Résistance Patriotique en CI: Y a-t-il de la place pour les journalistes mi figue mi raisin?

Résistance Patriotique en CI: Y a-t-il de la place pour les journalistes mi figue mi raisin?


Les journaux patriotiques

Je l’entends souvent de certains confrères : « nous sommes un journal indépendant ». Et quelques heures après, « nous sommes un journal patriotique, nous menons la lutte patriotique avec la Résistance patriotique ivoirienne ». Et je m’inquiète.

Peut-on être à ce moment précis de l’histoire de la Côte d’Ivoire, à la fois un journaliste indépendant, un journal indépendant et revendiquer le statut de Résistant ivoirien?

Aidez-moi à éclairer l’opinion.

Le journal indépendant, de mon humble point de vue, c’est le Quotidien ou l’hebdomadaire ou le mensuel, etc. etc. qui n’est ni pour un camp ni pour l’autre. Il travaille avec des journalistes salariés ou indépendants (des pigistes) et ne participe pas au combat de basculement de l’opinion à gauche ou à droite. Il produit des articles équilibrés quand bien même parfois, des dossiers d’enquête peuvent mettre l’une ou l’autre partie en confrontation politique pacifique ou belliqueuse, dans une situation très inconfortable.

Mais dans notre cas, dans le cas qui nous mobilise tous autour de la Côte d’Ivoire, peut-on revendiquer d’être un journal indépendant, avec une ligne éditoriale neutre, et affirmer après coup qu’on est un Résistant ivoirien ou un Résistant pour la Côte d’Ivoire?

Peut-être que nous confondons indépendance financière, autonomie financière et indépendance éditoriale.

En effet, on peut jouir d’une autonomie financière, ne pas bénéficier de concours financiers d’un bord politique et avoir une ligne éditoriale engagée auprès d’une des parties protagonistes. Un tel engagement serait peut-être la résultante d’un combat de conviction, parce qu’au moment où nous nous engageons, les valeurs que nous défendons sont portées par l’un des protagonistes.

Mais si nous revendiquons une indépendance de la ligne éditoriale pour ensuite prétendre être un Résistant ivoirien ou un Résistant engagé pour la Côte d’Ivoire,  c’est que nous créons une confusion dangereuse pour la cause et les Ivoiriens ainsi que les panafricanistes de toutes origines, ont le devoir de prendre leurs distances vis-à-vis de nous.

En effet, une telle posture induirait la production d’articles tantôt favorables tantôt hostiles à la cause. Cela revient à dire qu’on souffle le chaud et le froid, de la même bouche.

Ce n’est pas possible d’être fiable et crédible avec une telle posture. Soit on est Patriote ivoirien engagé corps et âme pour le triomphe de la cause, soit on est opposé au triomphe de la cause. On ne peut pas à la fois servir et desservir.

C’est pourquoi la Révolution Permanente en appelle à la vigilance de tous. En situation de guerre, les plus gros dangers viennent toujours des faux alliés et des agents doubles. Qu’il plaise à chacun des résistants d’ouvrir désormais les yeux pour regarder à la ligne éditoriale de tous les organes de presse écrite imprimée ou en ligne, se réclamant de la Résistance Patriotique ivoirienne. Et qu’ils se fassent une opinion éclairée à partir de la Chronique de ce jour.

On ne peut pas être à la fois le diable et Dieu. De même, on ne peut être à la fois un journal ou un journaliste pour la Résistance Patriotique et contre la Résistance patriotique en produisant des contenus tantôt favorables tantôt dangereux pour le triomphe de la cause. La Libération de la Côte d’Ivoire ne s’en trouvera que sabotée à cette allure.

A Très bientôt.

Hassane Magued

La Révolution Permanente N°00310/06/12

Infodabidjan.net

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