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GUERRE AU MALI: UNE COALITION CEDEAO- REBELLION TOUAREG CONTRE LE PEUPLE MALIEN?

GUERRE AU MALI: UNE COALITION CEDEAO- REBELLION TOUAREG CONTRE LE PEUPLE MALIEN?

La réaction de la CEDEAO face à la situation au Mali aurait pu être qualifiée d’idiotie. Mais tel n’est pas le cas. Plus les jours avancent, plus la compréhension des agissements des uns et des autres s’éclaircit. La CEDEAO a fait preuve de mutisme approbateur quand la rébellion Touareg a débuté au nord du Mali.

Aucune mesure n’a été prévue par cette organisation sous-régionale, aux décisions lugubres et obscures, pour aller au secours du Président Amadou Toumani Touré (ATT), déchu suite à un putsch. Les militaires ont justifié leur coup par l’incapacité d’ATT de leur fournir les moyens conséquents pour mâter la rébellion.

Les militaires sont soutenus par des intellectuels maliens et une partie importante de la population. Par ailleurs, ATT a lui-même fait savoir au monde entier, dans une interview diffusée sur RFI, que sa personne, donc son pouvoir, est moins importante que la recherche de solutions aux problèmes de son pays. Et pendant que les rebelles et autres groupes islamiques gagnent du terrain et ambitionnent secrètement, si n’est ouvertement, de conquérir également le sud du Mali, la CEDEAO veut voir revenir un ATT au pouvoir. Un pouvoir qu’ATT lui-même ne désire plus. Rappelons qu’il était à deux mois de la fin de son mandat avant d’être renversé. Cette volonté de la CEDEAO de voir ATT revenir au pouvoir n’est rien d’autre qu’un prétexte. Très tôt, la CEDEAO a pris des mesures d’embargos contre le Mali. Cela est un fait. Dans la journée du lundi, la France, qui semble connaître l’agenda secret des rebelles, a demandé à ses ressortissants vivant au Mali de quitter le pays, si leur présence n’y est pas nécessaire. Cela est un second fait. Mais un second fait qui révèle bien que tout le Mali sera conquis dans les jours à venir par la rébellion Touareg et les autres groupes islamiques (AQMI et Ançar Dine). C’est dans ce projet de conquête que la CEDEAO a décidé de jouer sa partition à travers ses mesures d’embargos et sa menace d’intervention militaire pour chasser les putschistes.

Dans l’ordre raisonnable des choses, la CEDEAO aurait dû aider les militaires à restaurer l’intégrité du territoire malien, avant de négocier avec eux pour le retour à l’ordre constitutionnel, sous menace d’embargos. Malheureusement ce n’est pas le cas. Tous ces faits montrent une véritable Coalition CEDEAO- Rébellion Touareg dans le cadre d’une guerre totale contre le peuple malien. C’est par ces embargos que la guerre se totalise. Tous ces faits rappellent bien la situation que la Côte d’Ivoire a connue après le 28 novembre 2010.

Dans le cas de la Côte d’Ivoire, les mesures d’embargos ont été prises par l’Union Européenne. Cette fois-ci le rôle est confié à la CEDEAO. Il est ici question d’affamer les maliens, de les rendre incapables de se soigner, de rendre leur quotidien de plus en plus difficile par la cherté de la vie, de les affaiblir physiquement par la faim, de les abattre moralement et psychologiquement avant l’assaut final des rebelles. Quand les embargos auront produit leurs effets escomptés au sein de la population civile et dans les rangs des militaires, il n’y aura pas de combat à Bamako, les rebelles viendront «cueillir» la capitale comme un fruit mûr.

Après cette mission accomplie, la CEDEAO pourra travailler avec le nouveau pouvoir. Ainsi va l’Afrique! Voici le scénario tragique qui se dessine pour le pauvre peuple malien. Toute cette analyse pourrait être de la pure fiction, et tel est notre vœu pour le peuple malien. Dans le cas contraire les maliens auront à pleurer sur leur sort.

ZEKA TOGUI

Source : Infodabidjan

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