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SORO EN « AUDIENCE OFFICIELLE » CHEZ BARTOLONE : LES ECLAIRAGES DU JURISTE ALASSANE TRAORE

SORO EN « AUDIENCE OFFICIELLE » CHEZ BARTOLONE : LES ECLAIRAGES DU JURISTE ALASSANE TRAORE

A la suite de la plainte déposée par Michel GBAGBO à l’encontre de Guillaume SORO, ce dernier, alors en séjour privé en France, a pris la fuite en quittant brusquement le territoire français.
Devant une telle humiliation, Guillaume SORO a pondu un texte qui se voulait être une réplique juridique à la plainte susmentionnée de ma consoeur Maître Habiba TOURE, mais il n’a fait qu’étaler ses lacunes et démontrer la médiocrité de ses arguments.

Voulant démentir coûte que coûte tout départ précipité du territoire français, et surtout ne supportant pas d’avoir perdu la face, Guillaume SORO, a pris le soin de faire déplacer plusieurs agents de l’Ambassade de Côte d’Ivoire en France et des avocats pour l’accueillir hier dimanche à l’aéroport Roissy Charles de Gaulle.
Il a ensuite fait diffuser un texte dans lequel il annonce une « audience officielle » avec le Président de l’Assemblée Nationale française, Claude BARTOLONE, ce lundi 2 juillet 2012, à 15h.

En fait, il ne faut pas se laisser abuser par cette manœuvre ridicule et grossière. En effet, Guillaume SORO sait qu’il jouit d’une immunité, en tant qu’« agent d’un Etat étranger » lors des séjours officiels. Il est donc logique qu’il puisse revenir en France sans être inquiété dès lors qu’il s’agit d’une mission officielle.
D’après la police, SORO loge depuis dimanche à la Résidence de l’Ambassadeur de Côte d’Ivoire à Paris, alors qu’il possède bien une maison à Saint-Prix (95).

Mais Guillaume SORO ne dupera personne puisqu’il n’ignore pas qu’à titre privé, il est persona non grata au risque de se faire immédiatement interpeller.Il est regrettable qu’un personnage important de l’Etat français, Claude BARTOLONE, reçoive un individu suspecté par la justice internationale d’être responsable des pires exactions commises à l’Ouest du pays par des hommes sous ses ordres (cf. la Cour pénale internationale (CPI) dans sa décision du 3 octobre 2011).

Alassane TRAORE

Juriste

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