Les Pays-Bas, une pédocratie où les pervers font la loi

Les Pays-Bas, une pédocratie où les pervers font la loi

83123728_oOn a longuement parlé du réseau pédophile d’élite en Angleterre, et vu que toute une clique de politiciens est impliquée dans les viols d’enfants à travers tout le pays. On a moins parlé des Pays Bas où les révélations s’enchaînent, là aussi pour dénoncer une clique pédophile dans les plus hautes sphères du pouvoir. D’ailleurs, les faits qu’on va évoquer laissent voir sous un jour nouveau l’abdication de la Reine Beatrix, prévue le 30 avril.

Un écrivain local, Maud Oortwijn, qui a publié en janvier une nouvelle dans laquelle elle évoque un puissant réseau pédophile ayant des ramifications jusqu’en Thaïlande, vient de dire publiquement que son roman n’était pas une fiction, mais le récit de ce à quoi elle a assisté. Et qu’elle ne pouvait pas dénoncer autrement. De fait, combien de « romans » dénoncent des réalités?

Oortwijn a expliqué qui étaient les personnages de sa nouvelle « Dag Licht » publiée il y a quelques mois, cette bande de « VIP » qui prenaient du bon temps dans la banlieue de Bangkok avec un enfant de 4 ans: il s’agissait du ministre de la Justice de l’époque, par Joris Demmink, un autre pédophile du ministère de la Justice dont on va parler, mais Benk Korthals, ainsi que des membres de la famille royale.

L’écrivain explique qu’elle est tombée sur eux par hasard alors qu’elle se trouvait dans un bar à Bangkok, et qu’elle raconte tout cela aujourd’hui à cause de l’inaction des autorités pour coincer le réseau pédophile gravitant autour de la famille royale et du ministère de la Justice hollandais.

Pourtant, comme le souligne Oortwijn, ce n’est pas faute d’avoir eu des alertes. Elles ont systématiquement été étouffées, et c’est pour cela que le rôle des pédophiles insérés aux plus hauts postes du ministère de la Justice est essentiel. Depuis 30 ans, il s’agit de couvrir les fuites, coûte que coûte.

Comme c’est le cas en Angleterre, en Belgique, aux Etats-Unis, et bientôt en France. A cette différence que chez nous, rien ne filtre car aucune victime ne prendra le risque de dénoncer un président de la République, par exemple. Ni ses sbires.

Revenons aux Pays-Bas. Etrangement, et bien qu’elle ait gardé le silence durant des années, Maud Ootwijn a subi pas mal d’ennuis administratifs (ce qui l’a amenée à passer un examen psychiatrique), mais aussi avec des gens de son entourage dont elle a vite compris qu’ils avaient été retournés contre elle. Elle dit qu’en 10 ans, elle a échappé à au moins une dizaine de tentatives d’assassinat. Bien d’autres mésaventures lui sont arrivées, afin de la faire taire. Tout cela, à cause de ce jour du 6 décembre 2000, quand elle est tombée sur ce « groupe de VIP », des pédophiles du réseau actif dans les milieux politiques de La Haye, où siège le gouvernement.

Oortwijn a publié cette nouvelle, puis donné les identités des coupables, parce qu’elle constate que ces mêmes politiques maintiennent la presse, le parlement, les fonctionnaires et la Justice, les institutions, les universités sous leur coupe. Pour certains, « cette culture de la corruption et du contrôle, qui est typique de la pédocratie, s’est maintenant étendue au monde des affaires« .

De l’art d’étouffer un futur scandale pédophile

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Pendant dix ans, de 2002 à novembre 2012, Joris Demmink a été secrétaire général du ministère de la Justice des Pays-Bas. Il vient seulement de saute0. En 2002, quand le ministre Donner l’a nommé à ce poste, deux personnes l’ont mis en garde, dont la ministre de l’Immigration Hilbrand Nawijn, qui avait travaillé pendant longtemps au ministère de la Justice. Mais, Donner l’a nommé quand-même[1], en s’appuyant sur un rapport de l’AIVD (services secrets) datant de 2001, selon lequel il n’y avait rien à reprocher à Demmink.

De fait, des accusations graves d’actes pédocriminels ont été portées contre lui à plusieurs reprises. Quand il a été nommé en 2002, une quarantaine d’éléments et d’accusations portaient contre Demmink. En 2003, deux magazines ont évoqué ces faits[2], mais ils ont été condamnés en justice à rectifier leurs propos.

