Ble Goudé au combat

La fameuse charge du Procureur de la Cour pénale internationale contre le Président Laurent Gbagbo continue de faire des vagues. Charles Blé Goudé sort de sa réserve et crucifie Ocampo.

Heureusement que le ridicule ne tue pas sinon… Le Procureur de la Cour pénale internationale, Ocampo ose dire que le slogan : «Il n’y a rien en face. C’est maïs» très populaire en Côte d’Ivoire et repris par Charles Blé Goudé, leader des jeunes patriotes, était une manière pour le Président Laurent Gbagbo de dire qu’il entendait rester coûte et coûte au pouvoir. Il suffit de lire quelques extraits de sa fameuse charge contre le prisonnier le plus célèbre de la planète: «Deuxièmement, Gbagbo a indiqué publiquement qu’il était disposé à recourir à la violence contre ses opposants politiques afin de rester au pouvoir.

Avant la tenue de l’élection, il avait déclaré qu’il n’accepterait pas une défaite électorale. Il avait annoncé: «[traduction] Je ne serai pas battu. J’y suis, j’y reste». Le slogan (ICC-02/11-01/11 16/47 16 mai 2012ICC-02/11-01/11-124-Anx1-red 16-05-2012 17/48 NM PT) de sa campagne politique

était «[on gagne ou on gagne» -ce qui signifiait que ses partisans n’accepteraient pas qu’un autre candidat soit élu à sa place.

Selon certains témoins, ce slogan électoral signifiait que Gbagbo et son entourage immédiat avaient l’intention d’utiliser tous les moyens qui seraient nécessaires pour se maintenir au pouvoir. Son camp avait également un autre slogan inventé par Blé Goudé : «il n’y a rien en face. C’est maïs». D’après un témoin, cela signifiait qu’il n’y avait pas d’autre candidat que Gbagbo à la présidentielle. Plusieurs mois avant l’élection», écrit Ocampo. Face à cette distorsion grave des termes évoqués et à la falsification des faits, Charles Blé Goudé a décidé de réagir. Il trouve insensé cette sortie du procureur. Et de la qualifier de ridicule.

«A travers cette sortie, on comprend qu’Ocampo est un mercenaire au service de Dramane

Ouattara. Il ne fait que reprendre les propos de ce monsieur. Cela montre que la Cour pénale internationale est aux ordres. En d’autres termes, elle travaille pour le compte des nouveaux tenants du pouvoir» fait-il remarquer. Et de poursuivre : «Ocampo fait la honte à la profession. Il ne mérite pas d’être à la place où il est. Nous pensons qu’il n’a aucune preuve pour condamner le Président Laurent Gbagbo». Charles Blé Goudé se demande à quel jeu Ocampo joue. Si ce n’est pas de la désinformation et de la calomnie.

«En quoi ce slogan pose-t-il un problème de justice. Dans toute élection, chacun montre à travers un slogan qu’il est le meilleur. Et que l’adversaire ne fera pas le poids» indique-t-il.

Avant d’ajouter : «A travers ce slogan, nous entendons galvaniser nos troupes. Nous ne l’avons jamais utilisé pour appeler au meurtre de qui que ce soit. Si le procureur n’a rien à dire qu’il se taise. Ce serait mieux pour tout le monde. C’est un magicien. Il mérite d’être mis derrière les barreaux. On voit son dos».Il faut dire que pendant la dernière élection française, on a vu des slogans tels que : «Le 6 mai, Sarkozy va partir; les Français doivent nous aider à chasser Sarkozy du pouvoir; Hollande n’a aucune culture de la gouvernance; Sarkozy, quels que ce soient les discours, va rester au pouvoir le 6 mai; si Marine Le Pen gagne, c’est la mort aux Etrangers»… Ces slogans n’ont ému personne en France. Le comble du ridicule est que des informations font état de ce que le procureur entend poursuivre Charles Blé Goudé sur la base de ce slogan. Or, tout le monde sait que ce dernier ne ferait pas de mal à une mouche. D’ailleurs pendant la crise, il a joué un rôle important pour le retour de la paix en Côte d’Ivoire. Par l’organisation de la caravane de la paix et de meetings pour soutenir l’Accord politique de Ouagadougou.

Ainsi que par des actions de décrispation entre les jeunes de la Lmp et ceux du rhdp lors des audiences foraines et par la main tendue à l’ex-rébellion…

Pour Charles Blé Goudé, Ocampo, par sa partialité et sa complicité avec le pouvoir Ouattara, vient de démontrer qu’il est disqualifié pour retenir des charges contre le Président Laurent Gbagbo et ses partisans.

Ce qui fait dire au leader des jeunes patriotes que la Cour pénale internationale joue sa crédibilité dans le procès du Président Laurent Gbagbo. Parce que son Procureur n’est pas à la hauteur. Car des politiciens l’utilisent pour régler des comptes.

Yacouba Gbané – Le Temps

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