LE SOURIRE DU WEEKRND: VIVENT LES ELUS DES ELECTIONS COUPLEES

LE SOURIRE DU WEEKRND: VIVENT LES ELUS DES ELECTIONS COUPLEES

Ah non ! Je n’avais pas oublié cet événement. Je dormais même avec lui. D’ailleurs il m’empêchait de dormir. Pourquoi ? Il remuait mon oreiller. Pourquoi ? Hé ! Nous les ivoiriens et (…nes) ! Je nous connais trop ! Nous aimons poser des questions dont nous connaissons nous-mêmes les réponses. Rien que pour manger notre piment dans la bouche de l’autre. De toute façon, nous n’entendrons rien de moi. Je dis seulement que je n’avais pas oublié nos élections couplées.

          C’était un vrai mariage électoral. Et une telle union reste toujours mémorable. Juste parce qu’elle contient d’autres mariages intéressants, comme la cumulation égoïste des postes. Cette réalité, personne ne peut l’abolir, ni sous nos yeux sous nos cieux. Pourtant nous trouvons que ce système vieux n’est pas mieux. Mais nous en restons des esclaves. Des esclaves comme nous le sommes pour les prénoms des autres races et cultures. Pour ce système de cumulation de postes et les prénoms étrangers, nous acceptons d’être des esclaves. Héééé ! Arrêtez ce que vous voulez ajouter. Ce n’est pas dans mon discours que vous allez dire que nous acceptons aussi d’être des esclaves politiques. Qu’est-ce qui vous arrive au juste ?… Bon, je me calme et je continue. Mais que plus personne ne cherche à dévier la course de mon discours destiné seulement à nous faire rire.

         Je disais donc qu’en Côte d’Ivoire, nous sommes de super hommes politiques. Nooon ! Je ne nous taxe pas de gloutons ou d’égoïstes. Quoi ? J’ai déjà utilisé « égoïste ? Bon, ce n’est pas grave, je dirai à nous, que la langue m’a fourché, que j’ai voulu dire égocentrique ou égotiste. Han ? Ce sont encore des termes négatifs ? On dirait que c’est moi qui commets des impairs sur nous-mêmes, les super politic()iens.

         Bon, j’ai fini de couper, ou bien de faire l’atalakou que nous méritons ? Je peux décaler maintenant. Nous voyons nous-mêmes la vérité. Seul le PR,  (président de la république), par paresse ou par désintérêt, refuse d’être à la fois le maire de son village, de sa ville, député, ministre, etc. Nous, les autres, qui sommes pourtant en bas de lui, sommes juste des êtres aux capacités diverses. D’ailleurs, voici à ce sujet, les confidences irréfléchies de l’un d’entre nous, un super superman politique.

          « Tant pis pour les autres, si au cours de ces élections couplées, moi, déjà le grand député-ministre, je suis élu maire de ma ville et même Président Régional. Ils auraient dû avoir mon étoile, les autres. Ce qui m’intéresse, c’est que je cumule mes postes en plus de celui de PR. Ah ! Vous voyez maintenant pourquoi il faut lutter et que je lutte ? PR égale Président Régional. Ca, c’est le premier PR. Je m’en vais de façon louche vers l’autre titre de PR. Celui qui me fera, en plus de la mienne, commander toutes les régions du pays. Je suis malin, moi. Car, qui gère à la fois les postes de ministre, député, maire, président régional, tout en percevant son salaire de fonctionnaire d’Etat, peut bien gérer l’autre poste important de PR (clin d’œil).

