Charles Diby Koffi – Getty Images

«Nous aurons très bientôt, c’est-à-dire à partir du 15 novembre prochain, des négociations qui seront difficiles avec les créanciers du Club de Paris (dette publique) puis avec ceux du Club de Londres (créanciers privées). Avec le club de Paris, nous avons déjà une ébauche de schéma et à travers eux, nous allons rechercher 242 milliards de Fcfa qui restent, pour combler le gap qui était de 360 milliards de Fcfa au titre du budget d’Etat 2011…»

Ces propos ont été tenus hier, par le ministre ivoirien de l’Economie et des Finances, Charles Diby Koffi, qui recevait le représentant résident du Fonds monétaire international( Fmi), Wayne Camard ,venu lui annoncer l’approbation le 4 novembre dernier, par le Conseil d’Administration du Fmi, d’un accord triennal assorti de 615,9 millions de dollars Us, soit plus de 292 milliards de Fcfa. Ce, au titre de la Facilité Elargie de Crédit et un allègement de la dette intérimaire additionnelle en faveur de la Côte d’Ivoire.
Commentant cet accord, le représentant résidant du Fmi a dit que désormais, la Côte d’Ivoire dispose d’une feuille de route pour les trois prochaines années, avec les reformes au niveau de la filière café-cacao, les secteurs bancaire et de l’électricité, entre autres. « S’agissant du document sur la réforme de la filière café-cacao qui vient d’être validé par le gouvernement ivoirien, nous l’avons effectivement reçu, mais n’avons pas encore pris le temps de le parcourir», a dit le représentant du Fmi.
Pour sa part, le ministre ivoirien de l’Economie et des Finances, a dit en substance : «La reforme avait deux points capitaux. Notamment au niveau de la fiscalité et la parafiscalité d’une part, et au niveau du mécanisme de transfert qui incluait le Fonds d’investissement en milieu rural (Fimr). Les ressources de ce fonds ont permis de financer l’entretien des pistes villageoises, des programmes de forage de pompes villageoises, de constructions d’écoles et de dispensaires dans les zones de production.
A l’effet d’améliorer le niveau de vie des populations rurales et faciliter une meilleure collecte des produits des zones de productions très enclavées… En ce qui concerne la structure qui va suivre, il s’agira d’une structure très légère, qui permettra de mieux rémunérer les paysans…»
S’agissant de l’atteinte du Point d’achèvement de l’initiative des pays pauvres très endettés ( Ppte), prévu pour la fin du premier trimestre 2012 et le traitement du service de la dette, le ministre Diby s’est dit très optimiste: «Nous n’allons pas attendre un an pour atteindre le Point d’achèvement. Car, la pauvreté des Ivoiriens ne peut attendre longtemps. Nous travaillons sur le service de la dette et sur la reforme du secteur bancaire.
Notre plus gros créancier, c’est l’Afd avec qui nous travaillons le mécanisme de Contrat de désendettement et de développement (C2d). La dette sera peaufinée avec des échéanciers précis à honorer à terme. Par la suite, les apurements seront rétrocédés par la France à la Côte d’Ivoire sous forme de dons qui seront affectés au financement de projets répertoriés».
Source: Bamba Mafoumgbé – Le Temps/Infodabidjan
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