President George W. Bush sits with Kevin Rudd,...
President George W. Bush sits with Kevin Rudd, leader of the Australian Labor Party, during a meeting Thursday, Sept. 6, 2007, in Sydney. Français : Le president des États-Unis George W. Bush avec Kevin Rudd, leader du parti travailliste australien, jeudi 6 septembre 2007, à Sydney. (Photo credit: Wikipedia)

Publié le

26/03/2012 0

Clive Palmer, un riche Australien ayant fait fortune dans l’exploitation minière et militant de longue date dans les partis politiques de droite, a accusé mardi la CIA d’avoir comploté pour « saboter l’économie nationale en finançant le parti Vert et des groupes militant contre l’industrie minière ». (Patrick O’Connor, Australian mining magnate accuses CIA of funding environment groups, World Socialist Web Site, 23 mars 2012.)

En conférence de presse mardi dernier, M. Palmer a cité un document interne de Greenpeace intitulé « Stoppons l’essor de l’exploitation minière australienne, [expliquant] diverses stratégies visant à perturber les projets miniers ». (Ibid.) Financée généreusement par le Rockefeller Family Fund, la recherche sur l’industrie minière australienne servait de base à la protestation, selon le document.

Le lien avec la CIA? Palmer l’explique ainsi : Cela est financé par la CIA […]

Vous n’avez qu’à lire le Church Report des années 1970 et les rapports du Congrès des États-Unis qui ont mis sur pied la Fondation Rockefeller comme moyen d’acheminer le financement de la CIA. Vous n’avez qu’à regarder le budget secret qui a été voté au Congrès l’an dernier : il dépasse la valeur totale de notre économie nationale. (Ibid.) Le rôle clandestin des États-Unis en Australie est amplement documenté, rapporte le WSWS, citant l’implication de la CIA dans le financement du journal de droite Quadrant et la promotion de groupes anticommunistes dans les années 1950 et 1960, la déposition du gouvernement Whitlam en 1975 et celle du Premier ministre Rudd en 2010.

Ce dernier désirait faire de l’Australie un pays médiateur entre la Chine, son partenaire commercial, et les États-Unis, son « protecteur sur le plan militaire et diplomatique », une attitude rejetée par Washington, selon WSWS. « La première ministre Julia Gillard a depuis complètement aligné l’Australie à l’orientation de la politique étrangère d’Obama ». L’accueil de troupes étasuniennes au nord du pays, une position stratégique visant la Chine, en est un exemple. (Ibid.)

Cette nouvelle orientation a affecté l’industrie minière, donc M. Palmer, dont le commerce repose sur ses liens avec la Chine, explique le WSWS. Le lendemain le magnat des mines a limité ses accusations à « des éléments du mouvement des Verts de Queensland », dont Drew Hutton, une figure centrale du mouvement, rapporte le Sydney Morning Herald. M. Hutton songe à poursuivre M. Palmer en raison de ses propos, à moins que ce dernier ne se rétracte et s’excuse. (David Wroe et Judith Ireland, Palmer backs away from CIA claims, The Sydney Morning Herald, 21 mars 2012.)

La CIA, Greenpeace et les politiciens visés ont nié et ridiculisé les allégations voulant que la CIA ait financé le rapport Stoppons l’essor de l’exploitation minière australienne. Les auteurs du projet ont cependant reconnu avoir eu « l’appui généreux du Rockefeller Family Fund ». Contacté par le Herald, la fondation Rockefeller « n’a pas été en mesure de répondre immédiatement aux questions concernant le rapport australien, mais a indiqué qu’elle répondrait aux allégations de M. Palmer ». (Ibid.) Julie Lévesquenationale en finançant le parti Vert et des groupes militant contre l’industrie minière ». (Patrick O’Connor, Australian mining magnate accuses CIA of funding environment groups, World Socialist Web Site, 23 mars 2012.) En conférence de presse mardi dernier, M. Palmer a cité un document interne de Greenpeace intitulé « Stoppons l’essor de l’exploitation minière australienne, [expliquant] diverses stratégies visant à perturber les projets miniers ». (Ibid.)

Financée généreusement par le Rockefeller Family Fund, la recherche sur l’industrie minière australienne servait de base à la protestation, selon le document. Le lien avec la CIA? Palmer l’explique ainsi : Cela est financé par la CIA […] Vous n’avez qu’à lire le Church Report des années 1970 et les rapports du Congrès des États-Unis qui ont mis sur pied la Fondation Rockefeller comme moyen d’acheminer le financement de la CIA. Vous n’avez qu’à regarder le budget secret qui a été voté au Congrès l’an dernier : il dépasse la valeur totale de notre économie nationale. (Ibid.) Le rôle clandestin des États-Unis en Australie est amplement documenté, rapporte le WSWS, citant l’implication de la CIA dans le financement du journal de droite Quadrant et la promotion de groupes anticommunistes dans les années 1950 et 1960, la déposition du gouvernement Whitlam en 1975 et celle du Premier ministre Rudd en 2010.

