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Comparution de Soro et de ses ex-rebelles devant la Cpi: Les Com’zones sur le pied de guerre

Comparution de Soro et de ses ex-rebelles devant la Cpi: Les Com’zones sur le pied de guerre

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La visite d’Hillary Clinton à Abidjan n’aura pas été de bon augure pour Soro et ses seigneurs de guerre. Le message transmis par l’émissaire d’Obama à Ouattara est on ne peut plus clair.
«Les Etats Unis souhaitent que Soro et tous les proches du pouvoir qui auraient commis des crimes et exactions comparaissent devant la Cour pénale internationale (Cpi)…», a rapporté le confrère jeuneafrique.com, citant «une source américaine consultée par jeune Afrique».
Cette nouvelle qui met à nouveau la pression sur le pouvoir Ouattara quant aux crimes de guerre commis par les ex-rebelles et leurs mentors a porté à un degré supérieur le feu qui couve entre le nouvel occupant du palais et ses «protégés». Lesquels ont, semble t-il, décidé de faire bloc avec Soro contre Ouattara. Car le sentiment d’ingratitude est réel et grandissant au sein de l’ex-rébellion qui s’estime trahie par le régime pour lequel elle a pris les armes, depuis 2002.

«Nous avons pris des risques et tout sacrifié pour que Ouattara arrive au pouvoir. Maintenant qu’il a réussi, nous ne comprenons pas qu’on décide de nous sacrifier en nous envoyant à la Cpi. Alors qu’on nous avait assuré que notre tranquillité sera garantie. Ce n’est pas ce que nous nous sommes dit avant. Même Gbagbo que nous avons combattu a pris une loi d’amnistie pour nous protéger. Nous ne pouvons pas accepter cela et nous allons vendre cher notre peau», ont fait à nouveau savoir les Com zones visés et autres seigneurs de guerre qui pourraient se retrouver sur la liste des «sacrifiés» du pouvoir Ouattara. Et la colère est grande parmi les Frci qui ont été récemment humiliés par leurs chefs. rejetés et traités de bandits par leurs employeurs d’hier, ces ex-rebelles frustrés et aigris font aujourd’hui l’objet d’une traque sévère planifiée par la force française Licorne. Il faut donc craindre que dans les jours qui viennent, le ton ne monte entre le palais, la Primature et les «moutons du sacrifice».
Déjà, les Com’zones auraient décidé de se retrancher, chacun dans sa «tanière », dans les zones leur contrôle, avec leurs éléments qui n’ont d’ailleurs plus rien à faire à Abidjan, dès lors que Ouattara les a déclarés persona non gratta.
Pour attendre ceux qui viendront les chercher pour les conduire à la Cpi. Les «explications» s’annoncent donc «serrées» entre l’occupant du palais et ses lieutenants qui, refusant de plonger seuls, se disent «prêts à se défendre».
K. Kouassi Maurice
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Soro d’accord, mais et les commanditaires
Soulagement hier dans population ivoirienne. Soro et ses amis chefs de guerre bientôt devant la Cpi. C’est un début de justice qui pourrait être rendue. Car ses hommes ont commis plusieurs crimes de guerre en Côte d’Ivoire.
Mais dans le règlement de cette crise, on ne pourrait pas rendre justice en se contentant seulement de seconds couteaux. Car Soro et les Come’zones devant la justice internationale sans les vrais commanditaires de la guerre qui a endeuillé ce pays, ce serait presqu’une absurdité. Une aberration qui fera date dans l’histoire de l’Afrique et même du monde. Les Frci ont commis des crimes de masse durant cette crise postélectorale. Ça, tout le monde le sait. Mais on sait aussi que cette armée a été créée par un décret pris par Ouattara dans son refuge du Golf hôtel.
Il est donc le chef Suprême des Frci. La loi ivoirienne lui reconnaît cela. C’est ce qui se fait aussi dans les autres pays du monde. C’est donc lui qui doit répondre des actes posés par cette armée. Et pas seulement des hommes de secondes mains, des exécutants. Dans sa bataille pour la prise de Yopougon avant son investiture à Yamoussoukro, il a donné des consignes claires aux Frci. A savoir, prendre la commune avant cette cérémonie qui devait accueillir à plusieurs chefs d’Etat africains. Il voulait montrer que son pouvoir s’étend à tout le pays.
C’est ainsi que Cherrif Ousmane, Ben Laden, et autres chefs de guerre ont jeté leur dévolu sur la commune de Yop jugée très proche du Président Gbagbo. On se rappelle que ces deux chefs de guerre violement mis en cause par les organisations de Droit de l’Homme, ont été défendus par Ouattara à l’occasion de l’une de ses visites aux Usa.
«C’est l’un des valeureux soldats de l’armée ivoirienne. Il n’est pas responsable de ce qu’on lui reproche», avait-il confié à la presse américaine. Depuis, Cherrif occupe de hautes fonctions militaires dans son entourage au palais présidentiel. Il paraît alors très clair que les chefs de guerre ont agi sur ordre de Ouattara. C’est bien lui qui les a envoyés en mission.
L’Onu, la France et les Usa ont accusé Gbagbo de tous les crimes. Alors qu’il n’a fait que jouer son rôle de chef de l’Etat, en défendant son pays attaqué par des forces étrangères. Ce que ferait n’importe quel Président du monde. Et pour masquer la mascarade, il a été inculpé comme co-auteur indirect. On attend le chef d’accusation de Ouattara. Gbagbo ne peut pas être à la Cpi, alors que ceux qui ont endeuillé la Côte d’Ivoire sont en liberté.
La France qui a fait ce montage grossier finira par être rattrapée par la vérité. Car le monde aura l’occasion de découvrir ce qui s’est vraiment passé dans cette crise. Le Président Gbagbo a déjà donné le ton à sa première audition à la Cpi.
G Brence
Source: Le Temps
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