En octobre de la même année, un jeune prostitué a porté plainte contre Demmink, mais il a été condamné en juillet 2004 à deux mois de sursis pour avoir fait de fausses déclarations. De fait, il a changé de version lors de son interrogatoire par la police. Il faut dire que ce témoin impliquait Demmink dans le tournage d’un snuff movie pédo porno en République Tchèque. Au cours duquel un enfant est mort suite à une pénétration avec un godemichet. Plusieurs témoins ont déclaré aux flics qu’ils avaient vu Demmink en compagnie de garçons liés au proxénète Dick Willard, ou avec le proxo lui-même, notamment dans un sauna gay où ils se rencontraient régulièrement.

Ledit Willard était même suivi de près par le CID, une section criminelle de la police, et il passait pour une balance notoire avant d’être assassiné en 1991 par deux de ses anciens « esclaves sexuels », comme s’appelaient eux-mêmes les deux coupables. Condamnés à 7 ans de prison, ils ont expliqué que c’était le seul moyen pour échapper au contrôle de Willard[3]. Et ils ont expliqué que Demmink n’était pas le seul à se rendre aux « dîners » de Willard: des flics, des juges venaient aussi pour violer des enfants, garçons ou filles. Apparemment, Willard se vantait d’être protégé grâce à ses contacts au ministère de la Justice.

Ainsi, Demmink a passé trente ans au ministère de la Justice, où ce spécialiste des affaires concernant les mineurs a pu étouffer tranquillement tous les scandales naissants.

On comprend mieux pourquoi l’association Martijn, qui revendique de pouvoir violer les mineurs, a été tolérée aux Pays Bas jusqu’en juin 2012[4]. Elle a été interdite, puis la Cour d’appel a finalement déclaré qu’on ne pouvait pas interdire cette association, au nom de la « liberté d’expression ».

demmink-turkse-krantDeux victimes aujourd’hui adultes ont affirmé que Demmink les avait violées lors d’un voyage en Turquie à la fin des années 90, quand elles avaient 12 et 14 ans. L’une des deux victimes a même connu mes menaces de mort peu après avoir accusé “la super élite hollandaise”, comme l’a dit le jeune homme.  A 14 ans, il avait quitté sa famille en Turquie, et avait vite été forcé à travailler dans un bordel d’Amsterdam où, dit-il, il a rencontré Demmink. Il l’a revu ensuite quand Demmink lui avait demandé de venir chez lui à La Haye. C’est là que Demmink l’a violé. Apparemment, une troisième victime en Turquie s’est fait connaître auprès des autorités US.

Le 4 octobre 2012, Chris Smith, président de la commission Helsinki, autrement appelée Commission on Security and Cooperation in Europe, un machin US, a témoigné que Demmink a été accusé d’actes pédophiles sur des enfants de 11 à 15 ans. Cela, lors d’une réunion sur le trafic d’enfants.

Il a dit que les autorités hollandaises avaient étrangement négligé d’interroger trois témoins clés dans ce dossier.  Un autre député, membre du comité des affaires étrangères, a ajouté que Demmink avait pesé de tout son poids pour faire cesser les enquêtes sur le réseau pédophile local et sur sa manie du tourisme pédophile. Il n’aurait pas hésité à intimider des journalistes et des témoins.

Parmi les personnes qu’il eut été judicieux d’entendre, le policier turc Mehmet Korkmaz, qui a expliqué que dans les années 90, il enlevait des garçons pour que Demmink les viole[5]. Deux victimes ont confirmé avoir été recrutées par ce flic, et les trois sont d’accord pour témoigner. Mais comme par hasard, les Pays Bas demandent qu’ils portent plainte aux Pays-Bas, alors que les visas pour les turcs sont très difficiles à obtenir. Des flics hollandais sont finalement venus en Turquie, mais ils n’ont pas jugé utile de lancer une enquête.

Et les victimes ont subi des menaces et agressions, notamment par un flic qui a dit qu’il le retrouverait n’importe où en Turquie. Pour donner un exemple, une des victimes, Mustafa, est retournée vivre dans le village familial, où des gens ont été payés pour le traiter d’homosexuel et de voleur, si bien qu’il a du fuir. Le même a été agressé par trois types à la sortie du travail, l’accusant d’avoir menti au journaliste qu’il avait rencontré. Il avait 12 ans quand Korkmaz  l’a emmené à deux reprises pour être violé par Demmink.

