Gbagbo le grand retour

En plus d’être traumatisés par la mobilisation historique autour du plus illustre prisonnier politique de Scheveningen, nos frères de la ouattarandie ne savent plus quoi inventer pour tenter de briser le moral d’une résistance patriotique plus que déterminée. A la fois surpris et déconcertés, tout comme la Cpi elle-même, par la démarche des avocats de Laurent Gbagbo visant à récuser cette institution, leur esprit limité n’y a vu que la piteuse conclusion que voici : « Gbagbo a peur ». Et de quoi aurait-il peur selon eux? L’ultime peur qu’un homme puisse avoir, c’est certainement en face de la mort. Et la mort, Laurent Gbagbo l’a affronté, 4 jours durant, de bombardements continus de sa résidence à Cocody, par la coalition Licorne-Onuci.

On a aussi peur lorsqu’on a quelque chose à perdre. Et que perd Laurent Gbagbo? Rien. Bien au contraire, il a gagné, tout gagné: aujourd’hui, à travers lui, les jeunes générations comprennent mieux la lutte de libération de l’Afrique et s’y engagent résolument. A travers lui, le complot des impérialistes occidentaux en Côte d’Ivoire a été mis à nu. Laurent Gbagbo aujourd’hui à la Cpi, les consciences s’éveillent, le pari est réussi. C’est donc un idéal. Laurent Gbagbo est un idéal qui échappe au temps. Il l’a lui-même dit et répété: « Le temps, c’est l’autre nom de Dieu ». L’histoire retiendra et pour toujours ce nom: Laurent Gbagbo, l’homme qui a eu « les couilles » pour dire «non, ça suffit ! », aux puissances occidentales. Celui qui a affirmé sans ciller: « Non, je ne suis pas un préfet de la France ».

Dans cette Côte d’Ivoire, la peur à son camp. Elle l’a choisie dès que Alassane Ouattara, champion du saut de clôture, s’est arrogé le pouvoir. C’est une peur permanente de perdre un pouvoir illégal, c’est-à-dire acquis par des moyens détournés. La peur panique des actuelles autorités ivoiriennes se traduit au quotidien par des rumeurs de coups d’Etat par-ci et des complots par-là. C’est une  peur entretenue par l’incapacité d’un pseudo« brave-tchè », lui-même lauréat de la lâcheté et de la couardise et qui a toujours nié la paternité d’une rébellion mais rattrapé dans les faits par cette même rébellion qui constitue aujourd’hui sa garde rapprochée. Comment juger un régime qui ne jure que par la présence de la force Licorne et de l’Onuci? Dont le pire cauchemar est de  voir ces forces étrangères un jour s’en aller de la Côte d’Ivoire?

Comprenez bien qu’à travers ces agitations, les caciques du pouvoir ouattariste tentent ainsi de dissimuler leur propre peur en la reportant sur Laurent Gbagbo et les résistants. Mais manque de pot pour eux, cela ne saurait passer. Il faut plutôt voir par ce tacte de récusation de la Cpi, un acte de courage de Laurent Gbagbo et de ses avocats face à une institution taillée sur mesure pour les africains.

Aussi, ces ADOrateurs de la république ouattarandienne, gagneraient-ils à s’occuper de leur propre peur dans un pays qu’ils ont plongé dans la situation calamiteuse, au lieu de s’en prendre lâchement à Laurent Gbagbo qui lui, en vrai vrai « woody », a lancé aux juges de la Cpi, « Je ne regrette pas d’être là (…), on va aller jusqu’au bout ».

Marc Micael

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