La salle guerre que la France a livré à la Côte d’Ivoire via les petits rebelles du nord n’a pas fini de montrer qu’une rébellion même si elle est victorieuse n’a jamais prospérée. En témoignent, toutes les rébellions enregistrées en Afrique depuis l’avènement des indépendances en 1960. Celle de la Côte d’Ivoire créée par Ouattara et assistée de Blaise Compaoré ne fera pas exception à la règle tellement les agissements concourent à la même conclusion.

Une nuit de 18 septembre, en plein 21ième siècle, la France attaqua de façon frontale l’une de ses ex-colonie parce que celle-ci refusait par le canal de son fier et humble Président Laurent GBAGBO, jaloux de son indépendance d’exécuter ses ordres. Naïve dès les premiers moments, les autorités finiront par comprendre qu’elles étaient prises dans un tourbillon mis en place par celle-ci. Ce traquenard mis en place avec l’assistance de certains pays africains sera évité de justesse, pendant les premières heures de la crise. Près de dix(10) après, le honteux et diabolique piège a eu raison du Président Laurent Gbagbo mais non du vaillant peuple de Côte d’Ivoire qui reste toujours débout et crie « résistance ».

Les rebelles, après avoir massacré les ivoiriens s’installent donc au palais tant convoité d’Abidjan et à la primature pour « co-gérer » le pays d’Houphouet Boigny dans une coalition macabre qu’ils nomment pompeusement RHDP (Rassemblement des Houphouetistes pour la Démocratie et la Paix). Quel cynisme de faire croire aux ivoiriens qui ne sont d’ailleurs pas dupes et au monde entier que ce groupement est une structure qui magnifie la paix et qui cependant a en son sein des tueurs invétérés, des assassins de tout acabits, des voleurs et violeurs de la pire espèce qui puissent exister dans ce monde.
La Côte d’Ivoire du Président Houphouet Boigny vient d’être remise par la France chiraquienne puis sarkhozienne à des hordes des petits politiciens et de bandits pour la « sucer » sans répit jusqu’ à la dernière goutte de substance nutritive. Pendant ce temps, la gestion présumée de l’Etat a fini de montrer les grandes divisions au sein des « vainqueurs » de la guerre et la conséquence est que la rébellion même si elle est « victorieuse » ne peut prospérer.
Installé au pouvoir, l’homme fort d’Abidjan entreprend de mettre en place les autres institutions de la république en usant d’une force brutale. Des chefs rebelles, notoirement reconnus comme des assassins sont devenus des élus de la nation, fuyant ainsi une inculpation certaine de la justice. Des chefs de guerre ont balkanisé Abidjan et le reste de la Côte d’Ivoire et y règnent en seigneurs intouchables, malgré les élucubrations de Ouattara qui n’ont d’effet que sur son auteur. Et c’est dans cette situation, que le parti moribond d’Houphouet Boigny, le PDCI réclame une primature qui devient de plus en plus incertaine pour lui. Car l’occupant actuel qui lorgnait le perchoir du parlement est stoppé dans ses velléités par un parrain, B. Obama qui ne veut pas d’un chef de guerre à la tête de l’Assemblée Nationale. Soro, pressé par Ouattara et le PDCI ne semble pas prêt à lâcher le morceau ; lui qui tient coute que coute à demeurer un acteur majeur de la scène politique ivoirienne. Cette témérité lui permettra peut-être d’éviter une inculpation et se retrouver devant la justice, lui et ses chefs de guerre. A ce jeu d’équilibriste, il se trouve en face de ses parrains qui voudraient bien qu’en dehors du Président Gbagbo, des chefs de guerre cités dans des tueries, soient inculpés et répondent de leurs actes. Pris dans cet autre tourbillon, le désormais député de Ferké menace de partir avec ces « chiens enragés » si à défaut de prendre la présidence de l’Assemblée Nationale, on ne lui permet pas de garder « sa » primature qui lui permet de « rivaliser » avec Ouattara qui de plus en plus semble grignoter et marquer des points dans son camp.
Ce n’est un secret pour personne que les chefs de guerre, commandants de la rébellion devenue Forces Républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) sont divisés entre Ouattara et Soro et à ce niveau, Ouattara vient de montrer qu’il maitrise la situation face à son premier ministre. En effet, Dramane vient de nommer l’un de ses caciques comme responsable de la police militaire qu’il vient de mettre en place. Ce dernier (Koné Zakaria) n’a pas attendu pour annoncer les couleurs en opérant dans le camp de Ouattara Issiaka alias Wattao son ennemi juré, réputé proche de Soro pour faire des arrestations. Selon certaines sources, Ouattara et Soro manœuvrent pour livrer un ou plusieurs des leurs, pour échapper à la justice. Mais qui livrer? Les informations dignes de foi annoncent Wattao, parce que plus humaniste que les autres et supposé proche de certains membres de la LMP (La Mojorité Présidentielle) de Laurent Gbagbo. Les signes d’une déflagration certaine sont là et nous montrent bien qu’une rébellion n’a jamais prospéré. Des jours sombres se profilent à l’horizon pour les pseudos vainqueurs de la guerre contre la Côte d’Ivoire et comme disent les anglais, wait and see !
Emliss Siffine
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