Un autre de ces témoins est Necdet Menzir, ancien chef de la police d’Istanbul, a confirmé la présence de Demmink en Turquie dans les années 90, puisque ses hommes étaient chargés de sa protection. Ce que Demmink nie fermement bien sûr.

Un troisième témoin important qui n’a jamais été interrogé par les enquêteurs, c’est Huseyin Celebi, ancien chef des services secrets. En 2006, il a rédigé un rapport sur les voyages pédophilesde Demmink en Turquie dans les années 90 et au début des années 2000. Par exemple, en 1995 Demmink était dans la ville de Bodrum, et les flics ont du intervenir dans une partouze à laquelle il était présent, et où des enfants étaient violés parce qu’un coup de feu avait été tiré. Son rapport mentionne aussi des faits similaires commis par le même Demmink en Roumanie et en République Tchèque.

Joris D bannerOn aurait aussi pu interroger Huseyin Baybasin, un homme d’affaires, trafiquant de drogue et politicien kurde  condamné à perpétuité pour meurtre, kidnapping et trafic de drogue aux Pays Bas (il passe pour le « Pablo Escobar européen »), qui a accusé Demmink en 2007 d’avoir conspiré avec les autorités turques pour le faire plonger. Il explique que les services turcs faisaient pression sur les Pays Bas parce qu’ils avaient des preuves que Demmink violait de jeunes enfants en Turquie dans les années 90. A ce propos, la technique est bien connue puisque les anglais ont carrément créé des bordels dans des orphelinats pour piéger les fonctionnaires et politiciens étrangers.

L’avocat de Baybasin détient plusieurs enregistrements vidéo et un rapport de la police turque au sujet des activités pédocriminelles de Demminck.

Malgré ces cinq témoignages concordants, la justice hollandaise a décidé début 2011 de ne pas poursuivreDemmink. Suite à une enquête extrêmement minimaliste. D’ailleurs, n’importe quel autre citoyen, avec seulement deux de ces témoignages, aurait été poursuivi.

Les connexions

Enfin, Demmink est aussi apparu dans l’enquête sur la disparition du jeune allemand Manuel Schadwald, qu’on a retrouvé dans les bordels de Rotterdam. D’après les témoins, Demmink était l’un des pontes de ce réseau qui importait des enfants de Pologne. Pour cela, Demmink n’a eu que six mois de sursis et 240 heures d’intérêt général.

Cette affaire n’est autre que celle qui a été à la base de la découverte du réseau Zandvoort dans les années 90, par l’association belge Morkhoven. Des dizaines de CD Roms contenant des images pédopornos ont été découverts, des enfants disparus ont été reconnus par des parents à travers toute l’Europe, mais personne ou presque n’a été arrêté (et surtout pas en Franceà part celui qui avait révélé l’affaire, malgré qu’on était là face à un réseau international de trafic d’enfants.

Toutefois, on peut se demander pourquoi les Etats-Unis se mêlent du réseau pédophile hollandais, car ils ont pas mal de travail à faire chez eux.  De fait, via l’ambassade US à La Haye, le Département d’Etat US recherche des témoins et des victimes potentielles de Demmink. L’ambassade US explique : « Demmink a été l’un des membres les plus influents durant ces trente dernières années, de par ses postes consécutifs au ministère de la Justice, d’abord en tant que directeur général de l’administration, puis comme directeur général des Affaires Internationales et étrangères, et depuis 2002 en tant que plus haut fonctionnaire du ministère comme secrétaire général ».

Et ils parlent carrément d’un « scandale de trafic d’enfants international dans lequel est impliqué Demmink », qui dure depuis le milieu des années 90.

Pour autant, la justice hollandaise a estimé qu’il n’y avait pas matière à investiguer davantage. On a même vu que ce sont les victimes qui sont détruites, jamais les pédos et surtout pas les chefs. Pas de chance, les US, eux, trouvent ces allégations crédibles.

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Ils ont demandé à la Turquie de leur faire parvenir des éléments de preuves, et on sait que Demmink a été éjecté de Turquie, certainement pas sans raisons.

Les autorités hollandaises étant décidées à ne rien faire, des citoyens ont lancé le site ArrestDemmink.com afin de faire cesser les activités de ce pédocriminel de haut rang. Qui n’a d’ailleurs pas agi seul, et beaucoup de têtes risquent de tomber parmi ses complices et parmi ceux qui l’ont aidé à dissimuler la vérité durant toutes ces années.

