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Patriotes ivoiriens et maliens

Nous avions déjà attiré l’attention de l’opinion ouest africaine sur les risques qu’il y avait à vouloir jouer avec le feu du coup d’Etat arrangé. Car à « beau vouloir jouer avec le feu, il finit par vous faire un grand trou dans une tunique de valeur qui sera raccommodée certes, mais, qui perdra après coup, de son allure, de sa valeur et peut-être de son utilité. » (Chronique de N°00233/03/12, La Révolution Permanente). Mais tous les indicateurs nous donnent aujourd’hui de comprendre qu’une certaine classe politique africaine, suppôt de l’Occident, n’a rien compris de cette phrase pleine de symboles révélateurs.

Ou bien, peut-être qu’elle l’a bel et bien comprise, mais elle est confrontée à un exercice délicat d’atterrissage involontaire, après une acrobatie mal engagée qui vient de les conduire hors zone d’atterrissage prévue et aussi et surtout, en pleine zone de turbulence.

Du coup, les choses vont se compliquer et se radicaliser de part et autre.

La CEDEAO avec à sa tête un putschiste méprisant, se comportant comme s’il disposait d’un brevet d’invention du coup d’Etat, vient de décider d’appliquer les mêmes méthodes criminelles qui ont servi à déconstruire l’Etat ivoirien en 2011, à savoir : embargo économique, fermeture des banques, embargo sur les médicaments, embargo sur les vivres, isolement diplomatique, sanctions de l’Union Européenne, gel des avoirs des sociétés d’Etat et des personnalités de l’Etat malien, etc. etc.

Le plus difficile, c’est que le Mali est un pays enclavé qui ne dispose pas d’un accès direct à la Mer. L’essentiel de son trafic marchand transite par le Port Autonome d’Abidjan (PAA) avec quelques tonnages transitant soit par le Togo ou le Ghana soit par le Bénin.

Or, la Côte d’Ivoire occupée par la France et dirigée par un voltaïque faisant office de commandant de cercle français, est soutenue dans son égarement par le Togo. Plus que décevant, le Bénin est entrain de prendre une mauvaise pente pour rejoindre ces suppôts de la France depuis que Yayi Boni a cessé d’être Chrétien pour devenir un franc-maçon après sa réélection en 2011.

C’est dire donc que les vivres, médicaments et autres produits indispensables à l’agriculture ou à l’industrie et destinés au peuple malien, seront bloqués au Port d’Abidjan et dans une faible proportion, aux ports du Togo et du Bénin.

Alors une question se pose: les Patriotes ivoiriens, aujourd’hui réunis au sein de la Résistance patriotique et révolutionnaire contre l’occupation armée de la Côte d’Ivoire, vont-ils laisser mourir de faim, leurs frères du Mali?

Autrement dit, seront-ils prêts à apporter leur appui au peuple digne du Mali, s’il venait à prendre la décision de venir chercher de force, ses vivres, médicaments et autres produits indispensables à son agriculture ou à son industrie, au Port Autonome d’Abidjan afin d’éviter que le Mali ne se meurt?

Ces questions soulèvent une simple problématique: la nécessité de renforcer la coopération sous régionale entre Résistants, en situation d’agression extérieure ou intérieure commanditée par l’impérialisme occidental.

Aujourd’hui plus que jamais, face au péril imminent de la recolonisation intégrale de l’Afrique avec le risque de partition de plusieurs pays en vue de créer des faux pays suppôts du Colon, l’intégration sous régionale chantée depuis des décennies par les hommes politiques, doit être appropriée par nos peuples respectifs et leurs jeunesses révolutionnaires.

La jeunesse malienne a trahi celle de la Côte d’Ivoire en 2011 au moment où, dans un contexte de rare injustice, elle ployait sous les bombes de la France et les massacres ciblés des mercenaires recrutés par Alassane Ouattara, Blaise Compaoré, Abdoulaye Wade et Goodluck Jonathan.

Mais, l’Afrique sage nous enseigne que “c’est celui qui a déjà vécu une injustice, une humiliation, un péril, qui peut plus que quiconque, comprendre les cris de douleur d’une nouvelle victime”.

La jeunesse patriotique et révolutionnaire digne de Côte d’Ivoire salue la dignité de la jeunesse malienne. Elle lui dit qu’elle veut la soutenir avec sa riche expérience de la Résistance et du combat pour le respect de la souveraineté de nos Etats.

Mais avant qu’il ne soit trop tard, le peuple malien doit saisir la main tendue de la Résistance ivoirienne, avant les72 heures données comme ultimatum par Alassane Ouattara et ses complices d’hier, réunis depuis 2011 et même des années plus tôt, contre la Côte d’Ivoire.

Si le Capitaine Amadou Sanogo veut sauver le Mali du péril et si la jeune malienne ne veut pas voir le Mali détruit par des individus sans foi ni loi, mus par des intérêts privés, méprisants de la dignité africaine et complices de l’Occident fasciste;

Si réellement le peuple malien veut de l’aide pour récupérer ses vivres et médicaments bientôt confisqués à Abidjan;

Qu’ils sachent que la Résistance patriotique ivoirienne, par la voix de la Révolution Permanente, a tendu au Peuple réveillé du Mali, une main fraternelle, sans rancune et pleine d’Amour, afin de faire de l’intégration sous régionale, une réalité utile pour la survie de nos peuples agressés.

A Très bientôt.

Hassane Magued

La Révolution Permanente N°00236/03/12

Infodabidjan.net

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Une pensée sur “Mali – Côte d’Ivoire: une intégration sous-régionale entre Patriotes s’impose!”

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