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LES ECHOS DE LA REUNION EN ATTENDANT LE COMMUNIQUE FINAL
Source : Le Temps du 19-09-2011
Qui veut aller loin ménage sa monture, dit l’adage. Le Front populaire ivoirien a décidé d’aller loin. Ainsi, une délégation de cette formation politique conduite par le président intérimaire, Sylvain Miaka Ouretto séjourne, depuis vendredi dernier, à Accra, capitale du Ghana, pour rencontrer les cadres et militants exilés réunis au sein d’une coordination. Pour harmoniser les points de vue. Afin d’éviter la cacophonie au sein du parti. Pendant trois jours, les discussions, selon nos sources, ont été âpres. Chacun a dit sa part de vérité. Toutes les questions ont été abordées. Il n’y avait pas de sujet tabou.
Au sortir de cette rencontre, des décisions très importantes ont été prises pour la survie de cette formation politique. Concernant la réconciliation nationale initiée par les nouveaux tenants du pouvoir, le Fpi s’est dit prêt à participer à condition que les cadres, les militants emprisonnés soient libérés, les exilés reviennent au pays sans être inquiétés, les refugiés dans les forêts regagnent leur village. Selon nos sources, le parti du président Affi N’Guessan, demande une garantie de sécurité. Pare ce qu’il ne comprend pas que pendant qu’on parle de réconciliation, ses militants soient pourchassés, tabassés dans les rues pour avoir porté des tee-shirts à l’effigie du Président Laurent Gbagbo.
S’agissant de sa participation aux prochaines législatives, le Fpi demande que la Commission électorale indépendante soit reformée. Dans la mesure où la composition actuelle de ladite commission ne garantit pas la transparence des élections à venir. En effet, dans cette commission, le Front populaire ivoirien n’a que deux représentants. Alors que sous Gbagbo, l’opposition avait 16 postes sur les 31. En plus, l’on ne comprend pas que des mouvements disparates aient plus postes que le Fpi. Surtout que le Mjp, le Mpigo et le Mpci se sont transformés en un seul groupe baptisés «Forces nouvelles».
Le désarmement et l’encasernement des éléments Frci est également demandé. Puisqu’on se rappelle ce qui s’est passé à la présidentielle, au Nord. Des militants de la majorité présidentielle ont été empêchés de voter. On a assisté au bourrage des urnes. Les représentants Gbagbo ont été vidés des bureaux. Ils ont même été tabassés.
Dans les décisions prises à Accra, selon notre interlocuteur, il a été demandé au président par intérim, Miaka Ouretto, de jouer un rôle d’opposant. Et non un rôle de participation. Et qu’il n’est pas un collaborateur du pouvoir actuel. En plus, cette structure politique considère Alassane Ouattara comme chef d’Etat. Et non comme Président la république. Puisqu’il considère Laurent Gbagbo comme président élu jusqu’à ce que le décompte des voix vide à jamais le contentieux électoral.
Par thruthway
Source : Lacotedivoirelavraie
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