Soldats ivoiriens au Mali

Nos soldats à l’abattoir!

Il a mis sa tête dans affaire de la Cedeao. Sans l’avis de personne. Voilà les problèmes des gens sur sa tête ! Maintenant, il veut envoyer nos soldats à l’abattoir. Nos soldats qui n’ont même pas encore pu neutraliser nos coupeurs de route. Les rebelles touaregs. Il sait qu’ils sont plus puissants que l’armée malienne. Nos enfants. Nos frères. Nos maris. Nos papas. Il les pousse à l’abattoir. Pour sa gloire. Il les tente avec l’argent. Beaucoup d’argent. Mais que vaut l’argent à côté d’une vie ? Rien ! Ils ne veulent pas bouger. Il veut les désigner ! Et là, il va se débarrasser des Fds ! Voyage sans retour ! Pourtant je lui ai dit. D’y envoyer ceux qui sont forts: les Dozos.

Mais je ne le comprends pas. Il veut envoyer nos petits à l’abattoir !

Le fils de l’autre, à l’Ouest

Il tient à aller à l’Ouest. Chez moi, à l’Ouest. Chez vous, à l’Ouest. Que va-t-il y faire ? Je n’en sais rien. Il tient à y aller. Il ronge les freins. Veut-il aller à l’Ouest pour l’Ouest ? Pour lui-même ? Grande question ! Quel type de « rattrapage » va-t-il y faire ? On le sait. Il ramène tout à lui. Aux siens. Voyez ses nominations ! Plus on le dénonce, plus il se radicalise. Mais, les bénéficiaires actuels de son « rattrapage » massif… Se rendent-ils compte qu’il ne leur rend pas service ? Le retour de l’ascenseur, un leurre? Regardez les noms ! Les mêmes. Pour les moindres nobles boulots, il « rattrape ». C’est le développement séparé. Sans blague ! Il fait cela l’autre côté, pour le bonheur des « rattrapés », et à l’Ouest, il va se soulager la conscience. Il veut acquérir le sentiment d’être pardonné. D’avoir semé la graine de la réconciliation. L’Ouest, un poids moral. Les milliers de squelettes fabriqués, y mettent en place l’orchestre de la symphonie sépulcrale. Au fils de l’autre, il faut un accueil royal. Mes parents de Duékoué-Carrefour seront là, c’est le lead-vocal. Il leur a fait trop de bien, n’est-ce pas? Mes parents de Guitrozon, Petit-Duékoué se chargeront de la flûte. Guiglo, au violoncelle. Toulépleu, à la guitare solo. Bloléquin, à la batterie. Bangolo, à la chorégraphie. Le cliquetis musical des morts. Le chant grégorien des tibias empoussiérés. La mélodie des crânes ouverts. Les poèmes envoûtants des utérus massacrés. Mes parents seront tous là. Les cousins. Les cousines. Ceux qui répondent. Ceux qui se sont tus, à jamais. Mais « jamais » n’a de sens que pour les insensés. Ceux qui ont été précipités à l’au-delà ont de la voix. Que va-t-il faire à l’Ouest ? Il a déjà répondu. Il va dire à mes parents qu’ils ont eu tort d’être différents. Ils ont eu tort de s’encombrer avec Laurent Gbagbo. Un Gbagbo qui n’est pas le choix de l’Onu. De la France. Ni des Etats-Unis. Ils ont eu tort d’aimer quelqu’un qui aime son pays. Ils ont eu tort de refuser que leur région devienne une colonie de peuplement. Bassin d’immigration ! Ils ont eu tort. Et ils diront : Amen ! Je serai aux grelots. La nuque pointue. Avec mes vieux os. Les yeux feu. Sans caleçon. Ni string. Devant mes ancêtres. Aïeux, arrachant le dernier son au tambour. Tam-tam nôtre ! Je lui offrirai ma nudité amicale. Je chanterai. Et la terre tremblera. La route lui sera propice. Il sera soulagé. Les profiteurs de tous poils ? C’est leur affaire! Qu’ils organisent! Qu’ils l’intoxiquent ! Qu’ils lui disent la vérité ! Peu importe. L’Ouest est prêt. L’orchestre, en répétition. Discipline ! Aucun criquet, aucun moustique ne se montrera désobligeant ! Tous au rendez-vous ! Sans larmes. Sans regret. Rien ne s’est passé ! Laissons-le se « rattraper ». Il a besoin d’une conscience apaisée. Ciel titanique ! Le fils de l’autre arrive !

Fermer la Cpi!

Les idées divines ne s’évanouissent pas. Pas dans la pensée d’une personne. Elles habitent plusieurs. Elles s’imposent. Et boom ! Il n’y a pas longtemps. J’écrivais: « Après cette lettre grave d’Ocampo à Soro, ou bien il faut poursuivre ce juge ou alors exiger la dissolution de la Cpi ». J’étais sérieux. Mais sans moyen. Voilà qu’en moins d’une semaine, les Africains de France sont catégoriques. Ils demandent la fermeture de la Cpi: « un goulag pour les présidents africains ». C’est juste. La Cpi est corrompue. Ocampo l’a montré. Quelle crédibilité quand elle est dans des combines avec Soro et son Grand Cousin ? Justine partisane. A bas la Cpi ! Il faut la fermer. Instrument de domination occidentale. La fermer. L’Afrique ne mérite pas ce traitement. Fermer la Cpi !

Germain Séhoué

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