Demmink n’opérait pas qu’en Turquie ou dans les pays de l’est. Son assistante personnelle aurait déclaré lors d’un meeting à Londres qu’elle était « gênée » de devoir arranger les rendez-vous de Demmink avec des garçons thaïlandais. Et des témoignages disent qu’il aurait violé des enfants dans une crèche d’Eindhoven.

L’association Rebecca Project for Human Rights demande aussi une investigation sur l’étouffement de l’affaire.

Mais aux Pays Bas comme en France, en Belgique, en Angleterre, en Espagne et partout ailleurs, les autorités protègent les réseaux pédophiles. Ainsi dès la fin des années 70, la cour de justice de La Haye avait employé deux juges pédophiles, Stolk et Rueb. Pour un peu, l’affaire aurait été rendue publique, mais à force de pressions et d’intimidations, et aussi après plusieurs meurtres[6], et la victime a été condamnée à vie en 1982, l’année où Demmink est arrivé au ministère de la Justice.

En 1998, l’opération Rolodex a amené les enquêteurs dans les bordels d’Amsterdam, où ils se préparaient à arrêter quelques personnages influents parmi lesquels des  politiciens et hauts fonctionnaires de la justice et de la police, accusés de violer des mineurs. Demmink figurait sur la liste, mais dès qu’il a été cité, l’investigation a pris fin. En fait, tous les suspects ont rapidement été au courant de l’enquête à leur sujet. Par exemple, expliquait un enquêteur, un professeur suspecté n’a pas appelé un seul des garçons avec lesquels il était en contacts fréquents, ni un seul bordel peu après le début de l’enquête. Certains affirment que c’est Demmink qui a fait stopper l’enquête. Et déjà à l’époque, le témoin clé a déclaré qu’on avait tenté de le tuer. Bref, personne n’a été inquiété.

Dans cette affaire aussi, on plusieurs décès très opportuns. On a parlé du chauffeur de Demmink, un certain Mosterd, décédé à 50 ans juste après s’être plaint auprès du gouvernement qui l’employait au sujet de viols d’enfants commis par Demmink et de ses virées dans des clubs gays, dont il revenait beurré à 2h du matin. Suite à cela Mosterd a été muté. On a parlé de la pédiatre Joyce Labruyere, mais il y a aussi l’avocat d’un des témoins, le jeune qui a dénoncé le snuff movie, qui est mort en 2008 dans un accident de moto[7]. Gerrit Ulrich, témoin clé du dossier Zandvoort (du nom de la ville hollandaise où vivait Ulrich et où ont été trouvées les images pédos) a été assassiné par son ex copain.

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L’un de ceux qui ont couvert Demmink est Hirsch Ballin, ex ministre de la justice et de l’Intérieur qui a toujours déclaré que les accusations contre son ami étaient infondées ou pas crédibles. Ballin est fortement soupçonné d’avoir couvert le trafic de drogue à grande échelle dans le pays, via l’IRT, un service de police inter régional. En 1996, un rapport parlementaire a montré que de grandes quantités de drogue avaient été introduites et vendues dans le pays avec l’aide du gouvernement. Peu après la publication du rapport, le président de la commission, Maarten van Traa, a été tué dans un accident de voiture. Demmink, comme beaucoup de ses soutiens, était membre d’une association étudiante de Leyde, la LSVM, aussi appelée Minerva. Plusieurs membres de la famille royale, dont la reine Beatrix et son fils (futur roi) le prince Willem Alexander, ont étudié à Leyde et ont fait partie de cette même organisation. De même que l’ancien secrétaire général de l’OTAN et participant régulier au Bilderberg Jaap de Hoop Scheffer.

Un certain Fred Teeven, procureur impliqué dans l’operation Rolodex, qui avait menacé de balancer des infos concernant les penchants de Demmink, a finalement reçu en 2010 une promotion comme secrétaire d’Etat au ministère de la Justice. Il a donc passé deux ans en tant que collègue de l’affreux Demmink, sans que cela ne le dérange.

