Le 11 avril 2011, tout comme le 19 septembre 2002, fera date en Côte d’Ivoire. Des dates marqueront également des moments forts de la résistance des ivoiriens de la diaspora. Le 11 novembre prochain fera certainement partie de ces dates. C’est le jour choisi par des ivoiriens pour “l’occupation” de l’ONU à Genève, en Suisse. A l’appel du COPACI, associé à d’autres mouvements tels que le CRI panafricain, le CRD, les Femmes patriotes et le COJEP, les ivoiriens marcheront dans les rues de Genève. Cette historique marche, les conduira à la place des Nations à proximité du Haut Commissariat aux droits de l’homme des Nations Unis. Pourquoi manifester devant cette institution onusien? Pour répondre à cette interrogation, il n’y avait pas mieux placé que le principal responsable de cette manifestation.

Le président du COPACI, Blaise Pascal Logbo a été clair dans son exposé des motivations. Il en évoqué trois principales. Le déni de la souveraineté de la Côte d’Ivoire par l’ONU, sa participation active dans la guerre et le coup d’État du 11 avril dernier et son implication dans les graves violations des droits de l’homme. «La résolution 1975 du Conseil de Sécurité de l’ONU du 30 mars 2011 fut la 43ème sur la Côte d’Ivoire depuis 19 septembre 2002. Comme toutes les précédentes, cette 43ème résolution n’a pas manqué de réaffirmer l’attachement de l’ONU à la souveraineté, à l’indépendance, à l’intégrité territoriale et à l’unité de la Côte d’Ivoire. Bien au contraire, l’ONU a foulé aux pieds cette souveraineté en rejetant la décision du Conseil constitutionnel relative au vainqueur de la présidentielle du 28 novembre 2010. Les casques bleus de l’ONU ont apporté un soutien tactique au commando criminel dit «commando invisible». Ces soldats onusiens ont activement fait la guerre ayant conduit au coup d’État du 11 avril 2011. Sous leurs regards sadiquement jouissifs a eu lieu le génocide de Duékoué avec plus de 800 morts.»Pour le président du COPACI, on ne saurait donc évoquer les graves violations des droits de l’homme en Côte d’Ivoire, le chaos et la tragédie des ivoiriens sans citer l’entreprise luciférienne que l’ONU y a menée. La résolution 1975, n’était pas un prétexte pour la communauté dite «internationale» pour faire la guerre en Côte d’Ivoire. Cette résolution était la déclaration de guerre même. Elle ne pouvait que s’exprimer dans un fallacieux langage humanitaire pour enchanter la majorité des non initiés. Loin de protéger les civils par la résolution 1975, il a été question de porter atteinte à leurs droits fondamentaux. Dans ce combat de résistance de la diaspora, le rappel et la dénonciation des crimes de l’ONU en Côte-d’Ivoire s’impose.
Au nom de la justice peut-on espérer que la CPI (Cour pénale internationale), si elle est indépendante et impartiale , ne passera pas sous silence tous les crimes des soldats onusiens? En attendant une réponse factuelle à cette interrogation, le 11 novembre prochain à Genève, il sera question de dire non à l’armée onusienne d’occupation et d’exiger son départ immédiat de la Côte d’Ivoire Tel est, entre autres, le but principal de cette manifestation, selon les dires des organisateurs. Ils espèrent obtenir une mobilisation significative pour Genève. Sur place, des ivoiriens se mobilisent déjà pour ne pas manquer cet autre rendez-vous important de l’histoire de leur résistance.
Depuis onze mois, Paris est devenu le bastion de la résistance de la diaspora ivoirienne. Quel autre lieu pouvait mieux l’être pour dire non à l’impérialisme et au néocolonialisme français en Côte d’Ivoire, sous le voile de la «communauté internationale»? Au-delà de Paris cette résistance ne s’empêche pas de se déplacer en des lieux symboliques. Ce fut le cas les 14 juillets et 17 septembre derniers devant la Cour pénale internationale. Le 11 novembre prochain ce sera devant le Haut Commissariat aux droits de l’homme des Nations Unis à Genève. Des ivoiriens iront crier et scander le «NON» de la révolte, en attendant leur révolution.
ZEKA TOGUI
Source : infodabidjan
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