Alassane Dramane Ouattara le malfrat

 

Nous entendons des clameurs ça et là.  C’est le brouhaha des Anti-ADO. Ils appellent  à l’unisson,  le retrait du système national de sécurité, les supplétifs «Dozos».  Mais diantre, pourquoi  les Ivoiriens ne disent pas en même temps à leur président de la république  par défaut, de se faire hara-kiri ? Quelle en est la raison, nous demandera-t-on ? Et nous répondons que :

– D’une part, la seule marque déposée d’ADO sur l’échiquier politique en Côte d’Ivoire est le Dozo.

– D’autre part, Raphaël Horé Lakpé persiste et signe que son mentor  n’est plus Alassane Dramane Ouattara mais simplement Alassane Ouattara. Quel état civil choisir  sans commettre d’erreur sur la personne ? Telles sont les deux points qui nous intéressent dans cet article.

I) La marque déposée d’ADO.

Les ressortissants du Nord disséminés dans toute la Côte d’Ivoire,  hier comme aujourd’hui, à l’occasion de la  visite d’une autorité  administrative et politique, exécutent une  danse  du terroir à l’instar de tous les autres groupes ethniques. Les chasseurs traditionnels appelés Dozos s’y ajoutent. Autrefois, ils  passaient  presqu’inaperçus en dehors des coups de fusil dégageant beaucoup de fumée à chaque détonation… C’était leur façon à eux de manifester leur joie.

Lorsqu’Alassane Dramane Ouattara a été nommé à la primature,  avec sa bénédiction, ces chasseurs très peu connus dans les autres régions du pays à l’exception du Nord,  ont acquis le droit de cité dans toute la Côte d’Ivoire. On  les a  par la suite  associés  au service de gardiennage de personnalités importantes au plan économique ou politique.

Aujourd’hui, avec  la crise postélectorale, ils ont intégré les rangs de l’armée nationale rebelle sous l’appellation de Force Républicaine de Côte d’Ivoire (FRCI). Et puisque la sagesse populaire dit qu’on reconnaît l’arbre à ses fruits, on reconnaîtra  politiquement  les nervis à leur mentor. Or les Dozos  sont  analphabètes et  experts en cruauté. Leur  terrain de jeu  par destination est  la brousse. D’aucuns leur prêtent  des pouvoirs mystiques qu’il reste à prouver. C’est d’ailleurs l’une des principales raisons pour lesquelles,   ADO les a introduits dans  l’arène politique. La conséquence évidente  est que ces gens  font la confusion entre le gibier et les Êtres Humains. Ils tirent indifféremment sur l’un comme sur l’autre, parce que tuer est un jeu pour les Dozos…

Si  le mentor du parti républicain voulait révolutionner la police, ou en faire un corps d’élite, compte tenu des  pouvoirs mystiques des Dozos, il aurait pu les  faire former   à la  police et au métier de maniement des armes. Malheureusement, il  les a laissés sur le terrain, livrés à eux-mêmes. Ils font des exactions sur  les populations aux mains nues, voire commettent  des tueries sans sommation. Fatigués de ces méfaits, les Ivoiriens  veulent que ces policiers et militaires amateurs soient  retirés des rues. Mais la seule chose réalisée devant l’Eternel par le sieur ADO,  ce sont  les Dozos. Leur  retrait   n’est-il pas un suicide politique ? Sans Dozos,  n’est-ce pas une manière d’effacer ADO de la mémoire collective ? En d’autres termes,  sans Dozos, son souvenir sera simplement comme la trace d’un oiseau qui traverse l’espace.

II) La nouvelle appellation d’ADO

Jusque là, tous les Ivoiriens savent qu’il est  le fils de Mossi Dramane, établi à Dimbokro. On ne voit pas trop pour quelle raison,  certaines personnes l’ont désigné comme étant Alassane Dramane Ouattara. Lui-même ne l’a jamais remis en cause et lors d’un meeting à Yopougon, pendant la campagne présidentielle  de 2010, il s’est présenté comme étant «Alassane Ouattara, mais dit-il, on m’appelle ADO. »  Est-ce donc à dire qu’il y a une synonymie  entre les deux appellations ? Il n’a jamais non plus dit qu’il ne partageait pas le prénom  Dramane avec son père. Le problème est que tout le monde le connaît sous  cette désignation. Comment peut-on alors  être plus royaliste que le roi de la part de M. Horé Lakpé Raphaël,  pour dire que Dramane ne fait pas partie de ses prénoms ? On a la nette impression qu’autant cet homme est Ivoirien de circonstance,  autant il change d’état civil au gré de ses intérêts. Et c’est bien cela qui devient gênant.  A l’évidence, ADO  et Alassane Ouattara font deux personnes différentes administrativement parlant.

En attendant le prochain état civil à la perte du pouvoir, chacun perd son latin dans les élucubrations des laudateurs du mentor du RDR. Madame Dagri Diabaté ne l’avait-elle pas qualifié de préfet  suite à un lapsus linguae  à l’investiture du 21 mai 2011? Ne serait-on pas en train de préparer les esprits populaires  à la transition physique de l’homme  par ce truchement? Qui vivra,  verra!

Louis-Freddy Aguisso

Infodabidjan.net

 

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