Quant aux rédacteurs en chef de deux magazines dont l’équipe avait enquêté sur Demmink, comme ceux de Panorama ou De Krant, il a suffi d’une petite réunion avec l’avocat de Demmink, pour qu’ils promettent de ne rien publier à son sujet. Le journaliste turc Burhan Kazmali, qui a recueilli la plupart des témoignages en Turquie et ne s’est pas montré coopératif avec la clique pédophile, a été gratifié d’un séjour en prison en 2007. Un autre journaliste, hollandais celui-là, Micha Kat, a été envoyé au tribunal pour diffamation, menaces, outrage et toute une panoplie d’accusations.

Auparavant, le conseiller juridique de la reine Beatrix, Frits Salomonson[8], avait été écarté suite à une affaire de pédophilie. Des voisins de Salomonson ont dit l’avoir vu avec des mineurs prostitués dans les années 90, et il avait une pièce Sado maso chez lui. Des accusations de meurtres d’enfants courent contre Salomonson, qui passe pour un pédo des plus sadiques. Il était aussi l’amant de Gerrit Ulrich, trafiquant d’enfants qui apparaît dans l’affaire Zandvoort, et appréciait beaucoup les petits garçons marocains, d’après ses voisins. Le prince Claus, mari de la reine Beatrix, faisait la tournée des bars gays de New York avec Salomonson en 1982. Bien sûr, les services US détiennent quelques photos de ces escapades. Pendant le procès de Salomonson, un couple a expliqué avoir vu Claus dans un bordel, alors qu’il était avec des garçons de 12 ou 13 ans.  Salomonson a aussi été fortement soupçonné de blanchir l’argent de la drogue via sa société Text Lite.

Ger van Roon est un ami de Demmink. Prof d’histoire (révisée) à Amsterdam, il se trouve que des gamins débarquant à la gare centrale depuis les pays de l’Est se rendaient directement dans son appartement, où des partouzes avaient lieu, d’après des rapports de police. Van Roon était en contact avec certains membres de la bande de Zandvoort, comme Karel Massdam ou encore Lothar Glandorf, patron de moult bordels avec des mineurs à Rotterdam.  Il avait aussi les contacts de quasiment tous les mis en cause de l’affaire Rolodex et aurait vendu des centaines d’enfants et d’ados depuis l’Angleterre et l’Europe de l’est[9]. Demmink était client de ses bordels, et on soupçonne que van Roon était l’intermédiaire entre les bordels pédophiles et les personnalités qui venaient y consommer des enfants, parfois jusqu’au snuff movie. Mais là encore, l’enquête s’est arrêtée quand Demmink a été cité, et van Roon n’a jamais été inquiété.

Pédocriminalité – L’injustice hollandaise… par Guilux04

Le meurtre de Marianne Vaatstra

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Une affaire focalise l’attention de pas mal de monde aux Pays-Bas : le meurtre d’une ado de 16 ans, Marianne Vaatstra, dans la nuit du 30 avril au 1er mai 1999[10], sur la côte nord du pays. C’était le lendemain de la célébration de la Reine. La jeune fille rentrait à vélo de boite de nuit, où elle était allée avec son petit ami, et aurait rencontré des hommes d’Afrique du Nord. Puis, l’adolescente a été violée et tuée dans une zone rurale du pays Frison. On l’a retrouvée nue avec la gorge tranchée, un peu plus tard dans la journée.

On a d’abord suspecté deux kurdes et deux allemands qui trafiquaient de la drogue et du matériel porno. Les deux turcs vivaient dans un centre pour les réfugiés proche du lieu où on a retrouvé le corps, et il est apparu qu’ils avaient des soutiens importants.

Il est de notoriété publique que moult trafics avaient lieu dans ces centres, du trafic de drogue à la prostitution, avec la bénédiction du ministère de la justice.

L’attention des médias s’est focalisée sur un certain Ali Hassan, qui n’était pas le bon Ali Hassan. Le « bon » ayant été exfiltré du pays juste après le crime. Or, pour cette opération, l’accord de Joris Demmink était indispensable.

L’autre kurde, Feik Mustafa, a menacé Marianne deux semaines avant sa mort, lors d’une dispute en boite de nuit, parce qu’elle avait refusé de danser avec lui. Mustafa avait menacé Marianne de l’égorger. Avec Ali Hassan, ils vivaient dans un centre de demandeurs d’asile à proximité du village de Kollum, où Marianne a été enlevée en réalité.

