La galere des ivoiriens

Les prix, c’est le baromètre pour savoir si les ménages vivent bien ou pas dans un pays. L’emploi, c’est le baromètre pour savoir si les ménages peuvent s’offrir un repas au moins par jour. Les traits du visage de la ménagère, c’est le baromètre pour savoir si les enfants mangeront à la maison ce soir.

Nos contacts à Abidjan nous ont collecté tous ces baromètres et cela nous met en position de vous dire que la Côte d’Ivoire va très mal.

Les slogans de campagne du genre, « le sac de riz de 50kg à 18 000 francs CFA, c’est la guerre?», ont viré au cauchemar pour tout un peuple ; cauchemar pour ceux qui ont collaboré avec les escrocs qui communiquaient ainsi contre Laurent GBAGBO, cauchemar surtout pour les pro-GBAGBO qui en plus de payer le prix de l’agression française d’avril 2011, sont privés systématiquement de leurs emplois pour des raisons ethniques ou d’appartenance au FPI (Front Populaire Ivoirien) de Laurent GBAGBO.

Aujourd’hui, le sac de riz de 50kg de qualité moyenne, que les Ivoiriens appellent «déni kashia (les enfants sont nombreux) », est passé de 18 000 FCFA à 25 000 FCFA sous le Régime du mensonge. Et les jours à venir nous réservent les pires surprises.

Mais l’exemple sur le sac de riz n’est qu’une faible illustration du drame des ménages ivoiriens. Les confrères de la presse imprimée vous ont largement instruits sur le coût du transport de masse comme l’autobus qui est passé du simple au double, les droits d’accès au Port Autonome d’Abidjan qui sont passés du simple au double (3000 FCFA aujourd’hui),les augmentations insidieuses ou intolérables du prix de l’électricité, de l’eau, de toutes les denrées alimentaires de première nécessité, etc. sans compter les nouveaux impôts qui sortent de partout comme des champignons toxiques.

Eh oui, la “Solution” est à l’œuvre! Sauf que tout ça mis ensemble, devient totalement insoutenable aussi bien pour les fonctionnaires que pour les agents salariés ou les indépendants du secteur privé qui perdent soit leurs emplois soit leurs avantages acquis ou leurs commerces.

Alors dans les ménages, bientôt, les pères les moins courageux, prendront la poudre d’escampette pour abandonner entre les mains de pauvres femmes, au moins deux ou trois enfants voire beaucoup plus.

Bientôt, les jeunes filles au collège ou au lycée, privées de tout et parfois faisant face à la difficile situation qui accompagne le licenciement abusif du père pour raison ethnique ou d’appartenance au FPI, seront tentées par la rue pour trouver à manger ou s’offrir les accessoires indispensables à toute femmes en âge de puberté.

Les jeunes écoliers (garçons) deviendront la proie des prédateurs du milieu de la drogue et du recrutement d’enfants soldats, puisque depuis quelques jours déjà, nos sources nous informent que des recrutements de jeunes mercenaires sont en cours dans certains quartiers d’Abidjan, pour aller prêter main forte à l’armée malienne qui fait office de poids plume devant la puissance de feu des Touaregs.

Très bientôt, le nombre d’enfants déscolarisés va décupler car très peu de familles pourront payer la scolarité et le transport à leurs enfants pour se rendre à l’école aux cas où une bonne volonté (s’il en existe encore, chacun luttant pour sa survie) les aide à payer l’inscription et/ou les fournitures scolaires.

Inévitablement, beaucoup de serviteurs de Dieu, notamment dans les Eglises vont regretter leur manque de foi et leur forfaiture en faisant croire que « Toutes les autorités sont établies par Dieu » pour justifier le soutien apporté, sur des bases spirituelles fausses, à l’imposture du siècle, car la plupart des fidèles qui ont cru ou non en cette interprétation erronée de la Bible, ne pourront plus payer ni les quêtes dominicales ni les dîmes mensuelles ou annuelles.

Bref. Résumons pour dire que ce qui attend les ménages ivoiriens, c’est la violence dans les couples qui n’auront pas la capacité et la patience pour dominer les problèmes quotidiens; c’est aussi, un repas tous les 2 jours pour les plus chanceux; c’est donc dire que dans les ménages ivoiriens, c’est la mort assurée pour des milliers d’enfants, de femmes, de jeunes privés brutalement de tout moyen de subsistance.

Et tant que les média français seront présents pour servir le mensonge au monde entier sur le drame ivoirien, le génocide silencieux des Ivoiriens peut faire son petit bonhomme de chemin à côté de la forme violente de ce génocide qui fait au moins 25 civils pro-GBAGBO tués par mois.

Mais qui est le responsable de ce drame humain sans précédent? Et qu’attendez-vous pour faire échec à son plan d’extermination de tout un peuple?

Vous avez dit qui?  Et vous attendez qui? Dieu?

Mais en quelle langue voulez-vous qu’Il vous parle encore, le Dieu d’Abraham?

Ne vous a-t-Il pas dit que le bon arbre se reconnaît à ses fruits et quel sort réserve-t-on au mauvais arbre?

Nous avons fait notre part, peuple de Côte d’Ivoire. Aucun d’entre vous ne pourra dire qu’il périt faute de connaissance! Alors que direz-vous pour justifier votre attitude devant l’oppresseur et le criminel?

Quoi? Vous avez peur? Non? C’est quoi donc votre problème? Ah, je vois. Vous attendez le son de la trompète?!

Ouvrez donc les oreilles et posez la main sur votre bouclier car le porteur de la trompète est déjà parmi vous!

A Très bientôt.

Hassane Magued

La Révolution Permanente N°00227/03/12

Infodabidjan.net

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