          Tant pis pour la compétence et le résultat convaincant. La mienne suffit, même si elle se moque des autres ou du bien-être de notre pays. Les résultats, bof ! Mon étoile brille et elle doit briller. Tant pis pour ceux qui croyaient pouvoir se faire une place au soleil pendant que mes deux bras-tentacules seraient regroupés sur tous les postes. J’ai encore assez de poches où fourrer l’argent de ces activités toutes lucratives. Qui vous a dit qu’on vient à la politique pour agir en pauvre comme un religieux ? O Kpo ! » Et puis, qui peut prouver de nos jours, que les religieux sont aussi pauvres que ceux d’avant ? »

          Bon, je m’arrête là, même si des lecteurs parmi nous, risquent de se décourager et arrêter la lecture, en voyant que je ne donne pas à ce type la réponse qu’il mérite. Mais ne disons-nous pas que « découragement n’est pas ivoirien ? » C’est notre courage qui nous empêche d’arrêter cette anomalie propre à nous. Donc encore courage, continuons tous la lecture jusqu’à la fin, malgré notre colère.

         Je suis content pour la joie de ceux qui m’attendaient sur le sujet favori de notre identité. Mais leur joie sera-t-elle aussi réelle face à nos résultats dans ces élections couplées ? Je le sais, nous pouvions aussi prendre des micros et des haut-parleurs, pour exprimer nos réprobations, critiques, vœux et injonctions. Exiger le recomptage maintenant autorisé… Mais aurons-nous vraiment de la résistance pour crier longtemps, alors que les premières réclamations des vrais ivoiriens n’ont pas encore été écoutées ? Qui sont les vrais ivoiriens ? Mais ceux qui ne portent pas des prénoms de la Côte d’Ivoire, ou à qui leurs parents ont donné des prénoms ivoiriens pour la forme, vu que les porteurs de ces prénoms ne les aiment pas du tout.

       Bon, essayons malgré tout de pleurer sur notre défaite. Oh non ! J’ai déjà annoncé notre défaite. Amoureux des prénoms ivoiriens, pardonnez-moi. D’ailleurs, ne vous en faites pas, j’ai en tête d’être en tête pour poser nos réclamations. Mais, attendez ! Pourquoi des réclamations ? Dénonçons seulement des gens, concernant ce qu’ils ont dit de mauvais sur quelqu’un. Non, laissons tomber, soyons de bons perdants. Disons un grand bravo à tous les élus. Car nous savions que nous n’étions pas des ivoiriens en nous présentant à ces élections. Nous n’avions pas, comme les vrais ivoiriens, de prénoms arabes, français, américains, juifs, hindous, chinois, espagnols…

        Comment pouvions-nous espérer être regardés par des électeurs fascinés par les candidats aux noms étrangers ? Seuls les hommes modernes sont à la page. Des ivoiriens dont le prénom étranger vient en tête, avant le nom du père et le vrai prénom de l’individu. Donc les électeurs ont été gentils en nous laissant parcourir leurs régions. Remarquez-le, aucun journal n’a même pas fait cas de nous. Donc, lançons des fleurs à nos élus dont le nombre au-delà de trente, est une victoire inespérée. Leurs noms et prénoms sont si jolis que je suis fier d’eux. Alors, chapeau à vous, les Bagrou Goli, Kouakou Koffi, Coulibaly Kihonwa, Trazié Bi Guessan, Koné Domia, Sien Hié, Touré Nassénéba, Bouazo Wahi, Yapi Yapo, Kobenan Kouassi Adjoumani…

          Je voudrais cependant vous conseiller de mener des actions fermes pendant vos mandats respectifs. Agissez en faveur de nos prénoms africains. Conseillez à vos électeurs d’abandonner de plus en plus les prénoms étrangers. Encouragez-les comme je le fais à nos frères et sœurs très instruits et cultivés, mais qui deviennent faibles face aux prénoms de nos maîtres. Organisez des conférences, des séances de sensibilisation sur la nécessité de sauvegarder nos prénoms africains. Si malgré votre approche gentille, ils s’entêtent, alors employez les grands moyens. Demandez à votre conseil de voter pour interdire les prénoms qui ne sont pas africains. Oui, c’est possible. Au revoir.

                                 Nohoré Gbodiallo Guikou Bilet Zafla

                                                                                              likaneyb2@hotmail.com

Source : Infodabidjan

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