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A l’occasion de sa visite hier à sonhomologue ghanéen, John Atta Mills, une préoccupation majeure taraudait l’esprit de Ouattara, à savoir obtenir l’extradition des cadres Lmp dans le viseur de la «justice des vainqueurs». 

Matraquage médiatique pour une visite dans l’enjeu principal était, cela saute désormais aux yeux, forcer la main au gouvernement ghanéen pour obtenir un éventuel rapatriement des personnalités proches du président Gbagbo contre qui la «justice des vainqueurs» a lancé des mandats d’arrêts internationaux. Lors de son tête-à-tête avec le président Ghanéen, John Evans Atta Mills, l’actuel maître de la Côte d’Ivoire lui a demandé de donner suite aux mandats d`arrêt émis contre plusieurs personnalités de l’ancien régime exilés au Ghana, selon le communiqué conjoint qui a sanctionné son bref séjour en terre ghanéenne.
«Le président Ouattara a demandé au Ghana d’envisager la mise en oeuvre du mandat (prévoyant) le gel des comptes et l’application des mandats d’arrêt émis contre des personnes présumées coupables d’actes criminels commis durant la crise », lit-on dans le communiqué.
En réponse au chef de l’Etat ivoirien qui a effectué une visite pour cette requête, dans un langage diplomatique, le Ghana a «accepté d’étudier» ladite requête. Tout simplement pour traduire un refus poli des autorités ghanéennes adressé à l’endroit du pouvoir ivoirien. Le Ghana qui maitrise mieux le dossier ivoirien ne pense pas jouer les pièces maitresse pour l’instauration d’une justice sous-régionale des vainqueurs.
Au-delà de l’hospitalité généreuse du peuple ghanéen, il est à souligner que la constitution ghanéenne interdit l’extradition de réfugiés politiques quelles que soient les motivations. Alors, l’on est fort surpris que le chef de l’Etat, une fois de retour à Abidjan, annonce à la face de la Nation que le Ghana a accepté d’exécuter sa demande de rapatriement des personnalités poursuivies. Quelques cadres Lmp exilés au Ghana ont été fort surpris des propos tenus par Alassane Ouattara de retour à Abidjan. «Nous sommes fort étonnés.
Puisqu’il n’en nullement été question d’une réponse favorable d’Accra à la requête de M. Ouattara», a déclaré un cadre Lmp exilé au Ghana.
Gérard Koné
Source: Le Nouveau Courrier
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