Une Iranienne marche devant une murale dessinée sur l’ancienne embassade des États-Unis à Téhéran. Les tensions entre les deux pays sont en escalade depuis plusieurs années.
PHOTO: ATTA KENARE, AFP

Ali Akbar Dareini
Associated Press
Téhéran
L’Iran attaquera les installations antibalistiques de l’OTAN en Turquie si les États-Unis ou Israël mettent à exécution leurs menaces contre la République islamique, a averti samedi un haut commandant des Gardiens de la révolution.
Le général Amir Ali Hajizadeh, chef de la division aérienne des Gardiens de la révolution, a affirmé que cet avertissement faisait partie d’une nouvelle stratégie de défense de son pays pour contrer ce qu’il qualifie d’escalade des menaces émanant de Washington et de Tel-Aviv.

Les tensions ont grimpé entre l’Iran et l’Occident depuis la publication, plus tôt en novembre, d’un rapport de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), dans lequel l’Iran était soupçonné pour la première fois d’avoir mené des expériences secrètes pour la mise au point de l’arme nucléaire.

Les États-Unis et ses alliés de l’Ouest soupçonnent l’Iran de tenter de produire des armes nucléaires et Israël, qui voit en Téhéran une menace directe à son existence, a prévenu qu’une possible sortie aérienne pourrait viser le programme nucléaire de l’Iran. Téhéran affirme de son côté que ses activités nucléaires se limitent uniquement à des objectifs pacifiques.

L’agence Mehr a rapporté, citant des propos de M. Hajizadeh, que «si l’Iran était menacée, le système de radars de l’OTAN installé en Turquie serait visé et qu’ensuite les prochaines cibles seraient elles aussi touchées».

Téhéran estime que de telles installations ont pour but de protéger Israël contre une possible attaque de missiles en cas de conflit l’opposant à l’État hébreu. Ankara avait accepté, en septembre, d’accueillir sur son territoire les installations, qui font partie du système de défense antibalistique de l’OTAN.

Le système de radars se trouve dans la ville turque de Kurecik, à 700 kilomètres à l’ouest de la frontière avec l’Iran, selon des représentants du gouvernement turc.

M. Hajizadeh soutient par ailleurs que Washington a l’intention d’installer d’autres systèmes semblables dans des pays arabes, ce qui a incité Téhéran à modifier sa stratégie de défense militaire.

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