L’Irak n’avait pas connu cela depuis au moins deux ans: des dizaines d’attaques meurtrières viennent de prendre pour cible plus de deux douzaines de localités en ces premiers jours du mois musulman sacré du Ramadan. Le bilan est lourd: plus de 107 morts et des centaines de blessés. De nombreux militaires et policiers irakiens figurent parmi les victimes. Ces attentats terroristes ont été revendiqués par Al-Qaida en Mésopotamie en s’inscrivant dans la logique d’une confrontation communautaire et interconfessionnelle avec le gouvernement de Baghdad.

Peu de médias avaient relevé que lors de la prise de contrôle par les rebelles de l’armée syrienne libre (ASL) d’un poste frontalier isolé situé au confins désertiques entre l’Irak et la Syrie, les militaires irakiens postés en face furent excédés par les exactions que les combattants de l’ASL infligèrent aux militaires syriens faits prisonniers. Un officier, commandant le poste fut démembré tandis que 22 gardes-frontière syriens étaient sauvagement et bruyamment exécutés par arme blanche. Cette scène d’horreur obligea le commandant du poste frontalier irakien à ordonner l’ouverture du feu en direction des rebelles syriens.

Cette attitude qualifiée de “courageuse” par les syriens loyalistes et la position du gouvernement irakien de Nouri Al-Maliki  sur le dossier syrien déclencheront l’ire d’Al-Qaida, alliée de l’ASL en Syrie.

Les irakiens entravent la circulation de combattants vers la Syrie et viennent d’émettre des réserves sur le 3ème paragraphe de la décision du Conseil ministériel de la Ligue arabe sur la Syrie, réuni hier à Doha au Qatar,  appelant au départ du président Al-Assad.

L’Algérie, le Liban et le Soudan ont adopté des positions similaires concernant cette question.

Source : Strategika 51

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