Le lendemain de la découverte du corps, une ado de 13 ans a dit aux flics qu’elle avait entendu des gens du centre de demandeurs d’asile dire que c’est Feik Mustafa qui avait commis le meurtre. Le jour suivant, Mustafa l’appelait pour lui dire « si tu n’arrêtes pas de parler on va te tuer aussi ». A force de pressions, ses parents ont vendu leur maison et déménagé. Le 3 mai, Mustafa a été transféré dans un autre centre.

120929RREI0280Le jour où on a retrouvé Marianne, le 1er mai, un demandeur d’asile de Kollum a été sorti du pays. En juin la Justice doit admettre que Ali Hassan était bien un suspect essentiel, mais qu’il a disparu depuis le meurtre.

Pendant ce temps, la caravane dans laquelle vivaient les deux allemands a pris feu. Un pompier a expliqué qu’il n’avait pas été autorisé à éteindre le feu tout de suite. Et d’après une autre ado qui a témoigné, cette caravane était un lieu de rencontre de l’ensemble des suspects du crime, y compris plusieurs « amis » et le petit copain de Marianne Vaatstra, dont les témoignages étaient bourrés de contradictions. Mais, les flics ont dit à ce témoin qu’elle avait tout faux.

En juin 1999, l’allemand Gerrit Veldman est incarcéré en Norvège pour trafic de drogue quand il a un nouveau voisin : un certain Ali, un kurde qui a vécu aux Pays-Bas, probablement dans la région de Kollum. Il le signale à un journaliste du Telegraaf qui ne bouge pas. Un peu plus tard, un Ali Hassan est arrêté en Turquie, bien qu’il ne corresponde pas à la description du Hassan recherché.

En 2000, Feik Mustafa a obtenu le statut de résident des Pays Bas, après que des charges d’abus sexuels sur une gamine de 14 ans aient été abandonnées. Pour Marianne, on a dit que comme son ADN n’était pas celui retrouvé sur le corps, il n’avait rien à voir avec le crime.

Quant au crime, il semblait clairement prémédité : plusieurs témoins ont déclaré que les vélos de Marianne et son petit ami Spencer, qui venaient de se disputer avec Feik Mustafa, avaient été dégonflés. Alors que Marianne et une amie qui connaissait aussi les deux kurdes étaient en train de le constater devant la discothèque, vers minuit et demi, quand une voiture conduite par l’allemand Ludger Dill s’approche, et que Marianne est embarquée. Plus tard, l’amie en question a déclaré avoir été brutalement violée par Feik.

A 1h30, Spencer et un ami son vus dans un kebab un peu plus loin. Le père de Spencer s’est ensuite rendu régulièrement dans ce kebab afin de savoir ce que pourrait dire le personnel au sujet de la visite de son fils.

Vers 8h 30, des témoins voient Ali Hassan avec un couteau à la main et du sang sur lui.

A 13h 30, les vélos avaient disparu. Spencer a menti sur ce qu’il a fait durant la nuit et le lendemain. Apparemment, il savait que cette nuit là, les deux kurdes allaient attraper Marianne.

Dutch-Royal-FamilyPour le journaliste Micha Kat, cet assassinat impliquait des membres de la famille royale, notamment Johan Friso[11], le deuxième fils de la reine Beatrix et frère du futur roi, qui était souvent de sortie avec Demmink. Il est homosexuel mais marié depuis 2004 avec Mabel Wisse Smit, qui a eu une liaison en 1989 et 1990 avec le gros trafiquant de drogue Klaas Bruinsma, tué par balle en 1991 devant l’hôtel Hilton d’Amsterdam.

Ledit Bruinsma était le baron de la drogue des Pays-Bas, où il a transformé le trafic de drogue en une véritable industrie, devenant l’un des leaders du marché en Europe. Mais durant les années 2000, toute sa bande ou presque a été assassinée. Ce mariage controversé aurait du être décidé par le parlement, mais le premier ministre Balkenende a refusé de lui demander son avis comme la loi l’impose[12]. Frits Salomonson, l’avocat personnel de la reine Beatrix, était le premier à blanchir l’argent issu des trafics de Bruinsma, via des compagnies fantômes comme Text Lite.

On notera aussi que Mabel, deux ans avant de démarrer sa relation avec Friso, est devenue directrice de l’Open Society Institute, un machin créé par le milliardaire US Georges Soros pour promouvoir ses valeurs partout dans le monde. Et on peut se demander pourquoi Friso cache ses penchants sexuels dans un pays qui n’a aucun problème avec les homosexuels[13].

