Soldats de l’Onuci.
Le 28 février 2012 par Notre voie –
Les 7.741 votants sur 24.823 inscrits dans les 99 bureaux de vote dans la circonscription électorale des sous-préfectures de Bonon et de Zaguiéta étaient convoqués pour les législatives partielles du 26 février dernier. Ouverts à 8h, les bureaux de vote ont fermé à 17 h. Pendant le déroulement du scrutin aucun incident majeur n’avait été signalé. Il est 20 h. L’Onuci est alertée que les partisans du candidat Rdr, Koné Yacouba, sont allés à Gbangbokouadiokro en vue d’empêcher l’acheminement des procès verbaux des bureaux de vote de ce campement à la Cei locale parce qu’ils ont appris que leur adversaire, le candidat indépendant mais pro-Pdci, Kouadio Kouassi Denis, a eu 5.654 voix contre 2.951 pour Koné Yacouba. Les casques bleus de l’Onuci se rendent dans le campement pour escorter alors les urnes et les procès verbaux.
Selon notre source digne de foi, ce cortège onusien a été attaqué en route dans une plantation d’anacardiers à 500 mètres de Gbangbokouadiokro. Aux environs de 21 h, le cortège de l’Onuci et de la Cei arrive devant la pharmacie de Bonon à quelques 150 mètres du quartier général du candidat du Rdr, Koné Yacouba. Il est encore attaqué par les militants du Rdr à l’arme de guerre. La rispote des soldats de l’Onuci est immédiate et fatale. Bilan des échanges de feu : 7 militants du Rdr tombent sous les balles.
Malgré la présence des plus de 400 agents de forces de l’ordre, Bonon est sous tension. Toute la direction de campagne du candidat indépendant mais pro-Pdci, Kouadio Kouassi Denis, était enfermée dans son quartier général apeurée.
Il est 21 h 15 mn, ce 26 février au siège de la Cei locale. Le candidat rdr, Koné Yacouba, a intimé l’ordre à ses représentants à la Cei d’arrêter le travail. Ce qui a été exécuté par le superviseur national, Mme Touré.
Les élections législatives se sont achevées dans la violence sans résultats. Joint, le Sous-préfet de Bonon, Guillaume Yapi Yapi, nous a exprimé son amertume. « Les candidats nous ont promis de privilégier les règles de la démocratie pour le bonheur du pays en général et des Sous-préfectures de Bonon et de Zaguiéta en particulier. Je suis touché par ces pertes en vie humaine. Je prie Dieu qu’une telle situation malheureuse ne se répète plus à Bonon», soutient-il.
La population de Bonon a vécu du 26 février à hier, 27 février, un véritable environnement de guerre. On entendait des coups feu partout. Les populations innocentes se sont terrées chez elles. Tous les campements Baoulé ont été vidés de leurs habitants de peur d’être attaqués. Les membres de la direction de campagne de Kouadio Kouassi Denis se sont enfermés dans leur quartier général. La joie qui les animait par rapport aux résultats partiels des 65 bureaux de vote qui donnaient 5.654 voix à leur candidat contre 2.951 voix au candidat du Rdr s’est vite transformée en inquiétude voire en peur. Bouh Gilbert, directeur de campagne du candidat Kouadio Kouassi Denis, déclare que les résultats partiels donnent son candidat vainqueur. Mais pour l’heure, Bonon n’a toujours pas de député.
Eustache Gooré Bi
COMMUNIQUE DE L’ONUCI SUITE A L’ATTAQUE DU CONVOI DE L’ONUCI HIER A BONON PAR DES HOMMES EN ARMES NON IDENTIFIES A GOBAZRA ET A BONON
Le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour la Côte d’Ivoire, Bert Koenders, a dépêché lundi le Commandant de la Force et le Chef de la police onusienne à Bonon, au lendemain des incidents postélectoraux dans cette ville. La mission va s’enquérir de la situation sur place, et identifier les conditions dans lesquelles un convoi de la Commission Electorale Indépendante (CEI) qui transportait des urnes à Bonon, escorté par les soldats de l’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI) a essuyé, près de Gobazra, des tirs provenant d’individus armés non encore identifiés. Les casques bleus ont riposté à l’attaque de manière robuste et appropriée, conformément à leurs règles d’engagement. Ils ont dû également réagir face à l’attaque, quelques heures plus tard, contre un bureau de la CEI à Bonon, où se trouvaient les agents électoraux, le personnel de l’ONUCI venu les appuyer ainsi que le matériel électoral. Le Représentant spécial condamne énergiquement ces deux attaques et tient à ce que toute la lumière soit faite par les autorités compétentes sur les circonstances de leur survenue, que leurs auteurs soient identifiés et présentés devant la justice, dans les meilleurs délais, selon la loi en vigueur. Le Chef de l’ONUCI appelle les acteurs politiques à éviter de provoquer des incidents et les exhorte à régler les conflits par la voie pacifique.
SERVICE DE COMMUNICATION DE L’ONUCI
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