Du vendredi 27 au samedi 28 avril prochain à l’hôtel Etoile du sud de Grand-Bassam, le gouvernement de Dramane Ouattara convie à une table ronde de négociation près de 53 personnes. Outre la délégation pro-gouvernementale lourde de 23 personnes, la clé de répartition des différentes délégations de l’opposition conviées à cette rencontre est la suivante : le Front Populaire Ivoirien 5 personnes, le Congrès National pour la résistance Démocratique 5, le Lider de Mamadou Koulibaly 5, Agir pour la Paix et la Nation (APN) 5, le Rassemblement du Peuple de Côte d’Ivoire (RPCI) 5 et l’Alternative Citoyenne 5. Il y a des équilibres qui consacrent des inégalités et des injustices. Surtout quand, ils se font à partir d’une liste composée d’illustres inconnus dont on tient à faire la promotion pour brouiller le jeu de la discussion et donner, comme toujours l’impression d’avoir profondément parlementé avec les opposants. Nous ne ferons pas la fine bouche pour saluer ce moment. Ce ne sera pas une rencontre délibérante pour que la manipulation des nombres dénature les résultats. Chaque délégation forte de son poids historique et démocratique viendra défendre crânement ses positions. On n’a vraiment pas besoin d’être une pléthore pour porter la voix d’une multi

ude. Le sens démocratique qui caractérise toujours les grands partis politiques fera que le FPI ne se cristallisera pas sur ces considérations périphériques du nombre de représentation pour prendre sa part républicaine dans les discussions de Grand-Bassam. Il saluera d’ailleurs le retour de la raison dans le giron politique ivoirien. Il revient en revanche au parti hôte de cette table ronde de ne pas se mélanger les pinceaux et savoir à qui il a affaire. On ne lui reprochera pas de vouloir discuter avec qui il veut. Par ailleurs, qu’il se souvienne qu’en démocratie un parti qui a loyalement gagné les élections n’est pas obligé de discuter avec ses opposants pour conduire les affaires de l’Etat. C’est parce qu’il souffre d’un déficit chronique de légitimité que le RHDP est contraint d’initier ces assises. Il pourra donc toujours se distraire en semant des mines sur le champ de discussion, mais pour sortir grandi de cette discussion le RHDP devra se souvenir que ce ne sont pas à Mamadou Koulibaly et à Bamba Moriféré qu’il doit le désert électoral du 11 décembre dernier qui ronge sa légitimité.

Joseph Marat

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