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INTERVIEW DU PRESIDENT DE LA COFEX KOUAME CHARLES DIT LUMUMBA, PAR ABIDJANDIRECT.NET

INTERVIEW DU PRESIDENT DE LA COFEX KOUAME CHARLES DIT LUMUMBA, PAR ABIDJANDIRECT.NET

KOUAME CHARLES DIT LUMUMBA

KOUAME CHARLES DIT LUMUMBA

1. POUVEZ-VOUS VOUS PRESENTER AUX INTERNAUTES ?

Je suis KOUAME CHARLES, étudiant titulaire d’un diplôme d’ingénieur des Techniques en Markéting Management, empêché de finir sa dernière année par le régime en place, car contraint à l’exil.

Au plan syndical, je suis le Nl LUMUMBA, 2e Secrétaire National Adjoint chargé des affaires sociales du Bureau Exécutif National (BEN) de Mian Augustin, mais là, Président de la Coordination Fesci en Exil (COFEX).

2. VOUS PARLIEZ DE LA COORDINATION FESCI EN EXIL, QUEL EST LE BUT REEL DE CE MOUVEMENT ? ET NE CRAIGNEZ-VOUS PAS UN BICEPHALISME AVEC LE BUREAU NATIONAL DIRIGE PAR MIAN AUGUSTIN ?

Je voudrais au nom de tous les camarades vous dire merci pour cette occasion que vous donnez pour élucider encore les choses concernant la COFEX.

Je commencerais donc par votre deuxième préoccupation qui concerne la crainte d’un bicéphalisme. Il ne peut y avoir de bicéphalisme pour plusieurs raisons qui sont entre autres :

– La COFEX n’est pas et ne sera jamais un bureau exécutif national bis car il suffit de voir sa composition (membre du BEN, secrétaires généraux, responsables de section, observateurs, militants actifs, …)

– Tous ces responsables occupent encore leurs différentes fonctions au sein de la FESCI et sont reconnus comme tel par le SG Mian Augustin lui-même, seulement qu’ils sont hors du pays pour les raisons que nous savons tous.

– La dénomination Coordination qui est choisie à propos car à la FESCI, lorsque plusieurs sections, pour des raisons géographiques ou pour défendre des intérêts, se regroupent, la seule dénomination textuelle est “Coordination” et celle-ci est soumise à l’autorité du Bureau Exécutif National.

En ce qui concerne le but réel, nous pouvons le subdiviser en deux grands :

– Au plan social et humain : Vous savez que le 11 avril 2011, la Côte d’Ivoire a connu une tragédie qui a touché toutes les couches sociales de notre pays, mais plus gravement encore, l’ensemble des élèves et étudiants.

Ainsi donc pour avoir la vie sauve face aux exactions et exécutions sommaires, ceux-ci ont été obligé de se réfugier dans les pays de la sous-région. Alors, plus de 1000 élèves et étudiants se retrouvent dans les camps, dissimulés dans ces pays dans les conditions difficiles. Il nous fallait donc, en tant que leurs responsables, s’organiser pour faire le point de tout ça, connaître leurs difficultés quotidiennes afin d’organiser une véritable chaine de solidarité entre nous en vue d’amoindrir nos souffrances.

– Au plan syndical : Comme je l’ai dit plus haut, tous ceux qui composent la COFEX sont tous ou ont été des hauts responsables de la FESCI, donc des défenseurs de l’école ivoirienne. Ainsi, malgré l’exil qui leur ait imposé, il fallait s’organiser pour donner de la voix face à la mort programmé de l’école en Côte d’Ivoire par les dirigeants actuels, tout en attirant l’attention des organismes internationaux tels l’UNICEF, l’UNESCO et même les organisations des défenses des droits de l’homme sur le génocide intellectuel en cours dans notre pays.

3. CERTAINS DE VOS CAMARADES SONT EN PRISON, PLUSIEURS SONT EN EXIL, MAIS LE SECRETAIRE GENERAL LUI EST LIBRE DE SES MOUVEMENTS. COMMENT EXPLIQUEZ-VOUS CELA ?

Je pense que celui qui est le mieux placé pour répondre à cette question est le secrétaire général lui-même.

Mais en ce qui nous concerne, nous condamnons toutes les arrestations arbitraires et injustes dont fait l’objet les responsables de la FESCI et exigeons leur libération sans conditions et sans délai. D’ailleurs, ce sera l’un des points essentiels de nos futures actions car dans un Etat de droit digne de ce nom, on n’enferme pas des étudiants sous le seul prétexte qu’ils ne nous ont pas soutenus pendant les élections présidentielles.

Ainsi donc, le Secrétaire Général et tous ses responsables doivent jouir de toute liberté et être aussi libre de tous leurs mouvements.

4. NOUS SAVONS QUE LA FESCI A JOUER UN ROLE PREPONDERANT DANS LA DEFENSE DE LA SOUVERAINETE LORS DE LA CRISE POST-ELECTORALE. POUVEZ-VOUS NOUS PARLER DE VOS ACTIONS D’ANTAN?