Ce dernier désirait faire de l’Australie un pays médiateur entre la Chine, son partenaire commercial, et les États-Unis, son « protecteur sur le plan militaire et diplomatique », une attitude rejetée par Washington, selon WSWS. « La première ministre Julia Gillard a depuis complètement aligné l’Australie à l’orientation de la politique étrangère d’Obama ». L’accueil de troupes étasuniennes au nord du pays, une position stratégique visant la Chine, en est un exemple. (Ibid.) Cette nouvelle orientation a affecté l’industrie minière, donc M. Palmer, dont le commerce repose sur ses liens avec la Chine, explique le WSWS. Le lendemain le magnat des mines a limité ses accusations à « des éléments du mouvement des Verts de Queensland », dont Drew Hutton, une figure centrale du mouvement, rapporte le Sydney Morning Herald.

M. Hutton songe à poursuivre M. Palmer en raison de ses propos, à moins que ce dernier ne se rétracte et s’excuse. (David Wroe et Judith Ireland, Palmer backs away from CIA claims, The Sydney Morning Herald, 21 mars 2012.) La CIA, Greenpeace et les politiciens visés ont nié et ridiculisé les allégations voulant que la CIA ait financé le rapport Stoppons l’essor de l’exploitation minière australienne. Les auteurs du projet ont cependant reconnu avoir eu « l’appui généreux du Rockefeller Family Fund ». Contacté par le Herald, la fondation Rockefeller « n’a pas été en mesure de répondre immédiatement aux questions concernant le rapport australien, mais a indiqué qu’elle répondrait aux allégations de M. Palmer ». (Ibid.) Julie LévesqueA et Greenpeace accusés de saboter l’économie australienne.

Les liens avec la Chine seraient visés Publié le26/03/2012 0 Clive Palmer, un riche Australien ayant fait fortune dans l’exploitation minière et militant de longue date dans les partis politiques de droite, a accusé mardi la CIA d’avoir comploté pour « saboter l’économie nationale en finançant le parti Vert et des groupes militant contre l’industrie minière ». (Patrick O’Connor, Australian mining magnate accuses CIA of funding environment groups, World Socialist Web Site, 23 mars 2012.) En conférence de presse mardi dernier, M. Palmer a cité un document interne de Greenpeace intitulé « Stoppons l’essor de l’exploitation minière australienne, [expliquant] diverses stratégies visant à perturber les projets miniers ». (Ibid.) Financée généreusement par le Rockefeller Family Fund, la recherche sur l’industrie minière australienne servait de base à la protestation, selon le document.

Le lien avec la CIA? Palmer l’explique ainsi : Cela est financé par la CIA […] Vous n’avez qu’à lire le Church Report des années 1970 et les rapports du Congrès des États-Unis qui ont mis sur pied la Fondation Rockefeller comme moyen d’acheminer le financement de la CIA. Vous n’avez qu’à regarder le budget secret qui a été voté au Congrès l’an dernier : il dépasse la valeur totale de notre économie nationale. (Ibid.) Le rôle clandestin des États-Unis en Australie est amplement documenté, rapporte le WSWS, citant l’implication de la CIA dans le financement du journal de droite Quadrant et la promotion de groupes anticommunistes dans les années 1950 et 1960, la déposition du gouvernement Whitlam en 1975 et celle du Premier ministre Rudd en 2010.

Ce dernier désirait faire de l’Australie un pays médiateur entre la Chine, son partenaire commercial, et les États-Unis, son « protecteur sur le plan militaire et diplomatique », une attitude rejetée par Washington, selon WSWS. « La première ministre Julia Gillard a depuis complètement aligné l’Australie à l’orientation de la politique étrangère d’Obama ». L’accueil de troupes étasuniennes au nord du pays, une position stratégique visant la Chine, en est un exemple. (Ibid.) Cette nouvelle orientation a affecté l’industrie minière, donc M. Palmer, dont le commerce repose sur ses liens avec la Chine, explique le WSWS.

Le lendemain le magnat des mines a limité ses accusations à « des éléments du mouvement des Verts de Queensland », dont Drew Hutton, une figure centrale du mouvement, rapporte le Sydney Morning Herald. M. Hutton songe à poursuivre M. Palmer en raison de ses propos, à moins que ce dernier ne se rétracte et s’excuse. (David Wroe et Judith Ireland, Palmer backs away from CIA claims, The Sydney Morning Herald, 21 mars 2012.) La CIA, Greenpeace et les politiciens visés ont nié et ridiculisé les allégations voulant que la CIA ait financé le rapport Stoppons l’essor de l’exploitation minière australienne. Les auteurs du projet ont cependant reconnu avoir eu « l’appui généreux du Rockefeller Family Fund ». Contacté par le Herald, la fondation Rockefeller « n’a pas été en mesure de répondre immédiatement aux questions concernant le rapport australien, mais a indiqué qu’elle répondrait aux allégations de M. Palmer ». (Ibid.)

Julie Lévesque

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