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Après la crise postélectorale, les policiers ont été désarmés. Les affrontements ayant pris fin et avec le processus de réconciliation en cours, ces policiers s’attendaient à ce qu’ils soient dotés à nouveau de leurs armes afin qu’ils remplissent efficacement les missions qui leur sont confiées. Que non! Ils exercent toujours désarmés alors que le taux de criminalité et de banditisme s’accroît au jour le jour sur toute l’étendue du territoire ivoirien.

Et pourtant, paradoxalement, les éléments des Forces Républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) avec qui ils partagent les mêmes commissariats de police, sont permanemment en arme. Pis, ces soldats à la solde de Ouattara, selon leurs humeurs, utilisent ces armes contre les policiers.
Dans les corridors et autres barrages, les éléments des FRCI dictent leur loi, sous la menace de leurs armes, aux autres corps dont la police. Las de subir injustement cet esclavage d’une autre époque, un groupe de policiers que nous avons rencontrés le week-end dernier à Yopougon, crient leur ras-le-bol: «trop c’est trop».
En plus de leur désarmement, ils digèrent difficilement le fait que des ex-rebelles soient intégrés dans la police nationale sans toutefois passer par la voie du concours. Ce qui les irrite le plus, c’est le fait qu’ils travaillent aujourd’hui sous les ordres des éléments des FRCI qui n’en ont même pas la qualité.
«Nous sommes au service de l’Etat de Côte d’Ivoire et non au service des FRCI. Nous n’accepterons pas d’être ridiculisés par les éléments des FRCI. C’est parce que nous ne sommes pas armés qu’ils nous maltraitent. Sinon ils verront qui est plus formé que l’autre.
Par ailleurs, notre cohabitation ne nous arrange pas. Ils nous empêchent de travailler efficacement. Notre souhait, qu’ils soient encasernés comme annoncé par le gouvernement et que le ministre de tutelle, c’est-à-dire le ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur assure notre dotation en armes. Comment peut-on lutter efficacement contre l’insécurité si des moyens ne sont pas mis à notre disposition?», s’interrogent-ils.
Leurs revendications trouveront-elles des oreilles attentives? Attendons de voir.
Une correspondance d’Emile Kian – Notre Voie
Source : Infodabidjan
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