Oui la FESCI en effet, a fait et continuera de faire son devoir vis-à-vis de la Côte d’Ivoire. Nos actions vont au delà de la crise post électorale et ont débuté en septembre 2002 quand la nation a été attaquée par une bande armée à la solde d’intérêts mafieux.

En effet, notre position s’est faite automatiquement et cela conformément à l’essence de notre existence qui est le combat pour l’acquisition de la démocratie. Pour nous, rien, en tout cas rien ne peut justifier l’usage de moyens et méthodes anti-démocratiques pour la satisfaction d’une revendication.

Ainsi donc, depuis 2002, élèves et étudiants, vu que l’ennemi de la démocratie s’appuyant sur le fort taux d’analphabétisme de nos populations; avons décidé de faire nôtre, le combat pour l’éveil des consciences, pour la promotion de la vérité, de la mobilisation autour des institutions de la République à travers des meetings, seattings, marches…

5. CERTAINS DE VOS DETRACTEURS VOUS ONT ACCUSES D’AVOIR QUITTE LE CHAMP SYNDICAL POUR DEVENIR UNE MILICE A LA SOLDE DU POUVOIR D’ENTRE TEMPS AUJOURD’HUI, QUEL BILAN FAITES-VOUS DU MANDAT DE OUATTARA, CONCERNANT L’ECOLE IVOIRIENNE?

– QUELLES ACTIONS ENVISAGEZ-VOUS A L’AVENIR POUR LA RESTAURATION DE L’ECOLE IVOIRIENNE? VOTRE DERNIER MOT AUX INTERNAUTES

Vous savez, ceux qui disent cela savent que ce sont des accusations gratuites et infondées. En fait, notre préambule dit clairement “Il ne peut y avoir d’école nouvelle sans démocratie véritable”. Dès cet instant, la chronologie de notre lutte était claire. D’abord, l’acquisition de la démocratie qui allait créer le cadre et le contexte favorable pour que nous puissions faire nos propositions pour l’école nouvelle. C’est donc étant dans cette dynamique qu’en 2002, des bandits vont attaquer la République, attaquant ainsi la démocratie devenant de facto nos adversaires. Donc ceux qui le disent pensent pouvoir nous fragiliser dans notre combat mais qu’il sache que rien ne pourra nous détourner de ce serment.

Pour le bilan de Ouattara concernant l’école ivoirienne ; il est le plus nul que la Côte d’Ivoire ait connu. Voyez-vous! au niveau de la formation de base et de l’éducation nationale, un ministre qui a fini par convaincre, même ceux de son camp, sur son incompétence et son incapacité à gérer un département aussi important avec pour conséquence la désorganisation de tout le système, cause des nombreux échecs.

Au niveau du supérieur, on ne parlera même pas de bilan, car les portes des universités sont hermétiquement fermées quand les établissements privés qui avaient assurés un temps soit peu la relève sont confrontées à un chantage et un racket jamais égalé dans l’histoire de la Côte d’Ivoire détériorant totalement la qualité de la formation.

En un mot, c’est la catastrophe totale.

Vous voulez savoir les actions avenir pour la restauration de l’école ivoirienne.

Permettez-moi, même si je sais que vous comprenez que pour les questions de stratégie, je ne vous donne pas de détails, mais retenez seulement que très bientôt et je vous le promets, très bientôt le milieu scolaire et universitaire va se faire entendre et de la manière la plus bruyante possible, car conformément à notre article 7 qui nous exige de privilégier la voie de la négociation et de n’avoir recours à tout autre moyen pour obtenir satisfaction à nos préoccupations que lorsque l’autorité en face nous ferme cette porte, nous donne l’attitude à tenir. Car aujourd’hui, les “autorités” font montre d’un mépris et d’une indifférence qui incitent à la révolte. Mais pis, celles-ci sont soutenues par les organismes internationaux qui ferment les yeux sur la mort de l’école en Côte d’ivoire.

Pour finir, je voudrais en mon nom personnel et au nom de toute la COFEX, dire merci à tous ceux et celles qui accordent une attention à nos parutions car soucieux de l’avenir de l’école ivoirienne donc forcément de celle de notre pays. Dire aussi merci à ces canaux qui nous permettent de nous exprimer et de tirer sur la sonnette d’alarme afin de réveiller tous ceux qui dorment encore car en la vérité, il y a péril à la demeure. A l’ensemble des élèves et étudiants en exil, au pays, leur dire que l’espoir d’une école nouvelle garante d’un avenir certain et meilleur est permis. Mais seulement qu’ils sachent que cet espoir ne se réalisera qu’à la suite de la victoire dans le combat pour la restauration de la démocratie.

Alors tous débout et mobilisés pour l’éclatement de la vérité, des urnes, issue des élections présidentielles d’octobre-novembre 2010.

Dieu bénisse et sauve la Côte d’Ivoire

Dieu bénisse l’école ivoirienne

Kouamé Charles dit LUMUMBA

Président de la COFEX

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