Côte d’Ivoire : L’ONU dédouane en partie le camp Ouattara

Côte d’Ivoire : L’ONU dédouane en partie le camp Ouattara

VIOLATIONS DES DROITS DE L’HOMME
mercredi 21 mars 2012  par La Rédaction AfriSCOOP à Abidjan © 

 (AfriSCOOP Abidjan) — L’expert indépendant de l’Organisation des nations unies (Onu), Doudou Diène, trouve des circonstances atténuantes au camp du président Alassane Ouattara dans le dossier de violations des droits de l’homme durant la période post-électorale en Côte d’Ivoire.

« La majorité des violations de droits de l’Homme (fin 2010-avril 2011) en Côte d’Ivoire proviennent moins de la complicité de l’Etat que de ses carences à les prévenir. En effet, durant cette période, il a rencontré des difficultés à réformer le secteur de la sécurité et à restaurer l’autorité de l’Etat sur l’ensemble du pays », explique Doudou Diène dans un rapport présenté mercredi au Conseil des droits de l’homme.

Du 14 au 25 novembre 2001 et du 7 au 13 décembre 2011, M. Diène était en Côte d’Ivoire. Il est chargé de faire la lumière sur les accusations de torture, de traitements inhumains et dégradants, d’arrestations arbitraires, de viols, d’atteintes à la liberté d’expression, d’attaques et actes de violence contre des édifices et responsables religieux durant la crise post-électorale qui a fait quelque 3.000 morts, selon l’ONU.

Plusieurs témoins pointent du doigt l’implication des rebelles des Forces nouvelles (Fn) de l’actuel président du parlement, Guillaume Soro, soutien du chef de l’Etat Alassane Ouattara, dans des exactions surtout à Duékoué (ouest de la Côte d’Ivoire) où 800 personnes ont été tuées le 29 mars 2011, selon le Comité international de la Croix Rouge (Cicr).

M. Ouattara s’est lancé dans un processus d’apaisement et de réconciliation. Il a organisé le 11 décembre 2011, des législatives largement remportées par son parti mais boycottées par le Front populaire ivoirien (Fpi) de l’ancien président Laurent Gbagbo, transféré en novembre dernier devant la Cour Pénale Internationale.

Malgré ses efforts, la Côte d’Ivoire reste toujours confrontée à plusieurs défis : rétablissement de la sécurité sur l’ensemble du territoire et aux frontières, réforme du secteur de la sécurité, restauration de l’Etat de droit et de la justice, lutte contre l’impunité et la réconciliation…, selon le rapport de Doudou Diène.

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