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Sept corps de casques bleus dans le placard de Ouattara.

Sept corps de casques bleus dans le placard de Ouattara.

          

La mort de sept casques bleus  à l’ouest de la Côte d’Ivoire soulève à nouveau la question de la manipulation de l’information par Dramane Ouattara et ses hommes. Ce n’est absolument pas du côté du Président Laurent Gbagbo qu’il faille chercher  les responsables de l’odieuse tuerie pour  trois raisons.

D’abord de 2002 au 11 avril 2011, soit neuf années durant , où la France a bombardé la résidence Officielle du Président Laurent Gbagbo pour l’y extraire et le transférer dans le pénitencier de scheningen, aucun casque bleu n’a été tué ni par l’armée ivoirienne, ni par la galaxie patriotique  dont le leitmotiv était de résister les mains nues face aux agresseurs. Partout, les patriotes étaient debout face aux chars et aux hélicoptères de l’Onuci  sans jamais tirer un bazooka ou une quelconque arme à feu sur cette armada.

Ensuite, au cours de cette période difficile, il y a eu des  cas où les rebelles, pour attiser les tensions,  justifier tous leurs  crimes et amener la communauté internationale à intervenir contre le pouvoir en place, ont à plusieurs reprises  assassiné des membres des forces militaires étrangères. Cela a été le cas  le 26 Août 2003 : Les rebelles de Dramane Ouattara, qualifiés d’éléments incontrôlés par la presse française, ont tué deux soldats français, Fabien Rivière et Michel Dupré sur le lac de Kossou. L’affaire a été classée sans suite. Les chefs rebelles n’ont jamais donné d’explication claire sur ce drame. Bien au contraire la France a accentué son soutien à la rébellion.

Lors de la tentative de la reprise de  la ville de  Bouaké par les forces gouvernementales, le 26 novembre 2004, la force Française «  Licorne »  s’est retrouvée avec des cadavres français dans la zone de guerre. La découverte des corps a servi de justificatif au président français  Jacques Chirac «  pour détruire l’aviation ivoirienne provoquant une vague de manifestation anti-française à Abidjan. »

Au départ, la mort des soldats français, a été attribuée aux forces de défense et de Sécurité (FDS), ce qui a justifié les attaques meurtrières de l’armée française contre le peuple ivoirien en Novembre 2004. L’étrange dans cette affaire est que Paris a fait obstruction à l’enquête. Aucune autopsie n’a été faite sans oublier que les corps des soldats français ont été inversés dans les cercueils. La thèse qui semble plausible selon l’avocat des victimes, Me Balan, est que « les bombardements étaient voulus pour créer une situation propice pour se débarrasser du président Laurent Gbagbo ».

Tout le monde connait l’affaire de l’assassinat du Français Philippe Raymond, professeur de sociopolitique à Yamoussoukro. Ce crime a été commis fin mai début avril 2011  par les hommes de Dramane Ouattara,  lors de leur avancée sur Abidjan. Cet  acte crapuleux est resté également  impuni.

Enfin le massacre de 7 soldats de l’Onu  fait partie d’une insécurité générale qui frappe la Côte d’Ivoire depuis l’arrivée au pouvoir des nouveaux maîtres. Une insécurité galopante,  multiforme, généralisée que nul ne peut à présent maîtriser : Les attaques des  villages et des villes, les coupeurs de route, les enlèvements et les déportations, les demandes de rançons. Sans compter que les décisions maladroites prises contre les autorités maliennes, par le chef de l’Etat ivoirien, suscitent  la colère des populations CEDEAO,  d’autant que l’Onu  se prépare à un remake « du 11 avril 2011 date du bombardement de la résidence  du président Laurent Gbagbo». Cette fois, les bombes seront  déversées sur la caserne militaire de Bamako, où réside le Capitaine Sanogo, le nouvel homme fort du Mali.

Dans un tel contexte, attribuer aux  pro-Gbagbo l’attaque ayant occasionné la mort de 7 Casques bleus à l’Ouest de la Côte d’Ivoire  est une trop facile rhétorique pour masquer les vrais raisons et entraîner de la sorte, la communauté internationale dans un engagement plus musclé sur le terrain. Cela en termes de fournitures d’armes, d’exécutions sommaires, d’arrestations arbitraires, de chasse aux exilés.

Anot Nianzout

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