La mobilisation des démocrates du monde entier pour la libération du président Laurent Gbagbo injustement détenu à la Cpi est une gifle pour la France et le pouvoir Ouattara qui veulent briser cette chaine de solidarité. Mais, malgré les manœuvres de l’Elysée destinées à briser l’élan de solidarité autour du prisonnier de Nicolas Sarkozy, la détermination des combattants de la liberté n’a pas faibli d’un pouce. En effet, des sources à la Haye, au pays –Bas, indiquent que Paris a tout tenté pour empêcher la tenue de l’arbre de Noël organisé par les démocrates, accourus pour passer le réveillon de la Nativité avec le président Gbagbo. 

Allant, dit-on, jusqu’à demander aux autorités néerlandaises de déployer des forces de sécurité pour dissuader les organisateurs de ce grand regroupement de soutien spontané, à défaut d’annuler la manifestation. Des indiscrétions révèlent aussi que des attaches occultes ont été prises par les comploteurs français soit pour faire annuler les vols de certaines personnes en direction de la Haye, soit pour convaincre des restaurateurs de fermer dans le but d’affamer les visiteurs du président Gbagbo qui affluaient de toutes parts ou encore pour amener des hôteliers à ne pas accepter ceux qui ont effectué le déplacement dans leurs réceptifs. Mais en vain. D’ailleurs, les démocrates mobilisés pour Laurent Gbagbo étaient prêts à traverser, s’il le fallait, l’Europe à pied pour se rendre à la Haye, ou à dormir dans le froid et la neige, à la belle étoile. Il se dit que la France a même envisagé de faire infiltrer cette manifestation pacifique par des casseurs qui devaient se livrer à des actes de vandalisme en saccageant des locaux ça et là, pour troubler l’ordre public. De sorte qu’on puisse accuser les démocrates de « violences planifiées par les partisans de Laurent Gbagbo». Question de salir l’image de celui-ci à la Haye, afin de pousser les juges de la Cpi à se montrer sévères dans leur jugement. Mais l’engagement des milliers de personnes de tous les continents qui se battent pour dénoncer le complot de la France et de ses représentants locaux à Abidjan contre le Président Gbagbo est si ferme que la flamme de la lutte pour la manifestation de la vérité sur les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité commis en Côte d’Ivoire, depuis la mise en place de la rébellion par la France en 2002, restera allumée, tant que l’imposture des manipulateurs qui veulent anéantir l’espoir incarné par Laurent Gbagbo ne prendra pas fin. En cette fin d’année, les démocrates passerons le réveillon de la Saint Sylvestre avec celui qui a gagné l’élection présidentielle de novembre 2010, mais a été spolié de sa victoire par une conspiration internationale ourdie par la France qui a entraîné sa chute en bombardant sa résidence, avant de l’arrêter le 11 avril 2011 pour le livrer à un pouvoir sanguinaire qui tue chaque jour des innocents. Et, la Cpi censée être le « tombeau de Laurent Gbagbo », comme l’on a entendu des cadres du Rdr-rébellion le dire, sera au contraire le « berceau de la vérité » qui illuminera l’Afrique des fiers combattants pour les libertés et des droits humains. Là où la France, pour ses intérêts économiques en Afrique de l’Ouest, a décidé d’avoir la peau de Laurent Gbagbo coûte que coûte, parce que celui-ci a demandé à Paris de respecter l’indépendance de la Côte d’Ivoire et la souveraineté de cette nation, sur la base de l’égalité des peuples.
K. Kouassi Maurice
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