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LE PRIX DE L’OPROBRE

LE PRIX DE L’OPROBRE

LE PRIX DE L’OPROBRE

 

 

A peine dix-huit mois d’exercice du pouvoir, ça sent déjà le roussi pour le régime Ouattara. Ce n’est pas que d’une odeur de « brûlé » qu’il s’agit, mais aussi et surtout de cadavres d’ivoiriens dans des fosses communes en putréfaction avancée, d’affreuses plaies purulentes des suites de tortures, d’actes barbares et inhumains… exercés sur des ivoiriens dont le seul crime a été de ne pas être du côté de ceux qui tiennent aujourd’hui les rênes du pouvoir en Côte d’Ivoire.

Dix-huit Mois d’exercice du pouvoir par monsieur Ouattara avec à la clé, des violations massives des droits de l’Homme en Côte d’Ivoire. Ainsi va la Côte d’Ivoire nouvelle, couverte d’opprobre.

Les tirs groupés des organisations de défense des Droits de l’Homme, tels que Amnesty International, la Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH) avec le Mouvement ivoirien des droits de l’Homme (MIDH) et la Ligue ivoirienne des droits de l’Homme (LIDHO), et enfin la Division des droits de l’Homme de l’ONUCI,  contre le pouvoir d’Abidjan, ont fait mouche. Ce régime tortionnaire est désemparé et ne sait plus quel argument réinventer pour se justifier et se sortir de cette honte et de ce déshonneur mérités. Les feux des projecteurs se sont ainsi brusquement braqués sur monsieur Ouattara et ses affidés, les dévoilant mains et pieds trempés dans le sang de leurs victimes torturées.

Acculés, ils se sont crus obligés d’accuser ces organisations d’avoir « un regard à sens unique » pour se défendre. Mais hélas pour eux. Têtus, les faits sont là et parlent d’eux-mêmes.

Après Amnesty International, c’est au tour de la FIDH et de la division des droits de l’Homme de l’ONUCI de monter créneau et de fustiger Ouattara et son régime. La question des violations des droits de l’Homme en Côte d’Ivoire n’est pas une simple vue de l’esprit comme certains pourraient se laisser convaincre, mais un fait bien réel et vérifiable sur le terrain. Il aura fallu moins de deux mois à ces organisations pour s’en rendre compte et donner de la voix.

L’amer constat est le suivant : en Côte d’Ivoire, le régime au pouvoir fait du respect des droits de l’Homme le dernier de ses soucis. Bien entendu quand il s’agit, pour la plupart du temps, d’une catégorie d’ivoiriens, ceux qui sont jugés proches de Laurent Gbagbo. Les raisons ?

Aussitôt installé, ce régime, précédé de bombes françaises – s’est cru obligé de créer un climat de terreur et de psychose a sein même de la population. Sans doute, pour décourager toute contestation, toute voix contraire à ce qu’elle voulait entendre et se garantir ainsi une légitimité apparente. Ses victimes ont tout de suite été comptées parmi des populations civiles ciblées, non armées, celles qu’une certaine presse aime à appeler « les pro-Gbagbo ». Ces populations qui ne sont rien d’autre que cette grande partie d’ivoiriens,  qui depuis toujours ont manifesté leur attachements aux idéaux de Laurent Gbagbo.

Il s’agissait donc – dès le début – pour le régime Ouattara, d’annihiler par la terreur et par la torture le désir et la soif d’un peuple porté par le vent d’une démocratie impulsée par cet homme, Laurent Gbagbo, le plus célèbre « otage » que la CPI ait jamais reçu.

Malgré tout, monsieur Koné Bruno, porte-parole du gouvernement ouattariste soutient avec cynisme, allant jusqu’à insulter par la même occasion tous ces parents de victimes encore profondément touchés par la perte, la disparition, l’enlèvement, ou les tortures subies par un des leurs. « Il n’y a rien d’anormal » affirme-t-il. Puis il ajoute, feignant de s’étonner : « Pourquoi ces parents (de victimes ndlr) ne s’en plaignent pas ? Pourquoi on n’en entend pas parler ? ».

Mais monsieur Bruno, le peuple fier et pacifique de Côte d’Ivoire est terrorisé par cette bande armée d’indisciplinés appelée FRCI, cette armée de rebelles que vous et votre mentor avez, importée dans ce pays. Pouvons-nous lui rétorquer.

A qui iront-ils se plaindre, ces parents, ces populations, quand leurs libertés leur sont confisquées ? Vers qui peuvent-ils se tourner quand les commissariats de police et les brigades de gendarmerie sont infestés de FRCI à la solde du régime en lieu et place de policiers et de gendarmes normalement qualifiés ? Eugène Nindorera, chef de la division Droit de l’Homme de l’ONUCI est d’ailleurs clair à ce sujet « Les Frci sont actifs sur le terrain dans des domaines qui ne sont pas de leur compétence ».

Peut-on encore parler de libertés individuelles ou collectives quand partout dans les rues en Côte d’Ivoire, parler ouvertement de politique ou critiquer la politique du régime en place relève du suicide ? La peur, est là, à chaque coin de rue, à tous les carrefours et les lieux publics. L’ivoirien qui, il y a quelques années, n’hésitait pas à exprimer ses opinions, ses humeurs, s’abstient aujourd’hui à faire tout commentaire, notamment sur la politique du régime actuel, de peur de se voir arrêter, d’être conduit, comme il est de coutume – par ces FRCI – et sur dénonciation, à une destination inconnue, dans un lieu « non reconnu comme tel », pour y subir les pires tortures dont la seule allusion est à donner des sueurs froides dans le dos.

La Jeunesse du FPI (parti politique de Laurent Gbagbo) en sait quelque chose. Elle dont les meetings et sit-in ont été maintes fois interdits par le régime tortionnaire d’Abidjan. Ce parti d’opposition n’oubliera pas de sitôt le saccage de son meeting et les victimes que les nervis du pouvoir ont occasionnés dans ses rangs, lors de sa de rentrée politique à la place ficgayo de Yopougon.

Ainsi donc, après dix-huit mois de voyages intempestifs à la recherche, dit-on, de la fameuse pluie de milliards, dix-huit mois de tapage médiatique et de belles promesses pour entretenir l’illusion, monsieur Ouattara vient d’être jugé quant au respect des droits de l’Homme en Côte d’Ivoire. Pas de quoi à être fier, bien au contraire. Honte et déshonneur – c’est bien le prix mérité – sont à décerner à lui et à son pouvoir, abonnés aux tortures, aux arrestations arbitraires, aux enlèvements, aux exécutions extra-judiciaires…

Cette négation des droits Humains n’est d’ailleurs pas fortuite. Elle n’est que le reflet de cet homme – Alassane Ouattara – qui aujourd’hui au pouvoir, a introduit hier la violence dans l’arène politique ivoirienne. Que penser dès lors d’un tel personnage qui tire sa toute-puissance à exercer sur le paisible peuple ivoirien, un pouvoir absolu et arbitraire ?

 

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Marc Micael

Infodabidjan.net

 

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