiste. Sa résistance sonnera le glas de l’hégémonie unilatérale états-unienne et consacrera un monde multipolaire

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