Récemment, un témoin a dit que Friso était présent lors du meurtre satanique d’une jeune femme, la nuit suivant la cérémonie du jour de la reine, en 1999. Pour Micha Kat, c’est Friso qui a ordonné l’exécution d’une vierge pour la Walpurgis Night, la fête païenne qui a lieu cette nuit là.

L’enquête concernant ce meurtre, évidemment, a piétiné longtemps. Jusqu’à l’année dernière, quand une vaste opération de collecte d’ADN a été menée en septembre sur 8.000 hommes domiciliés dans un rayon de 5 km autour du lieu du meurtre. Les 8.000 étaient volontaires, et pourtant moins de deux mois plus tard, on met la main sur un coupable, un fermier de 45 ans, dénommé Jasper Scheringa, grâce à ces analyses ADN.

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Le 6 décembre, on annonce que Scheringa a avoué le meurtre de Marianna Vaatstra. Juste avant de changer d’avocat. D’ailleurs, beaucoup des collègues de cet avocat ont dénoncé son manque de pugnacité et le fait qu’il n’exploite aucune des nombreuses failles du dossier.

Par exemple, plusieurs témoins ont déclaré que Marianne avait été enlevée par un groupe d’au moins quatre hommes (identifiés) en voiture dans le centre du village de Kollum, alors que la version officielle veut que Jasper Scheringa ait enlevé Marianne en pleine campagne étant lui-même à vélo. Les quatre individus, identifiés, étaient déjà impliqués dans des viols de femmes dans les centres de demandeurs d’asile.

Toute la magouille a été d’autant plus aidée que des journalistes ayant pignon sur rue, comme Kees Lunshof, rédac chef adjoint du quotidien national Telegraaf, font partie du réseau de Demmink.

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On pourrait aussi parler du père de la reine Beatrix, le prince Bernhard des pays bas, créateur du Bilderberg avec David Rockefeller, et ancien SS qui a hébergé sur son yacht Jumbo VI des orgies pédophiles auxquelles le témoin X1 de l’affaire Dutroux a dit avoir été présent.

La famille royale est intimement liée au Bilderberg : c’est le père de la Reine Beatrix qui ‘la créé avec Retinger, à la demande d’un lobby de banquiers anglo saxons, et un membre de la famille royale y est toujours présent depuis bientôt 60 ans. Quant à Friso, qui serait membre des Skull & Bones et aussi ducomité des 300, il et depuis 2006 le directeur du Wolfensohn & Company, à Londres, une firme qui appartient à un autre pilier du Bilderberg et ancien directeur de la banque Mondiale, James Wolfensohn, et qui conseille les gouvernements au sujet des « marchés émergents ».

En outre, ces affaires révèlent la collusion entre l’élite politique et la famille royale, et des mafias qui les aident, pour le trafic de drogue, ou pour se fournir des enfants, et qui par ce fait tiennent littéralement ces membres pourris de la classe dirigeante. La corruption devient la norme, dès les plus hautes sphères de l’Etat, ce qui a bien sûr des répercussions quotidiennes sur l’ensemble des habitants.

Aujourd’hui, un réseau pédophile puissant, installé dans les plus hautes sphères du pouvoir hollandais, et qui est en contact avec son homologue pédophile en Belgique, verrouille la pseudo démocratie qu’on nous vante à tour de bras. Un témoin a parlé d’une secte d’environ 300 personnes, dont beaucoup évoluent dans le domaine de la Justice ou dans la police. « Les membres tiennent des meetings[14] dans des bâtiments ruraux [15] où des abus sont commis sur les enfants. Il y a une préoccupation particulière à maintenir un désordre de dissociation de l’identité chez ces enfants », lit-on dans la retranscription du témoignage. Ces « meetings » sont des orgies sataniques au cours desquelles des enfants sont violés, torturés et parfois tués. Exactement le même procédé que l’on retrouve dans l’embrigadement des victimes du réseau pédophile d’élite belge (qui n’existe pas), le même qu’on retrouve avec le réseau pédophile du Var (16 meurtres d’enfants jamais investigués), ou encore dans l’affaire Franklin aux USA, pour ne citer que quelques exemples.


[1] Donner a même menacé de poursuites les journalistes qui auraient quand-même l’idée d’investiguer au sujet de Demmink.

