A quoi l’Europe pourrait ressembler si on laisse Barroso, Van Rompuy and co. exécuter leurs projets


 

« Au fil du temps, mon soutien et mon optimisme pour le l’UE se sont évaporés », écrit Lars Seier Christensen, le CEO de Saxo Bank. Il se réfère au livre publié au début de cette année par le président tchèque, Václav Klaus, « Europe – The Shattering of Illusions » (l’Europe – La mise en pièces des illusions). Dans son livre, le président prédit un possible effondrement de l’Europe, et il critique de façon véhémente ce qu’il appelle l’ère de « l’eurocratie ».

Lars Seier Christensen a rédigé le préface de la version danoise. Dans ce préface, il récapitule les échecs de l’UE, et il prophétise les évolutions qu’elle est appelée à connaître, si les politiciens qui la dirigent actuellement ne changent pas leur attitude.

«Il est difficile de comprendre pourquoi l’UE ne reconnaît pas qu’elle s’est trompée dans beaucoup de domaines et que beaucoup d’Européens en souffrent », écrit-il. « Au lieu de continuer de pousser de façon insensée le projet qui a échoué, de saisir la crise pour le réévaluer, de voir où nous en sommes et d’écouter les citoyens de l’Europe. (…) Il est temps que les politiciens comprennent qu’ils sont là pour le bien des gens, et non le contraire.

Bien que j’espère me tromper, j’ose toujours prédire à quoi ressemblera une Europe forte si la Commission Européenne, le Parlement Européen, les Barroso et les Van Rompuy de ce monde gagnent le pouvoir dont ils rêvent et qu’ils sont en bonne voie d’obtenir »:

Des impôts plus élevés et une plus grande pauvreté:

 Il y aura des impôts considérablement plus élevés et plus uniformes qu’aujourd’hui . Des impôts seront créés pour aller directement à la Commission européenne et au budget de l’UE. Des taxations des amendes et des droits de sortie très importants frapperont ceux qui voudront quitter l’UE et les sorties de capitaux.

✓ Les régions autrefois connues sous les noms d’Espagne, d’Italie, de Grèce, et d’autres, connaîtront une situation de grande pauvreté.

✓ Le pouvoir sera concentré dans les mains des Allemands (mais aussi des Français qui seront ainsi récompensés de leur appui).

✓ Les États nations perdront leur droit de veto, et les petits États perdront leur influence.

La stagnation économique et l’exode

✓ La stagnation économique sera généralisée à toute l’Union européenne.

✓ Tout le secteur financier sera transféré aux États-Unis, en Chine, à Hong Kong et à Singapour.

✓ L’industrie se déplacera vers l’Asie.

✓ De plus en plus de jeunes, talentueux et bien éduqués, quitteront le continent.

✓ L’UE sera le leader mondial des activités symboliques et irrationnelles comme les faibles émissions de CO2, les entreprises écologiques et d’autres projets coûteux et non rentables.

La liberté d’expression et le rôle international

✓ La liberté d’expression sera limitée, notamment dès qu’elle concernera la critique des autres cultures, des religions et de l’UE elle-même.

✓ Les attitudes sociales déviantes telles que la critique à l’égard des projets climatiques, des « droits »  sociaux, seront réprimées.

✓ Ce sera le règne du politiquement correct.

Le rôle de l’Europe sur la scène mondiale

✓ Sur la scène internationale, l’UE ne jouera plus qu’un rôle secondaire, ne bénéficiant plus que de peu de crédibilité et de respect et elle devra de plus en plus se soumettre aux exigences des principaux pays créanciers dont elle dépendra fortement.

✓ Au sein de l’ONU, elle recherchera des partenariats avec les pays du tiers monde pour tenter d’imposer son propre système comme un système mondial.

« Il n’y a qu’une chose, et qu’une seule, qui peut sauver l’euro », écrit Christensen. « C’est une intégration plein plus étroite entre les pays de la zone euro, avec une politique financière commune, une émission conjointe de dette, et l’acceptation de réaliser d’énormes transferts des pays riches vers les pays pauvres, et plus particulièrement de l’Allemagne vers tous les autres États membres. »

«C’est une voie possible, mais ce n’est pas ce qui est souhaitable», poursuit-il. «En tous cas pas pour les citoyens européens, qui, dans ce cas, comme dans beaucoup d’autres, ont des intérêts radicalement différents de ceux des politiciens. Cela réclame une volonté d’abandonner l’indépendance nationale à un degré qui n’est pas acceptable pour les électeurs, et qui précisément pour cette raison, ne pourra être accompli que d’une manière non démocratique ».

« En réalité, je pense que les Européens ont déjà pris leur décision, et qu’ils ont fait le bon choix», conclut Christensen. «En tous cas, je suis confiant qu’ils le feront lorsque les différentes options entre lesquelles ils devront choisir deviendront évidentes. Mais je ne suis pas certain que les politiciens européens feront de même. Et je ne suis pas si sûr qu’ils oseront poser la question aux Européens s’ils peuvent l’éviter. Le moment est donc venu d’obliger les politiciens à poser la question aux Européens.

Le moment est venu de tout faire pour s’assurer que les Européens comprennent les perspectives d’avenir que ce choix implique, que les Européens comprennent l’importance de ce choix ; que les Européens saisisse le risque que peut-être ils n’auront plus jamais la chance de pouvoir choisir par eux-mêmes ».

Je pense que nous pouvons mettre en garde les Européens et que nous réussirons à le faire. Je pense que nous pouvons trouver la meilleure voie à suivre pour l’Europe et que nous réussirons à le faire ».

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