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APPEL DE LA COORDINATION FESCI EN EXIL (COFEX)

APPEL DE LA COORDINATION FESCI EN EXIL (COFEX)

KOUAME CHARLES DIT LUMUMBA

Il y a quelques semaines Mr ALASSANE DRAMANE OUATTARA,lors d’une de ses nombreuses visites dans les pays de la sous région pour obtenir de ceux-ci le rapatriement contre leur gré de ces milliers d’ivoiriens et ivoiriennes contraints a l’exil du fait de la barbarie meurtrière de ses propre hommes, annonçait la réouverture des universités pour le mois d’octobre 2012.
Cette décision pourrait paraitre curieuse à première vue mais malheureusement il fallait pas s’attendre à mieux que ça.ADO et son gouvernement ont démontré à plus d’un titre qu’ils ne sont soit guère préoccupés par la question de l’école en général et de l’université en particulier, soit n’ont aucune solution appropriée, aucun programme de gouvernement sérieux pour l’école car plus préoccupés par l’acquisition du pouvoir pour le pouvoir et ceux par tous les moyens même les plus anti-démocratiques du temps ou ils étaient à l’opposition que de préparer un programme de gouvernement cohérant avec en priorité l’éducation et la formation de l’élite comme cela ce fait dans tout pays aspirant au développement comme la COTE D’IVOIRE.

Sinon comment comprendre toutes ces atrocités commises dans ce milieu pendant et après la crise postélectorale avec pour conséquences : ces nombreux élèves et étudiants tués, marqués à vie, exilés, mais aussi la destruction des
universités, des résidences universitaires et j’en passe ?
Comment comprendre, l’amateurisme et le tâtonnement avec lequel les deux ministères en charges de l’éducation sont gérés (éducation nationale et enseignement supérieur) ?
Le constat est là, patent et édifiant ! Mr OUATTARA et son équipe ont décidé de faire le sacrifice de ces milliers d’étudiants, nouveaux bacheliers regroupés en plus de trois(3) générations en fermant les universités sans même se soucier des répercutions au niveau de la société toute entière tout simplement par ce que ceux-ci à un moment historique de l’histoire et aujourd’hui encore ont décidés de lutter pour l’indépendance de leur nation. Pour eux donc, il faut que ceux-ci soit écartés totalement de la société, eux qui sont l’avenir et la relève de ce pays.
Dans les lycées et collèges un désordre total s’est installé avec entre autre :la fameuse question d’inscription en ligne de tous les élèves qui après avoir montré toutes ses limites à livré ses derniers secrets car en réalité il ne s’agissait que d’un bisness organisé aux seuls fins de renflouer les caisses du RDR et de son mentor ,la démobilisation des encadreurs due à la mauvaise organisation des concours leur permettant d’améliorer leur profile de carrière et donc leurs conditions de vie, mauvais résultats au examens et concours de fin d’année .Et tout ceci dans une indifférence déconcertante de Mr Ouattara et son premier ministre SORO GUILLAUME.
Mais diantre sur quelle planète sommes-nous ? Pendant que Mr OUATTARA et son gouvernement ont parcouru le monde pour obtenir le transfert du président LAURENT GBAGBO à la CPI, pendant qu’ils continuent de traquer les cadres de MP, pourquoi ne mettent-ils pas aux arrêts tous ces chefs rebelles sous les ordres de qui le temple du savoir a été profané et pillé ?
Pourquoi ne poursuivent-ils pas Mme HOTENSE AKA ANGUI qui a fait assassiner plusieurs étudiants et planifié le pillage et l’incendie des résidences universitaires de Port-Bouét ?Inutile de vous torturer les méninges. Mr OUATTARA et on gouvernement ont d’autres chiens à fouetter. Entre autre l’organisation d’élections législatives illico-presso aux fins d’occuper la quasi-totalité des sièges au parlement.
Face à toutes ces violations de droit de l’homme, du droit à l’éducation, la Coordination Fesci en Exil (COFEX) ne saurait rester sans voix.
C’est pourquoi, elle interpelle encore l’UNESCO sensée promouvoir l’éducation mais qui curieusement garde un silence assourdissant et complice devant ce génocide intellectuel programmé par ceux qui hier promettaient cinq(5) universités en cinq(5) ans.
La coordination s’insurge également contre le mutisme des organisations des droits de l’homme car rien ne saurait justifier ce sacrifice de milliers d’étudiants, nouveaux bacheliers et élèves.
La COFEX dénonce l’attitude des organismes financiers nationaux et internationaux qui sont prêts à éjecter plusieurs milliards dans des élections législatives sous fond tribale et biaisées à la base au détriment de ce qui parait évidement comme la priorité c’est-à-dire l’éducation et la formation.
Cet argent devrait plutôt servir à la réhabilitation urgente des universités et résidences universitaires.
Ce n’est donc pas les moyens financiers qui manquent mais plutôt et malheureusement la volonté politique.
C’est ici le lieu de s’interroger sur le mutisme bouleversant des organisations de parents d’élèves. Pourquoi sont-elles devenues si silencieuses voire même inexistantes ? La COFEX voudrait les inviter à se départir du traumatisme des premières heures du coup d’état du 11 Avril et à se mettre en cheval de bataille car il s’agit là de l’avenir de leurs enfants et rien d’autres, à se réorganiser le plus tôt possible et donner de la voix pour sauver leurs enfants.
La COFEX s’étonne que le Pr TRAORE FLAVIEN aussi « prolixe et engagé » lorsque l’enseignement supérieur est en danger soit devenu muet et par la même occasion introuvable. Elle l’invite à reprendre du service car l’université qu’il aime ant est en danger si sa lutte était vraiment objective.
A tous les élèves et étudiants de COTE D’IVOIRE, l’heure est arrivé de se réveiller, de se tenir débout et regarder la réalité en face. Mr OUATTARA et son gouvernement refusent volontairement de rouvrir les universités et résidences universitaires. Tous les prétextes fallacieux avancés ne méritent aucune attention.
Chers camarades nous devons savoir que personne ne viendra libérer l’école ivoirienne à notre place. Il nous faut prendre notre destin en main. Nous devons contraindre ce pouvoir à ouvrir les portes de nos universités maintenant.
La COFEX voudrait vous appeler à mettre derrière vous la peur des premiers moments et faire face à ce régime dictatorial et totalitaire. Elle demande à toutes les coordinations de se remobiliser sur toute l’étendue du territoire ivoirien.
Camarades, l’HEURE A SONNEE, il faut se revêtir de son manteau de lutteur et se tenir prêt car très incessamment un mot d’ordre clair de libération de l’école ivoirienne vous sera transmis par les canaux que vous connaissez.
Prenons l’exemple de la jeunesse de LMP et du FPI à qui nous disons félicitation qui ont bravés la peur pour réclamer la démocratie dans ce pays. C’est le lieu d’apprécier à sa juste valeur la naissance de la Coalition des Patriotes Ivoiriens en Exil (COPIE) dont nous sommes membre et surtout d’en féliciter son Président le camarade DAMANA PICKAS pour sa constance dans la lutte pour l’indépendance totale de notre pays.
Souvenez-vous, EUGENE RIGUIDEL disait : « la liberté ne se réclame pas. Elle existe, il faut la prendre et la vivre ».
Que Dieu bénisse l’école ivoirienne.
LE SECRETAIRE GENERAL
KOUAME CHARLES dit LUMUMBA
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