[2]  Notamment les promenades de Demmink dans les parcs du sud d’Eindhoven, pour aller chercher des prostitués mineurs. Les enfants étaient ensuite violés dans sa limousine de fonction. Comme par hasard, le chauffeur de Demmink est mort rapidement dans des circonstances étranges. Tout comme la pédiatre Joyce Labruyere, qui a été tuée en 1991 après avoir déposé une plainte concernant cette affaire.

[3] Willard passait pour un dingue et un sadique. En 1985, il a été soupçonné du meurtre de sa propre sœur, Michelle Willard, qui a disparu sans laisser de trac. Il faut dire qu’il s’est vanté de l’avoir vendue pour 20.000 florins. Il a fait un an de prison, et on n’a jamais retrouvé sa sœur.

[4] Le fondateur de l’association Ad van den Berg, a été condamné en 1987 pour avoir violé en gamin de 11 ans, et a maintenu que l’enfant était « consentant » (accessoirement, il n’y a qu’à voir la tête de van den Berg pour comprendre que c’est impossible). Van den Berg se revendique aussi comme le trésorier du « Pedophile Political Party ».

[5] Demmink lui a demandé des garçons et Korkmaz a été chercher deux gamins des rues qui avaient déjà quelques délits à leur actif. Il leur a proposé un job et les a envoyés l’hôtel Akgun d’Istambul. Ca a recommencé le lendemain.

[6] En l’occurrence, trois filles de 11, 12 et 18 ans, un chef de la police et la femme Stolk. On a mis les meurtres des filles sur le dos d’un certain Koos Hertogs, un tueur en série qui s’est fait attraper en 1980.

[7] Ce témoin, Franck L, a parlé d’un snuff movie tourné dans un bar gay de Prague, puis s’est rétracté et a été condamné pour faux témoignage.

[8] Il était aussi membre du conseil d’administration du groupe Suez, qui a longtemps été dirigé par Etienne Davignon, cité par plusieurs victimes du réseau pédophile belge comme étant l’un des tarés qui tenaient ce réseau.

[9] Une victime de van Roon, qui l’avait abordé dès la gare centrale, a expliqué que van Roon l’a jeté dans la voiture avec chauffeur de Demmink pour y être violé, et a dit aussi que van Roon l’avait amené en Pologne. Van Roon a tenté de l’y ramener à nouveau, mais la victime, alors âgée de 15 ans, a refusé. Pour cette victime, van Roon était « une sorte de bizuteur ».

[10] Il s’agit d’une date satanique, et le 30 avril un sacrifice de sang a lieu, avec un humain de n’importe quel âge, presque toujours une femme, et jeune le plus souvent. Cela mérite d’être précisé, parce que ces tarés de satanistes croient qu’ils gagnent du pouvoir à chaque assassinat. En 1999, c’était également la pleine lune, ce qui a tendance à exciter toutes sortes de dingues.

[11] Victime d’un accident de ski suite à une avalanche, il est dans le coma depuis plus d’un an.

[12] Mais, ce n’est pas la première fois que la famille royale fricote avec le trafic de drogue : le roi William 1 a fondé en 1824 la Netherlands Trading Society, qui importait de l’opium depuis les colonies. Ce serait de ce business que proviendrait une grosse partie de la fortune de la famille royale, comme c’est le cas en Angleterre aussi. Et dans un autre style, en France, car nos politiciens se gavent sur les bénéfices de la drogue vendue dans le pays. Mais, on aura l’occasion d’en reparler.

[13] Le père de Friso, Claus, était aussi homosexuel, on a parlé de ses virées aux USA avec Salomonson.

[14] Lesdits meetings auraient lieu le premier samedi qui suit la pleine lune, de même que lors des fêtes chrétiennes et des anniversaires. Il y avait des « petites », avec des groupes d’une douzaine de personnes, et les « grandes » soirées auxquelles une cinquantaine d’adultes et autant d’enfants étaient présents, dont beaucoup sont els enfants des tarés qui les violent.

[15] Un de ces lieux, d’après ce témoin, serait la villa Westflier à Markelo, sur la plage de Noordwijk. Cette villa appartient à la famille Schimmelpenninck qui était liée à IG Farben, la firme chimique allemande qui a fourni Hitler en matériel, et est aujourd’hui présente dans le monde de la finance. Le bâtiment est devenu une école pour les filles en difficulté après la guerre. Rutger Schimmelpenninck est proche de Demmink.

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